Philippe Poirier

Musicien du groupe de rock Kat Onoma depuis sa création en 1986.
Écrit et compose également des albums solos, et réalise des films documentaires.
A enseigné de 2004 à 2017 les arts visuels à la Haute école des arts du Rhin. Pratique le dessin et la peinture.

Damien Lemercier

Damien Lemercier développe un travail situé entre la lumière, la photographie, le cinéma et la vidéo d’art. Il interroge notre réaction au passage du temps, à la déshérence et à l’étrange confort qu’apporte la nostalgie. Influencé par la maniéré dont les peintre de la renaissance rhénane ont traités ce thème des « vieux amants » à « la jeune fille et la mort », il le transcrit dans un univers personnel, vestige présent d’un autre temps, désindustriel.

Oscar Hache

Feu son cher père l’initiant à la photographie et aux burlesques des bons jours très tôt dans son enfance, Oscar Hache décide d’étudier le cinéma à l’université paris XIII Vincennes Saint Denis. Il prolonge sa découverte des pratiques photochimiques du cinéma normal ou différent (par opposition au cinéma industriel) au sein d’un atelier-laboratoire pour le cinéma analogique à Strasbourg, Burstscratch, avec lequel il travaille pendant cinq ans.
Les quelques films qu’il y a produit, les deux premiers Films du dés-apparaître, ont été projetés à travers l’Europe dans différents festivals et événements d’ampleur Undergound, à Paris, Berlin et même aux States.
Aujourd’hui lassé des fonctionnements collectifs, Oscar a installé un petit atelier-labo individuel chez lui pour approfondir et affiner sa pratique du cinéma, de la photo, et de ce que l’on peut trouver dans l’entre-deux; c’est Le Dépoli.

Laurine Wagner

Née en 1997, Laurine Wagner est une artiste-chercheuse strasbourgeoise qui vit et travaille à Paris et à Strasbourg. Elle conçoit des installations vidéographiques et/ou sonores, poétiques et immersives, des photographies, voire des performances. Entre arts, sciences et société, l’expérience est au centre de sa réflexion en interrogeant des états « d’entre-deux ». Elle soulève des processus de transformations, des problématiques environnementales, sociales et mentales afin d’interroger les croyances, ressentis et expériences de chaque personne. Techniques Arts visuels et sonores (vidéo, photographie, son, performance)

Rémi Voche

Performance comme manière d’être, ou manière d’être comme performance…
Rémi Voche s’implique tout entier dans ce qu’il présente.
‘Il faut répondre énigmatiquement aux énigmes du monde’. Ceci, on le
comprend devant les performances de Voche, ou la notion de question comme
celle de réponse ne semblent plus avoir de valeur propre. Seul compte
l’instant, célébré comme une forme d’absolu; cet instant que Rémi Voche va
gratter, gratter encore, chercher, éprouver dans son être même jusqu’à en
trouver la substantifique moelle.
Né en 1983 à Lagny-sur-Marne, Remi Voche se forme à la Villa Arson de
Nice dont il ressort diplômé en 2012. Depuis, il court partout. C’est aussi
qu’il y est habitué, car on pourrait le définir comme sportif à plein temps.
La course, l’effort, la notion de limite corporelle sont extrêment présents
dans son travail.
C’est en effet ce même rythme de course (un-deux-un-deux) qu’il
s’impose et avec lequel il remplit son espace de représentation. C’est celui
dans lequel, à force de répétitions de gestes, il finit par se confondre
avec le monde. C’est un combat qu’il engage, qui se termine en une forme
d’amour, de réunion quasi-palpable en un point seul du temps et de l’espace.
C’est l’engagement d’un dialogue jusqu’à la perte des deux parties.
Il y a de l’étrange et de l’absurde dans les choses qui se répètent
trop. C’est sur cette notion d’étrange que Voche joue en la poussant au
maximum, en la travaillant par le rythme et par la résurrection de rituels
païens, animistes, dans des lieux qui ne leur semblent absolument pas
ouverts ni réceptifs. Il y a une certaine forme d’ironie dans son travail,
adressée au regardeur, à ses valeurs, à la modernité, à la civilisation, à
la notion d’institution. Tout s’effondre un peu. Ne reste plus que la terre,
et des ruines tout autour.
Condenser, entourer, rappeler à soi par la répétition : remplir
l’espace jusqu’à l’oubli. C’est un travail de sidération, une mise à
l’épreuve entre malaise et hypnose, la création d’une tension :
indéniablement, il se passe quelque chose. Une métamorphose dont personne ne
sait jusqu’où elle ira.
Rémi Voche concentre sa pratique autour de la photographie et de la
performance, les deux étant intimement liés par l’idée de l’empreinte et de
la mise en scène. Il sème des traces de pas de côtés, des traces de fuite,
et les laisse se développer dans nos imaginaires.
En prenant une place de médium, en renouvelant nos perceptions, en
réélectrisant l’espace, peut-être cherche t’il à nous faire vivre un réveil.
Peut-être que nous devrions commencer à courir dans une autre direction.

Lefebvre Zisswiller

À l’origine de notre travail, il y a souvent la recherche d’une mise en tension entre le commun et le lyrisme que nous trouvons dans des systèmes ou des modes d’organisation du réel, tels que le langage, le jeu, la collection, etc. C’est par ce prisme que nous provoquons des retournements pour dégager un récit, une situation, une forme.

