Mon atelier est au rez de chaussée de mon domicile situé dans le quartier historique de Thann, au pied du chateau de l’Engelbourg. Mein Atelier ist im Erdgeschoss meines Wohnhaus im historischen Viertel von Thann am Fusse dem Schloss Engelbourg.
Mon atelier est au rez de chaussée de mon domicile situé dans le quartier historique de Thann, au pied du chateau de l’Engelbourg. Mein Atelier ist im Erdgeschoss meines Wohnhaus im historischen Viertel von Thann am Fusse dem Schloss Engelbourg.
Niché non loin du Mont Sainte-Odile, l’Atelier de l’Écho est installé dans la zone artisanale du village de Boersch. Fondé par feu l’artiste Louis Buecher, ce lieu de mémoire a pendant vingt ans initié un large public à la pratique de la céramique et des arts du feu.
Ancré dans un paysage verdoyant, le bâtiment en bois est propice à la création autant par son architecture destinée aux pratiques artistiques, que par le cadre naturel qui l’entoure.
Longtemps préservé, l’atelier retrouve aujourd’hui sa vocation d’espace de création en s’ouvrant à tous types de projets artistiques tournés vers la recherche, le partage et l’expérimentation.
À l’occasion des Ateliers-Ouverts, l’Atelier de l’Écho a le plaisir de présenter une exposition d’artistes travaillant dans la région et liées par des rencontres artistiques passées. Imaginé en résonance avec ce lieu d’héritage et dialoguant avec les pièces de Louis Buecher, ce projet vise à faire coexister des œuvres plurielles à travers le temps.
Entre intérieur et jardin, liens et frictions, poésies et matières, l’Atelier de l’Écho ouvre une nouvelle fenêtre de son histoire en accueillant de nouveaux souffles entre ses murs.
Une exposition sera également présentée dans la partie couverte de l’entrée du bâtiment.
Atelier de l’Écho : https://www.instagram.com/atelierdelechoboersch/
Au parc Gruber dans un nouvel atelier collectif, nous expérimentons une synergie entre deux artistes et deux artisanes qui ont également une formation artistique.
Atelier
Au cours des années, ce lieu de vie a eu plusieurs fonctions : atelier de dessin et de peinture pour des publics variés (enfants, adultes, non-valides), cours de nus, espace d’exposition, de spectacle, studio photo et cinéma, chambre d’enfant, d’ami.es, hébergement d’urgence, réparation de vélo, espace de réunion, salle à écouter, à manger, à faire la fête. Au fil du temps, l’espace s’est assagi. Je le dédie aujourd’hui essentiellement à la recherche créative et à la production artistique, la lecture, l’écriture et la prise de notes.
Nous entrons dans l’atelier par la petite cuisine qui donne sur une courette en contrebas d’un restaurant. L’atelier est un deux pièces ouvert, minimaliste, vide de meubles, de décoration, d’appareils électriques (sans radio, ni musique) avec peu de stockage, sans connexion internet. L’endroit est bien isolé, calme, silencieux, et surtout bien chauffé. La première pièce est l’espace de nuit, elle donne sur un cœur d’îlot verdoyant. La petite salle de bain avec baignoire, lavabo, toilettes, jouxte la pièce d’activité principale. Celle-ci s’ouvre sur la rue. L’espace y est plus lumineux avec ses deux fenêtres généreuses. Deux simples tréteaux de bois et la porte de la cuisine forment une table stable, à dessiner, à découper, à coller et à peindre. Un matelas avec des coussins me sert de canapé d’appoint, une place confortable, agréable pour lire, modeler, découper mais aussi me reposer, me ressourcer, méditer. Cet atelier est propice à la création, central, détaché du quotidien de la consommation, de la destruction. Proche de la gare, il me permet grâce à sa proximité, si je le souhaite, de sortir de la ville aisément, afin de retrouver la campagne, les montagnes, la nature environnante, régénérante.
Proche du Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, je m’y sens bien, en paix.
