Camenisch et Vetsch

« Christine Camenisch et Johannes Vetsch travaillent depuis de nombreuses années à des installations vidéo qui emplissent l’espace et qui ont le potentiel de redessiner l’architecture environnante et de transformer la structure fixe en quelque chose de mouvant.

Conçues en boucles, ce ne sont pas des narrations avec un début et une fin.D’une part, il peut s’agir de formes abstraites qui sillonnent les murs de la salle et qui ont la capacité de souligner l’horizontalité d’une construction; d’autre part, ce sont des enregistrementsvidéod’événements naturels réels, quipar leur superposition et leur mouvement, atteignent de nouveau un haut degré d’abstraction.

Mais toutes ses œuvres vidéo semblent avoir un point commun : la réduction de l’image projetée, répétitive, est mise en contraste avec une étonnante poésie du vécu… Une vibration, parfois calme et parfois plus forte, indéfinie dans sa forme exacte, un facteur perturbateur doux.

Les installations vidéo de Camenisch et Vetsch se comportent exactement de la même manière, un picotement et un bruit visuel qui s’insinuentdans le corps, et continuent à persister même lorsqu’on a quitté la pièce depuis longtemps.

Même si leurs œuvres semblent souvent très conceptuelles, les artistes Christine Camenisch et Johannes Vetsch se distinguent toujours en développant leurs installations sur place, dans l’espace, et en rendant visible cet effet qui ne peut être que deviné sur l’écran, dans les maquettes et dans les visualisations. » Ines Goldbach, KunsthausBaselland

 

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Vladimir Mitrev

Sean Silver

Vlad Mitrev’s Time Paintings: Waiting, Painting: Doing Time

The first thing that caught my eye about Vlad Mitrev’s Time Paintings was their audacity. On a purely allusive level, these little blocks of paint offer a striking answer to a basic problem of classical art. Western painting in oils has a long tradition of grappling with a sticky problem: the representation of the fourth dimension in a medium built for two. How is it possible to represent change in a form that makes everything present to the eye, all at once? Because time is essentially a metaphor anyways, various figural solutions have presented themselves. You might think of bearded father time, propped up on a scythe which is meant to remind us of growth and decay. You might think of the meditative heaps of the Dutch Golden Age, the genre pieces and still lifes which show us a clutter of vanities poised just before their decay. Maybe you are reminded of Salvador Dali’s melting clocks, or the fighting Temeraire, being towed to its last berth.

We all know that paint can be made to show time indirectly, as a figure. Mitrev’s bold plan is instead to show us that temporality is essential to the art in the first place, that slow progression is a fact of the art that was there all along. Anyone who has painted even a little bit knows that part of the process is waiting around while paint does what it does. We say that it dries, but really it’s more than this. We might say that it is transforming, irreversibly, from a sticky bulk to a pliable surface, and, like any transformation, in a way that can’t really be forced. Paint dries on its own time, and learning to wait is part of what it means to become a painter. (continuation: www.vladimirmitrev.com)

Saskia Edens

Souffle de vie. Si un fil rouge doit être ici déroulé, ce sera celui-ci. Avec «Breath», Saskia Edens (Genève, 1975) propose de mêler justement les souffles, deux par deux – les respirations opèrent de petites percées dans une plaque de glace qu’elle emmène de personne en personne et qui va petit à petit se changer en eau jusqu’à rendre le contact possible. La bouche de Flora exhale des fleurs, de la gueule de Fafner jaillit du feu, l’eau surgit des gargouilles de Boboli. Souffle de vie donc, mais aussi traversée des mondes – l’âge de glace, du feu et du métal. Saskia Edens fait partie de ces êtres rares qui savent conjuguer grâce et énergie, violence et poésie. Ses performances font état de la transformation autant de la matière que du corps et côtoient en un sens l’univers scientifique des expériences où l’ultime résultat n’est jamais établi. C’est la magie des métamorphoses que l’artiste offre au regard. Au commencement de A «contre-courant» (2007-2010), Saskia Edens, vêtue de blanc et parée de boucles d’oreilles et de colliers, arrive paisible; une vingtaine de minutes plus tard, elle ressemble d’avantage à Mary Wigman dans sa fameuse danse de la sorcière, à ceci près qu’elle ne porte plus aucun bijou (ils ont fondu) et que son vêtement est maculé de grandes traînées d’encre rouge et bleu. Pendant ce temps, elle a couru à l’envers sur un tapis de course. L’exercice est périlleux et demande de l’endurance, de l’ardeur mais aussi de la joie. Il en va de même pour l’incroyable «Make-up» (2008) où avant d’entamer une danse macabre, Saskia Edens se peint littéralement le corps en creux, laissant la peau s’envisager comme le squelette.

