Pratiques : Gravure
Galerie vermifuge
Florent Meyer
Lou A A
Gaëlle Axel Brun
Géraldine Joët
Susanne Hanke
Shohyung Park
Gargouille : sens unique Le projet « Gargouille », qui explore les langues et les sons, s’intéresse à différentes langues. Une gargouille crachant de l’eau sous la pluie intense sert de métaphore à la communication humaine, exprimant les défis de traduire les pensées en paroles. Je partage ses propres difficultés de communication et réfléchit sur l’irréversibilité des mots une fois prononcés. Je suggère que parfois, pour exprimer pleinement les pensées et les émotions, il faut dépasser les limites du langage. La première fois que j’ai vu un panneau en alsacien, je n’arrivais pas à le lire, ce qui m’a donné l’impression d’être dans un autre pays. Écoutez les mots en alsacien que j’ai récoltés en Alsace passer par la bouche d’une gargouille. En suivant ces sons, vous atteindrez leur signification et pourrez imaginer tout un monde.
Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.
Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.
Diana Ianakieva
En parallèle de son métier d’architecte, sa pratique artistique gravite principalement autour de la photographie, de la gravure et de la vidéo. Les principaux thèmes de ses réalisations sont basés sur une recherche et une expérimentation par la gravure qui tentent plus particulièrement d’explorer le vide qui anime la matière, de chercher une tonalité générale pour faire ressortir des matérialités, d’explorer les fonds pour créer une atmosphère et mettre en valeur leur contenu, d’explorer l’empreinte, la trace sans vouloir les définir ou chercher une finalité. Aussi, par la photographie, elle tente de composer des cadrages avec des matières et des végétaux, de capturer des moments de vie des autres, des coins et recoins urbains pour explorer au hasard des histoires et compositions abstraites qui se présentent à nous. Par les vidéos elle essaie d’attraper des moments du quotidien, spontanés et innocents, laissant la perception par leur transformation « libre et ouverte ». Sa pratique artistique est nourrie en grande partie par le processus de création en lui-même, basé sur l’intuition et d’une certaine manière sur l’innocence de la création d’une œuvre, en laissant place à l’inattendu. Par ses travaux artistiques, elle tente d’explorer l’imaginaire pour traiter l’irréel afin de composer des espaces-temps où l’irréel laisse place à la rêverie, à l’errance. Il est ainsi question d’explorer à l’aveugle, en faisant confiance à l’intuition, les contradictions, les accidents et les doutes afin de révéler une autre réalité, la sienne. Gravitant autour du primaire et de l’innocence, sa démarche touche au réapprentissage et renvoie de manière analogique à l’infans, « l’enfant à l’esprit inachevé, sur la collecte systématique et sur le postulat de la possibilité de la découverte émerveillée » .
La spontanéité et l’expression libre sont mises à l’épreuve car il n’y a rien d’immédiat. L’émotion ou l’impulsion sont là quelque part en attente pour devenir lentement, par l’exploration et la transmission, une matière affective. Ces sensations intimes font naître et constituent une histoire particulière, racontée à un moment singulier afin de devenir un récit sous une forme imaginaire et bâtie.
Sna Temiti
Temiti Sna parle du vivant qui peuple notre quotidien, de l’être humain et de sa part animale. Elle narre des histoires vraies où l’être humain poursuit son discours avec la nature où chaque petit détail compte. Des histoires d’hommes, où le mal défie le bien, le côtoie et essaie sans cesse de prendre le dessus… Mais le conteur narre aussi l’espoir, le bonheur, la joie, l’amour et tous ces instants éphémères qui font la vie.
Issue de la gravure traditionnelle (Eau-forte, Aquatinte, pointe-sèche, mezzo tinte), Temiti Sna explore les différentes facettes des matières recyclables tout en préservant la beauté et la magie de l’estampe.
