Montanaro

C’est entre art et peintures, sculptures et pop art que Renato Montanaro façonne ses oeuvres. Innovant, Renato a mis en avant des concepts inédits, tels que la peinture 3D. Ses idoles ? Picasso et Michel Ange.

Beata Sawicka

Espace, lumière et atmosphère sont, pour moi, les points essentiels de toute pratique picturale. Ce sont donc ces aspects que j’essaie avant tout de retranscrire dans mes tableaux.
Les paysages reflètent mon observation de la nature, telle que je la côtoie au quotidien. Mes peintures reprennent souvent les mêmes lieux. C’est ainsi – à travers les changements qu’ils connaissent en fonction du temps, de la saison ou du moment de la journée – que j’explore le sujet. Ces moments de contemplation sont pour moi des instants de grande intimité avec la nature dont je fais alors pleinement partie. Lorsque je crée un tableau, j’essaie de configurer la nature selon ma vision du monde, ce qui revient parfois à la conter. J’essaie aussi de transmettre ses mystères, surtout celui de la forêt et du monde fascinant des arbres – leurs forces vitales, leurs formes, leurs caractères…
Les dessins et aquarelles sont réalisés en plein air. J’aime ces techniques pour la spontanéité du geste et l’énergie qu’elles exigent dans un laps de temps très court. La peinture à l’huile implique une réalisation plus longue. C’est un travail passionnant de construction et d’introspection.
Beata Sawicka a étudié l’art à Rouen puis à Gda ń sk et a obtenu une maîtrise en illustration et design de livres à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie, sa ville natale, en 1985. Elle a collaboré avec des périodiques et des maisons d’éditions, et a réalisé de nombreuses illustrations et aquarelles, ainsi qu’un chemin de croix en linogravure, après s’être installée à Strasbourg en 1996.
Elle est engagée depuis plusieurs années dans les activités du Club des Arts du Conseil de l’Europe, où elle expose régulièrement et participe à l’organisation d’expositions. Elle a également participé à des expositions individuelles et collectives, notamment en Alsace (Strasbourg, Mulhouse, Haguenau, Goxwiller, Barr, Murbach, Sélestat) ainsi qu’à Paris, Dammarie-les-Lys, Bruxelles, Varsovie, Luxembourg, New York. Depuis quelques années, Beata Sawicka participe régulièrement aux Ateliers Ouverts.

Aurore Schenck

Aurore Schenck est artiste photographe et art-thérapeute. Formée à la photographie argentique, elle aime aujourd’hui associer l’image numérique et les techniques anciennes. Elle se passionne pour une technique de tirage photo inventée au XIXème siècle nommée « Cyanotype ». Celle-ci permet de créer d’étonnantes « aquarelles » photographiques tout en nuances de bleu et blanc. Ces couleurs peuvent être changées grâce à des virages au thé et donner des tons sépia. Sa photographie se veut très picturale. Il lui arrive d’intervenir sur ses tirages avec de la peinture aquarelle ou des encres.
Ses sources d’inspiration se trouvent pour la plupart dans la nature. Elle aime
particulièrement les arbres, les oiseaux et capturer la lumière en suivant les cours d’eau. Elle photographie également les environnements urbains, notamment l’architecture industrielle. Aurore Schenck est aussi art-thérapeute, métier qu’elle exerce en institution et en libéral.
Elle propose également des ateliers et des cours de photographie, accessibles à tous.

Clémentine Margheriti

Parce qu’au commencement, c’est un gouffre à franchir: de moi à la peinture, au geste de peindre. Ma peinture commence en écartant tous les autres chemins possibles. Alors un fil, et je me cramponne. J’ai plusieurs peintures en cours, qui finissent par être abandonnées, remplacées par d’autres, auparavant délaissées. Elles refont surface de nombreuse fois. Travail au long cours, à la limite de l’absurdité. Ce sont essentiellement des petits formats sur bois ou ardoise. Ces supports m’apportent la concentration et m’amènent à une densité, que j’observe parfois comme un point trop dense, sans échappée. Où est l’image? Où est la peinture? Je peins et dis « surface ». Je me colle à la paroi, comme une pulsion avec le désir de la franchir. Je suis Narcisse et je repeins Adam et Eve. La peinture me lie à ma langue, elle est ma matière à penser, ma présence au monde.

Valérie Demenge

De son oeil d’artiste formé dès le plus jeune âge, Valérie Demenge a gardé une sensibilité particulière pour capter et retranscrire les lieux qui l’entoure. Avec ses études d’architecture d’intérieur à Camondo, ce sont d’abord des lignes et des perspectives saisis sur des croquis qui se projettent sur des aquarelles aux couleurs méditerranéennes et pastels. De ces ébauches résultent des toiles abstraites travaillées entre Paris et l’Alsace qui, avec le temps, se sont désagrégées en un ballet de formes et de contrastes diffus. La technique de l’huile et des textures font alors cohabiter l’ombre et la lumière. L’étude des espaces de vie quotidiens fait naitre des constructions éphémères auxquelles les tableaux de Valérie Demenge peuvent rendre une vie durable. En partant de la contemplation d’un intérieur, de la nature (avec les arbres et les châteaux des forêts vosgiennes) ou de la ville (des toits de Paris ou Rome aux grattes-ciels de Chicago ou aux ponts de Porto), c’est la même lumière universelle qu’essaye de transmettre Valérie Demenge qui considère ses tableaux comme des « passeurs de lumière ».

