Philippe Bader

Ma démarche Je marche. De temps en temps, à un moment précis, très précis, je m’arrête pour faire une photo de quelque chose que je vois. Plus tard, devant mon écran, je regarde la photo avec étonnement. Je la montre, en espérant que d’autres verront ça. Incroyable, le réel ! Parti-pris esthétique La beauté d’une photo ne tient pas à autre chose qu’à son rapport troublant avec le réel. Beauté gratuite, sans autre intention que celle de montrer ce qui est là. Ni pour le rendre joli, ni pour informer, ni par souci documentaire. Ce qui est là, à Guebwiller ou à Rennes, à Dakar ou à New-York. Où des hommes et des femmes vivent, avec leurs autos, sur des croûtes de macadam, avec leurs accessoires, photogéniques comme des cailloux.

Anke Vrijs

Si pendant de longues années mon travail tournait autour de l’image du corps -travail avec modèle vivant, travail à partir de modèles culturels- c’est à partir des gravures réalisées après les attentats du 13 novembre 2015 que mon travail prend délibérément une tournure plus engagée.

Dans la multitude de démarches artistiques d’aujourd’hui, il me semble important de prendre conscience que nos regards et prises de positions artistiques ne sont pas neutres. Nous venons de quelque part, nous sommes ancrés dans une histoire individuelle et collective. C’est la raison pour laquelle je m’intéresse depuis longtemps aux mythes et à leur manifestation dans l’histoire de l’art.

L’histoire (de l’art irrigue) mon travail.

Depuis un certain nombre d’années, je dessine au musée de l’Œuvre Notre-Dame de Strasbourg des sculptures provenant de la cathédrale. Ces séances de dessin sont l’occasion de faire monter à la surface (du papier ET de la conscience !) des connexions enfouies.

Des jeunes femmes, nommées Vierges Sages et Vierges Folles dans la Bible (Matthieu 25, 1-13) me plaisent particulièrement. Elles portent quasiment toutes un voile et témoignent de leur individualité par l’attitude du leurs corps et l’expressivité de leurs visages.

Le texte biblique à l’origine de cette iconographie, de Saint Matthieu (cf. Matthieu 25 : 1-13), prête des paroles extrêmement dures au Christ, qui juge 10 jeunes femmes, dont la moitié sera exclue de la fête !

Ce qui est accepté en histoire de l’art, est souvent un défi pour notre regard occidental aujourd’hui. Des femmes portant un voile nous irritent parfois, nous déstabilisent et interrogent notre vision du monde musulman.

«Voil(é)es»

Ça fait un certain nombre d’années, que je travaille sur le sujet de femmes voilées. J’interroge sans juger ni prendre parti ; c’est le sort et le combat humain de ces femmes qui me motivent. Elles contribuent largement à modifier notre regard sur le monde (musulman) en défendant les droits humains et la justice sociale et elles sont au cœur de mon projet que j’ai intitulé « Vierges Sages – Starke Frauen » 

«Vierges Sages-Starke Frauen »

A partir de mes lectures, je me suis rendue compte de ma grande ignorance au sujet du voile … et je ne dois pas être la seule …

Faire le procès, juger, exclure la moitié des « Vierges » (femmes ???) de la fête, comme décrit dans le texte de Saint Matthieu, ne me convient pas. 

L’idée de rendre visible en dévoilant, donner à voir et diffuser l’image (et les biographies) de ces femmes est au cœur de mon travail.

Je souhaiterais présenter lors des ateliers ouverts 2026 des sérigraphies peintes  réalisée à partir d’images de photos de  de femmes ainsi que les nouvelles gravures d’une série initiée en 2021.

Ce travail a été montré en 2024 au Conseil de l’Europe et dans le cadre du OFF des Assises Européennes de lutte contre les violences faites aux femmes

ROM

Robert, après avoir passé un CAP de modeleur sur bois est parti à l’âge de 19 ans pour un tour du monde de 3 ans en s’inspirant de Châteaubriand qui disait que « les voyages forment la jeunesse ». Ayant toujours eu une âme d’artiste, cet autodidacte de l’Art se retrouva dans différents pays où il s’initia par exemple en Afrique et en Asie particulièrement aux sculptures locales et par la suite au Canada à la photo.

