L’Atelier d’Art

L’Atelier d’Art est le lieu de travail et d’exposition. Il est situé entre l’avenue de la forêt noire et l’orangerie.

Ar321

AR 321

-Le cabinet de curiosités – 

 

Présentation de l’atelier :

 

Depuis ma sortie de la Hear – appelée à mon époque LE QUAI – j’ai toujours poursuivi une pratique artistique personnelle et ce dans les différents lieux et régions habités.

A ce jour, mon atelier se trouve dans mon lieu de vie.

Une pièce entière est dédiée et consacrée à ma pratique artistique et autres expérimentations qui s’y raccrochent.

D’où le sous-titre « cabinet de curiosités » puisqu’on y trouve – en marge de ma pratique du dessin – teinture végétale et donc plantes en attente du grand bain, curiosités glanés ça et là, et un grand nombre de feuilles éparses ou  carnets à spirales contenant notes, intentions, gribouillis ou croquis plus affirmés.

Le nom principal de l’atelier AR 321 rappelle le nom donné à l’atelier éphémère investi il y a 2 ans sur le site de l’entreprise DMC dans laquelle je suis salariée en tant que styliste et coloriste.

R 321 est le nom d’un rouge emblématique de la gamme de fil à broder DMC et j’ai souhaité conserver ce nom pour le plaisir du Rouge et son histoire à Mulhouse mais également dans mon travail plastique.

L’atelier se situe au 2eme étage d’un immeuble de 4 appartements au 115 Avenue Salengro à Mulhouse et n’est pas loin d’autres ateliers d’artistes, notamment rue Flora ou encore les Ateliers de l’Alma Quai de l’Alma.

J’espère donc vivement que ma candidature sera retenue afin de présenter à un public curieux mes travaux les plus récents et mon lieu de création.

 

Marie-Dominique Guth-Procureur

Art et Carton

Mon atelier à Strasbourg est à la fois un espace de création, d’expérimentation et de rencontre.

Pensé comme un lieu vivant plutôt qu’un simple espace de travail, il reflète ma démarche artistique : transformer un matériau humble — le carton recyclé — en œuvres sculpturales, objets et luminaires.

Dès l’entrée, le visiteur arrive dans un espace d’accueil, conçu comme une zone de transition entre l’extérieur et l’univers de l’atelier. C’est un lieu d’échange, où je présente ma démarche, les matériaux, les outils et les différentes étapes de fabrication. On y découvre les premières traces du processus créatif : échantillons de carton, textures, essais de formes et de structures. Cet espace permet de comprendre comment un matériau destiné à être jeté devient matière artistique.

On voit ensuite à l’espace de travail, le cœur de l’atelier. C’est ici que naissent les œuvres. Table de découpe, outils, structures en cours de montage et pièces en évolution témoignent d’une pratique manuelle, patiente et précise. Le public peut y observer les différentes étapes : découpe, mise en volume, assemblage, construction des structures et travail des finitions. L’atelier reste volontairement visible et vivant, afin que le processus fasse partie intégrante de la visite. La transformation du carton — de la plaque brute à la forme sculpturale — devient un spectacle en soi.

Un couloir d’exposition prolonge l’espace de travail. Il agit comme une galerie intégrée à l’atelier, présentant des œuvres abouties : sculptures, objets et luminaires. Ce passage crée un dialogue entre la zone de fabrication et les pièces terminées. Le visiteur peut ainsi faire le lien direct entre le geste, la matière et le résultat final. Les jeux de lumière, les ombres portées et les textures du carton y prennent une dimension particulière, soulignant la finesse et la complexité de ce matériau souvent sous-estimé.

Au fond du local se trouve l’espace de rangement : stockage de cartons , matériaux et outils. 

L’atelier est équipé de WC et d’un point d’eau, permettant d’accueillir le public dans de bonnes conditions.

Enfin, le lieu bénéficie d’une cour intérieure commune et privative à l’immeuble, un espace extérieur calme où les visiteurs peuvent faire une pause, échanger et prolonger la découverte dans un cadre plus ouvert. Cette respiration extérieure contraste avec la densité matérielle de l’atelier et contribue à l’atmosphère conviviale du lieu.

Mon atelier n’est donc pas seulement un lieu de production : c’est un espace de transmission, où le public peut voir, comprendre et expérimenter la transformation d’un matériau recyclé en œuvre artistique.

