Claudine Carbo

Son œuvre puise son inspiration dans les paysages, explorant des éléments naturels comme les rivières, les lacs et les herbes folles, avec une palette qui va des verts turquoises, des gris, aux bleus outremer, évoquant des ambiances diurnes ou nocturnes. Elle s’inspire de ses souvenirs de paysages, notamment ceux du bassin méditerranéen et des étendues vosgiennes.

Yutong Yin

Ma recherche se concentre sur la peinture de portrait. Je m’intéresse au portrait non pas comme représentation d’une personne précise, mais comme lieu où la question de l’existence humaine apparaît. Le portrait pose toujours une question simple : qui est là ? Mais cette présence n’est jamais stable. Elle apparaît et en même temps se retire. C’est dans cette tension que je travaille. Dans mes peintures, le regard joue un rôle central. Il ne fonctionne pas comme un simple échange entre l’image et le spectateur. Il crée un mouvement : quelque chose se projette vers l’extérieur, vers le monde et vers celui qui regarde, puis revient vers la surface du tableau. Ce va-et-vient transforme la peinture en un espace ouvert, où la présence n’est jamais fixée une fois pour toutes. Les figures que je peins ne sont pas liées à des identités personnelles. Elles ne racontent pas une histoire précise et ne cherchent pas à préserver la mémoire d’un individu. Ce qui m’intéresse n’est pas l’identité sociale ou biographique, mais une dimension plus fondamentale : la manière dont un être humain apparaît comme présence sensible. Lorsque nous regardons un portrait, nous ne rencontrons pas seulement une image. Nous faisons l’expérience d’une distance, d’un écart entre ce qui est visible et ce qui ne peut pas être totalement saisi. Cet écart n’est pas un manque ; il fait partie de la condition humaine. Il rappelle que l’existence ne se réduit jamais à une identité claire. Ainsi, la peinture ne cherche pas à définir le « soi ». Elle ouvre un espace où le spectateur peut ressentir sa propre présence. Le portrait devient alors un lieu de réflexion silencieuse sur ce que signifie être là.

Vi

Vi (ielle) né.e en 1984 à Cannes est un.e artiste dessinatrice et graveur, travaillant et résident actuellement à Strasbourg, après avoir passé les 15 dernières années au Mexique. Diplômé.e en 2005 du Diplôme National des Arts Plastiques (DNAP) de l’école des Beaux-Arts de Rouen et en 2007 du Master degree in Fine Arts (MAFA) de Norwich School of Art and Design, sa pratique artistique tournait alors principalement autour de la sculpture, l’installation et la photographie, avant que le baroudage ne lui fasse rendre au dessin sa primordiale importance comme moyen itinérant de collection et de mémoire, puis que la gravure, apprise dans les nombreux ateliers d’arts graphiques du Mexique ne devienne un nouveau terrain de jeu à part entière. Passant d’un medium à l’autre suivant l’inspiration, son oeuvre, souvent tintée de la brutalité environnante, s’interroge sur notre processus individuel dans la prise de décision, questionnant notre responsabilité dans l’abandon de soi à l’indifférence et la passivité face au pouvoir destructif de notre espèce. Féministe et activiste assidu.e pour la justice socio-environemental et l’écologie, son travail a souvent été témoignage de ces préocupations, entre critique du système patriarcal et dénonciation des abus commis par l’extractivisme et la corruption au Mexique et en Amérique centrale, et s’est aussi prêté à illustrer affiches informatives, et diverses publications dont en 2020 le livreL a Tierra Somos: Buen Vivir y defensa del Territorio en Mesoamérica ( La Terre nous sommes: Bien vivre et Défense du Territoire en Mésoamérique) , par Colectivos en Acción. En 2024, le design de l’affiche illustrant les problématiques sociaux.ambientales du «Train Maya» pour la Caravane «El Sur Resiste». En 2024-2025, les illustrations pour la publicationR isistir a los Megaproyectos del capital en el territorio sur-sureste. El tren maya y el corredor interocéanico CIIT» (Résister aux mégas projets du capital dans le territoire Sud-Sud-Est. Letr ain Maya et le couloir interocéanique CIIT), pour le collectif: Colectivo Internacionalista de InvestigAcción, ou encore l’illustration de couverture pour la publicationC IPOG-EZ und CNI-CIG im auge des sturms (CIPOG-EZ et CNI-CIG au coeur de la tempète) par Misión de observación civil – Sexta, parut en Août 2025.

