Catherine Fischer

Les  formes et les couleurs apparaissent librement. Je crée directement sur le papier en laissant les éléments réagir entre eux. Tout est intuitif et les résultats sont souvent imprévisibles. Le souvenir de quelque chose, un arbre ou une fleur, une vision éphémère, un mouvement, un objet, une lumière, un poème, une forme entrevue l’espace d’un instant, toutes ces manifestations  qui me touchent profondément  peuvent susciter la création d’une image. La mémoire parle et le geste est guidé par ces émotions.

Jim Ceneda

LA DIVERSITÉ.

Elle caractérise mon travail : diversité de thématiques, de techniques et de styles – qu’ils soient semi-figuratif, abstrait ou onirique.

 

MES RECHERCHES.

  • L’approche de la vie.

Mon approche est celui du « Presque-rien » cher au philosophe Vladimir Jankélévitch ; la fragilité de la vie sous ses multiples aspects : la temporalité, la solitude, la jouissance, la sensualité, la sexualité, l’amour, la mort, la vie intérieure, la beauté, les autres. J’aime mêler des textes dans m ; on y trouve souvent des messages philosophiques qu’il s’agira de décrypter.

  • L’engagement : le monde contemporain.

Pour paraphraser Antonio Gramsci dans ses cahiers de prison,  il y a entre un ancien monde et un nouveau  «cet interrègne où [on] observe les phénomènes morbides les plus variés »

Je crois que tout artiste est un résistant, contre les dangers actuels de la dynamique exponentielle des forces du marché et de la globalisation, et ses bouleversements sociaux ; pour l’avenir de Gaïa (Bruno Latour), unique solution à la vie des générations actuelles et futures.

 

MES TECHNIQUES, MES PREFERENCES ET MES PRODUCTIONS.

. Le papier. Il se laisse gorger d’eau, maculer par les pigments, plier, déchirer. Ses fragments peuvent se rassembler dans de nouvelles cohérences plastiques, selon des processus de déconstruction-construction.

. Le dessin, les encres, l’acrylique aquarellée, le travail à la plume.

. Le collage.

. Ex-sérigraphe, j’ai un faible pour l’imprimé et les petits tirages : la gravure sur bois et mieux encore la linogravure sont des procédés artisanaux qui demandent humilité, patience, mais qui offrent des résultats souvent très étonnants.

. Les livres d’artiste avec mes propres créations poétiques.

. Le dessin parodique : activité secondaire, je l’utilise surtout pour illustrer des évènements sociétaux ou/et politiques.

. Les petits formats :travailler sur des petits formats dans une société de la démesure est une gageure. Chemin de méditation pour l’artiste, le petit format invite le spectateur à l’effort de l’intériorité.

 

L’ART IN VIVO, LA PERFORMANCE____________________________________________________

Danseur de tango argentin, amateur et créateur de textes poétiques, la performance de groupe « ART&TANGO » est l’occasion pour moi de réunir quatre passions : la danse, la poésie, la performance picturale et la création collective avec d’autres artistes tels que danseurs, musiciens, plasticiens. Elle est aussi la possibilité de combler un manque vécu dans la solitude l’atelier, celui du contact avec le public ; cette opportunité de voir, en direct, son émerveillement, quand la danse survient, quand la poésie fait mouche, quand l’œuvre picturale se crée, in vivo, incertaine, spontanée, éphémère. L’instant magique, la jouissance.

 

« L’art retrouve un ordre qui peut ressembler à du désordre […] ». Christian Boltanski.

 

Vincent Schueller

Les mouchoirs retiennent des océans Une trace lumineuse dans le ciel Le vieux T-Rex éructe L’optimisme est côté en bourse Des masques sont en vente libre aux portes des villes Mais les cravates sont de mauvais goût Les plaintes sont palettisées Parce que le plastique font au soleil, les Playmobils sont à la peine Le silence est un vrai luxe Si le standard est un dur à cuire, il n’en est pas moins stupide  V26S

Michael Hein

Je considère mon travail artistique comme un contrepoint de mon travail de peintre de théâtre, mon gagne-pain, qui se caractérise par un travail planifié en équipe. Tout au contraire les points de départ de ma création artistique: C’est d’errer à travers et travailler devant la nature. De capturer un motif, c’est comme partir à la chasse. La réussite est toujours un grand bonheur. Dans mes œuvres abstraites il s’agit d’inspirations par des matériaux que je sors des déchets et des objets trouvés lors de mes promenades au fil du l’hasard dans la nature. Il en résulte des œuvres multicouches, constitués de structures colorées avec des pénétrations et des superpositions. Mes œuvres sont involontaires, elles ne sont pas formulées conceptuellement, ce sont des émotions délibérément libérées. Elles s’orientent vers la forme libre, loin des limitations telles que le format et le cadrage.

