Raphaëlle Müller
4057 Basel
 
Dernière participation aux ateliers ouverts
2015
 
Techniques
- Photographie
- Vidéo
 
contact
Oetlingerstrasse 157
4057 Basel
raphaelle.mueller@gmail.com
tél : 07 93 50 94 02
https://reseau-dda.org/fr/artists/raphaelle-mueller
 
Présentation
Raphaëlle Mueller est une photographe, artiste et une chercheuse basée à Bâle et à Genève qui inscrit ses travaux dans une pratique pluridisciplinaire. Sa pratique artistique fusionne l’art et la science dans un agenda géopolitique discursif et ses méthodologies exploratoires impliquent des dialogues multilatéraux qui questionnent les relations cachées et spéculatives entre l’écologie, la politique, l’humain et le non-humain. Son travail vise à établir un lien entre les mondes scientifique et non scientifique, notamment dans le cadre de problématiques environnementales. Ses explorations visent donc à appréhender et à comprendre la matérialité toxique de l’Anthropocène/Capitalocène et à tenter de forger de nouveaux liens inter-espèces et inter-médias. Si elle porte une attention particulière à l’image et à ses moyens de production dans ses usage (post)photographiques, elle réalise également des performances, des films, des vidéos et des conférences. Le format original de ses expositions propose des restitutions d’expériences et de recherches au long cours. Il prend aussi souvent une forme évolutive. Ses recherches engagées se situent dans la lignée d’une pensée éco-féministe, et convoquent l’analyse forensique (étude de terrain, analyses de données, statistiques etc.) qu’elle applique à des méthodes et à des expériences artistiques développées en collaboration avec des chercheur-eus-s, biologistes, performeurs-e-s-et bio-hackeur-euse-s. Raphaëlle Mueller travaille aussi avec des matériaux inusuels qui relèvent du vivant (Exogenesis, 2019-2021), des molécules synthétiques (Chemical Charm, 2018), ou des toxiques (T(t)erraforming, 2018). En interrogeant les systèmes de production, en renonçant dans la mesure du possible à engendrer de nouveaux objets et en favorisant le recyclage, elle invite à des réflexions qui résonnent avec une éthique du care (Perspectives on post-capitalist thinking/being, 2021). Elle mène enfin un travail qui met au centre de ses expériences artistiques des processus qui dénoncent l’exploitation de vulnérabilités et invitent à repenser les relations de pouvoir entre les vivants. Elle a exposé dans de nombreux espaces d’art et festivals.
 
Parcours
Raphaëlle Mueller a étudié la photographie à la Head-Genève et à la ZHDK-Zurich (2007), l’art et les nouveaux médias (Postgrade Immédiat) à la Head-Genève (2009) et la recherche artistique au sein du Master CCC (Critical, Curatorial, Cybermedia) à la HEAD-Genève (2017). Elle y a obtenu notamment le Prix d’Excellence en Art Visuels de la HES-SO (2017), ainsi que la Bourse Déliée 2018 décernée par le Fond d’art Contemporain (FCAC) de Genève. En parallèle à son activité d’artiste, elle travaille en tant que photographe professionnelle dans les domaines de l’art et du design principalement, en déployant une approche expérimentale dans le cadre des mandats qu’elle réalise. De plus, elle se forme à la danse contemporaine depuis 2022, plus particulièrement des pratiques d’improvisation qui vont du Contemporain au Butoh, au Body Weather et au Contact Improvisation.
