baptiste desjardin

Mes objets relèvent d’une corrélation entre paysage et voyage. Tantôt l’un, tantôt l’autre,
avec à la fois ce qu’ils comportent d’immobile, d’impassible, de mouvement et d’émoi.
L’un se réfléchissant dans l’autre et inversement.

Il s’agit de se laisser absorber, d’en capter l’aspect méditatif pour s’immiscer dans la relation
entre les choses et les êtres. En prise avec une attention flottante, au delà du temps,
le regard ne cherche plus l’identification ou l’information, mais révèle l’invisible et donne à songer.

Cela amène une promenade de l’esprit, de ses méandres jusqu’à ses cimes, où il est question de poésie.
Un ensemble d’expéditions aux confins de l’imaginaire, appellent à se rapprocher du sensible
et du spirituel, constituant mes terrains de recherche. Au sein des productions auxquelles ils aboutissent,
il n’est plus affaire de vue, mais de vivre.

Une manière de faire partie du paysage et du voyage, de sonder l’humain, dans une poursuite de soi
en accord avec ce qui nous entoure. Une quête d’équilibre face à notre société discontinue
et en prise à une aliénation constante, procédant d’une forme de dépaysement.

Jonathan Daviau

Jonathan Daviau tente de représenter dans ses dessins et récits graphiques une humanité à la fois cruelle et touchante.

Jordan Grosse

Mon travail aborde les thèmes du paysage, du déplacement et de la rencontre. Suivant l’environnement dans lequel je me trouve, des formes vont venir attirer mon attention. La photographie m’aide à comprendre la composition de ces formes : rapport de masse, construction de la ligne, soin des couleurs. Face à la photographie, la sculpture est une manière de prolonger mon regard en donnant corps à ce dernier. Les matériaux utilisés sont : le bois, le plâtre, la résine et le papier. Sculpture et photographie s’articulent ensuite dans l’espace et deviennent ensemble l’écriture d’un nouveau paysage.

Alison Messouadi

Designer produit et créatrice textile à Strasbourg

Spécialisée dans la création de mobiliers et d’objets usuels (re)mettant en valeur l’artisanat par le design, j’ai été formée à l’ébénisterie et à la tapisserie d’ameublement lors de deux années d’étude en Diplôme des métiers d’Art à Autun.

Attachée aux gestes et à la valorisation des savoir-faire artisanaux, je tente d’allier dans mes projets tradition et innovation pour créer des formes épurées mettant en valeur la beauté et la sensibilité des matières. Par des alliances de textures et de formes, je souhaite créer des ambiances pérennes afin d’amener l’usager à réfléchir, rêver, s’émerveiller, … Sensible au moindre détail, ma recherche créative consiste à surprendre l’usager au fur et à mesure du cycle de vie du produit et de comprendre son propriétaire dans le but de (re) créer du lien entre individu et objet.
Ma signature ? Permettre aux objets de raconter leurs/votre histoire.

Aline Thomas

Travaillant aux frontières du rêve et du réel, Aline Thomas nous invite à travers ses tableaux à plonger dans son espace intérieur. A la manière de David Hockney, l’artiste nous dévoile des formes épurées traduisant un message clair et nous détourne un instant de nos propres pensées. Ses paysages à l’huile ne sont pas, comme on pourrait le penser, réalisés sur le motif mais sont en réalité des assemblages de souvenirs collectés. Aline Thomas mêle ainsi traces du passé (photographies, objets, etc.) et souvenirs rêvés pour nous donner une version revisitée de son histoire personnelle.

Thibaut Aymonin
Aline Thomas.

Blandine Denis

Dans mon travail, je cherche à retrouver l’efficacité et la spontanéité du dessin d’enfant. Je travaille des techniques mixtes (collage, crayon, peinture) tout en cherchant le résultat le plus simple possible. Le personnage est au centre de mes recherches, et le support des émotions que je veux transmettre.

Caroline Dargere

Caro fait des illustrations, des poupées et de l’impression traditionnelle (gravure, sérigraphie). Elle aime bien raconter des histoires de quand les êtres humains vivaient dans des petites cavernes humides ou des gros chateaux sombres.

Marièle Gissinger

C’est dans un ancien lieu de maraicher où l’on cultivait la terre et l’on préparait les produits issus du labour pour nourrir les êtres humains que l’atelier Art-gm œuvre avec la terre et la couleur.Du labour de la terre s’est faufilée dans ces lieux de création une autre manière d’œuvrer avec la terre et les couleurs, celle de la création artistique qui nourrit le vivant, son être intérieur.Il s’agit de penser avec la peinture, de ressentir avec la terre.Constitué de différents espaces de création, l’Atelier Art-gm cherche à capter le vivant dans le quotidien des êtres humains, d’en capter l’indicible et de le rendre visible, de saisir ce qui les relis dans l’invisible de la relation. Comme il émerge d’une graine invisible plantée dans une terre labourée, une plante, la création nous permet de faire émerger de notre terre intérieure l’indicible, l’innommable du vivant en nous.Architecte de formation, la peinture et le modelage m’ont permis d’aller à la rencontre de l’intime en soi. La Nature m’enseigne et la terre me guide pour capter le vivant, questionner nos sociétés, saisir l’indicible des émotions qui nous traversent.Parallèlement, je me suis formée en tant qu’Art-thérapeute à l’université de Paris Descartes, pour accompagner l’Être à travers la création et lui permettre de découvrir sa terre intérieure. Entrer dans son espace imaginaire et cheminer vers son soi profond au travers du processus de création. Ce travail m’a permis de questionner le lien entre les différentes matières travaillées en création et l’intime en soi. Pour Cézanne, la Nature enseigne. Pour Paul Klee, l’Art rend visible.Peindre, c’est penser en image. Peindre, c’est poser une émotion en formes et en couleurs. Puisque la Nature enseigne, j’aime poser mon chevalet en pleine nature et par des touches de couleurs sur une surface plane, capter l’énergie du lieu. De retour dans mon atelier, c’est par la peinture que je travaille sur des faits de société, que je cherche à capter l’immuabilité du mouvement de la vie. Modeler, c’est toucher la matière, la ressentir dans son volume et communiquer avec elle pour en faire émerger une émotion. À travers le modelage, c’est le souffle de l’être humain, son émotion que je cherche à capter pour faire émerger le vivant en soi. Tirer la matière jusqu’à la faire résonner en nous. C’est dans le vivant que je puise mon inspiration : le quotidien des êtres humains, les entreprises, l’actualité, l’écologie, les faits de société, le changement climatique, la surconsommation, l’enfance. L’art, présent depuis la nuit des temps, est le cœur de la vie qui bat et rend visible et perceptible ce qui dépasse nos sens.