Antoine Chabaux

Artiste pluridisciplinaire dont la création est orientée autour du détournement, Antoine Chabaux développe depuis une dizaine d’années une série de sculptures centrées autour d’un objet aussi commun qu’exceptionnel : le livre.

Ayant traditionnellement approché les arts par le dessin, la peinture et le collage, associés progressivement à de nouvelles techniques et expériences picturales, sculpturales et vidéographiques ; il abordera finalement le livre comme une base fertile pour ses créations.

La technique sculpturale développée progressivement ; principalement par extraction au scalpel, lui permet de compléter une importante série de livres en tous genres (roman, bd, livre d’art, livre de pêche, manifeste surréaliste ou manuel scolaire, …) en conservant une unité esthétique particulière.
Cette technique centrale s’enrichit à la rencontre de nouveaux ouvrages, opposant chacun de nouvelles contraintes et/ou de nouvelles opportunités de formes, ou techniques.

Du scalpel à la découpeuse laser, l’outil décharge le livre d’une partie de sa matière, au profit d’une forme, d’un texte, d’une image, ou de toute évocation associée à ce livre.

Le livre devient plus qu’un décor pour la sculpture, il en est toute la matière ; de ses pages en papier au contenu de leurs chapitres.
Rien ne s’y ajoute, et surtout pas de colle.

Tout était présent dans chaque livre, à l’endroit même où il se trouve, et laisse la technique s’adapter pour le faire apparaître, le rattacher au cadre, le mettre en avant par enchevêtrement des pages.
Chaque livre est une nouvelle matière.

Certaines de ses sculptures s’accompagnent de créations et d’installations sonores et vidéos.

Wonderbabette

Alors qu’elle participe à des expositions collectives, elle réalise que le public est moins intéressé par les œuvres qu’il vient voir lors de vernissages que par le buffet et les bavardages mondains… Cette remarque va orienter son travail d’artiste dans l’interaction qu’il peut y avoir entre les œuvres, les artistes et le public, elle explorera la performance impliquant le public. Un premier pas qu’elle fait avec cette photographie d’un bassin de femme entouré d’une ceinture de préservatifs usagés, exposée à des collégiens et des personnes âgées, qu’elle fait écrire pour réfléchir et parler de la sexualité. De là, ce qui l’intéresse c’est ce que peut apporter la pratique de la création à un public large. Elle travaille alors en prison, à l’hôpital, auprès des gens du voyage… Les ateliers se multiplient et un aller-retour entre ce qu’elle crée et ce qu’elle apporte au public se construit : « La confrontation avec le public des propositions créatrices est pour moi un élément essentiel de mes créations. »”

Ariane Lugeon

Mit ihrer Kunst gelingt es Ariane, emotionale Zustände mit Textilien zu materialisieren und lässt diese mit der Umwelt interagieren. Mit ihrer Kunst spiegelt sie ihre Umwelt.

Ariane ist 1974 in der Schweiz (Biel) geboren, seit 2013 lebt und arbeitet sie in Kopenhagen (DK) / seit Juni 2017 arbeitet sie auch in Basel (CH) & in Hégenheim (F)

Autodidaktin. non-konform. entwickelnd.

Seit 17 Jahren freischaffende Künstlerin.

Textilkunst, Installationen, Performance, Fotografie

Die Stickerei ist ihre Leidenschaft.

Carolle Masson

Carolle Masson est une artiste pluridisciplinaire avec une prédilection pour la mise en image. Elle additionne plusieurs activités en parallèle, comme celle de professionnelle soignante, d’initiatrice à l’escalade, ou tout simplement celle de mère, ce qui influe de manière conséquente ses champs de recherches. Elles sont le relief de son travail. Ses différentes questions se tissent dans les symboliques de l’intime, jouant sur la singularité et l’universel. Elle aime interroger l’ambiguïté entre la notion de frontière et de limite, de ce qui est étranger mais aussi ce que l’on reconnaît de soi chez l’autre. Ses explorations prennent forme par la photographie, la vidéo, des installations, ou d’autres médiums selon les projets. Née en 1980, elle vit et travaille en Alsace.

