Fanette Baresch

La matière m’inspire par son potentiel à se métamorphoser. A travers des processus de transformation répétitifs, je cherche à créer des espaces oniriques où la matière révèle des notions ambivalentes. Mes sculptures perturbent nos représentations mentales, symboliques et émotionnelles afin de faire émerger de multiples images qui m’obsèdent : la métaphore du temps, le corps viscéral, l’ancrage psychologique et inconscient du liquide, les artefacts.

Ma pratique se développe selon différents processus de transformations, immédiats ou non, temporaires ou définitifs. J’utilise des matières aux propriétés différentes : terre, cire, textile, bois, métal. De l’état stable à l’état instable, du réversible à l’irréversible, j’expérimente les passages entre les matières ainsi que leurs compatibilités à travers des phénomènes physiques ou chimiques. De mes sculptures émerge la mémoire d’une émotion viscérale et instinctive qui, même figée, continue d’évoluer.

Ketheryn BABST

Spirit of spuds.

Artiste multiculturelle, multiface, interlope, mes collages numériques et mon univers graphique s’articulent autour de la solanum
tuberosum. Dans mes collages numériques, je joue de l’absurde, de mes maladresses et de mon incompréhension globale du monde
qui m’entoure, comme une enfant tentant de transformer sa purée en volcan sans jamais y parvenir. Il en résulte bien souvent
des images singulièrement déséspérées, grinçantes parfois, bienveillantes toujours.

(Thanks to Heidi Kuhl for the translation)

Aurélia Berauer

Aurélia Berauer est une jeune designer produit Strasbourgeoise. Elle réalise des projets variés, allant du mobilier aux objets usuels ou innovants. Elle a suivi une formation dans le domaine du design de produit et de services à Strasbourg. Elle a complété sa formation par des stages dans l’aménagement à Montpellier, dans la décoration à Copenhague ainsi que chez des artisans céramistes à Amsterdam et Strasbourg.

Durant ses voyages, elle est tombée amoureuse de ce style scandinave, qu’elle associe à son design français. Elle attache une importance particulière à l’écoconception et l’éthique dans ses créations. Elle valorise les savoirs faire particuliers et les réalisations artisanales, la mise en valeur des matières et la fabrication française et locale. Elle a lancé en 2016 une nouvelle gamme de céramiques qu’elle a imaginée et qu’elle produit dans son propre atelier.

Simon Burkhalter

Simon Burkhalter est en permanente observation du monde et du vivant dans l’objectif de comprendre les liens que nous établissons avec notre environnement. Il s’inspire de la nature et de différentes cultures / sous-cultures et de leurs artefacts, de la technologie, des rituels et des absurdités. Il explore différents médias pour traduire ses perceptions.
Son travail est conceptuel et le choix de la technique émerge des sujets qu’il décrit. Il crée avec du bois, du métal, du béton, des plastiques, des tissus, un certain nombre de matériaux recyclés et d’objets pour réaliser des installations et des sculptures. Il expérimente des scénographies où se rencontrent performances et installations. Il développe également ses passions du design sonore, des nouvelles technologies, de la 3D virtuelle et de la conception de jeux. Il est constamment à la recherche de projets stimulants qui lui permettent d’utiliser toutes ses compétences. Le transfert de connaissances est très important dans tout ce qu’il entreprend.

Victor Bethenod

Architecte de formation je m’intéresse depuis mes années d’études au montage photographique. Créées à l’origine pour la représentation architecturale, ces compositions digitales ont évolué au fil du temps ; glissant ainsi vers des images où l’architecture disparait pour laisser place au paysage, où la trace de l’Homme s’amenuise au profit d’une nature vierge, colossale, et « submersive ». Empreinte d’inspiration romantique, mes « images composites » représentent le plus souvent la nature toute puissante, mystérieuse, où l’Homme doit – dans ce siècle plus que tout autre – réapprendre à trouver sa place.

Christiane Bricka

Peinture acrylique et pigments, souvent sur toile lâche.

Différents matériaux préexistants, opposés et juxtaposés.

