Spacepafpaf, Laurence Gonry
Le Spacepafpaf est un pistolet laser rudimentaire , mais suffisant pour
neutraliser les monstres pas bien méchants. C’est aussi le pseudo de
Laurence Gonry. Diplômée en gravure, elle travaille l’estampe sur linoléum et
sur bois mais son univers décalé et ultra coloré est aussi décliné en textile.
Crochet, broderies et feutre. Ses sujets fétiches : des objets du quotidien qui
rétrécissent ou qui s’agrandissent dans un monde aux merveilles, des
animaux et créatures improbables, des gris-gris au bel oeil…..
Wally, ses cyclopes et autres sujets…
L’argile est son matériau préféré pour exprimer ses ressentis. Elle modèle des têtes surréalistes le plus souvent mais également inspirées de modèles vivants. C’est au moment de ses méditations que les couleurs ou les patines lui apparaissent comme une évidence. Les couleurs sont souvent en lien avec l’émotion représentée.
Le doré évoque le sacré. Il est entré dans son art suite à son pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle. C’est d’ailleurs de là que vient son nom d’artiste, Sylvie en latin se dit Silviam. Elle l’a découvert sur sa Compostela (document attestant que l’on a fait le pèlerinage) remise à Santiago en 2008 ; Sylvie a choisi « Silviâme » car lorsqu’elle créé, c’est avec son âme…
Déjà toute petite l’art faisait partie de sa vie. Elle a peint son premier dessin émaillé sur un plat à l’âge de 5 ans. Puis elle a expérimenté de nombreux médiums artistiques dont la peinture et la terre.. Le buste de sa grand mère a été sa première œuvre d’art-thérapie.
Pour beaucoup de ses œuvres, l’imaginaire est son guide et ses mains travaillent « seules », parfois les yeux fermés pour mieux ressentir la matière.
Son travail actuel se tourne vers l’expression du divin dans l’homme mais aussi vers une représentation de la détresse que vivent les humains comme les migrants par exemple. D’autres thèmes universels :
le respect, l’écoute, la paix intérieur, l’union du masculin et du féminin dans l’homme, l’amour inconditionnel, l’expression des sentiments, la beauté.
Une fois qu’un artiste a bien épuré son histoire personnelle, il est prêt à exprimer celle de son environnement et à témoigner de son époque.
Plongée dans une ambiance familiale artistique , balancée par un esprit en perpétuelle ébullition créative, l’attirance pour l’originalité, «l’unique», le «décalé», «l’avant garde», ont nourri mes passions manuelles depuis de nombreuses années.
Touche à tout, j’explore les techniques, je triture les matières, recherchant des associations insolites.. .
La couture m’amène à créer vêtements, costumes, objets; appréciant harmoniser les opposés (cuir-métal-broderie-fourrure-pvc-résine-lumière) ou dérouter l’utilisation première de certains matériaux ou accessoires.
Régine Fimbel développe une œuvre haute en couleur où se rencontrent le trait et la matière dans une écriture
marquée par l’énergie et l’imaginaire.
«La surface neutre s’est chargée d’une personnalité unique. Ce papier-mémoire,
le temps progressivement l’oublie, l’empaquette, le scelle pour le cacher ou au
contraire pour le mettre à l’abri. Que l’on y voit des boîtes de Pandore ou bien
des paquets cadeaux, ils peuvent resurgir si l’on tire la ficelle. Lorsque ces petits
pliages insignifiants sont mis à la lumière ils libèrent leur mémoire, déployant une
densité que leur petite taille ne prévoyait pas. Rassemblés les pixels de papier
forment une toile en labyrinthe que l’on peut lire sans méthode, au gré des écritures et des couleurs.»
Alexandre Martin 2016
Etudiant à l’ESAL de Metz en 2ème année option communication.
Comment, inconsciemment notre mémoire collective ou personnelle, influe sur nos expériences et nos souvenirs ?
La construction, la récurrence, la destruction, jusqu’à effacement : j’expérimente par le dessin ou l’installation ces étapes qui nous construisent ou nous détruisent.
Mon travail est intimement lié au lieu ou il se réalise. L’expérimentation avec les outils et les matières est le centre de mes intérêts. Je prend du temps pour regarder comment fonctionne une machine, je m’intéresse à la fonction des outils et à la façon dont un matériaux réagit au changement. Comme une alchimiste, j’ai développé une relation intime avec les matières et les éléments qui constituent mon atelier. Pour que les choses deviennent mienne, je les transforme, je les détourne, et je créer des objets ou des bijoux qui parlent de mon point de vue. A chaque fois, je considère le contexte de la création de façon à mettre dans mon travail, un sens bien précis.
J’ai récemment trouvé de nouvelles inspirations à travers des résidences en Asie et les motifs sont devenus des éléments qui ajoutent un sens profond à mes objets.