 

L’espace investi par l’humain ou par le non-humain comporte des grilles de lecture multiples ; il regorge de subjectivités perceptibles selon le rapport d’échelle que nous faisons le choix d’investir. La définition objective d’un territoire se double d’un réseau invisible de désirs et d’utopies à l’œuvre dans notre démarche. Ainsi, nous considérons le rapport au territoire comme un acte nécessaire pour penser le corps et la forme dans une société.

La notion de trouble présente dans cette recherche implique de mener une réflexion qui dépasse le cloisonnement des disciplines. Nous employons aussi bien la vidéo que le dessin, l’installation que la photographie… Une façon d’approcher les images par surprise, dans l’intervalle entre l’écriture et ce qui est formulé en deçà du langage. Ce travail se développe par cycles où s’organisent plusieurs productions satellites.

Clara Muel

Née en 1994, Clara Muel suit une formation de photographe au lycée artistique de Saint-Luc Tournai en Belgique. Elle intègre par la suite la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg, où sa pratique deviendra davantage pluridisciplinaire, mêlant sculptures, photographies, vidéos, écriture… Elle y obtient son DNA avec les Félicitations du Jury et son DNSEP avec Mention. Elle se considère dorénavant comme une artiste plasticienne, aspirant à travailler de manière libre et multiple autour des sujets qui l’animent.

“Tout juste à la fin, immédiatement, elle sentit son cœur s’ouvrir, sa peau se durcir, ses muscles s’apaiser, son âme prendre de la hauteur.” Extrait de Galva, (fiction spéculative) écrite en 2019. (83 pages)

“Les rapports de dominations entre le corps et son environnement prennent forme dans mon travail à travers une manipulation presque jouissive de la matière.

L’espace urbain dans lequel j’évolue, les matériaux de constructions, l’architecture ou encore les divers dispositifs de sécurités qui le traversent exercent un contrôle plus ou moins permanent sur mon corps.

C’est sous la forme de sculptures, de textes, de photographies et de vidéos que j’entend me réapproprier ses matériaux. Le tissu rencontre alors la cire, le latex traverse le béton, la vaseline s’empare du plâtre, des corps/objets confrontent les murs de la ville. La propriété des matériaux ainsi que leur temporalité (temps de séchages, de prises etc.), et les accidents qui se produisent durant ces temps de travail tiennent une place importante dans ma pratique.

J’entend me réapproprier les matériaux auxquels nos corps sont confrontés quotidiennement en les travaillant de manière sensuelle, en y injectant une certaine forme d’érotisme. Mon corps reprend alors de la place à l’intérieur d’un environnement viril, dur, oppressif qu’est l’espace urbain et ses normes”.

Sonia Verguet

Sonia Verguet est designer. Elle cuisine ses projets à différentes échelles (objet, scénographie, vidéo, livre, croissant) et dans des domaines aussi variés que l’évolution des traditions, l’usage du rêve dans le quotidien en passant par celui de bon sens subjectif. Elle vise à enrichir le quotidien de sens.

Filipp Kapa

Née en 1992 à Tchéliabinsk (Russie), Filipp Kapa est une “artiste française” (Haute École des Arts du Rhin, option Art) et une “metteuse en scène russe” (conservatoire de St Petersbourg, mis en scéne d’opéra).
Après avoir travaillé avec le théâtre de marionnettes (interprété), dans l’événementiel (assistant chorégraphe des cérémonies des Jeux Olympiques, chorégraphe associé FeVi 2019 etc.) et l’opéra (metteur en scène pour plusieurs productions d’opéra contemporain; assistant metteur en scène et directeur de mouvement à Deutsche opéra, Opéra de Zurich, Badisches Staatstheater Karlsruhe etc.) son travail s’est récemment centralisé sur la pratique expérimentale personnelle fusionnant, niant, repensant, acceptant, critiquant, reformulant des expériences et des compétences du passé entremêlées avec de nouveaux médiums et questionnements.
Elle travaille avec les différents médiums (vidéo, sculpture, son, scénographie) pour créer des installations et des performances muti-sensorielles et multidimensionnelles, dans lesquelles l’espace, l’objet et le corps s’efforcent de coexister et d’interagir équitablement.
Dans le cœur de sa recherche se trouve des questions de fragilité, de la mémoire, de la matière comme corps vivant, d’espace négatif comme matière active et la réactualisation du genre de l’opéra/formes artistiques pluridisciplinaires (œuvre d’art totale).

Apolline Agard

Née en 1996 à Saint-Nazaire, Apolline Agard vit et travaille à Strasbourg. Diplômée d’un DNSEP art obtenu à la HEAR à Strasbourg en 2020, elle poursuit ses études en intégrant le Centre de Formation de Plasticiens Intervenants de la HEAR, afin d’inscrire sa pratique au sein d’un partage avec différents publics.

”J’interroge les formes que peut prendre le conte aujourd’hui dans le champ de l’art contemporain. Ma pratique s’articule autour de l’écriture, du dessin, de la gravure, de la performance et du film. Lorsqu’un cycle de création se termine, ces formes d’écritures variées me permettent d’envisager une nouvelle pièce permettant de circuler dans cet univers se jouant du décalage entre le réel et l’onirique : la poésie itinérante. Je me
consacre alors à la mise en scène de mes pièces en l’ouvrant à la collaboration (musique, lumière, jeu, danse) et en intégrant des non professionnels”.