Flore Cazalis

J’ai eu un véritable coup de coeur pour l’impression artisanale et la richesse d’expression qu’ils offrent.
En effet, la gravure est par le processus, une réelle introspection et un exutoire sans faille.
Flirtant avec le dessin, le travail de la matière et les abondantes possibilités la gravure n’est pas que du
multiple elle est un médium à part entière.
Grâce à l’association Papier Gâchette, j’ai pu redécouvrir la sérigraphie qui vient étoffer mes créations.
La linogravure et sa ligne graphique propre me permets de jouer avec son aspect rétro et ses applications
infinies, allant de l’impression textile à l’édition.
La pop culture franco-japonaise dont je côtoie l’univers depuis mon enfance est une véritable source
d’inspiration. Imprégnée de cette double culture, je navigue sans cesse entre les univers littéraires,
culturels et les imageries occidentales et orientales. Ceux et celles qui nous ont abreuvé et suivi durant
notre jeunesse, adolescence et encore de nos jours…

Clemens Buentig

Approche de travailLes images de Büntig se développent à partir de la perception et de la permission de processus naturels visibles et invisibles et du jeu avec les techniques de gravure.
 Son travail porte sur la nature, mais il ne s’agit ni d’une plante particulière ni d’une représentation botaniquement correcte des végétaux. »Je conçois plutôt la nature comme l’idée d’un esprit créatif qui se matérialise une fois sous telle forme et une autre fois sous telle autre. Un acte artistique monstrueusement impressionnant qui m’inspire et me donne envie d’étudier cette idée et de traduire en formes et en signes les régularités observées ». »De même, je trouve dans les plantes, leur croissance et leur « posture » ainsi que leur relation les unes aux autres, des pendants de l’âme humaine. Les plantes sont des co-créatures et s’offrent comme symboles des états de conscience humains. Pour l’intérieur, les sentiments, l’invisible, pour les rêves et ce qui est pressenti, les plantes se retrouvent dans l’image et offrent symboliquement une forme visuelle comme résonance avec l’âme ».et »Toucher la nature de l’observateur avec mon art et soutenir ainsi la prise de conscience que nous sommes tout autant la nature que tout le reste sur cette merveilleuse créature qu’est la Terre, telle est ma véritable ambition ».Dans ses tableaux, Büntig cherche à exprimer la complexité et la beauté fascinantes de la vie.Ses travaux sont connus pour leur rayonnement, leur complexité, leur effet positif et leur utilisation innovante des techniques d’impression originales.Clemens Büntig continue de travailler au sud de Munich, à Mooseurach, près du lac de Starnberg. C’est d’ici qu’il participe à des foires d’art internationales, à des expositions de groupe ou individuelles.2008 Création de son propre atelier d’impression, éditions pour Sean Scully, Mark Harrington et autres. Collaboration avec le Brücke Museum, Ketterer Kunst et des collections d’art graphique, visites guidées et formation continue, activité d’enseignement intensive dans son propre atelier et en tant que professeur invité, développement de nouvelles techniques crossover.2019 Création de son propre projet de galerie sous le nom de Clemens Büntig Editions. Participation à des foires d’art internationales.

Marie Bernabel

Artiste : Pierre Paul et Jacques pressant leurs jus d’éponges. Jus d’éponge : métaphore de l’inspiration découlant de l’absorption d’un monde environnant. Pierre Paul et Jacques se transforme en éponge, parfois devant les gens. Le spectateur : c’est le pote de Pierre Paul et Jacques, ils jouent ensemble aux ping pong Le ping pong : des échanges. Les échanges : sous différentes formes, ils se créent et persiste. J’aime bien les voir exposer. Exposer : c’est montrer mais il faut regarder. Pierre, Paul Jacques et leur copain vivent heureux, ils peuvent jouer du ping pong tout en dégoulinant un peu partout.

