Pratiques : Performance
Lino Pourquié
Lino Pourquié développe son activité artistique dans le champ de l’art sous forme d’installations, de la scénographie au théâtre, ou encore de la construction de décors et création lumière. Sa réflexion, à la croisée entre scénographie et art contemporain, porte sur la limite entre réalité et fiction ou encore le(s) lien(s) entre corps physique et nature.
Décloisonner les domaines liés à la scène lui permet de passer par des chemins singuliers pour concevoir de nouveaux objets, qui prennent vie dans l’espace. Ce processus créatif consiste à partir d’une idée abstraite ou symbolique pour lui donner un corps de matière. Cette relation de la conscience à la matière engendre chez Lino une relation organique au monde, à travers par exemple son obsession du lien que nous entretenons (en tant qu’humains) avec le vivant. L’organique, présent dès le départ au niveau des processus de création, prends par la suite une place aussi bien formelle que spirituelle.
Pierre Dagens
Pierre Dagens, né le 24/08/1988 à Strasbourg, est artiste plasticien, musicien et vidéaste, co-fondateur du groupe techno/hip-hop Strasbourgeois Strass &Paress, conçoit compose, performe et réalise des installations artistiques visuelles, sonores et se produit en live.
Son travail, mélange synthétiseurs, boites à rythmes, matériel vidéo analogique et de radiodiffusion immergeant son public dans des univers oniriques et abstrait.
«Les installations vidéos et sonores que je crée sont en étroite connexion avec mes rêves, je veux en dégager des ambiances oniriques vaporeuses.
Installations/performances, mon travail vidéo se veut esthétique et «aesthetic».
Il s’agit de feedbacks composites vidéos, espèces de larsens vidéos en re-filmant les images glitchées de mes écrans.
L’image vidéo, par cette mise en abyme, devient alors esthétisée à son maximum.
Ces envies proviennent de ma fascination pour les VFX vintage.
La boucle est la base de mes gestes de musicien et de vidéaste.
A partir de cette matière, j’assemble, je transforme, je pétrie.
Mes idées de performances sont dérivées de celles d’un live musical dans le sens traditionnel du terme, je détourne cette forme pour proposer au public quelque chose d’autre de différent.
Mon matériel est essentiellement récupéré, réparé puis transformé et souvent je modifie la destination première de la machine.
J’expérimente pour trouver des erreurs de systèmes, des illusions issues de problèmes de connexions électriques ou radiophoniques.
Depuis quatre ans je travaille la musique électronique et depuis une année pour la vidéo.
Je joue pour la radio ODC en live ou à distance depuis le premier confinement.
J’ai performé dans plusieurs lieux culturels à Strasbourg dont le Syndicat Potentiel.
La vidéo s’est imposée pour moi à travers l’envie de sublimer mes concerts avec de l’image.»
Aude Dimofski
Aude Dimofski est une artiste et pédagogue française basée à Strasbourg depuis 2020. Elle a étudié la photographie d’art à Lyon avec Dominique Sudre : un maître dans les procédés photographiques du XIXe siècle.
Elle a vécu 15 ans à Cork en Irlande, où elle a été diplômée d’une licence en beaux art et d’un master en éducation. Après avoir obtenue une bourse de 12 mois à l’atelier professionnel de gravure « The Cork Printmakers », Aude a continué à y travailler et à développer des techniques d’impressions hybrides. Son travail artistique est exposé en France et en Irlande. Il mêle photographie, gravure, sculpture et installation. Sa pratique associe des techniques artistiques traditionnelles et des procédés de créations modernes.
Mon travail artistique, Breath in, Breath out a émergé de la recherche sur l’idée de perception. La perception nous permet de voir le monde d’un point de vue subjectif qui, tout en nous libérant, peut aussi nous emprisonner en nous-mêmes. J’explore les sentiments de claustrophobie, en utilisant une combinaison d’images et de matériaux liés aux espaces ouverts et aux organes intérieurs. Le fait que l’œuvre soit partiellement occultée crée un sentiment de malaise, et renvoie également aux prisons psychologiques dans lesquelles nous sommes piégés soit par la société, soit par nous-mêmes.