Marina Krüger

Marina Krüger, plasticienne de formation (diplômée de la HEAR-Mulhouse en 2007 et 2009), vit et travaille dans le Grand Est de la France. Active sur la scène régionale depuis quelques années déjà, elle évolue entre sa création personnelle, des missions de médiation culturelle diverses mais aussi beaucoup d’interventions artistiques en milieux scolaire et social. Ses travaux sont exposés en France et à l’étranger. Entre 2016 et 2021, la plasticienne intègre à temps plein un FAS accueillant des adultes souffrant de troubles psychiques où elle sera à l’origine d’une création d’ateliers s’adaptant aux capacités et ressources des usagers et entrainera ce même public dans divers projets à long terme comme des participations à des concours et expositions. Depuis 2022, l’artiste est chargée de la direction artistique d’un festival d’art contemporain (FEW) se déroulant chaque année à Wattwiller. L’artiste continue de mener ses recherches et travaux plastiques qui ont souvent pour thèmes : l’enfance, la construction et la destruction, le jeu et le danger, les mythes et folklores personnels, la perte de repère…autant de sujets que l’artiste va traiter et explorer par le dessin et la gravure, la sculpture et l’installation, le vitrail et la mosaïque ou encore la broderie et la couture.

Alfred Schmidt

Mon travail est basé sur les recherches des corps dans leur environnement, la nature et son architecture, les modèles baroques revisités , la contemplation.
Les maîtres anciens sont à l’origine de l’interprétation des poses de modèles vivants .
Dans mon travail de gravure, les sources d’inspiration sont diverses: littérature, théâtre, architecture.
Les monotypes abstraits résultent de combinaison de couleurs et de composition.
une part importante de mon travail mêle la calligraphie aux dessins .

Guy Minarro

Travail de l’artiste :  Le sens, que Minarro cherche et propose, va d’un Trait. Il traverse sans aboutir, impulse sans répulser. C’est une ligne qui s’inscrit dans l’œil, dans le regard, une ligne qui, arrachée de son contexte, ne sert à rien mais suggère beaucoup lorsque le résultat interroge. Si les mots sont parfois inventés pour cacher se que l’on pense, la peinture, elle, réinvente la pensée que les mots ne savent expliquer. Surtout ne lui cherchez aucun paradis, le fruit se trouve en celui qui veut bien le prendre.   Né le 21 juin 1955 à Saint-Eugène, près d’Alger, Guy Minarro est arrivé en France à l’âge de 7 ans. Installé à Colmar (Haut-Rhin), il a exploité plusieurs techniques avant d’opter pour l’abstraction. Peintre autodidacte, Guy Minarro a conservé de ses racines pieds-noires d’origines espagnoles une force de caractère qui se lit comme un livre ouvert à travers ses toiles. De ses périodes picturales successives, on retiendra la fin des années 1990 qui marque l’avènement de sa palette noire, qui l’a révélé à lui-même. L’artiste a toujours prouvé une forte indépendance picturale. Il a su créer sa propre technique, née de l’expression composée, de ses impressions décomposées Opacité et transparence; Ses toiles, monotypes sur cuivre, sur verre et gravures, oscillent entre continuité et rupture, opacité et transparence. Ses œuvres se présentent comme une révolte parfaitement maîtrisée, à telle enseigne qu’on peut aisément parler d’une peinture percutante, d’une peinture de mouvement, très gestuelle, verticale et physique. La toile s’offre là comme l’amplitude du bras pour un artiste qui s’épanouit dans les grands formats, les reliefs et glacis accentuent cette impression de mouvement. La palette, elle, reste méditerranéenne. Toujours associés aux noirs (sa couleur de prédilection), les jaune-orangé, brun-rouge et ocres qui se superposent apportent aux ténèbres l’incandescence qui fait basculer l’œuvre dans la lumière.

Nicolas Schneider

Né à Strasbourg, FR en 1964
Vit et travaille entre Strasbourg et Marsal, FR
Nicolas Schneider pratique la sculpture, l’aquarelle et le dessin. Il est responsable de l’atelier moulage de la HEAR de Strasbourg.
Regarder ses sculptures, c’est contempler un horizon où les rivières et les flaques d’eau se transforment en une transparence du temps, un miroir où passé et futur se confondent. Les fleurs de l’autre rive, celles qui semblent hors de portée, évoquent le mystère et la beauté des choses difficiles à atteindre, symboles d’un monde qu’on ne peut saisir que par la connaissance des ponts invisibles qui unissent le présent à l’éternité. À travers son art, Nicolas Schneider nous invite à traverser ces passages secrets, à explorer les chemins subtils qui mènent à une compréhension plus profonde de la nature, où chaque instant figé par le bronze est à la fois une mémoire et une promesse.