Eban

Eban est né à Banméthuôt en 1954 au Vietnam. Par sa mère il est originaire d’un peuple minoritaire de l’ancienne Indochine : les Êdes. Son père est français. Il a fait ses études à Bordeaux, une école graphique en publicité, mais se dirige finalement vers la peinture où il crée son propre style. Il a présenté de nombreuses expositions en solo et en groupe depuis 1974. Ses peintures sont la rencontre de deux mondes : l’Asie millénaire et la vieille Europe. Par ailleurs le monde végétal, aime aussi peindre sur de grandes toiles. Chaque tableau se transforme en recherche vers une nouvelle expression. Sa démarche : Eban au travers des multiples facettes de son art poursuit son objectif d’éveilleur et d’humaniste C’est toute l’expérience et le parcours d’un jubilé créateur que nous propose Eban. Son oeuvre contient l’image d’une ancienne Indochine qui s’est déjà sublimée et qu’il effleure du bout du pinceau avec toutes les couleurs du ciel et de la terre déposées sur la palette. Depuis son enfance en terre vietnamienne jusqu’à l’aboutissement d’un principe et d’un art révélateur maîtrisé, socle sur lequel s’érige toute une vie. L’art est un long chemin de silence qui donne à l’homme les clés d’accès à sa métamorphose. Michel Bénard. Lauréat de l’Académie française.

ROM

Robert, après avoir passé un CAP de modeleur sur bois est parti à l’âge de 19 ans pour un tour du monde de 3 ans en s’inspirant de Châteaubriand qui disait que « les voyages forment la jeunesse ». Ayant toujours eu une âme d’artiste, cet autodidacte de l’Art se retrouva dans différents pays où il s’initia par exemple en Afrique et en Asie particulièrement aux sculptures locales et par la suite au Canada à la photo.

Montanaro

C’est entre art et peintures, sculptures et pop art que Renato Montanaro façonne ses oeuvres. Innovant, Renato a mis en avant des concepts inédits, tels que la peinture 3D. Ses idoles ? Picasso et Michel Ange.

Beata Sawicka

Espace, lumière et atmosphère sont, pour moi, les points essentiels de toute pratique picturale. Ce sont donc ces aspects que j’essaie avant tout de retranscrire dans mes tableaux.
Les paysages reflètent mon observation de la nature, telle que je la côtoie au quotidien. Mes peintures reprennent souvent les mêmes lieux. C’est ainsi – à travers les changements qu’ils connaissent en fonction du temps, de la saison ou du moment de la journée – que j’explore le sujet. Ces moments de contemplation sont pour moi des instants de grande intimité avec la nature dont je fais alors pleinement partie. Lorsque je crée un tableau, j’essaie de configurer la nature selon ma vision du monde, ce qui revient parfois à la conter. J’essaie aussi de transmettre ses mystères, surtout celui de la forêt et du monde fascinant des arbres – leurs forces vitales, leurs formes, leurs caractères…
Les dessins et aquarelles sont réalisés en plein air. J’aime ces techniques pour la spontanéité du geste et l’énergie qu’elles exigent dans un laps de temps très court. La peinture à l’huile implique une réalisation plus longue. C’est un travail passionnant de construction et d’introspection.
Beata Sawicka a étudié l’art à Rouen puis à Gda ń sk et a obtenu une maîtrise en illustration et design de livres à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie, sa ville natale, en 1985. Elle a collaboré avec des périodiques et des maisons d’éditions, et a réalisé de nombreuses illustrations et aquarelles, ainsi qu’un chemin de croix en linogravure, après s’être installée à Strasbourg en 1996.
Elle est engagée depuis plusieurs années dans les activités du Club des Arts du Conseil de l’Europe, où elle expose régulièrement et participe à l’organisation d’expositions. Elle a également participé à des expositions individuelles et collectives, notamment en Alsace (Strasbourg, Mulhouse, Haguenau, Goxwiller, Barr, Murbach, Sélestat) ainsi qu’à Paris, Dammarie-les-Lys, Bruxelles, Varsovie, Luxembourg, New York. Depuis quelques années, Beata Sawicka participe régulièrement aux Ateliers Ouverts.

Aurore Schenck

Aurore Schenck est artiste auteur et art-thérapeute. Formée à la photographie argentique, elle aime aujourd’hui associer l’image numérique et les techniques anciennes.  Elle se passionne pour une technique de tirage photo inventée au XIXème siècle nommée « Cyanotype ». Celle-ci permet de créer d’étonnantes « aquarelles » photographiques tout en nuances de bleu et blanc. Ces couleurs peuvent être modifiées grâce à des virages au thé et donner des tons sépia. Sa photographie se veut très picturale. Il lui arrive d’intervenir sur ses tirages avec de la peinture aquarelle. Elle travaille actuellement sur un projet mariant photographie et art de la laque.  Ses sources d’inspiration se trouvent pour la plupart dans la nature. Elle aime particulièrement les arbres, les oiseaux et capturer la lumière en suivant les cours d’eau. Elle photographie également les environnements urbains.

Marie-Jo Daloz

Marie-Jo Daloz est une artiste peintre, originaire de Franche Comté. Elle vit à Saverne et enseigne à  la Haute école des arts du Rhin de Strasbourg. Elle est actuellement résidente au Cloître des Récollets. 

Depuis de nombreuses années, sa peinture est un travail en totale immersion dans la nature. A travers ses peintures Marie-Jo Daloz exprime et affirme une posture qui s’est révélée à elle lors d’une rencontre qu’elle a vécue avec des rochers. Un échange qui l’a amené à se ‘’positionner’’ non plus en tant qu’être humain mais en tant qu’être vivant, au même titre que les arbres, les oiseaux, les loups ou les rochers avec lesquels nous avons, selon ses mots « un même fond commun »

Sa peinture et ses recherches, notamment en dessin, sont le fruit de cette rencontre, des propositions picturales comme des clefs pour approcher ce qui se manifeste lorsqu’ « elle peint avec… »

Janvier 2024