Werkstatt
Im Laufe der Jahre hatte dieser Ort verschiedene Funktionen: Zeichen- und Malatelier für unterschiedliche Zielgruppen (Kinder, Erwachsene, Menschen mit Behinderung), Aktzeichenkurse, Ausstellungs- und Veranstaltungsraum, Foto- und Filmstudio, Kinderzimmer, Gästezimmer, Notunterkunft, Fahrradwerkstatt, Treffpunkt, Raum zum Zuhören, Essen und Feiern. Im Laufe der Zeit hat sich der Raum beruhigt. Heute widme ich ihn hauptsächlich der kreativen Forschung und künstlerischen Produktion, dem Lesen, Schreiben und Notizenmachen.
Wir betreten das Atelier durch die kleine Küche, die auf einen kleinen Innenhof unterhalb eines Restaurants hinausgeht. Das Atelier ist ein offener, minimalistischer Zweizimmerraum ohne Möbel, Dekoration oder Elektrogeräte (kein Radio, keine Musik), mit wenig Stauraum und ohne Internetanschluss. Der Ort ist gut isoliert, ruhig, still und vor allem gut beheizt. Der erste Raum ist der Schlafbereich, er geht auf einen begrünten Innenhof hinaus. Das kleine Badezimmer mit Badewanne, Waschbecken und Toilette grenzt an den Hauptarbeitsraum. Dieser öffnet sich zur Straße hin. Der Raum ist dank seiner zwei gr
Je suis Christian Alligri, sculpteur, créateur bijoutier et designer. Mon travail se situe à la croisée de l’art et de l’artisanat d’art, avec la matière comme point de départ et fil conducteur de ma recherche.
J’explore différentes matières : le marbre, le métal, le verre, ainsi que l’argent 925 que je façonne pour mes bijoux. Je taille moi-même les pierres que j’intègre à mes créations, ce qui me permet de maîtriser pleinement le processus, de la matière brute à la pièce achevée. Mes bijoux deviennent ainsi de véritables sculptures portées, où volumes, lignes et équilibre dialoguent avec la lumière.
En sculpture, je m’inspire notamment de Jean Hans Arp, dont les formes organiques et épurées résonnent avec ma propre recherche. J’aime développer des volumes fluides et essentiels, qui semblent émerger naturellement de la matière.
Je réalise également des luminaires et des pièces en verre, où la lumière devient un élément central de la composition.
Dans le domaine de l’art sacré et des commandes publiques, j’ai participé à la réalisation de la fresque de l’église de Herrlisheim et conçu l’ambon de cette même église. J’ai également réalisé un columbarium pour la ville de Phalsbourg. Ces projets me permettent d’inscrire mon travail dans l’espace architectural et collectif, en dialogue avec le lieu et sa fonction.
À travers chacune de mes créations, je cherche à révéler la force intrinsèque de la matière et à en extraire une forme à la fois contemporaine et intemporelle.
Joana Amora est une artiste-jardinière originaire de Rio de Janeiro, Brésil (1999). Son travail biomimétique explore les relations entre l’art, les processus naturels et sociaux. Notamment avec la photographie, la vidéo, le dessin, les objets, l’installation et la performance. Elle dialogue avec les biomatériaux naturels et humains, comme des plantes, champignons, cheveux et le corps humain.
Joana interroge notre relation au vivant et aux écosystèmes qui nous entourent, à partir des œuvres vivantes mêlant réalité et imagination.
Sa démarche artistique est enracinée dans son expérience du mouvement agroécologique au Brésil depuis 2017, qui constitue la base méthodologique et éthique de son travail.
Le travail de Joana flirte avec l’Earth Art, la performance et l’art conceptuel, en développant des œuvres qui connectent les individus aux paysages qu’ils habitent. Par la marche, l’émerveillement et l’organisation de ses trouvailles, elle conçoit des pièces qui invitent à une réflexion sur notre relation au vivant. Cette pratique lui a appris à comprendre et collaborer avec les écosystèmes, en valorisant la biodiversité et les connexions qui relient tous les êtres vivants — de toi à la plante, de la plante au champignon, du champignon à l’air, de l’air au soleil, du soleil à la terre.
À travers sa pratique artistique, elle nous invite à cultiver la vie, comme on cultive un jardin.
Les trois axes fondamentaux :
la Nature comme sujet et collaboratrice ;
l’intime, le collectif et ce qui émerge entre eux ;
et l’art comme processus vivant.
