Mattalabass

Né en 2043, je suis tombé dans la peinture rapidement pour n’en jamais ressortir. Mon travail est porté par une interrogation constante sur le langage, sur son utilisation comme outil de relecture du monde dans lequel je vis et j’évolue. Mon travail interroge l’espace urbain et la manière dont nous l’appréhendons en fonction des aléas de déplacement, de rencontres, de temps. Ce que j’en perçois, je le transforme en paysage abstrait, « carte heuristique » de mes propres déplacements physiques et/ou émotionnels dans une réalité urbaine.
Voilà ce qui m’intéresse. Je rend compte de ce monde, dans lequel je vis aussi, par la construction d’images à partir d’éléments simples (lignes brisées, traces, fragments de phrases) combinés et recombinés à l’infini. Je dresse une cartographie sensible d’un espace fait de tension, de colère apaisées par une recherche d’équilibre par la couleur et la ligne. L’énergie punk mixée avec des influences Street Art, les deux tempérées par un vocabulaire abstrait volontairement simple. Eviter l’esthétisme sans pour autant perdre de vue son intérêt. Une poésie urbaine.

Marine Angé

Marine est artiste-autrice, créatrice sonore et musicienne. Elle compose des univers constellés de sonorités variées, emprunts de fantastique et d’absurde. Sa pratique est rythmée par les collaborations, l’improvisation, l’oralité et la musique.  En aout 2021, elle fonde, avec Christophe Deleu et Audrey Meyer et la complicité de Marjorie Ober le studio de création Sonya .

Sonya est un studio de création et de production sonore basé à Strasbourg.

Sonya est un espace d’écoute dédié à la fiction audio.

Sonya crée des contenus immersifs et colorés, avec une approche cinématographique du traitement du son et des créations musicales originales.
Sonya déploie tout un monde sonore, sensible et pluriel, dans lequel plonger et aiguiser nos imaginaires.
Sonya s’adresse aux adultes, aux adolescent.e.s et aux enfants.Sonya regroupe des artistes et professionnel.le.s, principalement du Grand Est, œuvrant dans les domaines de la création sonore, de l’écriture, de la radio, du théâtre, des arts plastiques, de la musique, du journalisme et des cultures numériques.
Sonya s’inscrit dans une économie vivante et de proximité impulsée par des partenariats locaux et la volonté de valoriser un territoire, ses histoires et ses habitant.e.s.
Sonya parcourt l’espace public, le sonde et restitue cela lors d’évènements pour et avec le public : balades sonores, temps d’écoute, rencontres, ateliers, etc.

Sarah Makina

Toujours dans cette quête de notre rapport au corps parfois fétichisé, fantasmé ou performé je suis à présent en recherche d’une relation à l’autre, d’un contact. Je vous présente cette année un tryptique photographique résultant d’une performance vertigineuse.

Jacky Schieberlé

Le travail de Schieberlé est proche de celui d’un plasticien réalisant des collages. Dans un premier temps, il crée des images par superpositions parfois multiples, puis après développement, il colle sur ce « fond », des éléments prélevés dans ses propres photos ou dans des magazines, ou pose simplement dessus de petits objets. De cette nouvelle opération, naît par télescopage une nouvelle image qu’il photographie à nouveau. Ce processus rudimentaire qui laisse la place au hasard et à l’accident, produit des images d’une indéniable force visuelle. Dans le cas des images de Schieberlé, on ne peut pas vraiment parler d' »œuvres » au sens d’un achèvement. En effet, il réalise de nombreuses versions de ses photos, qu’il modifie et re-photographie à l’envi. Quant il regarde son travail, c’est toujours avec l’idée d’en retrancher quelque chose ou d’y ajouter des éléments. Il ne s’agit pas de la marque d’une perpétuelle insatisfaction face à un travail qu’il faudrait sans cesse peaufiner pour tendre à la perfection, mais plutôt de l’intuition, que les images rendues visibles sur le papier, sont des objets dont l’essence même est d’être en perpétuelle mutation. C’est sans doute pourquoi Jacky Schieberlé manipule ses images sans ménagement, qu’il ose tailler dedans à coup de ciseaux, qu’elles n’ont pas de format bien déterminé, et qu’elles s’entassent dans ses tiroirs ou sur des clés USB, dans l’attente d’une nouvelle idée qui les transformera. Texte : Inès P. Kubler

Ines P. Kubler

Pendant plusieurs années je pratique le dessin, le collage ou la peinture sur papier, à la recherche toujours insatisfaite d’un terrain d’expression qui me soit propre. Ce terrain je le découvre enfin lors d’une expérience professionnelle forte au cabinet du Docteur Jean Pillet, spécialiste en prothèses médicales dont la troublante esthétique illusionniste les rend presque invisibles. Cette expérience est fondatrice, car c’est là « sur le tas », que je sculpte quelque chose pour la première fois ; et c’est là aussi que je rencontre mon matériau de prédilection : la cire, dont la nature de caméléon tantôt  fluide ou solide, opaque ou translucide, m’a immédiatement séduite. Depuis, mon travail se développe essentiellement en volume, sous la forme de séries de sculptures ou petites installations, et la cire est devenue un matériau indispensable, presque un fétiche. Le travail que je poursuis sonde la matérialité des objets. Guidée par leur fort pouvoir d’évocation, je les manipule, laissant volontiers la place à l’accident. Je coule la cire, y agglomère divers matériaux, grave ou teinte certaines surfaces, parfois en lutte avec le tempérament de l’objet qui me contrecarre. Par ce processus qui peut s’apparenter à un collage, je tente de mettre au jour des aspects de la personnalité des choses jusque là restés invisibles. L’objet se déploie hors des limites imposées par l’usage, pour se glisser dans une toute autre peau et de nouveaux champs d’interprétation. Le caractère transitoire de la cire en fait des objets incertains, passagers d’un monde qui ne l’est pas moins.