Magalie Ors

Après une formation universitaire de trois ans, Je me consacrais à mes propres expérimentations. Pour moi la matière picturale n’est pas prédéfinie, mais présente dans tout. Ma sensibilité me poussant vers des techniques éthérées, non immédiates et en perpétuelle évolution, je me suis tournée vers une technique mixte à l’encre, à l’acrylique parfois, et au papier collé, arraché, gratté, déchiré, superposé. La vision du paysage s’impose d’emblée comme un référent, un champ d’expérimentation et d’expression. Bien qu’omniprésent et commun à tous, le paysage côtoie l’intime, le particulier, le souvenir, l’émotion. Je travaille souvent d’après une photo. L’image se retrouve alors nue et brute. Un souvenir se superpose à un moment ou à un autre et imprime une émotion, et l’image retrouve avec la peinture, substance et présence physique. Ce mécanisme d’éloignement et de rapprochement successif apporte la distance nécessaire pour revenir à l’essentiel, à l’essence du paysage.

Luc Dornstetter

Je suis né à Rothau en 1948. J’entre aux Arts Décoratifs de Strasbourg en 1966. Au bout de quatre années, formé par Camille Claus et Camille Hirtz, j’obtiens mon diplôme avec le prix de la ville de Strasbourg. Jusqu’en 2011 je partage mon temps entre l’enseignement du dessin en lycée et la peinture. Président de l’AIDA de 2008 à 2011, j’anime le groupe « 7 à voir » qui se compose d’une dizaines de plasticiens. Membre du comité des artistes de l’Evêché, je collabore à l’organisation des expositions du Chemin d’Art Sacré. Depuis 2011 une grande partie de mon temps est voué à l’Art Sacré avec des expositions de groupe et individuelles sur des thèmes tels que : « Musique et Bible », « L’Apocalypse » et en 2022 « La rédemption » au couvent du Bischenberg à Bischhofsheim.Je suis un peintre pythagoricien à tendance symboliste à la croisée de l’histoire, de l’ésotérisme, de la littérature et de la bande dessinée, passionné par l’histoire des techniques picturales et un peu alchimiste.

Vérok Gnos

 Verok Gnos porte une attention particulière à la nature. Elle se laisse guider par les formes naturelles déjà existantes. Elle utilise et sublime ces matériaux et les met en scène. Ainsi l’oeuvre devient le lien entre le geste d’artiste et la création de la nature.  

Avec ses peintures elle nous invite à réfléchir à notre posture d’être humain face à la nature, à sa faune et sa flore.     

« Les Petits Bouts de Monde… » comme elle les appelle, n’ont pas vraiment de titre qui selon elle, aurait pour effet de cloisonner la pensée.    

Vérok Gnos a mis au point une technique de peinture qui permet à l’œuvre de vivre. À l’aide de l’apesanteur, les gouttes de couleurs vivent ou fusionnent sur le support (Dibond)

Gilles Michon

C’est ce qui m’entoure que j’ai d’abord considéré comme étant un paysage. Des formes d’arbre, des fragments de corps et d’architecture se sont imposés dans mes carnets de croquis. Ces formes sont devenues un dictionnaire que je consulte afin de renforcer et confirmer des impressions fugaces. Ces impressions sont devenues prétexte à déposer les couleurs sur des supports variés comme le papier, le carton, la toile et aussi à utiliser des matières comme le sable, la sciure ou même la terre.               

Ce qui est bon dans la peinture c’est son odeur, son onctuosité sa façon de couvrir et d’être recouverte. Le grand plaisir de mon métier de peintre c’est qu’il m’est permis de suggérer des traits particuliers, hasardeux, qui relèvent de l’anecdote et qui produisent, en fin de processus, une oeuvre douée d’une sorte d’existence en soi.   C’est ce qui m’entoure que j’ai d’abord considéré comme étant un paysage. Des formes d’arbre, des fragments de corps et d’architecture se sont imposés dans mes carnets de croquis. Ces formes sont devenues un dictionnaire que je consulte afin de renforcer et confirmer des impressions fugaces. Ces impressions sont devenues prétexte à déposer les couleurs sur des supports variés comme le papier, le carton, la toile et aussi à utiliser des matières comme le sable, la sciure ou même la terre.                Ce qui est bon dans la peinture c’est son odeur, son onctuosité sa façon de couvrir et d’être recouverte. Le grand plaisir de mon métier de peintre c’est qu’il m’est permis de suggérer des traits particuliers, hasardeux, qui relèvent de l’anecdote et qui produisent, en fin de processus, une oeuvre douée d’une sorte d’existence en soi.

Quintard Aurelie

Aurélie Quintard est une illustratrice qui vit et travaille à Strasbourg.

Son univers tendre et rétro est influencée par les illustrateurs•rices et concept artists américains et anglais des années 50.
Elle privilégie, pour la fabrication de ses images, l’utilisation de techniques non-numériques: gouache, aquarelle, crayon et collage.

Membre active des Urban Sketchers de Strasbourg elle multiplie aussi les occasions de dessiner in situ et déploie ainsi une pratique du croquis d’observation, à l’intersection du documentaire dessiné et de la captation graphique.