J’explore les frontières de l’identité humaine à travers le projet « Qui suis-je ? Humain. » Je m’intéresse à ce qui fait de nous des êtres humains, à la manière dont notre environnement, les événements et les personnes nous façonnent et nous transforment. Dans mon travail, je combine mon expérience en design industriel avec des éléments de la nature, créant des installations interactives. Je crée un art avec lequel le spectateur peut interagir : toucher, manipuler et modifier. Une partie essentielle de ma pratique est l’utilisation de matériaux recyclés et la minimisation de la consommation de nouvelles ressources. Ce n’est pas seulement un geste écologique, mais aussi une manière de ressentir la voix de la forme au-delà de la fonction du design, en réinterprétant son sens. Je suis inspirée par les frontières entre le passé et le présent, l’influence du moment présent – unique –, la mémoire et la réalité. Je travaille avec des objets trouvés et des matériaux naturels, créant des structures qui reflètent la fragilité et la fluidité de l’identité humaine en fonction de l’environnement et des événements imprévus. Mon objectif est d’inciter le spectateur à réfléchir sur son identité. Comment les autres influencent-ils notre construction ? Que laissons-nous dans le cœur des autres ? À travers l’art, je propose un espace de réflexion, d’interaction et de réinterprétation de soi.
Fragilité mais aussi hasard, mouvement, ordre et chaos sont au cœur de la démarche plastique de Thierry Amarger. La simplicité des moyens et des matériaux mis en œuvre caractérise son travail. Que ses créations prennent la forme de dessins, sculptures, installations ou encore d’actions faisant intervenir le public, elles ont pour point commun un travail graphique : signes accumulés, superposés, enchevêtrés qui deviennent réseaux, structures simples ou complexes.
Le travail de Ines Assoual interroge les différentes représentations et pratiques de la construction au fil du temps. À partir d’études sur les vestiges du passé, de pratique mythologique et contemporaine d’entraînement physique intensif, elle aborde notre besoin de repousser les limites du possible. Dans ses installations éphémères et ses performances (montages performatifs), elle construit des moments de tension, des combats perpétuels entre corps et objets, où la seule issue reste la chute.
Puisant dans les gestes et l’esthétique du chantier dans lequel elle a évoluée et dans son attachement aux édifices antiques, elle cherche à mettre son corps et ses structures à l’épreuve, les poussant jusqu’à leurs points de rupture. Le corps est mis au service de la structure comme un étai qui soutient un plafond à la limite de l’effondrement, ou une colonne comme squelette lui permettant de rester debout encore quelques minutes.
Un corps-à-corps avec l’inerte, une danse inspirée de la sévérité et du lâcher prise dans notre recherche de construction collective et personnelle. Chaque projet est articulé comme le chapitre d’un seul livre construit sur un même répertoire de
gestes, de formes et de matériaux. Les performances, installations et textes sont toujours le résultat de fragments des pièces précédentes, semblables aux briques constituant un mur, une entité.
Un protocole poétique invoqué pour contrôler avec force l’instabilité de ce qui nous entoure, prêt à s’écrouler à tout moment.
Alors Ines se façonne un corps résistant comme taillé dans le marbre et bâtit des architectures aussi fébriles qu’un muscle exténué. Autant de paradoxes qui lui permettent de flirter entre l’art du spectacle où le corps invincible se met en scène et l’espace d’exposition où elle laisse place à ses installations précaires invoquant la fragilité.
La broderie m’accompagne depuis l’enfance.
Très tôt, le fil, la matière et le geste sont devenus pour moi un espace de calme, de recherche et d’expression.
Autodidacte pendant de nombreuses années, j’ai nourri ma pratique par l’observation, l’expérimentation et l’étude des broderies traditionnelles européennes. En 2018, la découverte de la broderie d’Art s’est imposée comme une évidence, donnant une direction claire à mon parcours.
Soucieuse de transmettre ce savoir-faire avec justesse et exigence, j’ai choisi de me former et j’ai obtenu en 2023 le CAP Art de la Broderie Main au lycée Paul Lapie de Lunéville.
En octobre 2023, j’ai créé L’Atelier Vert Tilleul, un lieu pensé comme un refuge créatif, où le temps ralentit, où la matière s’explore, et où la broderie devient un langage personnel à part entière.