L’énergie déployée dans chacune de ses performances est perceptible dans la série d’objets débutée en 2011 avec les «Contact Imprint». Changer d’état entre le chaud et le froid, passer du liquide au solide et vise versa. Le geste est immédiat, l’explosion est totale, la violence immense : armée d’une casserole, d’un réchaud à gaz et d’un pistolet à air comprimé, Saskia Edens va propulser de l’étain en fusion sur des objets. Assez éloigné de la sculpture (modelage ou taille), plutôt proche de la photographie. Reproduction d’un instant par contact – l’image produite ne partage pas seulement les apparences de son modèle mais sa structure intime. Face : tout n’est que magma de lave séchée et poussière. Pile : perfection et douceur. L’effet est celui du souffle d’une bombe, éruption volcanique. La vie a été captée dans ces images, l’artiste a su montrer l’énergie vitale déferlant à travers le corps et au-delà. (…)

Véronique Yersin

Diana Dodson

Die Werke von Diana Dodson oszillieren zwischen Abstraktion und Figuration, das Medium der Malerei reflektierend. Zwischen konzeptionellem Kalkül und malerischer Geste entstehen konkret-expressive Arbeiten, die den Malprozess und die physikalischen Eigenschaften der Farbe untersuchen. Naturelemente und geometrische Fragmente treffen sich in ätherischen Farb- und Lichträumen, installative Arbeiten befragen das Verhältnis zwischen Malerei und dreidimsionalem Raum.

Antoine Chabaux

Artiste pluridisciplinaire dont la création est orientée autour du détournement, Antoine Chabaux développe depuis une dizaine d’années une série de sculptures centrées autour d’un objet aussi commun qu’exceptionnel : le livre.

Ayant traditionnellement approché les arts par le dessin, la peinture et le collage, associés progressivement à de nouvelles techniques et expériences picturales, sculpturales et vidéographiques ; il abordera finalement le livre comme une base fertile pour ses créations.

La technique sculpturale développée progressivement ; principalement par extraction au scalpel, lui permet de compléter une importante série de livres en tous genres (roman, bd, livre d’art, livre de pêche, manifeste surréaliste ou manuel scolaire, …) en conservant une unité esthétique particulière.
Cette technique centrale s’enrichit à la rencontre de nouveaux ouvrages, opposant chacun de nouvelles contraintes et/ou de nouvelles opportunités de formes, ou techniques.

Du scalpel à la découpeuse laser, l’outil décharge le livre d’une partie de sa matière, au profit d’une forme, d’un texte, d’une image, ou de toute évocation associée à ce livre.

Le livre devient plus qu’un décor pour la sculpture, il en est toute la matière ; de ses pages en papier au contenu de leurs chapitres.
Rien ne s’y ajoute, et surtout pas de colle.

Tout était présent dans chaque livre, à l’endroit même où il se trouve, et laisse la technique s’adapter pour le faire apparaître, le rattacher au cadre, le mettre en avant par enchevêtrement des pages.
Chaque livre est une nouvelle matière.

Certaines de ses sculptures s’accompagnent de créations et d’installations sonores et vidéos.

Wonderbabette

Alors qu’elle participe à des expositions collectives, elle réalise que le public est moins intéressé par les œuvres qu’il vient voir lors de vernissages que par le buffet et les bavardages mondains… Cette remarque va orienter son travail d’artiste dans l’interaction qu’il peut y avoir entre les œuvres, les artistes et le public, elle explorera la performance impliquant le public. Un premier pas qu’elle fait avec cette photographie d’un bassin de femme entouré d’une ceinture de préservatifs usagés, exposée à des collégiens et des personnes âgées, qu’elle fait écrire pour réfléchir et parler de la sexualité. De là, ce qui l’intéresse c’est ce que peut apporter la pratique de la création à un public large. Elle travaille alors en prison, à l’hôpital, auprès des gens du voyage… Les ateliers se multiplient et un aller-retour entre ce qu’elle crée et ce qu’elle apporte au public se construit : « La confrontation avec le public des propositions créatrices est pour moi un élément essentiel de mes créations. »”

Ariane Lugeon

Mit ihrer Kunst gelingt es Ariane, emotionale Zustände mit Textilien zu materialisieren und lässt diese mit der Umwelt interagieren. Mit ihrer Kunst spiegelt sie ihre Umwelt.

Ariane ist 1974 in der Schweiz (Biel) geboren, seit 2013 lebt und arbeitet sie in Kopenhagen (DK) / seit Juni 2017 arbeitet sie auch in Basel (CH) & in Hégenheim (F)

Autodidaktin. non-konform. entwickelnd.

Seit 17 Jahren freischaffende Künstlerin.

Textilkunst, Installationen, Performance, Fotografie

Die Stickerei ist ihre Leidenschaft.

Carolle Masson

Carolle Masson est une artiste pluridisciplinaire avec une prédilection pour la mise en image. Elle additionne plusieurs activités en parallèle, comme celle de professionnelle soignante, d’initiatrice à l’escalade, ou tout simplement celle de mère, ce qui influe de manière conséquente ses champs de recherches. Elles sont le relief de son travail. Ses différentes questions se tissent dans les symboliques de l’intime, jouant sur la singularité et l’universel. Elle aime interroger l’ambiguïté entre la notion de frontière et de limite, de ce qui est étranger mais aussi ce que l’on reconnaît de soi chez l’autre. Ses explorations prennent forme par la photographie, la vidéo, des installations, ou d’autres médiums selon les projets. Née en 1980, elle vit et travaille en Alsace.

Anatolatonal

Sound.Musique. Composition. Hörspiel.Video.Musique de scène. Shakuhachi. Instruments.Mystic exercises.