Théo Leteissier

À travers différentes explorations, je m’intéresse au passé et à l’évolution de lieux qui me touchent. Un escalier creusé dans la falaise normande, une sphère colorée sur l’autoroute A4, des anciens bains de rivière urbaine en Alsace… Chacune de mes recherches est l’occasion de documenter une manière d’habiter, d’utiliser ou de regarder le paysage. J’envisage ainsi la photographie de manière locale, à partir de constructions singulières et d’histoires oubliées.

Sibylle de La Giraudière

“Ma pratique de la sculpture s’est construite selon une logique de recherche continue autour de la matière, de l’idée d’intuition et de contact.

Celle-ci tend à questionner le rapport que nous entretenons avec le non-humain par l’expérimentation et la confrontation de mes moyens propres avec les éléments (des matières brutes, généralement) que je rencontre dans mon environnement de travail. La sculpture et l’installation ne sont pas pour moi des moyens de donner forme à des idées définies, mais plutôt des espaces-temps me permettant de prendre la mesure des choses et de faire pleinement l’expérience de l’idée de pouvoir, dans le sens d’une énergie, d’une capacité à transformer les choses et à choisir de le faire, et non d’un ascendant sur ces dernièr—es. J’aime penser ces temps d’action comme des moments d’apprivoisement de ces éléments, en cela que l’apprivoisement est un acte allant dans les deux sens, et muet, qui trouve d’autres lexiques que celui de l’Homme.

Je ne peux pas prétendre pouvoir affecter une autre entité si je ne la laisse pas m’affecter en retour. Suivant cette logique, je considère les limites de son corps et la maîtrise de techniques manuelles comme autant de critères majeurs de faisabilité de ces transformations.

 C’est le moment précis où les choses se font et où les gestes se trouvent qui prévaut, les pièces résultant de ces interactions prenant alors le statut de témoin, de restes.”

Patrick Straub

Patrick Straub est tombé amoureux du land art comme ça, sans raison, déraisonnablement. Dès lors, il se met à converser avec la Terre, sans arrêt. Il entend des « voies » qu’il suit à tâtons ! Il renifle le temps qui passe. Son travail est un cabinet de curiosités, un champ de bataille perdue par avance. Il fait tout et son contraire, le gigantesque et le minuscule ! Il se sert à l’autel du Monde ! Il emprunte le vent, le froid, la marée, la lumière. Parfois aussi, il verse dans le cliché pour partager l’amour qu’il reçoit. Alors ses cœurs de pierre et de glace se mettent à battre la chamade jusqu’à l’excès. Mais surtout, il raconte des histoires – drôles parfois ! Il dit des poèmes sans mots, il communique avec l’invisible et l’irrationnel. Les photographies et les vidéos de ses réalisations, seules traces pérennes, sont les pièces d’un puzzle chimérique dans lequel il se perd lui-même. Un jeu de dupe où se dessinent les contours d’une « mytho-logie » personnelle dans laquelle il se met parfois en scène.

Klára Čermáková

Klára Čermáková s’exprime principalement à travers les arts graphiques, la sculpture et l’installation. À la frontière entre le naturel et l’artificiel, l’art et la science, son projet de recherche actuel intitulé Hands (and other products of labor) s’appuie sur la pensée de Marx et Engels autour du rôle du travail et interroge la relation du corps à son environnement et à la technologie.

À travers ses recherches autour de l’outil-main, l’artiste interroge les limites du travail contemporain et les capacités d’adaptation physique et physiologique du corps humain. Envisageant sa pratique comme un mode de communication qui valorise la cognition imaginative et empathique, Klára Čermáková signale l’usage excessif de la pensée rationnelle conduisant à notre incapacité à percevoir réellement notre environnement.

Issus de la fusion entre des parties anatomiques et des formes d’outils utilisés par l’homme, les objets hybrides et haptiques produits par l’artiste sont élaborés dans une économie durable (matériaux naturels, résiduels, recyclés ou déchets) et invitent à l’expérience sensorielle.

Duo Y

-Y- est un duo de commissaire-artiste constitué de Julie Laymond (fondatrice de l’association d’art contemporain Co-op) et Ilazki de Portuondo (artiste). Le Duo -Y- explore la relation entre l’art contemporain et les pratiques séculaires de magie pour révéler des récits occultés de l’histoire écrite. 

