Theodora Lenka

Entourée par la nature dans le Parc du Morvan, où je vis, j’observe constamment les processus de croissance lents et des mouvements cycliques. J’observe ces changements aussi dans l’homme, dont moi-même, et dans les relations entre les personnes. Mon travail parle de ces processus de TRANSFORMATION.

Ces dernières années, je travaille principalement le papier. La fragilité, et le caractère éphémère, inhérent au papier, correspondent à la vulnérabilité de l’humain. Les techniques appliquées, telles que l’encre, crayon de couleur, mine de plomb et stylo Bic, sur papier, et parfois la couture, la broderie, le tricot, le découpage et la technique du collage, aussi bien que l’utilisation des éléments naturels reflète dans une certaine mesure la complexité et la diversité de nos vies.

La plupart de mes collages et dessins rappellent un monde pluriel et en transformation. Mais plus exactement ils sont comme des paysages intérieurs, ou des voyages vers moi-même.
Des territoires inconnus se révèlent à travers la construction et la dé-construction. Les découpages, le papier déchiré, les frottages et les dessins forment des couches de souvenirs. Ceux-ci sont intégrés dans mes mouvements, et provoquent le déplacement de tous ces éléments.
C’est pour se rapprocher de la vie, de ma vie ; se souvenant de la mort ; la fin de vie, la fin des choses semble finalement se concrétiser, mais il y a également une reconnaissance de la vie cyclique.

Peu à peu mes dessins m’entraînent plus loin de moi-même. Les souvenirs deviennent plus abstraits, plus indépendants du soi. L’image référentielle d’origine n’est plus là et les formes ont obtenu le droit de mener une vie qui leur est propre.
Le mystère de l’imagination commence.

Jeanine’s Création

Jeanine’s, ou des petits objets faits main qui font du bien !

Issue de la collaboration entre Alice Blot, photographe/artiste plasticienne/conteuse et Stéphanie Urban, peintre/designer, la marque Jeanine’s s’est créée au sein du paysage strasbourgeois en 2015.

Inspirées de la personnalité de leurs grands-mères, les créatrices racontent les aventures de cette mamie farfelue. Mêlant illustrations, contes et objets, elles invitent à découvrir l’univers ludique et poétique de Jeanine’s, qui séduira petits et grands enfants !

Les créations, qui fonctionnent en petites séries, sont issues en majorité de tissus récupérés, de cailloux ramassés dans la rue…

Jeanine’s collectionne, récolte, recueille et s’invente un monde où un galet, une écaille de poisson peut être le point de départ de belles histoires !

Jordane Kieffer

Maquilleuse professionnelle à Strasbourg, j’exerce mon métier avec amour et passion depuis 2014.
Dans un monde où Photoshop est roi, je recherche toujours la perfection, des fondations jusqu’à la touche finale de mon travail. J’aime voir prendre vie les personnages que je crée, parfois monstres terrifiant, parfois reines de beauté. Ma toile est le corps humain, les fards et les pinceaux le moyen d’expression de ma créativité. J’aime l’éphémérité de cet art si particulier que l’on peut effacer en un seul geste.

Sima Jahangirian

Un hublot ouvert sur une planète étrange, pleine d’angoisses et de désirs, où les émotions enfantines s’expriment massivement. Un monde que je fréquente en silence, que je vis. Cette ouverture intime aux lignes, aux traces d’encre et aux formes archaïques, sur un monde que je rencontre à l’entrevue, est ce que je restitue à la vue.

Mathilde Barbey

Conteuse et récolteuse d’histoires.

Entre documentaire et fiction, je m’aventure dans la rencontre, j’invite l’autre dans ma démarche, qu’il soit lecteur, visiteur, participant à l’un de mes ateliers ou juste là. Mon attention se porte sur les détails, sur la singularité de chacun : on vit tous des aventures. Je collecte ces bribes d’histoires de vie, je les façonne, chacune d’entre elles est unique. Elles prennent la forme de livres singuliers mais aussi de vidéos, d’installations sonores, d’œuvres participatives : tous ont vocation à recueillir ou à diffuser des récits, à susciter à nouveau la rencontre.

Aller à la rencontre,
prêter attention aux détails,
faire parler le quotidien, l’infime, l’anecdote ou l’extraordinaire,
faire un livre ou bien garder la voix,
chercher la forme juste,
fabriquer,
diffuser,
permettre un tête-à-tête,
à nouveau rencontrer.

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Céleste a tout oublié, ou presque, elle a passé son enfance sur un bateau, son père était capitaine,

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Jade aurait bien aimé avoir le gaufrier qui lui faisait penser aux dimanches en compagnie de sa grand-mère,

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le Madon, c’est la rivière du village de mon enfance, tous les trois ans elle est en crue et entre dans les maisons en passant par la porte,

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Joël marche pour ne pas flancher, il a dû réapprendre à parler ; lui aussi il lui arrive de déborder,

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L’Henriette c’était un peu ma grand-mère. Une nuit elle est sortie de son lit pour rejoindre celui de la rivière.

Lucienne Mannhard

Je suis curieuse de tout, j’aime prendre part à la création qui me donne une liberté.
Mon objectif est d’explorer des techniques mixtes, des couleurs, des supports variés……
Elle peut être un magnifique voyage.

Christine JUNG

Ma peinture se nourrit des émotions ressenties, de mes expériences : une architecture majestueuse, une musique qui transcende.
Musicienne de formation, je peins depuis quelques années et cherche à mettre en écho musique et peinture.

Françoise Maillet

Le sujet des peintures de l’artiste Françoise Maillet est la ville où tout n’est qu’équilibre précaire, instabilité permanente. Elle construit, détruit puis elle reconstruit ses citées. De l’obscur vers la lumière, du monochrome vers la couleur, de l’accumulation vers la dilution et la mutation, de l’évolution à l’adaptation ; toutes ces étapes résument son travail. Depuis quelques années, l’artiste explore ce qui l’entoure, elle interroge les éléments de notre quotidien avec l’idée de construire un état des lieux de notre société. Elle s’intéresse aussi à d’autres moyens d’expression comme l’art textile qui est devenu pour elle, un formidable terrain d’exploration aux possibilités multiples. Travailler avec la fibre textile, si tactile, si vivante, lui a permis de mettre en scène des personnages étranges qui ne sont guère éloignés de ce que nous sommes, réalisées à coup d’aiguille, de fils et de belles matières ils nous racontent la comédie de la vie.