Mona Leu-Leu

Évoluant dans plusieurs disciplines, je crée et conçois des histoires, des images, des objets éditoriaux, mais aussi et surtout des espaces de narration et de réflexion grâce aux papiers et à différentes techniques issues de l’ingénierie papier.
Je travaille avec des touts petits comme des très grands, des écoles mais aussi des institutions, des industriels comme des maisons d’édition afin d’offrir une approche personnelle et unique de la narration visuelle et de la valorisation d’information. Mon travail s’applique dans des livres, revues, journaux, vitrines, et domaine de la communication graphique et événementiel.

Danièle Schiffmann

M’honorant du prix de la région Alsace en 2002
le CEAAC m’a envoyée en résidence d’artiste au Laos
j’ai enseigné la gravure et les monotypes à l’école des beaux arts de Vientiane
depuis je suis retournée au Laos douze fois
chaque année pendant trois mois
j’y ai collectionné des feuilles écorces végétaux qui aujourd’hui m’aident à imprimer des monotypes
en hommage à la nature mais pas seulement. L’or sous les feuilles envers or et brume l’eau la sève le pleur

Danièle Schiffmann

Antoine Halbwachs

Graveur et sculpteur, mon travail s’articule autour de la figuration. Si l’idée, l’image, ou le modèle vivant sont les premiers moteurs du travail, ce qui m’anime particulièrement c’est l’agencement d’un espace avec un répertoire de formes au vocabulaire riche, lignes, volumes, plans, rythmes, plein et vide. Et ceci pour offrir au regard des objets du domaine du sensible, qu’ils soient sculptures, gravures ou peintures, qui n’ont qu’une ambition être regardés et alors peut-être questionnés ou encore émouvoir. La cohérence d’un travail ne tiens pas à l’uniformité du sujet ou à une pratique unique. Elle s’établit petit à petit, les différentes pratiques s’enchevêtrent et finissent par se répondre. C’est peut-être dans cette diversité, cette confusion apparente que doucement les préoccupations et les idées se resserrent, que le chemin se trace, comme les herbes que l’on piétine inlassablement dessinent lentement des sentiers.

Alexiane Mangin

Mes illustrations sont parfois issues de ce que j’observe, parfois imaginées. On y trouve des morceaux de ce qui m’entoure, beaucoup de façades de bâtiments, beaucoup de nature, beaucoup de Strasbourg, un peu de croquis de voyages, plein de maisons et de plantes, et parfois de petites choses cachées ça et là dans les dessins.
J’aime beaucoup varier les supports, et voir mes travaux dessinés sur du papier, peints sur des murs entiers, imprimés en grand ou en petit, sur des bouteilles de bière, dans des livres, sérigraphiés sur du tissu ou tatoués sur des copains, imprimés avec le soleil en cyanotypes, gravés à la main, encadrés en exposition ou perdus dans le bazar de mon bureau !
À l’Atelier du Parc où tout le monde vient fraîchement d’arriver, vous pourrez voir mes travaux : des illustrations, affichées ou bien dans mes carnets. Mais aussi les fruits de collaborations entre membres de l’atelier : kirigami (œuvres en papier découpé), cyanotypes ou encore linogravure.

Pierre Tugend

Jouant de la terre et de la lumière, j’ajoure mes pièces, les grave et les sculpte. Entrelats, superpositions, dentelles font danser l’ombre et la lumière : les lampes basse-tension (6W) ou les bougies placées à l’intérieur en font des luminaires ou des photophores originaux.
Les pièces sont cuites en « réduction », dans un four à gaz (1280°C), ou en technique Raku.

Lionel Picker

Peintre figuratif travaillant dans divers genres. Défend un rendu juste et soigné des matières et des effets de lumière. S’appuie sur des techniques et matériaux traditionnels de la peinture à l’huile. Montre à cette occasion des œuvres plutôt atypiques dans sa production.

Anthony Vest

Artiste pluridisciplinaire, Anthony Vest construit au jour le jour un réseau d’images tantôt en dessin, peinture ou photo, tantôt à travers objet ou installation. Il choisit le médium correspondant le plus justement à une construction personnelle d’un univers dans lequel notre œil corrompu se perd inconsciemment.

Sa démarche est une proposition d’observation, une contemplation humble et positive traduite par l’économie des moyens mis en œuvre : pour les tableaux, de l’encre de chine, de la mine de plomb, un peu de peinture beige sédiment et du bleu. Pour les bas-reliefs, du béton. Pour les sculptures, du rebus ou du pvc bombé couleur cuivre… 

Anthony Vest n’a pas d’empreinte, sinon celles qu’il laisse volontairement sur le tableau en même temps que ses tampons dateurs qui garantissent l’originalité de l’œuvre. Tentative sérieuse de nous accompagner vers une profonde légèreté. Le tout, autant que possible, avec un soupçon d’ironie et une économie de moyens.

Gérard Doutreleau

Le beau, il ne le revendique pas comme un manifeste théorique, mais comme ce qui advient dans le travail de la matière, comme l’irruption d’une émotion qui déborde devant la perfection issue du hasard dominé, quand les formes sont bien en place et que le geste maîtrisé reprend le pouvoir sur le tableau.
Il faut imaginer l’artiste au sol, courbé sur son panneau de peuplier, entouré, comme en un dispositif scénique, de tout l’attirail spécifique de son travail, celui qu’il s’est forgé au cours du temps : cales, balais, chiffons, éponges, jute, papiers froissés, couteaux, pinceaux, huiles, acryliques et pigments, et les récipients qui contiennent tous les mélanges qui vont couler lentement sur la toile, ou s’émulsionner, dans une alchimie connue de lui seul, jouant sur les contrastes ou les transparences, la dilution de la couleur et les empâtements.
Mais laissons là l’artiste pour entrer dans l’œuvre.

Marie-Rose Gutleben

En haute montagne tout n’est qu’érosion et transformation. Tout est instable et remis en question sous l’effet des éléments. Cette mutation est inexorable mais force. Elle est imprévisible et effrayante mais toujours magnifique. Ma confrontation à ce milieu parfois accueillant, parfois hostile m’a profondément marquée. Cette dualité et le respect vont influencer ma sculpture jusque dans le choix de la matière première et de la technique. J’ai décidé d’utiliser un grès noir. Il deviendra ma signature. J’ai décidé de construire dans la masse malgré le côté fastidieux de l’évidage et du recyclage de la terre car cette technique correspond à mon ressenti face à la montagne. Depuis peu je cuis au gaz et pousse ainsi ma terre encore un peu plus loin dans ses retranchements.