Dans leur travail conjoint, elles prennent le parti de reconnaître les faits et figures légendaires comme une substance vivante, reflétant une réalité émotionnelle atemporelle. C’est ainsi qu’elles s’engagent dans des investigations où l’irrationnel se structure et entre en résonance avec des faits ou contextes historiques. Elles envisagent le champ de la création en y intégrant les techniques de sourcellerie, d’où le choix de la lettre Y pour leur duo qui est l’idéogramme des baguettes de sourcièr.e. Le duo cherche dans les profondeurs temporelles des lieux les blocages émotionnels qui font dérailler le temps et créent des répétitions historiques. Selon elles, « l’art est autant un objet de production de pensée qu’un producteur d’expérience esthétique » (Duo -Y- / Texte de présentation Karine Mathieu – commissaire et directrice de l’espace d’art départemental MEMENTO.) 

Lino Pourquié

Lino Pourquié développe son activité artistique dans le champ de l’art sous forme d’installations, de la scénographie au théâtre, ou encore de la construction de décors et création lumière. Sa réflexion, à la croisée entre scénographie et art contemporain, porte sur la limite entre réalité et fiction ou encore le(s) lien(s) entre corps physique et nature.

Décloisonner les domaines liés à la scène lui permet de passer par des chemins singuliers pour concevoir de nouveaux objets, qui prennent vie dans l’espace. Ce processus créatif consiste à partir d’une idée abstraite ou symbolique pour lui donner un corps de matière. Cette relation de la conscience à la matière engendre chez Lino une relation organique au monde, à travers par exemple son obsession du lien que nous entretenons (en tant qu’humains) avec le vivant. L’organique, présent dès le départ au niveau des processus de création, prends par la suite une place aussi bien formelle que spirituelle.

Crepuscule.studio

Les luminaires de Yoann Favre sous le nom crepuscule.studio allient la légèreté du bois aux qualités optiques du verre pour proposer des produits uniques créant une atmosphère des plus chaleureuses. Une délicate harmonie de reflets est créée par l’utilisation détournée de nuages de… pipettes pasteur !

Les créations crepuscule.studio vont de la simple lampe de chevet jusqu’aux compositions majestueuses taillées sur mesure pour un lieu. Les créations sont fabriquées à la main, en ayant toujours à l’esprit une sobriété quant à leur impact sur l’environnement. Les couleurs et matières sont travaillées pour s’accorder dans chaque intérieur avec élégance, en lui ajoutant une note unique.

Les réalisations sont manufacturées avec soin dans les ateliers de la Fabrique, à Strasbourg. Les dessins et l’assemblage des lampes sont effectués dans les locaux de la Maison Rose, tiers-lieu artistique et culturel de Strasbourg. Les échanges de savoirs dans ces lieux sont une composante cruciale pour crepuscule.studio afin garder un style toujours plus unique.

La qualité d’Artisan d’Art de crepuscule.studio est reconnue depuis 2017 par la Chambre de Métiers et d’Artisanat. La région s’est aussi engagée pour soutenir ce projet en 2021 avec l’attribution de la bourse « Entrepreneuriat des Jeunes » par la région Grand-Est.

Venez découvrir les créations crepuscule.studio de Yoann Favre lors des ateliers ouverts à la Maison Rose. Une animation autour des couleurs et matières d’un luminaire dans un espace avec le rendu réaliste sera proposée lors des ateliers ouverts.

Violet Songe

Illustratrice autodidacte et graphiste de formation basée en Alsace, Céline publie ses créations sous le pseudo Violet Songe. Après 5 années d’études en design graphique, puis en design de service, elle décide de faire un pas de côté et de plonger dans l’univers de la sorcellerie, des mythes et des histoires qui raconte le monde, celui de l’intérieur et celui du dehors. Que ce soit avec des crayons, de la peinture, par l’illustration numérique et parfois par les mots, elle donne vie à des personnages dans des compositions inspirées du tarot, de l’art nouveau ou tout autre élément qui permet d’insuffler un peu de magie dans nos représentations.Toujours en réflexion, elle aime prendre le temps. Se laisser inspirer par les saisons, piocher dans les différentes cultures, les visions du monde qu’elle rencontre et dont elle s’imprègne pour créer une mythologie toute personnelle, qui peut-être trouvera son échos chez celles et ceux qui la verront.

Myriam Fourmann

L’art interroge notre perception du monde
Un monde toujours en mouvement où rien ne dure, tout change , nos pensées, nos émotions, les choses de l’extérieur, chaque instant qui passe, chaque échange, chaque discussion nous rend différent.
La gageure de mon travail tente de traduire l’impermanence de la vie, du mouvement perpétuel dans des objets, des installations qui, par essence, se fixent, se figent dans le temps.