La création est une des plus belles aventures de ma vie.
Avec les années qui passent je vois le superflu qui m’entoure. Parfois l’essentiel est caché par l’inutile d’où l’idée de me diriger vers le basique, le pur, le sobre.
En combinant de simples formes géométriques en trois dimensions, des couleurs et différents matériaux je m’offre une palette infinie de possibilités. Mon plus grand défi est d’aller vers le moins et d’oser m’arrêter.
Bienvenue dans l’abstraction géométrique, un mouvement artistique qui dure depuis plus de 100 ans. J’essaie de le faire perdurer à ma façon en créant des tableaux 3D, sculptures, suspensions et installations.
FLorence Bohnert réalise d’étranges personnages cousus, d’étoffes composites, mêlées de coquilles, d’os ou de cheveux. Corps entiers ou en morceaux. Objets détournés, ramassés assemblés en figures tantôt macabres, tantôt riantes. Formant procession ou bien solitaires.
Je façonne l’argile depuis une dizaine d’années. Je me suis perfectionné dans les cuissons à bois dans des fours traditionnels asiatique.
Cette procédure de cuisson apporte une dimension unique à la pièce. Les traces inscrites par les feux sont ensuite rehaussées à l’or.
Mes sculptures ont la particularité d’avoir un effet de texture qui m’est propre. Certains y voient des écorces d’arbre, d’autres des pierres usées par le temps.
J’aime me dire que le spectateur de mes créations se construit lui aussi son univers, librement.
Céramiste depuis 20 ans
J’ai commencé à pratiquer auprès d’artistes et d’artisans issus d’univers variés.
En parallèle J’ai suivi des cours et des stages à L’IEAC de Guebwiller.
J’enseigne depuis quelques années les techniques du modelage aux enfants et encadre un groupe d’adultes dans leur propre recherche.
J’exerce en institution avec une approche s’apparentant à de l’art thérapie.
J’avance au gré des découvertes, des recherches et rencontres céramiques.
Avec sa grande expérience du dessin pris sur le vif, Cécile Biehler, puise l’essentiel de son inspiration en observant la société qui l’entoure.
Elle la contemple, la considère et se sert de ces expériences dans son travail de création sans briser les mythes des histoires douces de rencontres drôles et inattendues…
Puis, elle assemble sur le tableau encore frais ces moments magiques où se côtoient la fragilité fantaisiste de l’être et l’ouverture à l’altérité comme modèle de transcendance.
Ses oeuvres sont figuratives, mais non dénuées d’abstractions visionnaires et poétiques.
Cécile Biehler mène un parcours artistique riche est transversal : elle pratique la peinture, l’illustration et la mosaïque, elle est également poète et auteure.
Elle a à ce jour publié neuf ouvrages : recueils de nouvelles, recueils de poésie illustrés par ses soins, recueil épistolaire, et récit de voyage avec photographies.
Dans ses livres, elle dessine avec des mots une autre peinture de l’âme humaine…
Les œuvres de Ho-Un Bac explorent et examinent la corrélation du langage et de la société.
Telles des outils de compréhension, ses performances et installations nous livrent l’examen d’une vie sociale où le langage, élément fondateur, dévoile sa part d’ombre et ses limites.
Traitant de sujets recueillis dans les médias de masses, Internet ou lors de manifestations, Ho-Un Bac signale la violence de la société dans laquelle il évolue.
« Fille d’Irène, la sirène et de Mathurin, le marin j’ai les pieds dans l’eau et la tête dans les nuages où voltigent les trapézistes et autres apprentis artistes »
Après des études artistiques, orientées par la suite vers l’illustration, j’ai aussi suivi différents stages et cours d’illustration à Bruxelles avec l’illustratrice Kitty Crowther et Dominique Goblet, stages de gravure-édition, de laine feutrée, autour de la fabrication d’un livre… Ce qui m’a conduite, petit à petit, à me spécialiser dans la gravure. J’utilise principalement la linogravure et la xylogravure pour créer des images narratives ainsi que des livres d’artiste dont certains ont été acquis par la médiathèque Malraux pour son fonds patrimonial ainsi que la médiathèque de Lille. Mon univers est inspiré des contes, des spectacles d’art vivant (chanson, cirque…) avec un regard poétique et humoristique sur le monde qui nous entoure. Mon travail s’adresse à la fois aux enfants et aux adultes.
Artiste plasticien protéiforme et vidéaste , l’originalité de son travail réside dans l’utilisation de techniques mixtes alliant peinture, dessin, installation et vidéo.
Sensible à l’aspect écologique, il interprète et interroge la société consumériste, en utilisant et recyclant des matériaux collectés autour de son atelier situé dans un hameau des Vosges du Nord.
Questionnant l’humanité dans son fonctionnement, sa recherche de sens, sa quête spirituelle, ses œuvres font écho aux différents attentats terroristes, à la violence environnementale et religieuse.
JM BOUTIILER, installé à Reitwiller près de Strasbourg, poursuit une production artistique depuis 1985.
Fait de tôle de carrosserie détournée de sa fonction première, le mobilier de JM BOUTILLIER oscille entre Alien et Louis Philippe. Formes physiques, découpes dynamiques, ces objets fonctionnels aux arêtes vives se découpent dans l’espace et imposent leur énergie. Ce mobilier à l’aspect irréductible accueille et englobe le corps avec aise. Canapés exubérants et fauteuils lucifériens associent confort et Rock and Roll. Grâce à l’impression numérique et le trompe l’œil, JM BOUTIILER revisite également le mobilier, toujours dans la veine industrielle.
Après avoir développé un travail marqué par un héritage pictural fort revisitant les effets dramatiques de la grisaille, du clair obscur et de l’empâtement, Mathieu Boisadan, artiste autodidacte, développe un style plus libre dans son approche des sujets et de la composition. Sa démarche procède d’un double désir de confronter sa réalité à celle de l’histoire de la peinture. Son intérêt pour l’histoire contemporaine lui fait construire d’étonnantes visions où la violence des conflits ukrainiens, dont il extrait les clichés dans la presse, est contrebalancée par un traitement chromatique doux, exempt de « couleur locale ». Des réminiscences de ses fréquents voyages en Europe Centrale et de la peinture russe du 19e siècle découverte à Moscou – celle de Mikaïl Nesterov lui donnant envie d’éclaircir sa palette – nourrissent ses œuvres les plus récentes. En multipliant les sources d’inspiration, Mathieu Boisadan décrit une trajectoire à la fois documentée et imaginaire qui ouvre sur des mondes à la tonalité onirique.
Texte de Marguerite Pilven à l’occasion de l’exposition PAINTERS, Galerie Patricia Dorfmann