Montanaro

C’est entre art et peintures, sculptures et pop art que Renato Montanaro façonne ses oeuvres. Innovant, Renato a mis en avant des concepts inédits, tels que la peinture 3D. Ses idoles ? Picasso et Michel Ange.

Pascal STuTZ

« Pascal STuTZ , dans son atelier de Strasbourg, peint, dessine inlassablement. » Et parfois, il utilise de la résine et des pigments phosphorescents, ou crée des performances sonores et dansantes.Ses sujets de prédilection sont liés à son étonnement d’être dans le monde, au miracle qui représente la vie sur une petite planète perdue dans un si vaste univers « Tout comme l’archéologue frotte la pierre pour en restituer les détails effacés par le temps, il frotte un morceau de dentelle pour questionner l’abstraite chevelure de la comète. Toujours le même morceau de dentelle, mémoire de lui même, devenu la matrice de Halley… Conformément aux calcules de la Nasa, en bas de ses images, l’artiste marque le nom, la position de la comète dans l’espace et la date correspondant au dessin du jour. Il inscrit aussi son nom, comme une trace immortelle, confiant son message à la majestueuse comète qui ne connaît pas le temps… En art, sur le papier, la vérité surgit de ses énigmes. » Ileana Cornea (critique d’art) Paris déc. 2020, à propos de la série nommée « 2061lacomète »

Annett Andersch

Je travaille avec des matériaux de récupération, généralement du textile et du papier. Ils me racontent leur histoire, que j’intègre dans les nouveaux œuvres et que j’associe à mes observations quotidiennes. Mon matériau, qui se caractérise par sa banalité et ses qualités tactiles, parle son propre langage. Je reprends des formes, des lignes et des couleurs existantes et je les complète par des broderies à la main ou à la machine. J’aimerais stimuler l’expérience émotionnelle et l’imagination du spectateur. Technique mixte

Beata Sawicka

Espace, lumière et atmosphère sont, pour moi, les points essentiels de toute pratique picturale. Ce sont donc ces aspects que j’essaie avant tout de retranscrire dans mes tableaux.
Les paysages reflètent mon observation de la nature, telle que je la côtoie au quotidien. Mes peintures reprennent souvent les mêmes lieux. C’est ainsi – à travers les changements qu’ils connaissent en fonction du temps, de la saison ou du moment de la journée – que j’explore le sujet. Ces moments de contemplation sont pour moi des instants de grande intimité avec la nature dont je fais alors pleinement partie. Lorsque je crée un tableau, j’essaie de configurer la nature selon ma vision du monde, ce qui revient parfois à la conter. J’essaie aussi de transmettre ses mystères, surtout celui de la forêt et du monde fascinant des arbres – leurs forces vitales, leurs formes, leurs caractères…
Les dessins et aquarelles sont réalisés en plein air. J’aime ces techniques pour la spontanéité du geste et l’énergie qu’elles exigent dans un laps de temps très court. La peinture à l’huile implique une réalisation plus longue. C’est un travail passionnant de construction et d’introspection.
Beata Sawicka a étudié l’art à Rouen puis à Gda ń sk et a obtenu une maîtrise en illustration et design de livres à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie, sa ville natale, en 1985. Elle a collaboré avec des périodiques et des maisons d’éditions, et a réalisé de nombreuses illustrations et aquarelles, ainsi qu’un chemin de croix en linogravure, après s’être installée à Strasbourg en 1996.
Elle est engagée depuis plusieurs années dans les activités du Club des Arts du Conseil de l’Europe, où elle expose régulièrement et participe à l’organisation d’expositions. Elle a également participé à des expositions individuelles et collectives, notamment en Alsace (Strasbourg, Mulhouse, Haguenau, Goxwiller, Barr, Murbach, Sélestat) ainsi qu’à Paris, Dammarie-les-Lys, Bruxelles, Varsovie, Luxembourg, New York. Depuis quelques années, Beata Sawicka participe régulièrement aux Ateliers Ouverts.

