Philippe Buttani

Il y a cette forêt.
Il y a cette forêt sur cette colline, et puis il y a moi.
On dit que se promener en forêt est vivifiant et permet de se retrouver. Alors je me promène dans les bois, à toute heure du jour et de la nuit. Mais moi je n’ai jamais rien ressenti de tout cela.
Autour de moi j’entends de légers mouvements. Partout dans les arbres le bruissement des insectes, le soleil ou le vent à travers les feuilles. Et puis c’est tout, ça s’arrête là. Non, il n’y a vraiment rien d’autre à venir chercher ici.
Souvent, au bout de quelques minutes, je me pers dans mes pensées et je m’assoie. J’aime le contact de ce sol humide sur ma peau. Je sais que personne n’a jamais été à cet endroit précis avant moi. Je suis le seul et je suis le premier. Il n’y a que moi qui puisse toucher cette herbe, caresser cette mousse, casser cette branche ou me glisser sous ce tapis de feuille.
Et puis je finis par me lever et rentrer chez moi, ramenant quelques brindilles ou feuilles séchées.
J’en ferai l’observation méticuleuse dans mon laboratoire inondé de lumière, froide, comme cette forêt ou je retournerai demain.

Guillaume Barth

Mes idées se construisent depuis des lieux différents, ont des formes originales qui semblent s’éloigner les unes des autres, mais à y regarder de plus près, leur part d’invisibilité se recouvre dans un même ensemble. G Barth notes, 2015.

 

« Le travail de Guillaume Barth se construit sur une énergie intériorisée, j’ai envie de dire charnelle, mais aussi métaphysique, pour s’inscrire dans une histoire élargie de la sculpture telle qu’elle se définit dans son acception postmoderne. Pour autant, ses travaux abordent des problématiques essentielles quant à la place de l’homme dans l’univers et de chacun dans l’espace social dans lequel il s’inscrit, ou dont il s’échappe ou voudrait s’échapper. »

Pierre Mercier, Artiste, ancien coordinateur des études et de l’option Art à l’École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg (aujourd’hui Haute école des arts du Rhin)

 

«Guillaume Barth’s work channels energies, both physical and metaphysical, to fit into an expanded history of sculpture, in its postmodern definition.

Even so, his work tackles essential issues: man’s place in the universe, and our own place within the social space we belong to, try to escape, or wish we could escape. »

Pierre Mercier

Artist, former Head of Visual Arts and Director of studies at the École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg (now Haute école des arts du Rhin, Strasbourg)

Patrick Bastardoz

Depuis quelques années je jette un regard actif vers la peinture du siècle d’or hollandais, je m’en nourris dans mes diverses séries sur les musées, vitrines d’antiquaires et paysages urbains. Les mois passés marquent également un retour vers l’univers industriel avec lequel je n’ai pas encore réglé tous mes comptes.

La COOP – Basse Cour des Miracles

A la « Basse Cour Des Miracles » Daniel Depoutot, Olivier Godat et Eric Meyer ouvriront leurs ateliers . Florent Meyer présentera « Peinture Frèch« , une sélection de travaux insolents, sarcastiques, (im)pertinents de grand format , ainsi que“Le Temps des Cerises , exposition collective . A la “Copla” ( l’ancien atelier d’Alto) se tiendra une exposition des travaux des participants de l’atelier « Modèle Vivant » , accompagnée d’oeuvres de Maria Luchankina et de l’un ou l’autre membre de la bcdm .