Pratiques : Technique mixte
Yannick Luzuaki
Sima Jahangirian
Un hublot ouvert sur une planète étrange, pleine d’angoisses et de désirs, où les émotions enfantines s’expriment massivement. Un monde que je fréquente en silence, que je vis. Cette ouverture intime aux lignes, aux traces d’encre et aux formes archaïques, sur un monde que je rencontre à l’entrevue, est ce que je restitue à la vue.
Mathilde Barbey
Conteuse et récolteuse d’histoires.
Entre documentaire et fiction, je m’aventure dans la rencontre, j’invite l’autre dans ma démarche, qu’il soit lecteur, visiteur, participant à l’un de mes ateliers ou juste là. Mon attention se porte sur les détails, sur la singularité de chacun : on vit tous des aventures. Je collecte ces bribes d’histoires de vie, je les façonne, chacune d’entre elles est unique. Elles prennent la forme de livres singuliers mais aussi de vidéos, d’installations sonores, d’œuvres participatives : tous ont vocation à recueillir ou à diffuser des récits, à susciter à nouveau la rencontre.
Aller à la rencontre,
prêter attention aux détails,
faire parler le quotidien, l’infime, l’anecdote ou l’extraordinaire,
faire un livre ou bien garder la voix,
chercher la forme juste,
fabriquer,
diffuser,
permettre un tête-à-tête,
à nouveau rencontrer.
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Céleste a tout oublié, ou presque, elle a passé son enfance sur un bateau, son père était capitaine,
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Jade aurait bien aimé avoir le gaufrier qui lui faisait penser aux dimanches en compagnie de sa grand-mère,
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le Madon, c’est la rivière du village de mon enfance, tous les trois ans elle est en crue et entre dans les maisons en passant par la porte,
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Joël marche pour ne pas flancher, il a dû réapprendre à parler ; lui aussi il lui arrive de déborder,
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L’Henriette c’était un peu ma grand-mère. Une nuit elle est sortie de son lit pour rejoindre celui de la rivière.
Lucienne Mannhard
Je suis curieuse de tout, j’aime prendre part à la création qui me donne une liberté.
Mon objectif est d’explorer des techniques mixtes, des couleurs, des supports variés……
Elle peut être un magnifique voyage.
Christine JUNG
Ma peinture se nourrit des émotions ressenties, de mes expériences : une architecture majestueuse, une musique qui transcende.
Musicienne de formation, je peins depuis quelques années et cherche à mettre en écho musique et peinture.
Françoise Maillet
Julia TROUILLOT
Si elle est vouée à disparaître, la culture ouvrière est pourtant partout autour de moi: sous les toits à sheds, derrière les murs de briques en ruines, dans le quotidien. Devant ma fenêtre, les trains de marchan-dises trimballent des bagnoles sur leurs wagons bleus, encore et encore. Contemplation du « déjà-plus », fascination produite par le geste répété, par le réveil aux aurores, par les odeurs d’huile, par le boucan de l’usine. J’observe, je me nourris des matériaux de l’industrie, de ses méthodes de production, mais aussi de ses vexations et de la résistance accrue de l’homme à celles-ci.
Ma démarche est encrée dans une perception personnelle de la culture populaire, celle que je considère comme étant mienne, que l’on peut également appeler culture ouvrière, et de ses possibles réappropriations. Entre empathie et critique, je questionne des formes de productions qui mettent en exergue l’enjeu de l’exposition, de l’expérience de travail, mais aussi de la collection et du positionnement social et politique.
Claude Lamoureux
Amélie Leblanc
Après une première approche du corps paré lors de mon diplôme des métiers d’art textiles, mon travail progresse autour de la relation entre l’individu et son environnement, la tension entre l’intimité et la démonstration de soi et la parure comme entre-deux. La parure permet de se déterminer matériellement. Elle est une expérience sensorielle, des formes, des textures apposées au corps, conditionnant le regard qu’on lui porte. L’esthétique du vivant et notre relation à l’environnement sont ainsi très présents dans mon travail.
