I experiment video-creation as an extension of the photographic image, documenting in sequences the pulse of the action. I have been studying the documentary authenticity as fiction for some years, using memory in this auto-investigation which lies halfway between the real/visual and the staged scene. Silence, sound or absence are present, as is uncommunication.
Regarding drawing, I have been working on inexactitude and disproportion. This has led to a degenerate effect, a result of inconclusive aspect (in the same way a memory is incomplete too), unmeasured and with no meaning in space. For me, a blank piece of paper or canvas are spaces of negotiation.
Raphaëlle Mueller est une photographe, artiste et une chercheuse basée à Bâle et à Genève qui inscrit ses travaux dans une pratique pluridisciplinaire. Sa pratique artistique fusionne l’art et la science dans un agenda géopolitique discursif et ses méthodologies exploratoires impliquent des dialogues multilatéraux qui questionnent les relations cachées et spéculatives entre l’écologie, la politique, l’humain et le non-humain. Son travail vise à établir un lien entre les mondes scientifique et non scientifique, notamment dans le cadre de problématiques environnementales. Ses explorations visent donc à appréhender et à comprendre la matérialité toxique de l’Anthropocène/Capitalocène et à tenter de forger de nouveaux liens inter-espèces et inter-médias. Si elle porte une attention particulière à l’image et à ses moyens de production dans ses usage (post)photographiques, elle réalise également des performances, des films, des vidéos et des conférences. Le format original de ses expositions propose des restitutions d’expériences et de recherches au long cours. Il prend aussi souvent une forme évolutive. Ses recherches engagées se situent dans la lignée d’une pensée éco-féministe, et convoquent l’analyse forensique (étude de terrain, analyses de données, statistiques etc.) qu’elle applique à des méthodes et à des expériences artistiques développées en collaboration avec des chercheur-eus-s, biologistes, performeurs-e-s-et bio-hackeur-euse-s. Raphaëlle Mueller travaille aussi avec des matériaux inusuels qui relèvent du vivant (Exogenesis, 2019-2021), des molécules synthétiques (Chemical Charm, 2018), ou des toxiques (T(t)erraforming, 2018). En interrogeant les systèmes de production, en renonçant dans la mesure du possible à engendrer de nouveaux objets et en favorisant le recyclage, elle invite à des réflexions qui résonnent avec une éthique du care (Perspectives on post-capitalist thinking/being, 2021). Elle mène enfin un travail qui met au centre de ses expériences artistiques des processus qui dénoncent l’exploitation de vulnérabilités et invitent à repenser les relations de pouvoir entre les vivants. Elle a exposé dans de nombreux espaces d’art et festivals.
Simon Krebs arbeitet mit Fotografie, Film, Animation, Zeichnung und Musik.
Er produziert Ausstellungen, Filme, Musikvideos, Bücher und kooperiert gerne mit Musiker:innen, Autor:innen oder Mode-Designer:innen. Seine Arbeit zeichnet sich durch ein starkes Interesse für Menschen oder deren Fehlen, des Menschen Umgebung und Tätigkeit aus. Scheinbar alltägliches offenbart in Krebs’ Arbeit eine eigentümliche Magie oder ein humorvolles Gruseln.
Artist staitment The subject of my photographs, texts, and videos is the everyday existence of animals, things, and people, as well as the moments when relationships between them emerge. My practice is predominantly intuitive. Even when there is a precise plan for a project, success more often occurs in the ruins left by the collision of that plan with reality. For me, making art is a kind of «rummaging in the dark,» in the unknown. This rummaging allows for a momentary illumination of the darkness. It is impossible to see the entire territory, but one can infer it by remembering the brief glimpses through the «slits» one has made and mentally connecting them. This applies both to the experience of working with photography (which is why flash is often present in the images) and to working with text. In the case of text, it is like photographing the thoughts in one’s head.
Elana Gutmann brings together paintings and works on paper created in resonance with that which is not often noticed, seen or heard. In myriad forms, this latest body of the artist’s works considers touch, place, and scale as sensory points-of-entry to dream with, to contemplate, to imagine, and reimagine. Colors shimmer and cool, lingering and inviting suggestions of rivers, horizons, lush undergrowth, figure and form. They draw us in at close proximity and open from afar.
Elana Gutmann lives and works in Basel, and engages in project-based residencies and collaborations in a variety of countries and contexts. In concert with her work in the studio, Gutmann has been engaging in arts-in-social justice projects, primarily in Paris and New York, for over three decades. Her artworks are grounded in dialogue and a process of inquiry and discovery — a conversation with the work as it evolves. Inspired by her research into mycorrhizal networks, and exchanges with international scientists and ecologists, the artist’s latest body of work considers connectivity, imagination and flourishing in our relationships and interactions with all living things.
Multimediakünstlerin, deren allgemeine Ideen sich um die Beziehung zwischen persönlichen und
kollektiven Erinnerungen drehen. Mit ihrem Hintergrund als Biologin ist Cueni nicht nur wissenschaftlich an der Natur interessiert, sondern untersucht auch die Gesellschaft anhand ihrer Interaktion mit der Natur und hinterfragt das Verhalten gegenüber dem Anderssein in einem
grösseren Rahmen. Ihre Arbeit ist vielschichtig und vermischt Aspekte der Dokumentation, der
wissenschaftlichen Forschung und der persönlichen Wahrnehmung – mit einem leichten Hauch
von surrealer Fiktion und Humor.
Danse-performance et arts visuels
Mon materiel du travail principal c’est le corps. C’est le corps que nous voyons, celui qui accompli des actions, et celui dans lequel notre esprit opère mystérieusement.
Mon travail de danse-performance est une exploration au sein de ce milieu. Et la performance en direct devenant le moment crucial d’échange entre les corps. Au-delà de ce que nous savons.
Même en dehors des objectives et des intentions de l’artiste.
Cette ouverture comporte un risque, mais elle est fondamental pour entrer dans le réel.
Bien que je réalise beaucoup de vidéos, c’est lors des action en direct que on parvient les plus souvent à ouvrir ce fossé.
D’un autre côté, je suis pleinement intéressée à la transmission. C’est pourquoi je donne des cours où l’on développe la conscience corporelle et l’usage créatif du mouvement ainsi que la perception en action. Ce sont en vraie des ouvres d’art collectives, des ouvres de vie en action artistique.
Ma formation initial est en arts visuels. J’ai étudié les beaux-arts en Espagne. Je n’ai jamais abandonné les arts visuels, que ce soit le dessin, la peinture ou le modelage. Il y a des occasions où c’est ça qui pousse.
En parallèle de ses projets commerciaux, Antonin Mechler s’investit dans le développement de films documentaires et expérimentaux, souvent nourris par sa passion pour l’urbanisme. Son style distinctif combine un storytelling immersif à une imagerie sensorielle, cherchant à capturer l’âme des environnements urbains.