Nahrae Lee

Diplômé d’un DNSEP Art à la HEAR de Strasbourg, Nahrae Lee née en Corée du sud, ayant grandieen Chine et aujourd’hui vivant et travaillant en France, explore les différences et les points communsqui, aujourd’hui, lient et définissent les êtres humains. En associant plastiquement et conceptuellement des éléments autobiographiques à d’autres plusuniversels, elle interroge la notion de norme et en propose une nouvelle définition à travers un monde qu’elle s’est créé au fil de sa vie et de ses expériences familiales, professionnelles et introspectives. Sa pratique s’étend de la vidéo à l’installation en passant par la gravure monotype

Jean Baptiste Raeth

01.2022Jean Baptiste RaethGravureJe grave dans le linoléum et le plexiglas. Des paysages, des arbres, des grandes feuilles, quelques animaux, ou parfois une figure humaine. J’aime chercher les bonnes couleurs, le bon rapport entre le sujet, les formes et les couleurs, jouer avec le blanc du papier, pour arriver à un résultat qui me séduit, qui fait mouche !Je grave souvent tôt le matin ou dans la nuit et j’aime donc les ambiances nocturnes et les cieux bordeaux des crépuscules…J’ai été initié aux différentes techniques de gravure en organisant des ateliers de pratique en prison (avec l’association Lézard) et en accompagnant les graveurs René Weber et Françis Hungler. Je suis ensuite allé apprendre les processus lors de stages de formation dans leurs ateliers (chez Kruno Jakobovic, Françis Hungler, ou à l’Atelier Imago à Strasbourg).

Lou A A

« Lou Amoros Augustin a étudié à l’école La Cambre de Bruxelles ainsi qu’a celle des Beaux-Arts de Toulouse d’où elle sort diplômée en 2016. Elle consacre la majeure partie de son temps à dessiner et fait évoluer son travail dans différents domaines tels que l’illustration, le dessin mural, le spectacle vivant et depuis peu la création textile. Elle puise son inspiration dans l’observation de celles et ceux qui l’entourent. »

Gaëlle Axel Brun

Gaëlle est une artiste pluridisciplinaire basée à Strasbourg depuis trois ans, où elle étudie la scénographie à la Haute école des arts du Rhin (HEAR).Elle écrit du théâtre, des nouvelles et de la poésie et met actuellement en scène sa première pièce : Nos Ruines, en partenariat avec l’Artus, théâtre universitaire de Strasbourg.Ses travaux d’écriture et de mise en scène se concentrent sur les récits familiaux, les questions du chez-soi et de l’insalubrité, mais aussi sur la maladie mentale, le corps et le désir.Elle pratique également la photographie et la danse et pose elle-même dans des ateliers.Elle fait du dessin, principalement érotique, qu’elle partage sur son Instagram @contreespaces. Elle considère cet espace virtuel comme un journal de bord et un lieu d’expérimentations.Sur @contreespaces, elle aime jouer de l’auto-fiction et questionner les frontières de l’intime. Son mémoire de fin d’études à la HEAR porte d’ailleurs sur les « Scènes de l’intime », dans la vie quotidienne et les arts vivants.Elle dessine au stylo bic, au crayon, au feutre fin et plus rarement à l’encre de chine et au grattoir sur papier noir. Récemment, elle a découvert la technique de l’eau-forte à l’Atelier Imago.Pour un nouveau projet, elle dessine actuellement sur des culottes de seconde main.Elle tente de saisir la vulnérabilité et l’émotion des corps, qui pour elle font l’essence même de l’érotisme. Le podcast « Érotiser les hommes » (par Les Couilles sur la table), dont Maïa Mazaurette était l’invitée, l’a amenée à questionner ses propres habitudes de représentations, dans une perspective féministe.Elle s’inspire autant du cinéma porno que de sa propre vie et d’artistes comme Caroline Vitelli, Romy Alizée, Antoine d’Agata ou Egon Schiele.

Susanne Hanke

Le travail de Susanne Hanke se partage entre la gravure en relief notamment sur bois.Les monotypes, et la peinture (techniques mixtes).C’est un travaille figuratif qui au travers des paysages urbains et rurales, des architectures , des styles de siècles en siècles s’intéresse à la confrontation du passé et de la modernité dans sa dimension poétique et parfois brutale.