Jean Wollenschneider

 Dessins – objets papier De la feuille plane au volume, Jean Wollenschneider dessine, découpe, plie, modèle. Faire du presque rien d’une feuille de papier, des retraites, des vagabondages, des lieux temporaires, des mythologies à ré-imaginer. L’interrogation de notre rapport au vivant, de notre avenir commun parcoure ses propositions créatives, que ce soit par l’illustration naturaliste, ou par des objets en papier : animaux, urnes, cabanes en papier…

Stéphanie Convercy

Obsession de la série. le temps est limité la créativité devient mon champ des possibles. c’est avec une grande liberté que je me promène dans cet univers élargi de formes et de thèmes. pour les ateliers Ouverts 2024, présentation des séries : __ Madone la femme est une sainte  série III, __Cluedo mais qui a tué Madame Leblanc?, __femme en boite , __les oubliées, __petites peintures de la mode…

les fragments de vie se rassemblent, la poésie, la tragédie, le banal, la science, le spirituel sont invités à travailler ensemble nous ramenant à notre condition humaine, au théâtre de nos vies.

 

Franzele

Franzele, ( de son vrai nom Françoise Rothenburger) promène un regard tantôt amusé tantôt plein de tendresse sur des personnes et objets de la vie courante. En plus de la peinture à l’huile, elle explore également d’autres techniques comme le collage, fusain et ajout de matière. Dans ses tableaux se côtoient avec bonheur Amour, volupté, humour et mélancolie, fils conducteurs de son oeuvre.

Sandra Tritschler

Artiste autodidacte à l’ADN pluriel je navigue entre papier et toile, paysage et nature morte. Encre, aquarelle et acrylique. Le paysage m’interpelle par son intensité. Silencieuse et simple. Globale et émotionnelle. L’encre ou l’aquarelle s’y colle. Et le papier, les pinceaux dansent… libres. De l’eau, du pigment. Du risque aussi. Il s’agit alors de capter l’essentiel, l’ambiance. La vibration. Et puis je me pose parfois, happée par un sujet à décortiquer. La nature se meurt…Je m’approche au plus près et me recentre. Envie de restituer. Tout simplement. Montrer le sujet, dans une mise en scène sobre. Il me plait, le voilà. Acrylique, toile, concentration. L’observer et le peindre pour révéler sa beauté, telle qu’elle se présente. Jeux d’ombres et de lumières, palette de couleur réduite font le lien et signe mon travail artistique. Peindre est une évidence, une respiration saccadée entre ces deux mondes qui font écho en moi. Ils se complètent et m’harmonisent.

Natacha Perez

Passionnée par les sens cachés, la couleur et les êtres vivants, mes recherches picturales et artistiques m’ont permis de découvrir bien des univers. Je vous souhaite donc la bienvenue dans mon monde – un monde de magie et de poésie mais aussi de sciences et de physique quantique où la quête de la compréhension du monde me mène chaque jour un peu plus à la rencontre de moi-même. Sensible aux couleurs et aux formes ainsi que leur relation à l’homme, je me dirige naturellement vers le design d’objet. Cette formation a nourri mon intérêt pour les matériaux en général et m’a offert la possibilité d’expérimenter de multiples savoirs faire manuels (céramique, bronze, ébénisterie, etc). Actuellement, je travaille principalement sur des créations en peinture et techniques mixtes et ce sur de multiples supports, de la feuille de papier en passant par le bois, la toile et la fresque murale. J’aime mélanger les matières et travailler les textures. J’ai par ailleurs développer une technique à base de journal sculpté afin de réaliser certains sujets sur toile, tels des bas reliefs. Je travaille également la peinture à l’huile ainsi et l’encre de chine depuis plusieurs mois, ce qui élargit mon horizon de couleurs et de nuances. Je décrirais mon travail comme figuratif, réaliste et empreint de symbolisme et de notes abstraites. Je ne suis pas dans une quête de réalisme bien que mes oeuvres tendent vers ce style. Ce qui me plaît, c’est de donner vie à un regard, révéler l’âme d’une matière, partager la mélodie du silence… Le tout dans une alchimie de couleurs entre-mêlant poésie et recherche d’équilibre.