Anatolatonal

Sound.Musique. Composition. Hörspiel.Video.Musique de scène. Shakuhachi. Instruments.Mystic exercises.

Julie-Anne Weber

Il était une fée née du froid de l’hiver, Au cœur d’une nuit d’encre et de papiers froissés, Bercée d’antiques fables et de contes passés, Qui grandit au pays d’émerveillés trouvères. Dès l’âge le plus tendre, un crayon à la main, Elle illustre ses rêves peuplés de korrigans. L’art et le cinéma, deux chemins intrigants, L’emportent vers Bruxelles aux studieux lendemains. Revenue diplômée en sa ville natale, Elle ouvre son studio de films d’animation, Sans jamais oublier ses premières passions, Petite faiseuse d’images, aux mille idées étales. Qu’elle façonne en détail une perle de neige, Ou qu’elle projette en grand les façades alsaciennes, Traçant d’un pinceau neuf des légendes anciennes, Elle invite en son monde à un tour de manège. Biberonnée de contes et légendes depuis sa plus tendre enfance, Julie-Anne Weber a toujours vécu au pays d’Émerveille. Du bout de son crayon, elle s’essaye très tôt à illustrer de nouvelles histoires, glissant d’un univers à l’autre à coup de plumes et de pinceaux. Petite faiseuse d’images, elle se passionne bientôt pour le cinéma et trouve dans l’animation le parfait barbouillon de culture où déverser ses rêves. Peinture, couture, modelage… elle cultive l’expérimentation multi-techniques, enchaînant clips vidéo et événements artistiques. Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre à Bruxelles et membre fondateur de l’association Art Puissance Art dont elle deviendra directrice artistique, elle est désormais installée au sein de l’espace Colod’art, à la tête de son propre studio d’animation : Animaillons ! Projet après projet, Julie-Anne Weber façonne un monde miniature animé à la main, image par image, mais elle ne cesse de rêver en grand et se lance bientôt dans le vidéo-mapping, dépassant le cadre de l’écran pour projeter ses images sur scène puis sur des bâtiments. A travers ses créations, qu’elles soient animées ou picturales, comme avec les J’mages, un duo artistique mère/fille – photo/aquarelle, elle cherche à susciter l’émerveillement où on ne l’attend pas, à réenchanter le quotidien, et à sensibiliser son public, avec humour et poésie, aux causes qui lui tiennent à cœur (lutte contre les discriminations, les stéréotypes sexistes, les violences conjugales…).

Alicia Gardes

Alicia Gardès est photographe et vidéaste. Née à Nice en 1991, elle vit et travaille à Strasbourg. Elle découvre la photographie argentique et le moyen format au début de ses études d’arts, avant de se tourner vers le cinéma et l’installation. Ses images résultent d’une lutte ténue entre documentaire et mise en scène narrative. « Comment entretenir l’unicité d’un regard, d’un propos, dans une société qui s’enregistre perpétuellement ? Comment contourner les stéréotypes, les normes, qui s’imposent à nous et influencent notre esthétique, dans un sens à la fois empirique, politique ou visuel? Par une pratique de l’image protéiforme, je tente de déjouer le sort. En passant derrière l’objectif, je démantèle, dissèque et rejoue le monde qui m’entoure afin d’en donner une image plus claire » Alicia Gardès est aussi membre du collectif Burstscratch, du Collectif Superflux, et professeure de photographie numérique aux ateliers publics de la HEAR

Olivier Chatté

« De la méthode à suivre dans l’étude de la nature : Il faut procéder des faits particuliers et composés, qui sont pour nous les plus notoires et les plus clairs, et remonter par l’analyse jusqu’aux principes universels, aux causes des choses, et à leurs éléments simples, qui sont les plus clairs et les plus notoires en soi. » Aristote, Physique. Tome I : Livre I – Des principes de l’être.