Atelier B

J’ai l’habitude de dire : »Ma liberté la peinture à l’huile « . En quelque sorte l’Atelier  B est entrée modestement dans une certaine liberté. Il y a huit ans ,avant d’être en possession des clefs, ce qui allait devenir mon atelier de peintre était un poste de police qui abritait la police de l’air et des frontières. C’est grâce à cette acquisition que mon rêve s’est réalisé, avoir mon propre atelier. Franchir le seuil de notre région où le regard se penche sur le premier bâtiment de création artistique contribue en quelque sorte à un accueil chaleureux. J’y travaille seul .Les rencontres et les anecdotes sont nombreuses.

Aline Mathy

L’atelier, mon antre se trouve sur la route des vins d’Alsace, dans un petit village qui se nomme Nothalten (461 habitants). C’est un village viticole situé sur la route des vins d’Alsace et sur la Véloroute du vignoble d’Alsace. J’ai construit une micro-maison en ossature bois local de 70m2 la micro-maison est composée de deux moules collés dont un contient mon atelier, sur un terrain de 13 ares, qui était une ancienne vigne. J’ai toujours eu la volonté de vivre dans une petite maison entourée d’un grand terrain, avec un espace pour créer. L’aspect extérieur de l’atelier est en bois semi flammé, et ressemble de la rue à un hangar séchoir à tabac. Les tuiles sont typiquement alsacienne dite « en queue de castor » (d’où son nom en allemand et en alémanique : Biberschwanz)

La surface de l’atelier est d’environ 30 m2, tous les murs sont en bois, et le sol aussi, ce qui lui donne une acoustique feutrée. Il y a un bureau avec un ordinateur où je mets à jours mon site internet et de divers traitements images des créations photographiques. Il y un bureau haut où je dessine sur un tabouret haut, et des surfaces au murs où je peux dessiner debout sur des grands formats. L’été je dessine dehors aussi, plutôt au sol sur la grande terrasse. Il y a aussi une banquette où je peux lire. L’hiver, je m’occupe d’alimenter le poêle à bois, et je dessine le soir, avec des petites lampes qui éclaire juste la feuille de papier. Je coupe systématiquement le téléphone pour créer un moment de silence absolue. Et être coupée du monde.

Les livres se mélangent à l’atelier, ils sont bien présents et m’accompagne, une collection de livre d’art, mais surtout des livres de photographies.

L’atelier est entouré aussi d’autres artistes et œuvres d’arts qui me touche que j’aie collectionnée au fur et mesure des années. 

Mais aussi des objets collectionnés dans la nature, qui se transforme parfois en sculpture ou collages.

C’est un atelier/maison où je me sens très sereine et toutes les émotions peuvent s’exprimer par le dessin ou autre support, je me retrouve. 

Je l’appelle mon antre car c’est un refuge pour moi. Un lieu chaleureux et accueillant. Le silence m’accompagne la plupart du temps quand je prends le pinceau. 

Depuis l’atelier j’ai une vue sur le jardin depuis une grande baie vitrée,  

Le jardin m’accompagne, le son du jardin, le vent dans les feuilles, les insectes divers ainsi que les oiseaux que j’affectionne tout particulièrement. J’ai une attirance pour les nids depuis longtemps. Je les collectionne et en fabrique parfois. 

Cet atelier est vivant et bouge, l’harmonie est là. Le jardin est un environnement propice à la création et à la rêverie. Il est en plein mouvement aujourd’hui et je plante et jardine entre deux dessins.

Le jardin est devenu avec le temps, une source d’inspiration première. Pour la contemplation mais aussi pour récupérer dans le jardin des outils pour dessiner notamment des brindilles, ou des feuilles. La poésie règne et se renouvelle avec les saisons.

