Afsaneh Chehrehgosha partage son activité entre la France et l’Iran, entre la photographie, le film et l’engagement militant. Fortement impliquée dans le tissus associatif strasbourgeois, elle se libère et s’exprime par la photo, la vidéo et le film.
Du sensé au sensible La question de la perception est centrale dans mon travail. Le point de vue du spectateur, la construction de l’espace, sa dépravation (anamorphoses, métamorphoses, perspectives singulières), sont les moyens qui vont permettre de nouveaux agencements visuels, propices à la remise en cause de repères traditionnels. L’équivoque et l’étrange sont les moyens de cette nouvelle donne, interrogeant les références communes et les distinctions généralement admises entre volume, surface, motif. Par le paradoxe, le renversement, l’ambiguïté, ma démarche m’amène ainsi à produire des objets, installations et dispositifs, qui viennent détourner la perception du spectateur, lui proposant une vision étrange, un monde imaginaire qui vient mettre en crise le tangible. Les zones d’ombres, les ambiguïtés spatiales créent le doute, les mettent en évidence et me permettent de révéler les contradictions et oppositions sous-jacentes à notre appréhension du monde. Inhérente au visible, l’obscurité vient affirmer notre perception de l’espace, sa mise en valeur me permet de trouver des points de basculements du réel vers la fiction. De l’altération à l’altérité Sans médium de prédilection, mais très attaché aux principes du dessin, je cherche à faire émerger le poétique à partir de nouvelles combinaisons. La fiction vient effleurer le réel, enrichissant l’imaginaire du spectateur. J’interroge nos visions du monde, en adoptant d’autres points de vue ; de nouvelles logiques donnent forme à mes œuvres. Il s’agit, à la fois, d’interroger un scientifique par la logique du dessin et de transposer des éléments de vocabulaire dans un nouveau champ lexical. Créant ainsi un espace sémantique ambiguë et ludique. Ces opérations me permettent de mettre à jour l’incertitude des choses, d’en préserver sa magie et ses possibles. Il s’agit avant tout de permettre un autre regard.
Prenant principalement ses sources d’inspiration dans la transposition
d’événements autobiographiques, mon travail se décline dans sa majeure
partie sous la forme picturale, mais se déploie aussi en sculptures,
dessins, installations, vidéos ou performances.
Il interroge les liens familiaux et amoureux dans ce qu’ils peuvent avoir
de destructeur et d’aliénant, derrière les représentations enchanteresses
proposées par notre société individualiste où la cellule familiale se
substitue au collectif.
Visant à l’universalisation de récits autobiographiques je me réapproprie
des codes signifiants choisis à travers les époques, et les cultures.
Ainsi les codes et images que je réutilise peuvent être empruntés aux
contes, à des films ou chansons populaires, ou encore à la mythologie.
Brassant high and low culture, icônes, portraits et photos de famille, mon
travail interroge les possibles d’une représentation des liens humains.
Mon travail artistique base sur une approche conceptuelle. Ce sont des projets qui sont dû à l’idée de créer, d’élargir un espace imaginaire ou un espace pour le possible et de le rendre accessible. Un endroit a toujours un impact sur son environnement. Des actions artistiques dans l’espace publique redessinent nôtre perception de la localité. C’est une raison pour moi de m’engager pour établir l’ancienne synagogue de Hégenheim comme endroit pour l’art.
Explorer les territoires de marchandisation et les unités de travail dans une perspective anthropologique, poser la question de la situation de l’individu dans l’espace social, a? la recherche d’un point d’ancrage, dessinant des contours. Mes installations se composent comme des partitions minimalistes mettant en scène des éléments de de?cors au sein desquels sont présentées des vide?os. Depuis 2012 je travaille également au sein de l’entité fictive Dimension Émotionnelle compose?e de trois artistes. Nos projets ont étés diffuse?s a? Bridge Art Space (Bangkok), La MAC (Créteil), Austellungsrau?m Klingental (Bâle) et a? la Kunsthalle (Ba?le). Nous élaborons nos projets a? partir de résidus d’informations, flux, déchets, en nous re?appropriant les codes du monde de l’entreprise, les différentes formes de discours et de systèmes de communication. Ces informations sont librement interprétées au travers d’installations et de vide?os.
