Sitôt sorti de l’école, Thibault a d’abord tenté de faire du Cadeau une discipline, un métier. Son idée: transfromer un art de vivre en plan de carrière. Devant la difficulté, auquelle il n’était pas préparé, il s’est résolu a chercher par tous les moyens à devenir riche sans travailler. Il a passé de longues années à mettre au point des machines à dessiner qui ne lui ont apporté pratiquement que des problèmes. Plus récemment, il a inventé un monnaie collaborative internationale appelée le Blansaint. Le fil rouge de son travail est un questionnement autour de la valeur des choses, dans leurs relations avec le système (argent, travail) et l’intimité.
alphabet : a
Astrid ZM
Mes « bidouillages » de fils et de tissus issus de mon enfance et de pratiques des femmes de ma lignée, ont structuré en premier lieu mes bases techniques de couture et de broderie conventionnelles. Elles ont peu à peu fait l’objet d’une déconstruction des techniques classiques pour intégrer la spontanéité de l’instant tout en explorant de nouveaux territoires créatifs.
J’utilise la technique du piqué libre, à laquelle j’associe le collage et le transfert de papiers ainsi que la technique du monoprint et parfois de la peinture.
J’utilise également « la broderie spontanée » à la main (= sans code, sans régularité ), qui vient enrichir certains travaux.
Certaines de mes œuvres sont très colorées ; les couleurs vives contrastantes, mises en valeur par le noir et le blanc, constituent des choix fondamentaux de mon travail, par la puissance de leurs expressions.
Mon travail est souvent empreint d’un univers onirique et d’un « jeu » qu’imposent les matériaux choisis (tissus, fils textiles ou métalliques, papiers déchirés, imprimés…). Très souvent le résultat obtenu est transparent et/ou « troué », composé d’écritures imaginaires ou d’idéogrammes.
La COOP – Les Ateliers Eclairés
L’Atelier d’Art
L’Atelier d’Art est le lieu de travail et d’exposition. Il est situé entre l’avenue de la forêt noire et l’orangerie.
Ar321
AR 321
-Le cabinet de curiosités –
Présentation de l’atelier :
Depuis ma sortie de la Hear – appelée à mon époque LE QUAI – j’ai toujours poursuivi une pratique artistique personnelle et ce dans les différents lieux et régions habités.
A ce jour, mon atelier se trouve dans mon lieu de vie.
Une pièce entière est dédiée et consacrée à ma pratique artistique et autres expérimentations qui s’y raccrochent.
D’où le sous-titre « cabinet de curiosités » puisqu’on y trouve – en marge de ma pratique du dessin – teinture végétale et donc plantes en attente du grand bain, curiosités glanés ça et là, et un grand nombre de feuilles éparses ou carnets à spirales contenant notes, intentions, gribouillis ou croquis plus affirmés.
Le nom principal de l’atelier AR 321 rappelle le nom donné à l’atelier éphémère investi il y a 2 ans sur le site de l’entreprise DMC dans laquelle je suis salariée en tant que styliste et coloriste.
R 321 est le nom d’un rouge emblématique de la gamme de fil à broder DMC et j’ai souhaité conserver ce nom pour le plaisir du Rouge et son histoire à Mulhouse mais également dans mon travail plastique.
L’atelier se situe au 2eme étage d’un immeuble de 4 appartements au 115 Avenue Salengro à Mulhouse et n’est pas loin d’autres ateliers d’artistes, notamment rue Flora ou encore les Ateliers de l’Alma Quai de l’Alma.
J’espère donc vivement que ma candidature sera retenue afin de présenter à un public curieux mes travaux les plus récents et mon lieu de création.
Marie-Dominique Guth-Procureur
Art et Carton
Mon atelier à Strasbourg est à la fois un espace de création, d’expérimentation et de rencontre.
Pensé comme un lieu vivant plutôt qu’un simple espace de travail, il reflète ma démarche artistique : transformer un matériau humble — le carton recyclé — en œuvres sculpturales, objets et luminaires.
Dès l’entrée, le visiteur arrive dans un espace d’accueil, conçu comme une zone de transition entre l’extérieur et l’univers de l’atelier. C’est un lieu d’échange, où je présente ma démarche, les matériaux, les outils et les différentes étapes de fabrication. On y découvre les premières traces du processus créatif : échantillons de carton, textures, essais de formes et de structures. Cet espace permet de comprendre comment un matériau destiné à être jeté devient matière artistique.
On voit ensuite à l’espace de travail, le cœur de l’atelier. C’est ici que naissent les œuvres. Table de découpe, outils, structures en cours de montage et pièces en évolution témoignent d’une pratique manuelle, patiente et précise. Le public peut y observer les différentes étapes : découpe, mise en volume, assemblage, construction des structures et travail des finitions. L’atelier reste volontairement visible et vivant, afin que le processus fasse partie intégrante de la visite. La transformation du carton — de la plaque brute à la forme sculpturale — devient un spectacle en soi.