Laura Apolonio

Artiste pluridisciplinaire, graphiste, chercheuse et professeur à l’Université de Grenade, docteur en Arts (Phd), auteur de plusieurs publications scientifiques et de livres de graphisme. Sa recherche artistique est axée sur le corps, la créativité, l’espace et notre façon de l’habiter, en particulier sur la fragile et mouvante frontière entre l’espace intérieur et extérieur, ainsi que les multiples aspects de la perception. Son travail artistique couvre un large éventail de techniques et se centre principalement sur la figure humaine et son environnement, le corps et la symbolique sociale, ainsi que la symbiose avec la nature, ce qui l’a amenée aussi à la construction de parcours et d’expériences de land art et d’art vivant. En ce moment, elle réalise un séjour de recherche sur la créativité inhérente à la corporalité, au laboratoire de David Le Breton à l’Université de Strasbourg où elle intègre une recherche plastique sur la figuration et la représentation du corps humain.
La série de peintures « Déterritorialiser » qu’elle présente aux ateliers ouverts, évoque la difficulté pour l’être humain d’atteindre l’expression authentique de son être et de se sentir libre. Nous sommes « jetés » dans ce monde (selon l’expression de Heideggger), sans défenses, et nous cherchons continuellement un abri, un refuge, une protection. Les liens sociaux que nous tissons nous protègent en même temps qu’ils nous conditionnent et nous empêchent de nous sentir libres.
Il s’agit d’une dichotomie difficile (voire impossible) à résoudre. Le drame ou la lutte qui en résulte est ce qui caractérise nos vies, chacune ayant une réponse unique à un drame commun. Les protagonistes de ces peintures sont « piégés » dans un réseau de signes qui représentent des cartographies imaginaires. Ce simulacre cartographique symbolise notre système de codage, que nous utilisons pour interpréter la réalité et qui crée de nouveaux liens sous forme de préjugés ou de pensées figées qui nous empêchent d’avoir une expérience authentique de la réalité. La solution est, comme le suggère le philosophe Gilles Deleuze, de « déterritorialiser », c’est-à-dire de rompre les interprétations de la réalité auxquelles nous sommes accoutumés afin de créer toujours de nouvelles réalités, de nouveaux « territoires », en stimulant notre capacité interprétative et en mettant en action l’autocréation continue qu’est la vie.

Emmanuel Antoine

La série Terre d’Encre aborde la notion de paysage avec peu de moyens, l’eau, l’encre de chine et le papier. Il s’agit de faire naitre le paysage à partir de la trace, de l’empreinte. La lumière enfouie dans la profondeur du papier révèle la force et l’énergie du paysage.

Cette série rejoint l’approche de Shitao : « L’encre en imprégnant le pinceau le dote d’une âme, le pinceau, en utilisant l’encre la doue d’esprit »

Diane Albisser Rostalski

La pratique artistique de Diane Albisser est basée sur la peinture (acrylique majoritairement), sur toile, sur bois le plus souvent, parfois sur objets (boîte d’allumettes, boîte à cigare, chute de bois…) avec, depuis quelques années, une fréquente utilisation de la feuille d’or. Sa peinture est figurative, centrée sur la représentation de personnages.
Diane Albisser est passionnée par l’histoire africaine-américaine, et a toujours travaillé sur des problématiques relatives à l’histoire du peuple Noir, et à l’invisibilité de celui-ci dans l’art occidental.
Sa pratique de la peinture s’articule autour du « monde noir » : références le plus souvent au peuple afro-américain, mais aussi au vodou, parfois à l’Afrique. Elle peint des portraits et des scènes où figurent des personnages, dans divers formats, allant de la miniature au plus grand format. Bien que pouvant souvent évoquer la Louisiane, le Mississippi, les lieux et époques restent flous, permettant à l’imaginaire du spectateur de voguer au gré de ses propres références, souvenirs, préjugés, rêves… Ses personnages sont des fantômes, nés dans son univers suite à ses recherches historiques et à ses lectures inspirantes telles que Toni Morrison, Colson Whitehead, James Baldwin, James McBride, Elvan Zabunyan…).
Invisiblité ou représentations négatives dues à l’Histoire (esclave, servante, ou sauvage fantasmé…), le travail de Diane Albisser laisse transparaître la volonté de créer une autre iconographie, allant de la représentation simple d’une personne pour ce qu’elle est, par le portrait par exemple, ou jusqu’à la sacralisation, avec des icônes de madone noire à l’enfant…
Depuis 2015, Diane Albisser a commencé en parallèle un travail sur la figure de l’alsacienne, souhaitant revisiter ses racines et le patrimoine de sa région natale. Ses alsaciennes sont déclinées de différentes manières : vêtues ou nues, en pied, portrait ou encore aux champs, noires ou blanches, parfois même en icône… Ces séries de peintures sont à la fois un hommage à la coiffe traditionnelle, à la femme alsacienne, et aussi la proposition d’un regard neuf sur une Alsace contemporaine, ouverte et cosmopolite.