Fantine Andrès

LE CORPS MORCELÉ DE LA NATURE Fantine Andrès est une observatrice attentive de la nature dont elle apprécie en particulier les écarts, les formes surprenantes et parfois monstrueuses. Mais nul besoin pour les découvrir de se plonger dans des ouvrages de tératologie ni de consulter les archives de ces baraques foraines où l’on exhibait volontiers les femmes sirènes ou les moutons à cinq pattes. L’étrangeté est partout sous nosyeux. La précision des dessins de Fantine Andrès est un merveilleux instrument pour la saisir. En se servant de crayon à mine graphite elle obtient des modelés particulièrement délicats qui donnent aux plantes une apparence que l’on pourrait dire presque sculpturale si le moelleux des rendus ne suggérait si fortement quelque chose comme l’épuisement d’une animation interne dont le sujet représenté serait encore témoin. Mais ce sont essentiellement des fragments qui nous sont montrés, qu’ils soient disposés au milieu de la page ou que celle ci, de par son format, produise comme une coupe franche qui laisse interrompu le geste de l’artiste. La symétrie de ces formes est parfois troublante et fait penser aux motifs ornementaux de certaines architectures tout en nous rappelant l’évidente géométrie deces végétaux saisies par les photographies de Blossfeld à la fin des années 1920qui évoquent des rosaces ou des colonnes gothiques. Montrées ainsi, hors de tout contexte, elles acquièrent parfois la majestueuse abstraction de coiffes océaniennes ou de masques africains. Or Fantine Andrès ne se prive pas d’utiliser aussi la photographie produisant ici une série d’oeuvres énigmatiques, entre figures abstraites et matériaux anthropomorphes dont la plus singulière est sans doute cette image-apparition dans laquelle on ne peut s’empêcher de voir une vierge debout au milieu des bananiers couchés parla tempête. De même le devenir sculpté de ces dessins trouve t-il en quelque sorte sa réalisation à travers les plantes tressées ou simplement assemblées et tenues par une sorte de galette de maïs pliée, de la même couleur gris anthracite, rappelant ces images antiques de corps pétrifiés par les cendres volcaniques qui ont saisit la vie dans son dernier souffle, impression que renforce la vue de ces feuilles de bananier couvertes elles-mêmes de poudre de graphite. Gilles A. Tiberghien

Juliette Faye

Il paraitrait que la grand-mère de Sartre eût pour habitude de rappeler « Glissez, mortels, n’appuyez pas. » C’est sur ce conseil que je favorise la taille douce avec eau forte et aquatinte pour ce qui est de ne pas appuyer, en glissant plutôt sur le vernis, et que j’explore un univers imagé entre fantasmagorie et vanité, plongé dans un bain d’existentialisme acide, pour ce qui concerne les mortels. Ma formation de Designer Textile, loin de me convertir tout à fait au design, m’a menée à développer et complexifier mon goût certain pour la recherche de l’accord coloré parfait, de la composition absolue, et de la matière totale, ainsi qu’à ajouter un brin d’équilibre dans la célèbre balance en injectant de l’ordre au chaos de mes pulsions créatrices.

Magali Hedouin

Illustratrice, je vous présenterai lors de ces ateliers, des » démones aquarellées » et des MicroCéphales* toujours aussi sympathiques ! * Créés en 2003, « Les MicroCéphales » sont, à l’origine, des personnages à grosse tête, évoluant dans des univers imaginaires ou réels. D’un style simple (mais pas simpliste), ils sont, aujourd’hui, le fondement de mon travail. Outils de prédilection : Aquarelle, plume, Rotring, Pantone…

Isabelle Deloron

Yza, véritable touche à tout, est autodidacte. Elle s’essaye à l’acrylique, à l’huile, à l’aquarelle, pour enfin trouver son univers de prédilection dans les variations proposées par l’encre de chine. Ce noir puissant décliné en abstraction suggestive toute en mouvement, au pinceau jouant avec l’eau ou au point précis en figuration la passionne. Le support est important. Papier japonais washi ou papier Lana texturé … chacun apporte par sa structure une dynamique à l’univers du dessin. Les thèmes suggérés ou figuratifs représentent des ambiances de paysages ou animales influencé par la découverte de la calligraphie contemporaine asiatique et les voyages. La découverte de la céramique lui ouvre de nouvelles perspectives : transformer son univers graphique en 3D. Mais cela demande du temps d’essayer de dompter la terre. Son univers pictural influence largement des décors des pièces réalisée au tour en grés blanc, grés noir et récemment porcelaine.

Véronique Moser

Le travail artistique de Véronique Moser se nourrit des contradictions de notre époque mais aussi de leur charge poétique. La profusion des informations, des objets, des statistiques et d’événements sensationnels agissent en permanence sur notre quotidien et le rendent multiple.  Sa pratique artistique raconte ou conte cet état des choses :  Amasser, accumuler, collectionner, thésauriser pour finalement jeter… nous rend paradoxalement fragiles et déraisonnables. Cette constatation est le socle de son travail. Suivant ses projets et leurs contextes elle présente des installations, des dessins, des monotypes et de la photographie. Une constante, l’emploi du papier et l’utilisation du petits formats, qui, présentés en nombre nous renvoie à la surabondance matérielle produite par notre société et incarnent notre fragile relation au monde.