Léo Marquié

67210 Goxwiller

 

Dernière participation aux ateliers ouverts
2015

 

Techniques

  • Photographie

 

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166 route départementale

67210 Goxwiller

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tél : 06 50 27 87 49
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Présentation

Plusieurs éléments jouent un rôle substantiel dans mes travaux. Formé aux sciences humaines et sociales, mon approche tant pratique que réflexive du médium photographique s’en trouve fortement imprégnée. Les uns rejoignant les autres, j’aime à-lier les aspects esthétiques et techniques aux questionnements et méthodes de l’anthropologie. L’espace ouvert de ce dialogue dessine les contours de ma démarche et, en creux, en fonde la singularité. Photographier est une façon d’entrer en relation avec ce qui m’environne. Les éléments consubstantiels de mon environnement, vivants ou inertes, humains ou non, sont autant d’entités avec lesquelles j’interagis. Pleins de promesses, les rencontres m’amènent à répéter mes visites. Dès lors, je noue avec les espaces des liens de familiarité. En ressassant ainsi les lieux, j’escompte mieux en découvrir les différentes facettes, en saisir les ambiances. La traduction pratique de cette interaction se concrétise par les réglages de l’appareil au moment de la captation, le choix des paramètres. La maitrise technique vient appuyer le propos photographique. Mes compositions, dans leur grande majorité, se caractérisent par une esthétique empreinte d’un fort graphisme. J’aime et recherche le fait que l’impression visuelle suscitée par la photographie prenne le pas sur la lecture logico-rationnelle de l’image. En dépouillant le sujet photographié de sa signification première, je cherche à faire naître chez l’observateur quelque chose d’intime et difficilement exprimable : son ressenti. Pour arriver à ce résultat, j’essaye de leurrer le sens de la vue. En fonction du sujet, je joue avec la profondeur de champ et l’alignement des différents éléments figurant dans le cadre. En manipulant l’empilement des différents plans de la photographie, je compose une image aux lignes et perspectives déroutantes. Aussi, l’utilisation d’une focale plus ou moins importante associée au zoom (ou au rapprochement du sujet) me permet de brouiller les pistes quant à l’échelle. Enfin, en dépouillant l’image de détails, j’accrois le trouble visuel occasionné tout en soulignant l’effet graphique de mes compositions. Tout cela concourt à brouiller les pistes du regard, trop habitué – éduqué – à se repérer dans l’espace, à associer aux choses une signification au premier coup d’oeil. La chaîne de production de sens ainsi leurrée reste aveugle, sa cécité momentanée laissant le champ libre à l’impression. En parallèle à ces travaux, au moyen d’incisions, de découpages et de tressages, j’expérimente des manières d’assembler mes tirages photographiques les uns avec les autres. L’oeuvre dont la finalité semblait alors acquise, s’entrouvre, renouvelée.

 

Parcours

Je n’ai pas suivi de cours, formations ou un cursus particulier. C’est en autodidacte modeste, prompt à l’auto-formation, que je perfectionne les techniques photographiques. Dans ma prime jeunesse, mes intérêts étaient piqués par d’autres curiosités. L’adolescence sur le plan photographique fût, elle aussi, stérile. Je sacrifiais les pellicules des appareils jetables au profit de l’éblouissement de mes camarades par le déclenchement forcé du flash. Au lycée, équipé d’appareils numériques compacts, mes premiers efforts de compositions m’ont mis sur la voie d’une approche esthétique qui ne m’a plus quittée. En filigrane, ce medium a ponctué mon existence. Je ne l’envisageais pas pour autant comme un moyen d’expression. Dans le cadre de mes travaux pratiques en sciences humaines, j’ai mobilisé la photographie en tant qu’outil méthodologique. A cette occasion j’initie une réflexion sur le médium et la posture du photographe. L’analogie avec la posture de l’ethnologue l’a grandement nourrie. En 2019, je m’installe à Strasbourg. Ma pratique de la photographie se fait plus régulière. L’envie de publiciser mes travaux émerge. Sur mon site et les réseaux, je mets en scène et en mots mes productions. La même année, sélectionné au « Salon des 40 » de Saint-Louis (68), je participe à ma première exposition. J’acquiert courant 2020, le statut d’artiste-auteur. Fort de la confiance de Sophie Gouvion, elle m’invite à participer à l’édition 2021 des Ateliers Ouverts et… nous y voilà !