Avec mon travail, je veux émerveiller les spectateurs sur les multiples couches qui jouent dans notre perception de la réalité. En ajoutant une couche à la réalité, je veux faire prendre conscience aux spectateurs que l’expérience de regarder est une construction et un concept. Je fais des dessins temporaires sur des fenêtres avec des raclettes et des brosses, de l’huile teintée ou du savon. Étant donné que les dessins sont réalisés sur des fenêtres, intégrées à une architecture, l’œuvre interagit avec un contexte social et psychologique, qui fait partie de l’œuvre.
Des ‘zones d’ombres’ ou des ‘points obscures’ apparaissent à travers le dessin sur la fenêtre. La vue derrière celle-ci est floue ou invisible à certains endroits, mais le paysage ou l’intérieur joue toujours un rôle en raison des trous dans le dessin. Les dessins se transforment et donnent des idées différentes. Ils se concentrent sur des parties de la réalité et accentuent. Parfois, on voit plus nette, parfois les grandes lignes deviennent plus claires en estompant. Une fenêtre fournit un aperçu et une vue. Les dessins symbolisent ‘les taches noirs’ à regarder.
TR CUITE est un studio de design fondé en 2022 par Thomas Roger, et basé à Mulhouse (Alsace).
Les objets sont réalisés à la main, en employant diverses techniques traditionnelles de fabrication.
Les formes primitives sont inspirées de rites et pratiques ancestrales.
L’intention de ce projet est de construire un travail artisanal sensible, valorisant notre rapport aux objets du quotidien, et promouvant un design responsable.
Interroge le médium photographique et plus particulièrement sa matérialité.
Vincent suit avec une grande curiosité les évolutions du monde dans tous les grands domaines : écologie, économie, politique, arts, littératures, société, éthique, justice, enseignement, santé, transport, communication.
Il considère qu’un designer doit être ouvert, passionnément curieux du monde dans lequel il vit et engagé pour alimenter sa créativité, être pertinent et éthique. Les enjeux sont grands pour les générations futures et tout le monde a un rôle à jouer et une responsabilité à porter.
Co-créateur de l’atelier de design nun, il s’attache a travailler sur des projets dont la forme est au service du fond, qui sont porteurs de sens et dans les domaines des sciences, du luxe, de la pédagogie, de la culture et des arts.
Enseignant et directeur d’e-artsup Strasbourg, une école de création numérique, la transmission de savoir-faire et de savoir-être aux jeunes générations est centrale à ses yeux.
Bachelier en arts applique?s, Victor Remere intègre l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Nancy en 2009. Après une année d’étude réalisée en 2011 à Concordia University à Montréal au Canada, Il obtient l’année suivante le DNSEP à Nancy et participe en 2013 au Post-diplôme » Création et mondialisation » à Shanghai. C’est aux côtés de Paul Devautour et de l’économiste et essayiste Yann Moulier-Boutang, de rencontres diverses, de conférences et d’actions qu’ils tentent de remettre en question la notion d’exposition par le biais de nouveaux formats. Ces questions deviennent récurrentes et cruciales dans le développement de ses recherches. Elles se poursuivent et s’adaptent à des contextes différents. Sous la forme d’un projet participatif intitule? « White Squares » expérimente? dans les espaces périurbains de Berlin durant l’anne?e 2014, immerge?s dans l’environnement naturel des résidences « Est-Nord-Est »
au coeur du village de Saint-Jean-Port-Joli au Que?bec re?alise?e en 2015 et au printemps 2016 dans des bâtiments en friche de la Basse-ville de Toulon, a? l’occasion de la « résidence Booster ». Depuis 2015, Victor Remere intégré en tant que membre actif l’association « Ergastule » fondée en juillet 2008 par dix artistes plasticiens. Ergastule a pour objectif de promouvoir la création contemporaine, en mutualisant expériences et outils au sein d’ateliers à Nancy ainsi que l’organisation d’évènements et expositions dans le champ de l’Art contemporain.