Je couds, depuis toute petite je couds, les femmes de ma famille cousaient toutes. Je couds comme je dessine, je brode comme je peins. Parfois la machine m’embarque, c’est une danse rapide tendue, une résistance , une bataille.
Il me faut des dizaines de bobines – combien de kilomètres de fils ? De longues heures.
Initialement formée à la photographie documentaire, l’humain est resté au centre de ma démarche. Tous mes champs d’action me renvoient inlassablement à l’humain.
Du féminin il est aussi question dans la série Paysages intimes née de l’observation de planches d’anatomie.
Corps, organes, membres : encore l’humain. Et cette fois plus de paysages de forêts mais des paysages intimes, intérieurs. Et pour les présenter, des cabinets de curiosités, des boîtes d’entomologiste. Quand l’humain n’est pas dans la nature, c’est sa nature même qui me questionne.
D’expérimentations en recherches et visites – De fil en aiguille – ma pièce Au centre#4 est née au sortir du petit musée de Fragonard de maison Alfort.
