Pierre Tugend

Jouant de la terre et de la lumière, j’ajoure mes pièces, les grave et les sculpte. Entrelats, superpositions, dentelles font danser l’ombre et la lumière : les lampes basse-tension (6W) ou les bougies placées à l’intérieur en font des luminaires ou des photophores originaux.
Les pièces sont cuites en « réduction », dans un four à gaz (1280°C), ou en technique Raku.

Marie-Rose Gutleben

En haute montagne tout n’est qu’érosion et transformation. Tout est instable et remis en question sous l’effet des éléments. Cette mutation est inexorable mais force. Elle est imprévisible et effrayante mais toujours magnifique. Ma confrontation à ce milieu parfois accueillant, parfois hostile m’a profondément marquée. Cette dualité et le respect vont influencer ma sculpture jusque dans le choix de la matière première et de la technique. J’ai décidé d’utiliser un grès noir. Il deviendra ma signature. J’ai décidé de construire dans la masse malgré le côté fastidieux de l’évidage et du recyclage de la terre car cette technique correspond à mon ressenti face à la montagne. Depuis peu je cuis au gaz et pousse ainsi ma terre encore un peu plus loin dans ses retranchements.

Eva Jehlen

Après l’obtention d’un Diplôme des Métiers d’Art de céramique à Antibes, Eva retourne vers son Alsace natale. Elle décide d’y compléter sa formation par une licence de psychologie dans le but d’offrir l’art thérapie comme moyen de communication et d’accès à soi à des fins thérapeutiques.
Entre design, artisanat et arts plastiques; volumes, danse et musique, elle construit son univers autour de thématiques marginales autant que poétiques. Sa quête d’esthétique mais aussi de sens (parfois cachés) pousse à l’introspection, aux questionnements et autres vagabondages…

Anne Zimmermann

Anne Zimmermann est une artiste plasticienne qui vit en Alsace (Wittersdorf). Elle créée son atelier en 1999. Elle croise différentes pratiques comme le volume, la céramique, le dessin, l’écriture, la vidéo, l’installation et la performance. En 2003 elle crée un personnage au nom de Paula Orpington. Personnage hybride dénonçant l’agriculture intensive. Ce personnage décède symboliquement en 2010 et sera autopsié lors d’une performance à la Kunsthalle de Mulhouse. Depuis sa réflexion se poursuit sur les rapports que l’on entretient avec l’organique, la nature animale et végétale en général. Elle installe depuis 1999 une série d’œuvres en extérieur bas relief en céramique et peinture , des installations avec des ruches, projet Stuwa en 2015 en partenariat avec La Filature de Mulhouse et autres structures.

Un livre  » peau et truie » est sortie aux éditions Médiapop en 2014, ainsi qu’un vinyle avec son duo Picobelo en 2019.

Elle installe régulièrement des caméras pièges en extérieur en partenariat avec l’ONF suisse et le zoo de Mulhouse.

 

Anne Bulliot

J’ai ce besoin d’aller le plus régulièrement à l’atelier. La vie a fait que j’ai dû changer souvent de lieu ces dernières années . Le nouvel atelier est tout prêt pour les portes ouvertes, et la terre reprend forme entre mes mains.
Je pratique un travail à l’écoute du matériau terre depuis de nombreuses années. Mon approche se tourne en ce moment vers des sculptures sur la pointe des pieds tout en légèreté ou le blanc dialogue avec diverses harmonies de couleurs.

Yun-Jung Song

Ses œuvres sont traversées par ses origines, et liées à son expérience d’exilée, et à la mémoire tant personnelle que collective. Elle pratique la sculpture en céramique, le dessin et l’installation et porte son attention tout particulièrement aux différentes techniques qu’offre la céramique.

Antoinette Antiguedad

Mes sculptures invitent à entrer dans le monde de l’imaginaire, elles sont enrichies de couleurs tantôt puissantes et vives, tantôt douces et chaleureuses. Mon défi : surprendre mes personnages dans des expressions de rêverie, de joie, de complicité, afin de donner à ressentir et à tendre vers la joie.
Mon désir : accorder à l’observateur une participation active dans l’interprétation de mes créations.

Lisa Pélisson

Lisa Pélisson développe un travail de sculpture, d’installations, d’interactions avec la céramique comme médium premier. Elle s’intéresse à des sujets ou paysages issus du quotidien, en les déformant ou exagérant leurs lignes, elle se les approprie avec autant d’affect que d’humour grinçant. Ses céramiques viennent troubler les frontières du réel, et parodier des matériaux, issus bien souvent du pétrole… Ceci témoigne de sa nécessité incessante de remuer les codes établis pour mieux regarder l’empreinte matérielle et émotionnelle de l’humain sur notre monde. Elle y affirme sa fascination mêlée d’aversion pour des phénomènes de pop culture, des modes d’uniformisation. Les gestes de Lisa
Pélisson viennent creuser des épaisseurs épidermiques, questionnant avec magie nos parures comme nos identités communes et intimes à la fois.

Cécile Férard

Artiste, portraitiste, plasticienne, le travail de Cécile Férard évoque le corps, ses formes et ses attitudes. Elle aborde le portrait comme une recherche de l’autre.
Durant son cursus à l’École Nationale Supérieur des Arts de Dijon, elle développe une pratique de la peinture, tout en explorant la vidéo, le volume, et le dessin. Elle en sort en 2008 avec d’un Diplôme national supérieur d’expression plastique. Fin 2009, elle réalise une résidence au Fine Art Degree – Curtin University (Perth – Australie ) et développe des projets performatifs. De retour en France, elle participe à la création d’un collectif d’artiste dans une ancienne faïencerie, elle profite d’un espace de travail important qui lui permet de développer son approche de la peinture et s’initie à la céramique. En parallèle, elle amorce une carrière dans l’enseignement pour l’Éducation nationale. En 2013, elle intervient en collaboration avec l’association ACODEGE dans le cadre d’un cours de danse avec des déficients intellectuels. De cette collaboration naît un projet vidéo qui se déroulera sur une année. De 2014 à 2016, elle se forme à toutes les subtilités de la céramique industrielle traditionnelle. Son travail s’affirme à travers le Volume et prend une autre envergure. La céramique, comme tous les médiums avec lesquels elle a pu travailler, est une nouvelle manière de considérer la peinture, qui ne l’a jamais quitté. En 2016, de retour dans sa ville natale, elle poursuit son parcours dans l’enseignement avec un cours de peinture et couleur au sein de l’École supérieure d’art de Lorraine à Metz. Depuis plus d’un an, elle partage un atelier et se consacre principalement à sa pratique de la peinture et de la céramique.

Bénédicte Lacorre

« Mes objets flottent-ils au-dessus de moi dans un espace autre ?
Une utopie ?
Il y a tellement de moments dans la vie où j’aimerais pouvoir faire comme ce que nous faisions étant enfant, dire pause : pause, je joue plus. Et là le jeu s’arrête et on est libéré de ses règles jusqu’à ce qu’il reprenne.
Mes objets eux sont libérés du temps et de ses effets.
Ils ne peuvent pas se dégrader, ni vieillir. Toutes mes actions sont réversibles. Et si je les supprime définitivement, je peux faire en sorte qu’il n’y en ait plus aucune trace.
De toute façon ils ne peuvent pas mourir puisqu’ils ne vivent pas dans le temps.»