Denis Betsch

Je pratique un technique particulière, qui est le photogramme, dont le résultat est une photo mais sans utilisation d’un appareil. Ce n’est pas une image virtuelle issue d’un ordinateur (bien qu’un certain travail y soit effectué) parce que au départ, il y a un geste artistique : un morceau de matière plastique (transparent) est soumis à de la lumière polarisée, ce qui provoque de l’irisation et de la création de couleurs. La manipulation de la matière à la recherche de la forme et des couleurs parfaites est le geste créateur.

Jean-Louis Bringolf

Déjà tout enfant, j’étais très sensible aux couleurs. Ma langue maternelle était l’alsacien, mais les premiers mots français que j’ai appris étaient les noms des couleurs.
Dès l’école primaire, mon insatiable curiosité m’a parfois valu le surnom de « point d’interrogation ». Aussi, lorsque j’eus fait l’acquisition de mon premier appareil photo, je me suis intéressé à de nombreux sujets. J’ai porté mon regard sur l’architecture, les scènes historiées de chapiteaux romans, les paysages, la nature. Qu’il s’agisse de sculptures, de macrophotographies de fleurs ou d’insectes, de spectacles vivants, malgré la diversité de sujets, je les ai traité sérieusement et non en dilettante.
Passionné par la géométrie, les mathématiques et l’informatique, j’ai évolué vers de plus en plus d’abstraction. D’abord en photo, où j’étais fasciné par les interférences colorées et les gouttes d’encres de Chine de différentes couleurs se déplaçant dans des coupelles remplies d’huile, puis en écrivant de petits programmes en « basic » générant des images à l’écran.
A l’heure actuelle, je crée des oeuvres originales à l’aide de différents logiciels. Parfois je pars d’une photo que je retravaille, souvent aussi, je démarre d’une page blanche pour dessiner des géométries et des perspectives dans lesquelles le regard du spectateur s’égare et se perd. Sans oublier la finalité, qui est de transmettre une émotion face aux formes qui dansent et aux couleurs qui chantent.
J’imprime mes travaux sur différents supports, soit sur papier archive, soit pour les formats un peu plus grands, sur des toiles montées sur chassis, soit encore sur aluminium di-bond pour les rendre accessibles au public.

Myriam Booghs

Elle a appris les arts décoratifs dans des environnements internationaux sans jamais renoncer à  son premier “amour “, la marqueterie de paille : un art qu’elle pratique depuis son plus jeune âge et qu’elle allie aux différentes techniques mixtes, décelées dans le génie de l’art contemporain, qu’elle  a côtoyé, au gré de son parcours initiatique, dans différentes civilisations. La marqueterie de paille est l’art de former un panneau décoratif à l’aide de lamelles aplaties de paille durcie. La tige est fendue, aplatie, ramollie et raclée ou repassée dans un ruban plat. Elle est ensuite incrustée bord à bord sur du papier ou du bois jusqu’à ce que la surface soit couverte. Le processus est entièrement fait à la main. De la préparation de la paille en rubans, au processus de teinture, au choix et à l’incrustation de chaque morceau de paille sur la surface, l’art de la marqueterie de paille exige de la patience et un sens bien développé de couleur et de ton.

Alice Blot

Je construis des images intuitives, rigoureusement mises en scène. Des photographies au goût de poème, de narration enfantine. C’est le souvenir de ces jeux, où rien n’est impossible, qui me nourrit. On embarque sur une flaque-océan, on se retire dans un carton-caverne aux merveilles, on joue à faire semblant d’être mort.

L’enfance, c’est une petite scène sur laquelle on va passer sa vie à construire les fondations de notre existence. Une période d’apprentissage où l’on joue et rejoue ce que pourraient être nos vies d’adultes.

Ce sont ces grandes décisions, maniées avec innocence, que je cherche à mettre en avant, à ritualiser dans mes photographies. Un bric-à-brac fait de bougies-lucioles sacrificielles, de tapis qui n’en finissent pas de ne pas décoller, de gisants exilés aux pieds nus revenus d’un temps lointain comme un miroir de notre histoire actuelle.