Dimæ

Mon travail explore le déplacement, la métamorphose, l’entre-deux et la transmission, nourri par mes expériences multiculturelles en Corée du Sud, en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis, en France et ailleurs. Je m’intéresse aux phénomènes subtils et imperceptibles : gestes effacés, langages oubliés, situations muette. À travers mes recherches, je questionne les cadres qui les régissent et imagine des espaces où ces frontières deviennent fluides et poreuses, laissant émerger l’invisible. En explorant ces réflexions à travers la performance, le son, la vidéo et l’installation, je cherche à en amplifier la résonance.

Marie Mirgaine

Marie Mirgaine, diplômée d’illustration à la Haute École des Arts du Rhin (Hear) en 2015, vit à Strasbourg. Elle fait cohabiter matières et couleurs pour construire ses illustrations tout en collage. Telles des marionnettes articulées, les formes évoluent au fil de ses manipulations pour se plier à ses récits. Toujours en mouvement, l’artiste circule entre l’édition et la scène, cherchant à rendre tangible et vivant son univers. Elle cherche à décloisonner différents domaines artistiques en créant des liens entre le livre et le spectacle vivant par la voie de l’édition ou l’élaboration de petites formes racontées. Avec ses différents albums jeunesse, qu’elle illustre et écrit, elle nous emmène à la rencontre de ses personnages, à la fois grotesques et pleins de tendresse. Les différents ateliers qu’elle organise lui permettent de transmettre son énergie et le goût de la créativité.  En 2018, sa première forme a vu le jour, suivie de la publication de son premier album jeunesse, Kiki en promenade, aux éditions des Fourmis Rouges en 2019. Depuis lors, elle partage son temps entre l’écriture, l’élaboration d’expositions, l’enseignement et de multiples collaborations artistiques.

Marion Galut

Rendez-vous au début de chaque heure (14h-17h):

– séance vidéo (30 min) — vidéo, son, lumière

Rendez-vous dès 17h pour participer aux performances du samedi :

– 17h–18h : séance vidéo + pause, sas préparatoire à la performance

– 18h–19h : performance

→ suivie d’un temps d’échange

Sur inscription par SMS au 06 12 29 01 16.

Places limitées, dès 15 ans.

 

Métasynergie

Un art de l’expérience*

Métasynergie désigne ma démarche artistique consacrée à l’exploration de la perception et des états de conscience. Elle articule installations immersives, vidéos lumineuses, dispositifs sonores et performances au sein d’un même champ expérientiel.

Mon travail se situe à la croisée des arts immersifs, des recherches contemporaines sur la perception, de l’hypnose, des neurosciences et d’une pratique méditative et énergétique menée depuis plus de trente ans. 

Toutes ces formes partagent une même dynamique : le spectateur n’est plus simple observateur, il devient acteur et co-auteur de l’expérience. L’œuvre agit comme un champ d’interaction où les forces perceptibles, lumière, son, mouvement, rencontrent des dynamiques plus subtiles, souffle, concentration, intention, énergie.

Elle n’est pas un objet à contempler, mais un milieu à traverser. La synchronisation des langages sensoriels crée une cohérence perceptive : la focalisation stabilise l’attention, la progression temporelle accompagne le système perceptif, le rythme densifie la présence.

Ce processus de convergence sensorielle, technologique et énergétique produit un effet global dépassant la simple addition de ses composantes : une forme d’alchimie artistique. Il ne s’agit ni de représenter ni de démontrer, mais de créer des conditions perceptives précises dans lesquelles la conscience peut se modifier, s’intensifier ou se déplacer.

Mes performances prolongent cette recherche dans la relation directe. Par une gestuelle lente, une attention soutenue et un travail de présence et de rayonnement, j’ouvre un espace où regard, intention et énergie deviennent actifs. La performance devient un champ vibratoire partagé, propice à l’émergence d’une expérience singulière.

 

Le dispositif, technologique ou humain, devient un pont entre conscient et subconscient, entre artiste et spectateur. L’expérience peut demeurer esthétique ou s’approfondir selon l’engagement de chacun.

 

Chaque œuvre peut être traversée selon trois dimensions :

– Sensorielle, comme immersion dans un champ vibratoire de lumière et de son transformant le rapport au temps, à l’espace et au corps.

– Intentionnelle, comme concentration de l’attention créant un passage entre conscience et subconscient, où l’intention peut s’inscrire et se déployer.