Un couloir d’exposition prolonge l’espace de travail. Il agit comme une galerie intégrée à l’atelier, présentant des œuvres abouties : sculptures, objets et luminaires. Ce passage crée un dialogue entre la zone de fabrication et les pièces terminées. Le visiteur peut ainsi faire le lien direct entre le geste, la matière et le résultat final. Les jeux de lumière, les ombres portées et les textures du carton y prennent une dimension particulière, soulignant la finesse et la complexité de ce matériau souvent sous-estimé.
Au fond du local se trouve l’espace de rangement : stockage de cartons , matériaux et outils.
L’atelier est équipé de WC et d’un point d’eau, permettant d’accueillir le public dans de bonnes conditions.
Enfin, le lieu bénéficie d’une cour intérieure commune et privative à l’immeuble, un espace extérieur calme où les visiteurs peuvent faire une pause, échanger et prolonger la découverte dans un cadre plus ouvert. Cette respiration extérieure contraste avec la densité matérielle de l’atelier et contribue à l’atmosphère conviviale du lieu.
Mon atelier n’est donc pas seulement un lieu de production : c’est un espace de transmission, où le public peut voir, comprendre et expérimenter la transformation d’un matériau recyclé en œuvre artistique.
Atelier B
J’ai l’habitude de dire : »Ma liberté la peinture à l’huile « . En quelque sorte l’Atelier B est entrée modestement dans une certaine liberté. Il y a huit ans ,avant d’être en possession des clefs, ce qui allait devenir mon atelier de peintre était un poste de police qui abritait la police de l’air et des frontières. C’est grâce à cette acquisition que mon rêve s’est réalisé, avoir mon propre atelier. Franchir le seuil de notre région où le regard se penche sur le premier bâtiment de création artistique contribue en quelque sorte à un accueil chaleureux. J’y travaille seul .Les rencontres et les anecdotes sont nombreuses.
Aline Mathy
L’atelier, mon antre se trouve sur la route des vins d’Alsace, dans un petit village qui se nomme Nothalten (461 habitants). C’est un village viticole situé sur la route des vins d’Alsace et sur la Véloroute du vignoble d’Alsace. J’ai construit une micro-maison en ossature bois local de 70m2 la micro-maison est composée de deux moules collés dont un contient mon atelier, sur un terrain de 13 ares, qui était une ancienne vigne. J’ai toujours eu la volonté de vivre dans une petite maison entourée d’un grand terrain, avec un espace pour créer. L’aspect extérieur de l’atelier est en bois semi flammé, et ressemble de la rue à un hangar séchoir à tabac. Les tuiles sont typiquement alsacienne dite « en queue de castor » (d’où son nom en allemand et en alémanique : Biberschwanz)
La surface de l’atelier est d’environ 30 m2, tous les murs sont en bois, et le sol aussi, ce qui lui donne une acoustique feutrée. Il y a un bureau avec un ordinateur où je mets à jours mon site internet et de divers traitements images des créations photographiques. Il y un bureau haut où je dessine sur un tabouret haut, et des surfaces au murs où je peux dessiner debout sur des grands formats. L’été je dessine dehors aussi, plutôt au sol sur la grande terrasse. Il y a aussi une banquette où je peux lire. L’hiver, je m’occupe d’alimenter le poêle à bois, et je dessine le soir, avec des petites lampes qui éclaire juste la feuille de papier. Je coupe systématiquement le téléphone pour créer un moment de silence absolue. Et être coupée du monde.
Les livres se mélangent à l’atelier, ils sont bien présents et m’accompagne, une collection de livre d’art, mais surtout des livres de photographies.
L’atelier est entouré aussi d’autres artistes et œuvres d’arts qui me touche que j’aie collectionnée au fur et mesure des années.
Mais aussi des objets collectionnés dans la nature, qui se transforme parfois en sculpture ou collages.
C’est un atelier/maison où je me sens très sereine et toutes les émotions peuvent s’exprimer par le dessin ou autre support, je me retrouve.
Je l’appelle mon antre car c’est un refuge pour moi. Un lieu chaleureux et accueillant. Le silence m’accompagne la plupart du temps quand je prends le pinceau.
Depuis l’atelier j’ai une vue sur le jardin depuis une grande baie vitrée,
Le jardin m’accompagne, le son du jardin, le vent dans les feuilles, les insectes divers ainsi que les oiseaux que j’affectionne tout particulièrement. J’ai une attirance pour les nids depuis longtemps. Je les collectionne et en fabrique parfois.
Cet atelier est vivant et bouge, l’harmonie est là. Le jardin est un environnement propice à la création et à la rêverie. Il est en plein mouvement aujourd’hui et je plante et jardine entre deux dessins.
Le jardin est devenu avec le temps, une source d’inspiration première. Pour la contemplation mais aussi pour récupérer dans le jardin des outils pour dessiner notamment des brindilles, ou des feuilles. La poésie règne et se renouvelle avec les saisons.
Laura Apolonio
Emmanuel Antoine
La série Terre d’Encre aborde la notion de paysage avec peu de moyens, l’eau, l’encre de chine et le papier. Il s’agit de faire naitre le paysage à partir de la trace, de l’empreinte. La lumière enfouie dans la profondeur du papier révèle la force et l’énergie du paysage.
Cette série rejoint l’approche de Shitao : « L’encre en imprégnant le pinceau le dote d’une âme, le pinceau, en utilisant l’encre la doue d’esprit »