Ewa Rossano

La principale inspiration de l’artiste, Ewa Rossano e st l’Homme, la dualité de l’homme et sa complexité. C’est un travail sur les deux éléments qui nous cohabitent que l’artiste met en vue: la fragilité et la force. Dans ses sculptures, Ewa Rossano fait ressentir la coexistence de deux mondes: le monde physique et le monde spirituel. Le bronze évoque le monde physique, la stabilité, ce qui nous rattache à la Terre, à l’Homme. Le cristal évoque la transparence, la lumière, tout ce qui nous relie à l’air, au ciel, à l’invisible.  Nombreuses sculptures d ‘Ewa Rossano sont devenues les Prix pour les personnes d’exception dans les domaines du Droit de l’Homme, de l’Egalité et de la Culture ( pour citer Prix Egalité et Diversité / Conseil de l’Europe, Prix Audentia / Conseil de l’Europe, Eurimages, Prix Jean Rey / Parlement Européen, Prix Angelus / Prix de l’Literature de l’Europe Central etc). Née en 1973 à Wrocław, Pologne Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Wrocław Diplômée de l’école Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg Bourse d’études à Bezalel Academy of Arts à Jérusalem. Commandes publiques : 2009 – 2020 Statuette « AUDETNIA » Eurimage, Conseil de l’Europe Statuette « Angelus» Prix de Littérature de l’Europe Centrale  Statuette « Prix Jean Rey » Prix d’Humanité du Parlement Européen  Statuette « ELSA » Conseil de l’Europe 2012 « Planète cristal » sculpture monumentale, commande de la ville de Wroclaw, Pologne 2010 « Angélus Silesius » sculpture monumentale, commande de l’Institut Ossolineum, Pologne

Aurore Schenck

Aurore Schenck est artiste auteur et art-thérapeute. Formée à la photographie argentique, elle aime aujourd’hui associer l’image numérique et les techniques anciennes.  Elle se passionne pour une technique de tirage photo inventée au XIXème siècle nommée « Cyanotype ». Celle-ci permet de créer d’étonnantes « aquarelles » photographiques tout en nuances de bleu et blanc. Ces couleurs peuvent être modifiées grâce à des virages au thé et donner des tons sépia. Sa photographie se veut très picturale. Il lui arrive d’intervenir sur ses tirages avec de la peinture aquarelle. Elle travaille actuellement sur un projet mariant photographie et art de la laque.  Ses sources d’inspiration se trouvent pour la plupart dans la nature. Elle aime particulièrement les arbres, les oiseaux et capturer la lumière en suivant les cours d’eau. Elle photographie également les environnements urbains.

Les Ateliers RTT

Les Ateliers RTT est une agence de design et d’innovation sociale basée à Strasbourg intervenant sur l’ensemble du territoire, cofondée par Chloë Dupuy, Daym Ben Hamidi et Anne Laure Desflaches en 2012. Nous accompagnons collectivités, institutions publiques, associations et entreprises dans la définition de leurs stratégies et projets jusqu’à leur mise en place durable. Nous revendiquons la place des méthodologies de design dès la genèse des projets, afin d’explorer plus largement de nouveaux scénarios d’usage. Nous créons ainsi des outils spécifiques permettant l’intégration des usagers dans le processus de conception, pour faire émerger et proposer des objets et des services pertinents, liés à leur territoire et à leur contexte d’action. Cette approche prospective, nous la conjuguons à une richesse créative issue de l’expertise et l’expérience du prototypage et du développement de produits et de services. En effet, notre capacité à prototyper physiquement et dans l’espace les solutions pensées permet aux projets de gagner en efficacité et en adhésion par les usagers. Aussi, nous portons une attention toute particulière à la finition et à la qualité des solutions développées, et ce dans un double objectif : s’assurer de leur durabilité et de leur appropriation par les usagers concernés.