ArtByDo

Doris excelle dans la technique du pouring. Elle associe les couleurs avec brio .

Auchkatzstudio

Auchkatzstudio se compose d’Elsa Belbacha-Lardy, diplomée d’un DNSEP en 2019 de L’ENSA Villa Arson et agrégée d’arts plastiques, et de Thomas Thibout titulaire d’un DNSEP mention design produit et espace de l’ENSBA Lyon depuis juin 2019. En 2017, ils créent ensemble AuchKatzStudio. Leur travail s’emploie dès-lors à cultiver l’interstice poreux entre design sculptural et art fonctionnel en créant des installations immersives où la couleur devient le lien entre le solide et
le précaire, l’inerte et le vivant.

En effet, en 2021 ils créent pour la sixième édition d’art au Centre à Liège, UNIVERSE IN MOTION. Cette installation propose de s’affranchir des frontières par l’hybridation de la sculpture, de l’objet, de la peinture ou encore de la photographie tant sculpturale que publicitaire. La nature-même des media se voit interrogée dans une relation sensible à un univers mouvant entre
séduction et étrangeté, qui propose la fusion d’une archéologie du futur et d’un passé hypothétique. Cette même année ils sont invités en résidence à Moly Sabata afin d’élaborer ce qu’ils aiment appeler des sculptures de monstration d’oeuvres. Tant fonctionnelle que sculpturale par son autonomie spatiale, cette nouvelle série visant à «socler» les pièces présentées à Art O Rama lors de l’exposition Empire & Royaume de Moly Sabata cultive la porosité entre les arts visuels. Ils participent ainsi à l’édition 2021 d’Art O Rama à la Friche Belle de Mai.

Ainsi AuchKatzStudio s’apparente à une entité hybride qui tend à s’exprimer tant dans le domaine de l’installation que dans celui du design d’objet, et toujours dans une relation sensible aux pièces uniques, s’attachant ainsi à mettre en relief les aspérités de la matière. En effet, de mars à Juin 2021, plusieurs de leurs pièces se voient exposées dans la galerie Chapelle XIV à Paris lors de l’exposition collective SuperNature visant à réunir des pièces de designers et de peintres dans un rapport étroit au sublime. Parmi les pièces d’AuchKatzStudio qui y sont présentées on retrouve notamment Jaspe et Rubis, oscillant entre tabourets ensanglantés et pierres précieuses, et dont la matière semble souligner la relation ambivalente, magnétique et de fait propre au sublime, liant attraction et répulsion. Leur travail fut également montré en novembre 2020 à Brooklyn lors
de l’exposition collective Super Group organisé par Stephen Markos également appelé « Superhouse ». Ainsi AuchKatzStudio aime à penser ses pièces en deux temps, celui de la fonction puis celui de la fiction qui prend forme en tant qu’installation où dialoguent des sculptures praticables, mais également des éléments précaires et évolutifs tels que l’eau ou le sel, avec la stabilité d’un
élément ou d’une construction architecturale.

En effet, en février 2020, ils exposent DINNER PARTY TIME à l’Artist Run Space Loto à Bruxelles. Dans cette installation, alors que la couleur se déploie physiquement dans l’espace qu’elle sculpte, assis sur ce qui peut être envisagé comme la sculpture ou la peinture d’une roche, le visiteur est happé dans un espace-grotte lentement mou – vant, à la fois inerte et vivant et qui propose une
rencontre entre deux temporalités, la notre et celle du monde minéral et organique. En parallèle, Thomas Thibout collabore avec des archéologues lors de chantiers de fouilles paléolithiques, ce qui contribue à alimenter les recherches d’AuchKatzStudio autour de la forme organique et du design spéculatif où les époques s’entremêlent conjuguant ainsi le possible et le plausible.

En septembre 2021, ils ont présenté Hypermonde, leur première exposition personnelle au centre d’art Maison Louis Jardin au Mesnil/Oger. Ils participent également à Materialité aux côtés de la gallerie Adorno durant la Paris Design Week 2021, au Salon Premiere Classe au Jardin des Tuilerie à Paris pour l’exposition Sunny Corner organisé par Harld Molet en septembre 2022, au Lake Como Design Festival 2022 organisé par Artefacto pour Movimento Club.