Camille Auriere

Des instants fugitifs.
Des moments uniques.
Vouloir capturer le flux inexorable des choses.
En fin de compte observer et traduire.

Mon attention se porte sur tout ce qui est en transition.
Omniprésent mais passant inaperçu dans notre quotidien.
Le travail plastique témoigne de cette fragilité, de cet écoulement du temps.

De la respiration à l’érosion,
du flux sanguin au rythme des marées,
de la création à la destruction.

Chaque proposition, qu’elle soit vidéo ou sculpturale,
installation ou photographie, propose au spectateur une rencontre.
Ces rencontres tendent à devenir de plus en plus inattendues et éphémères,
jouant avec l’espace dans lequel elles s’inscrivent.

Delphine Gatinois

Lors d »une résidence dans la région du Veracruz au Mexique, j’ai renoué avec de précédentes investigations autour du monde agricole.
Je me suis penchée sur un costume social en particulier, un uniforme involontaire, celui des coupeurs de bananes. Je me suis aussi intéressée à des formes et des présences végétales ambivalentes pour ensuite les re contextualiser différemment. J’ai aussi reconstitué un nouveau fil historique de l’évolution agricole de cette région à travers une confrontation d’images et de boites noires évoquant le pourrissement et la collection. L’ensemble de ces recherches a pris la forme finale d’un musée à ciel ouvert sur les murs d’une ancienne coopérative de mais.
L’autre travail présenté s’est lui mené entre Marseille et l’un de mes pays favoris : le Mali.  » France – Au Revoir » est une recherche globale et multiforme (vidéo; photo; broderies, danse) qui regarde les marchandises échangées entre ces deux continents. « La Marchandise du vide » est un chapitre collectif – avec deux danseurs et chorégraphes maliens – qui s’intéresse concrètement aux masses d’objets usés déversés en Afrique en créant d’autres portages, d’autres façons d’acheminer.

Zahra Poonawala

Née en 1983 en Suisse.
Traditionnellement les circuits de production et de diffusion tendent à organiser une séparation entre les espaces dédiés aux arts visuels et ceux des arts musicaux. Zahra Poonawala cherche au contraire à marier les sensations et à trouver un mode d’expression en rapport avec sa double formation de plasticienne et de musicienne. Elle interroge la naissance de l’harmonie, cette étincelle qui fait qu’un son devient l’objet d’une expérience spatiale, avec sa densité, sa présence, ou son absence. Elle est diplômée de la HEAR à Strasbourg en 2007 puis du Fresnoy, Studio National des arts Contemporains en 2012. Expositions (sélection): CAC de Vilnius, Lituanie ; LABoral Centro de Arte, Gijon, Espagne ; Nuit Blanche Bruxelles Belgique ; Kunsthalle de Mulhouse ; MACRO Rome, Italie avec notamment son installation sonore interactive TUTTI, qui a été exposée dernièrement à l’Aubette 1928 à Strasbourg lors de la REGIONALE 16 en Décembre 2015.

Alexandra David

A travers des médiums et des lieux souvent atypiques (le story-telling, des objets, l’édition, une maison de retraite, un téléphérique..) ainsi que des pratiques considérées comme tabou (le vol, l’ésotérisme..), le travail d’Alexandra David explore le concept d’égotisme à l’ère d’aujourd’hui. Les sources de son travail prennent ainsi racine dans l’étude sans complaisance du soi comme spécimen, le physique, le caractère, la personnalité, les expériences personnelles, les limites (etc.) dans un environnent donné. Son travail est à la fois contextuel et in-situ, mais intervient aussi pour modeler cet entourage. Chaque thématique abordée est observée en pensée divergente afin de proposer un rendu multiple, l’ensemble étant traité avec humour et dérision.