Melissa Decaire

Ma Cabane à la Coop Fête l’AN 01 !
Situé dans le Quartier du Port-Du-Rhin, à deux pas de La Virgule, l’atelier « Ma Cabane à la Coop », dédié à la photographie, se trouve au coeur du bâtiment 5A, dans l’ancien Bureau d’administration de la COOP Alsace, attenant au tiers lieu Kaléidoscoop. Cet atelier qui s’intègre au projet urbain Deux-Rives conçu par A. Chemeto ff , met en lumière le projet de réhabilitation architecturale menée de 2018 à 2024 par LOFT FACTORY / DRLW et «Les Amis de la Coopé» dont je fais partie. Réhabilité pour ma part avec la complicité de REK architectes, il présente de nombreux vestiges faisant partie intégrante de la mémoire des lieux. « Ma Cabane à la Coop » est surtout un « Observatoire photographique du paysage » – échos du monde changeant. Pour célébrer « l’AN 01», j’invite le spectateur à découvrir tout ce que la transformation urbaine des espaces qui m’entoure m’inspire ; Des paysages énigmatiques, des architectures qui s’étoffent sous les grues immenses et fi ères, la wildlife, des phénomènes étranges et une pratique qui évolue avec les invisibles : les ouvriers de chantier, les petites scènes de la vie quotidienne et les habitants de ce quartier re-naissant.

Le Colonel

Présentation du travail de Bruno Lagabbe dit le Colonel
Les collages : Image reconstituée – Néo-dadaïste des sixties – Détournement de la publicité à des fins dramatiques – Jolies nuisances
Issu de la mouvance « punk » de la fin des années 70 et ses collages en papier déchirés « Le Colonel » développe avec le temps une esthétique « hors d’âge » à partir de la déstructuration au ciseaux des images de la réclame naïves et surannée des magazines de l’après-guerre et des revues spécialisées, périodiques de science, médecine, mode, cinéma. Evitant les carambolages incongrus
violent et hasardeux la démarche va vers la reconstitution en douceur d’images surréalistes ou les éléments des sources multiples s’assemblent dans une harmonie retrouvée faisant oublier les trucages de la pratique.
Depuis peu réalisation de « sculptures insolites » œuvre en trois dimensions par assemblage d’objets, dans le même esprit « hors d’âge » et non dénués d’humour.
Exemple : Le Porte-Greffe : récupération et installation d’un tire bouchon classique en cèpe de vigne (un classique des marchés aux puces) mis en pot et agrémenté de feuilles et de fleurs laissant apparaître le tortillon de métal de l’outil. (voir photo)

Ariane Lugeon

With her art Ariane manages to materialize emotional states with textile fibers and thus to let them interact with the environment, so that the observer recognizes it and feels like looking into a mirror. 

 

Ariane born 1974 in Switzerland (Biel), she lives and works in Scandinavia & also since 2017 she works in Basel (CH) & in Hégenheim (F).

 

Autodidact. nonconformist. developing.
 

Since 20 years freelance artist.

Textilart, Installation, Performance, Photography
Embroidery  and Knitting is her passion.

Jeremy La Motte

Sculpteur autodidacte et passionné depuis une dizaine d’année, j’apprécie de joindre l’utile à l’agréable en créant des objets usuels comme des plats, des cuillères ou des boites, en personnalisant des objets existants, ainsi qu’en réalisant des œuvres uniques. J’ai débuté la sculpture au début des années 2010 en réalisant des bas-reliefs sur des manches d’opinels, courageusement confiés par mon entourage proche. Puis, la passion et le savoir-faire venant, je me suis plu à réaliser des sculptures plus complexes, toujours dans des manches de couteaux que j’offre à l’occasion d’anniversaire. Depuis 2017, je diversifie mes créations en sculptant des objets usuels dans du bois brut. Je crée aussi des objets purement décoratifs, ainsi que des œuvres plus personnelles.

Hélène Bléhaut

Passionnée de coulisses, Hélène Bléhaut s’attache à témoigner de réalités diverses à travers un prisme sensible et situé.

Travail de terrain, formes courtes, poétiques et quotidiennes entre bande dessinée du réel et photojournalisme sont ses outils de prédilection pour saisir portraits, paroles et contextes. Elle prend le parti de croiser les sources, de confronter la théorie et les archives aux expériences, de trouver de nouvelles formes de vulgarisation et de transmission.

Un travail de plusieurs années à la suite de musiciens haïtiens a donné naissance en 2016 au documentaire transmédia www.alloayiti.fr, réalisé en binôme avec le développeur Titouan Mathis (Studio Meta). En 2019, elle réalise un webcomic sur la perception du handicap publié par ERC Comics, en collaboration avec l’équipe de Monika Baár, chercheuse en Histoire à l’université de Leiden (Pays-Bas).

En 2023, elle participe au collectif @experiences_militantes initié par Adèle Mesones, un compte instagram où l’on cherche à comprendre et raconter en BD les raisons de l’engagement de divers·e·s bénévoles.

Que raconter ? Pourquoi ? Qui parle et d’où ? Que disent de nous nos représentations ? Des interrogations fondatrices qui l’amènent à travailler autour des questions décoloniales et féministes, dans une perspective intersectionnelle.