Caroline Troppi

Des couleurs, des couleurs et encore des couleurs. La vie artistique de Caroline Troppi tourne autour de rouges francs, de roses tendres, de bleus turquoise, de camaïeux de jaunes et d’orange. Elle a également développé, toutes ces dernières années, des compétences en infographie, qui lui permettent d’enrichir des réalisations plastiques, les siennes ou celles d’autres artistes.

Mots clés. Couleur, dessin, aquarelle, collage, infographie.

Tatiana Blin

Diplômée de l’Institut Européen des Arts Céramiques, mes créations sont issues de recherches et d’expérimentations. Je joue avec la plasticité de la terre, sa résistance à la haute température, et la fusion entre différents émaux. Je profite de l’aléatoire de ces combinaisons pour révéler la beauté de la matière, tant pour réaliser des pièces uniques que de l’utilitaire (art de la table).

Je créée des sculptures en terre papier (mélange d’argile et de cellulose) ce qui permet de révéler la douceur, la fragilité et la légèreté de ces pièces. Il y a un côté intuitif et organique que j’essaye de transposer dans ma collection d’art de la table : ce sont des pièces en grès, tournées, tournassées et émaillées.

Sandrine Stahl

Sandrine Stahl est une artiste plasticienne mulhousienne. Artiste polymorphe, elle explore divers médiums : peinture, collage, encre, dessin …. Inscrite dans la lignée de l’abstraction lyrique, elle puise son inspiration chez des maîtres comme Henri Matisse, Miro ou Calder et son mentor, François Bruetschy, pour créer des œuvres vibrantes qui célèbrent le monde qui l’entoure. Ses créations traduisent ses souvenirs et ses expériences en un langage visuel singulier, où formes, couleurs et contrastes s’harmonisent dans un dialogue entre abstraction et figuratif. Cette année, elle propose un collage inédit pour la carte de vœux, symbolisant formes, équilibre, légèreté et réussite pour la nouvelle année, dans un esprit lumineux et positif. Exposée en France et à l’international (New York, Berlin, Venise), Sandrine Stahl est également curatrice et présidente fondatrice du Séchoir, jouant un rôle essentiel dans la dynamique artistique alsacienne.

Claudine Gambino-Cibray

 Je travaille le grès en haute température. Le décor reste prépondérant, et les formes inspirées d’objets usuels : aiguière, plat, cuillère… Dans usuel, j’entends usure .

Maurice Salmon (Smolt)

Mes livres d’artiste.Depuis des années je pratique, simultanément à mon métier de relieur, l’art du suminagashi (les couleurs flottantes) que j’associe étroitement à mes poèmes. J’aime les mots, leurs associations, leur pouvoir de (dé)construction, leur malléabilité ; ils sont matière à sculpter ;J’aime m’abandonner à la magie des encres flottantes, leur souplesse, leur délicatesse, leur faculté à se mouvoir en volutes dans l’eau du bain sur lequel elles sont projetées.J’aime la rigueur de la typographie s’opposant aux délicates volu(tes)ptés des couleurs crées par la mouvance de l’eau.J’aime le papier, lui-même né de l’eau, quand il emprisonne dans ses fibres la couleur déposée à la surface du bain, mêlant ainsi les mots, la couleur et la cellulose.J’aime relier tous ces matériaux liés par l’eau. 
Maurice Salmon ( SMOLT : pseudo pour son travail d’écriture) ) présente son travail de suminagashi et d’écriture , l’un et l’autre interagissant dans ses livres .Le suminagashi ,cet art de faire flotter les couleurs, sert de support aux haiku ou aux poèmes graphiques qu’il crée. Certains haiku sont carrément générés par le suminagashi qui les supporte. Ainsi a été créé le mot valise suminagaku pour les caractériser.

Enveloppe Atelier

Cet espace est polyvalent. J’y accumule toutes mes recherches plastiques et théoriques tout en étant ponctué par des moments de rencontres et de présentations. L’organisation interne se mue au gré des besoins : prises de vues, réalisations de plâtres, ou encore se vide de son entier pour laisser place nette et afin de tout repenser à nouveau.

Christine Camenisch | Johannes Vetsch

Christine Camenisch et Johannes Vetsch travaillent depuis de nombreuses années sur des installations vidéo qui remplissent l’espace. Avec leurs projections, ils transforment la structure fixe de l’architecture et dissolvent le lieu. Leurs installations ont été et sont toujours visibles en Allemagne, en France et en Suisse.