Julien Mathis

Plasticien, vidéaste, ethnologue et bricoleur Strasbourgeois et cuisinier de formation première, j’ai repris des études universitaires en anthropologie sociale et cinéma documentaire, et en marge l’exploration informatique/télématique hardware/software, pour des recherches universitaires et personnelles sur la place de l’Homme dans l’Univers et la spirale noosphérique. Dans une une dynamique de création autonome, je m’essaie depuis à des films engagés hors-TV, des sites Internet de contenu, et l’apport de la vidéo dans le spectacle vivant (création & régie). Plus personnellement, et en recherche de financement, je développe des installations vidéo, avec une passion pour les vieux tubes cathodiques et vieux matériels sur-cyclés, pour des approches scéniques et autres tentatives plastiques, avec développement logiciel sur nano-ordinateur, programmation en vidéo-wall, à des fins de manifestations numériques et créatives, collections muséales et galeries d’art. Pour rester en paix avec mes passions et me vider la tête, je cuisine et je jardine. « Liberté est un mot que le rêve humain alimente. Il n’existe personne qui l’explique, et personne qui ne le comprenne » Cecilia Meireles, in Film L’île aux Fleurs, de Jorge Furtado, Brésil, 12′, 1989

Nikunja

L’artiste trans-média Nikunja (né à Bâle, Suisse; vit et travaille actuellement à Hégenheim en France, à Bâle et sur l’Île Maurice) a étudié la peinture et l’art vidéo à l’académie de l’art de Bâle (Kunstgewerbeschule Basel) de 1975 à 1979. En 1991, Nikunja a reçu la bourse fédérale suisse d’art (Swiss Art Award), 1991-1993 la bourse fédérale suisse d’ART-EST en Pologne et en 2003 une bourse réalisateur à l’université d’Oxford de la République de Genève. Il était soutenu par des résidences au Zimbabwe (1996), au Japon (1997), au Pays-Bas (2003/4), à La Réunion (1998/2007-9), en Afrique du Sud (2008), en Namibie (2008), à Maurice (2010/11). Avant de se détourner du marché de l’art en 1997 il était représenter par la Galerie Inge Baecker, Cologne. En 2015 l’installation trans-media et interactive « Xanadu: The Bastard’s Dream » a été sélectionné par Okwui Enwezor pour la 56ième Biennale d’Art Contemporain de Venise et été exposé à l’Istituto Maria della Pieta. En 2017, son film de performance NAMA (2008, HDD, 84 ’) a été projeté au PAF Performance Art Festival de Berlin dans le cadre du projet CyberNomad Afrotak’s « Remains » Project. En 2019 il a créer la groupe de recherche musicale et sonore UNCOPPEN SAW avec Mannee, M. Sylvestre (Berlin) et A. Perret (Genève), avec des performances au Festival Ungemuetlich VI au Kunst Forum Berlin, au Musée DADA, Cabaret Voltaire, Zurich pour “Die andere Maria” de Till Velten et un enregistrement album MOÏKA au relief studio, Suisse, qui va être publier en 2021. En 2021 un papier art-science sur “l’expansion de la Démocratie par la Matière Interactive” et le projet nomade Transmedia Art Dome seront réaliser. «Mon œuvre évoque une interaction entre tous les éléments qui le constituent ainsi qu’avec le public, permettant de nouvelles perspectives et formulations artistiques évolutives, suspendues entre positions et médias sur une chronologie infinie, l’interaction comme matière évolutive brute mais subtile, la Matière Interactive. Cela concerne non seulement une nouvelle perception élargie et une prise de conscience croissante d’un présent à plusieurs niveaux, mais aussi l’immense potentiel créatif et les échanges qui peuvent en découler. » Depuis le milieu des années 1990, Nikunja a développé le concept transmédia artistique et philosophique de la Matière Interactive comme fondement de l’évolution artistique, naturelle et spirituelle de la perception de l’univers et de soi et se rapporte à la compréhension de l’interactivité en tant que matière à formuler et à expérimenter de manière créative. L’œuvre de Nikunja permet l’expérience directe de la Matière Interactive entant suspension entre la réalité analogique et la réalité numérique, entre le matériel et l’immatériel, entre le présent et un temps suspendu, entre le Soi et l’Autrui.