– Énergétique, lorsque l’engagement volontaire de certains centres perceptifs conduit à un élargissement de la conscience.

Ces dimensions coexistent sans hiérarchie.

La métasynergie ne promet aucune transformation. Elle pose un cadre rigoureux où perception, intention et présence peuvent entrer en résonance.

L’art devient alors un catalyseur : non un discours sur la conscience, mais une expérience située.

Un espace de traversée où peut se rendre sensible une force intérieure déjà là.

Davy Toussaint

Dans sa pratique, Davy explore la mémoire comme un territoire mouvant, où souvenirs et vérités vacillent sous l’effet d’altérations et de destructions, le guidant vers des formes paradoxales et métissées.  La notion d’origine occupe une place centrale dans son travail. Il interroge la véracité des souvenirs et leur réminiscence en explorant divers médiums, tels que la sculpture, le dessin ou encore la performance. L’engagement social constitue également une valeur essentielle qu’il défend à travers des créations mêlant humour et satire politique.

 

 

Cécile Espinasse

Cécile Espinasse est une artiste plasticienne, culinaire, et designer sociale. Diplômée en 2019 de la Design Academy Eindhoven au Pays-bas et lauréate du Social Design Talent Award la même année, puis certifiée en 2025 du Centre de formations des artistes plasticiens intervenants de la Haute Ecole des Arts du Rhin à Strasbourg, elle engage sa pratique dans le milieu médico-social. Son travail est porté par les questions suivantes:
->La rencontre, qui est à l’origine et qui guide sa recherche artistique. C’est l’immersion dans un contexte particulier, la rencontre avec les personnes qui l’habitent et le partage d’un petit bout de leur quotidien qui élargit son horizon et la met au travail. Elle cherche à créer des connexions partielles, qui permettent de faire ensemble, tout en gardant entières les différences.
->La relation de soin et la valorisation des expressions de chaque être vivant dans sa façon propre d’être au monde. Quelles sont les conditions qui le permettent, ou l’empêchent ?
->Et le plaisir (l’émerveillement), qu’elle cherche à réactiver dans le quotidien. Qu’est ce qui nous garde vivant?
Ses outils sont principalement la cuisine et la nourriture qui lui permettent avant tout de créer du lien mais aussi de jouer avec tout les sens et de mettre le corps à l’honneur lors de la fabrication ou la dégustation des plats ; et la presse à imprimer, pour garder trace ou donner à voir autrement, et pour le plaisir de la transformation et la surprise sans cesse renouvelée lorsqu’on soulève le papier et qu’on découvre le tirage.
Récemment équipée (avec l’aide de la Région Grand Est) d’un « cabinet d’explorations plastiques et culinaires » mobile -une remorque vélo qui se déploie- elle peut désormais proposer des interventions au plus près des publics, directement dans la rue ou chez des partenaires.

Zoé Kiner-Wolff

Mes recherches tournent autour du corps paré.

Au sein de ma pratique artistique de multiples anatomies se rencontrent : la mienne, celles de l’humain et des autres animaux, celles des plantes et des êtres (in)animés. Leurs formes et leurs identités se mêlent dans les bijoux, les masques et les êtres-objets que je crée, donnant naissance à des créatures hybrides, “humanimales”.

Ces chimères deviennent les protagonistes d’histoires que j’écris et raconte en écho aux mythes. Ces récits dont le corps est la matière, je les mets en scène durant des temps performatifs.

Tour à tour je revêts chacune de ces parures le temps d’une métamorphose éphémère, et je murmure mes contes à celleux qui tendent l’oreille.

Camille Renault

Camille met en mouvements matières et lumières pour créer des objets-expériences avec l’ambition de rencontrer l’autre. Elle génère des micro mondes qui s’animent et se révèlent entre les mains de ceux qui les découvrent, les conviant ainsi à une convivialité surprenante et sincère. Elle transforme des bouts de matières glanées en baumes réparateurs, du carton en épicerie à échelle 1, du papier en machine à faire des pas dans la neige…Tout fait œuvre, pourvu qu’il y ait une transformation et un émerveillement partagé. Les pages des livres qu’elle fabrique ou les rivières de la forêt sont actuellement ses lieux de monstration favoris. En menant différentes interventions artistiques, elle prend conscience d’un fort potentiel collaboratif et social dans la mise en place de ses projets : elle travaille à une pratique libre, décomplexée où le processus de création collective fait œuvre, où la restitution fait événement, fédère et suggère de nouvelles façons de se rencontrer.

