Ses œuvres sont traversées par ses origines, et liées à son expérience d’exilée, et à la mémoire tant personnelle que collective. Elle pratique la sculpture en céramique, le dessin et l’installation et porte son attention tout particulièrement aux différentes techniques qu’offre la céramique.
Mes sculptures invitent à entrer dans le monde de l’imaginaire, elles sont enrichies de couleurs tantôt puissantes et vives, tantôt douces et chaleureuses. Mon défi : surprendre mes personnages dans des expressions de rêverie, de joie, de complicité, afin de donner à ressentir et à tendre vers la joie.
Mon désir : accorder à l’observateur une participation active dans l’interprétation de mes créations.
Lisa Pélisson développe un travail de sculpture, d’installations, d’interactions avec la céramique comme médium premier. Elle s’intéresse à des sujets ou paysages issus du quotidien, en les déformant ou exagérant leurs lignes, elle se les approprie avec autant d’affect que d’humour grinçant. Ses céramiques viennent troubler les frontières du réel, et parodier des matériaux, issus bien souvent du pétrole… Ceci témoigne de sa nécessité incessante de remuer les codes établis pour mieux regarder l’empreinte matérielle et émotionnelle de l’humain sur notre monde. Elle y affirme sa fascination mêlée d’aversion pour des phénomènes de pop culture, des modes d’uniformisation. Les gestes de Lisa
Pélisson viennent creuser des épaisseurs épidermiques, questionnant avec magie nos parures comme nos identités communes et intimes à la fois.
Artiste, portraitiste, plasticienne, le travail de Cécile Férard évoque le corps, ses formes et ses attitudes. Elle aborde le portrait comme une recherche de l’autre.
Durant son cursus à l’École Nationale Supérieur des Arts de Dijon, elle développe une pratique de la peinture, tout en explorant la vidéo, le volume, et le dessin. Elle en sort en 2008 avec d’un Diplôme national supérieur d’expression plastique. Fin 2009, elle réalise une résidence au Fine Art Degree – Curtin University (Perth – Australie ) et développe des projets performatifs. De retour en France, elle participe à la création d’un collectif d’artiste dans une ancienne faïencerie, elle profite d’un espace de travail important qui lui permet de développer son approche de la peinture et s’initie à la céramique. En parallèle, elle amorce une carrière dans l’enseignement pour l’Éducation nationale. En 2013, elle intervient en collaboration avec l’association ACODEGE dans le cadre d’un cours de danse avec des déficients intellectuels. De cette collaboration naît un projet vidéo qui se déroulera sur une année. De 2014 à 2016, elle se forme à toutes les subtilités de la céramique industrielle traditionnelle. Son travail s’affirme à travers le Volume et prend une autre envergure. La céramique, comme tous les médiums avec lesquels elle a pu travailler, est une nouvelle manière de considérer la peinture, qui ne l’a jamais quitté. En 2016, de retour dans sa ville natale, elle poursuit son parcours dans l’enseignement avec un cours de peinture et couleur au sein de l’École supérieure d’art de Lorraine à Metz. Depuis plus d’un an, elle partage un atelier et se consacre principalement à sa pratique de la peinture et de la céramique.
« Mes objets flottent-ils au-dessus de moi dans un espace autre ?
Une utopie ?
Il y a tellement de moments dans la vie où j’aimerais pouvoir faire comme ce que nous faisions étant enfant, dire pause : pause, je joue plus. Et là le jeu s’arrête et on est libéré de ses règles jusqu’à ce qu’il reprenne.
Mes objets eux sont libérés du temps et de ses effets.
Ils ne peuvent pas se dégrader, ni vieillir. Toutes mes actions sont réversibles. Et si je les supprime définitivement, je peux faire en sorte qu’il n’y en ait plus aucune trace.
De toute façon ils ne peuvent pas mourir puisqu’ils ne vivent pas dans le temps.»
Depuis sa plus tendre enfance, Rosa Maria, d’origine catalane, s’est prêtée à l’art de la sculpture.
Rosa Maria n’a pas hésité, par la suite, à suivre une formation professionnelle. Celle-ci lui sera fondamentale et lui apportera un savoir-faire de base, c’est à dire, l’approche du métier et l’apprentissage de certaines techniques de production. Elle se prêtera à l’exercice de la pose et vivra ces moments comme une prise de conscience de ce que le corps a de féminin, influençant ainsi un grand nombre de ses oeuvres. Rosa Maria, de son nom artistique ROMA, créera son propre atelier de céramique à Strasbourg, en 200, un espace de création où règne une atmosphère méditerranéenne et dans lequel, argile, émaux et bonne humeur sont malaxés avec le savoir-faire et la sensibilité artistique de ROMA.
Les sculptures de Stéphanie Pelletrat interpellent par leur formes inattendues, énigmatiques, puissantes.
Ses œuvres semblent surgir des tréfonds d’univers organiques, végétaux, minéraux, elles nous interrogent sur notre rapport au monde du vivant.
L’artiste se laisse guider par son intuition, travaille à l’instinct ; elle se fait complice des caprices de la matière, expérimente formes et textures, joue avec la lumière et ose les contrastes.
Elle débute par la technique du colombin, apparent, sobre et engobé, l’orne de gravures, de bosses, de creux, de trous, de gouttes, de pics ; elle développe la technique de la plaque et de la porcelaine papier, explore l’alliance du colombin brut avec la porcelaine taillée dans la masse émaillée ; puis vient le goût d’allier cette terre à d’autres matériaux comme le fil de fer tressé, le bois, le verre…
Ses sculptures sont vibratoires, révèlent l’invisible en elle, en soi.