 

Ana McKeir

Influencée par la bande dessinée américaine et française, le folklore français et anglais et les thèmes développés dans les musiques traditionnelles, je rencontre le tatouage après m’être intéressée aux murder ballads, aux chansons de prisonniers et aux chants de marins. Ce langage de codes et de symboles parle immédiatement à ma sensibilité et je l’intègre à ma pratique. Puis je deviens tatoueuse. Avec le temps, mon travail d’illustration presque exclusivement en noir et blanc s’éloigne du traditionnel tatouage de marin pour produire des images mélancoliques qui interrogent les mystères de la nature et de l’univers, et je construis mon propre folklore, peuplée de figures hybrides, animaux humanisés, chimères tristes mêlant le végétal au minéral, personnages de contes pervertis, femmes dominatrices, fantômes joyeux, trésors, galaxies, labyrinthes, micro-organismes et constellations, coulures, formes organiques qui possèdent les personnages et l’espace faisant rapidement passer de la légèreté du rêve à la vision angoissante d’un monde à l’agonie. En parallèle, mon travail de tatoueuse est plus léger et se nourrit de culture populaire, d’humour et d’auto-dérision ou s’oriente autour de la recherche formelle de l’ornement ou du motif.

Mureil McIntyre

L’inspiration de mon travail est mon identité franco-américaine. J’explore de manière esthétique la culture de ces deux pays. D’un côté, le luxe français et ses traditions dans lesquelles j’ai grandis. De l’autre, la culture populaire des États-Unis, d’où viennent mes deux parents. Je suis un parfait collage de ces deux espaces géographiques et culturels. Ma pratique artistique prend ses racines dans la sculpture, mais je la définis plutôt comme une exploration de l’espace par des installations éphémères et expérimentales. Ce qui m’intéresse, c’est de créer des lieux avec des objets trouvés ou fabriqués, et d’observer comment la vie organique s’initie à l’intérieur. Tout commence par l’association d’images, des collages papiers et/ou digitaux, qui m’aide à appréhender l’espace. Ces intuitions 2D se transposent ensuite dans la dimension physique et tangible de la 3D. Là, les produits animaliers se mélangent aux matières organiques, en faisant appel au viscérale : ils dérangent mon univers habituellement épuré et anesthésié. Ainsi le gore a-t-il sa place dans mon travail par des touches d’abjects subtiles qui perturbent l’environnement de mes propres espaces contrôlés et structurés. Que se passet-il lorsque le vivant rencontre l’inerte ? Lorsque l’organique se mélange à l’objet industriel produit en série ? Mes installations sont spontanées et répondent à mes impulsions visuelles. Celles-ci sont guidées par les lignes structurante du lieu choisi. J’introduits le mouvement, par mes accrochages, et mes placements d’objets dérangeants. Ce n’est pas une promenade de tout repos pour les spectateur·ice·s. Bien au contraire, leur marche les immerge dans un environnement étrange, légèrement décalé de ce qui peut sembler être un espace habituel et commun. Tour à tour, une salle d’attente, une caisse de supermarché, ou la vitrine d’un magasin se trouvent perturbées par l’introduction d’un élément décalé, comme un chien qui respire, la tête d’un cochon mort, ou encore une figure humaine. Les spectateur·ice·s se glissent dans une narration ouverte à l’interprétation. Chacun·e est libre de projeter sa vision sur l’installation que je donne à voir. Mes recherches théoriques sur les comportements humains vis-à-vis de l’art, supplante mon travail artistique, et sont sans cesse enrichis par des conversations. J’écoute, j’observe, j’analyse.

Lenore McIntyre

J’aime le dialogue, les conversations, l’échange. On se comprend ou l’on ne se comprend pas. On est vague, on est précis, on se loupe, on se fâche, on est intime en se dévoilant. Le lien entre l’intérieur et l’extérieur m’interpelle, et son ressenti de ce qu’il crée à l’extérieur de nous. J’aime la tension entre ces deux mondes ou la dualité du dedans et du dehors se côtoient. La recherche des couleurs et des formes, et la communication qui se manifest entre elles est intriguant. C’est tout autant une conversation, une collision, où l’on se percute à de nouvelles possibilités qui se révèlent. C’est ainsi que la célébration des états humains, les émotions, les sentiments, les vécus, les conflits et les déceptions sont visible. J’observe le mouvement, les interactions, les liens, la réactivité, le respect pour ce que les personnes ont construit entre elles. Ces aspects sont traduit visuellement dans ma pratique artistique. Quelquefois je suis dans une sorte de vacuité. Quelquefois je réagi. Ainsi, ma peinture joint un amour de la couleur à un respect et une fascination pour des états intérieurs ressenties. Mes compositions sont des traductions de sentiments en couleur, en forme, en lumière, et en mouvement tracés sur ma toile.