Loona Sire
Des corps qui s’abandonnent, des végétaux séducteurs, des drapés scintillants, des animaux errants et des paysages déserts composent mes images. Ma pratique photographique oscille entre mises en scène et instantanés.
Quand la situation est propice à l’étirement du temps, je mets en place des dispositifs longs d’observation. J’attends le moment où mon regard est capté par des personnes qui me troublent et me fascinent dans leur manière d’être au monde, par la densité de leur regard, leur manière de se mouvoir. Je définis ensuite un lieu où le corps de ces modèles prend place de manière centrale dans la composition. Le décor vient renforcer la présence du sujet photographié.
Le processus diffère lorsque je traverse des villes, des campagnes, des paysages, je suis alors attentive à ce qui apparaît sous mes yeux et collecte des images qui entrent en résonance avec mon univers visuel.
En plus de présence humaine ou animale, des éléments sont récurrents dans mes images telles que les fleurs qui sont des marques sensuelles, synonymes de puissance féminine, d’éclosion, de vif espoir ; des tissus et drapés qui évoquent une seconde peau ou une matière évanescente. Face à mes images, la perception a du mal à se caler. Il y a confusion entre détails et mise à distance, humain, animal et minéral, peinture et photographie, charnel et éthéré, réalité et songe.
Mr Pinkasso
Monsieur Pinkasso, artiste plasticien, performeur et musicien vous ouvrira les portes de son PPP UNIVERS. Il vous propose de participer à la construction du 8ème Continent (8C) via son Utopie Pink poétique par une exposition de peintures, de photographies, de sculptures-installation et de projections de performances. Participez à cette aventure artistique en devenant un acteur en tant que Pinkonaute !
Pink-Punk-Peace !
Rodérik Farny
Andrée Weschler
Camille Kuntz
Jonglant avec les contraires, je souhaite mettre en lumière la soumission des êtres qui se plient aux machines ou aux espaces conçus pour s’adapter à elles -leur permettant une mobilité et efficience productiviste toujours plus rapide-. À tout ce qui forme le canevas de nos architectures, à ce qui structure, proportionne nos chemins quotidiens (comme les rails de chemins de fers, tramways, routes et véhicules avec ou sans moteurs tels que les Caddies de supermarchés), j’associe -jusqu’à les hybrider parfois- des matières souples (tissus, bâches, laines, végétaux, fleurs, etc) qui rappellent le vivant, qui appellent à la contemplation, soit à une certaine résistance face au monde actuel qui court sans faire de pause.
Avec le même « sens de l’interrogation et de la réflexion, le désir d’explorer des contrées nouvelles, de se frayer des passages vers des destinations inconnues […dans le domaine de l’art…] « , qu’avait repéré le philosophe Jean-Luc Nancy lors de nos échanges en 2016 autour de »l’obscène » -titre et sujet de l’une de mes recherches écrites-, je cherche au fond à saisir l’insaisissable, soit l’existence et le temps. Je poursuis ainsi ma quête conceptuelle et formelle de metteuse-en-scén’ographe consistant à sculpter l’espace-temps : Pour dilater, contracter le temps je déforme les perspectives -via des répétitions, leitmotivs, trames, plis, ondulations, lignes-, je fractionne l’espace d’arythmies. Que ce soit pour un spectacle, un film, une performance, une installation, une forme sculptée -figuratives ou abstraites-. Je passe surtout par des jeux d’échelles (de la maquette, du modèle réduit, au réel agrandi, par le décor, la sculpture).
Sans perdre de vue cette exploration des rapports de force qui se jouent entre les machines, les architectures-machines et leurs impacts sur les corps-émotions. Je questionne : Comment en viennent-elles à se retourner contre leurs créateur.ice.s ? Et que se passerait-il à essayer de revenir à l’Origine des choses / à l’essence de l’existence? Je rêve alors de rencontres collectives autour de nouveaux mythes ou rites, pour matérialiser l’idée d’une porosité entre les réalités, et d’une circulation possible entre les différents degrés de celles-ci.