Juliette Defrance

Au croisement des sciences humaines et d’un appétit entretenu pour l’histoire des images et des techniques, je cherche à concevoir un vocabulaire plastique décalé, sarcastique et multimédia. La question de l’incarnation est majeure dans mon travail.

De la mythologie au fais divers, je sélectionne et j’analyse les récits qui me semblent caractéristiques des enjeux de pouvoir qui sous-tendent les représentations du féminin.

Qu’il s’agisse de personnages mythiques identifiés, de contes, de représentations littéraires ou de grandes figures anonymes presque hagiographiques (la madonne, la femme fatale…etc), je dissèque ces rôles-fonctions au travers d’une iconographie critique où les contraintes symboliques deviennent des contraintes physiques, sculpturales.

Je m’attache à réinterpréter, rejouer, exacerber, par la performance, la narration photographique ou vidéo et l’installation, les rôles construits et attendus de mon genre. Là où l’iconographie dominante naturalise et fige les limites de mon corps, je propose des auto-fictions acides rendant les coutures de ces grands récits outrageusement visibles, leur statisme artificiel.

Le spectateur de mes histoires est pensé à la fois comme témoin et comme personnage, invité à se déplacer dans un réseau d’indices et d’actions.

J’utilise volontiers le registre du morbide, du grotesque et une imagerie marquée par l’organique.

Une des images du féminin qui caractérise, métaphoriquement mon travail plastique est celle de la fleur carnivore: les textures minérales de mes pièces, qu’elles soient de verre, de céramique ou de métal, sont sensuelles et galbées comme des replis de peau. L’imagerie médicale et scientifique irrigue mes recherches formelles. Je tiens à ce mélange des règnes et à cette tension narrative née du paradoxe entre attirance et répulsion.

L’attention aux ambiances colorées et aux sensations procurées par les différents médiums que j’emploie naît d’une volonté de penser l’œuvre d’art comme une expérience immersive, au sein de laquelle cohabitent avec l’image et le volume plusieurs temporalités d’une même histoire

 

Till Brockmeier

Ma vision est de toucher et d’inspirer les gens avec mon art à la fois dynamique et réduit à l’essentiel. Je m’intéresse aussi bien aux thèmes abstraits et géométriques « intemporels » qu’à l’abstraction de thèmes actuels. Pour ce faire, j’associe des contraires comme l’immobilité & le mouvement et je combine des formes avec des couleurs et des lignes dans un esprit ludique et vivant.
En outre, je travaille actuellement sur le lien entre l’écriture et l’image écrite. C’est ainsi que des structures d’écriture deviennent des formes géométriques d’écriture. J’associe souvent des poèmes à des structures circulaires, qui sont liées à la polarité entre condensation et dissolution, entre concentration de la forme et de l’espace.

Kerstin Mörsch

Zeichnung, Malerei, Bildhauerei und Performance. Mich interessiert das Zusammenspiel der verschiedenen Medien und die Räume die sich „dazwischen“ öffnen.

Meine Arbeit ist existenziell. Es sind die Transformationen, die ich in meinen unterschiedlichen Arbeitsprozessen begleite, die mich immer wieder neu fordern und begeistern. Schritt für Schritt, Werkzyklus für Werkzyklus.

Je weiter ich in meiner Arbeit komme desto klarer und einfacher werden meine Werke. Die Reduktion auf das Wesentliche, das Grundlegende, sei es eine Linie, eine Geste, eine der Grundfarben oder einfache geometrische Formen. Der „leere“ Raum wird für meine Arbeit immer wichtiger.

Dessin, peinture, sculpture et performance. Je m’intéresse à l’interaction entre les différents médias et aux espaces qui s’ouvrent « entre les deux ».Je m’intéresse à l’interaction entre les différents médias et aux espaces qui s’ouvrent « entre les deux ».

Mon travail est existentiel. Ce sont les transformations que j’accompagne dans mes différents processus de travail qui me stimulent et m’enthousiasment toujours à nouveau. Pas à pas, cycle d’œuvres après cycle d’œuvres.

Plus j’avance dans mon travail, plus mes œuvres deviennent claires et simples. La réduction à l’essentiel, au fondamental, que ce soit une ligne, un geste, l’une des couleurs primaires ou des formes géométriques simples. L’espace « vide » devient de plus en plus important pour mon travail.