Marianne Muller

L’arrivée d’internet m’a accompagnée dans mon passage à l’âge adulte. La manière dont elle a révolutionné le mode de diffusion des images a aussi profondément marqué mon parcours artistique. Comme toute ma génération, j’ai été fascinée par l’accroissement exponentiel de mes champs de recherches, sidérée par la masse de matière iconographique à laquelle j’accédais et par le flux incessant d’images auquel j’étais soumise au cours de mes errances sur internet. A partir de 2005, j’ai décidé d’ordonner mes navigations sur internet. J’ai ainsi commencé des collections d’images en cherchant à classer la masse iconographique qui s’étalait devant moi. Mettre en relation des images entre elles était une façon de redonner de la mesure et du sens aux flux d’images auxquels j’étais soumise incessamment. Ces classements s’élaborent au gré des analogies visuelles, des émotions et des sensations que les images m’évoquent. Puis naissent des couples d’images. J’identifie des similitudes formelles, je traque les échos narratifs et symboliques entre les photos.

Veslina Salustra

VESLINA SALUSTRA est artiste contemporain·e autodidacte. Iel bidouille et collectionne, façonne et farfouille des formes, des sons ou des usages pour imaginer des fictions guérisseuses et cathartiques. Des obsessions émergent : cafetière italienne, tricotin, boulettes de feutre, plats protéinés, tisanes oestrogène-likes, collections de galets, autoportrait à la flemme… Veslina se joue du réel et de la fiction dans chacun de ses gestes.   Dès son enfance, iel a développé une fascination pour le plancton : entre visible et invisible, ces êtres vivants nourrissent à la fois les baleines et ses propres recherches sur l’inframince.   Iel a été bouleversé·e par l’exposition Vernis-schnaps pendant les ateliers ouverts de la Drêche en 2024. Pour 2026, Veslina prépare une installation immersive – fruit d’un travail en visio-cocréation. A chacun de ses projets, iel s’entoure d’une dizaine d’assistant·e·s et ouvre ainsi son œuvre sur un dispositif social en constante évolution.

Marie Odile Biry Fetique

Mon travail est principalement axé sur le thème du paysage. Ce paysage sera interprété et dépaysé en quelque sorte par l’exercice de la peinture. Je travaille sur des formats différents qui vont de la miniature au très grand format, pour offrir un panel de sensations optiques et corporelles.sé en quelque sorte dans l’exercice de la peinture.

Romina Kuntz

Dans un monde qui s’accélère et glisse de plus en plus vers le numérique, Romina Kunz choisit de se tourner vers le concret et le palpable. Attirée par la richesse et la diversité de l’argile par le dialogue possible entre esthétique culinaire et céramique elle entame en 2023 une formation en tournage au village de potiers de Dieulefit, dans la Drôme.

 

Depuis avril 2025, elle s’est installée au « Le Âtelier », au Port du Rhin. Nourrie par les traditions de la région où elle s’est formée autant que par la céramique alsacienne, elle conçoit actuellement de la vaisselle et des objets du quotidien en terre vernissée, principalement tournés, mais aussi façonnés à la main.

Sylvain Bourrieres

Mon travail est orienté vers le réalisme, j’aime saisir les ambiances et lumières dans des compositions recréer de la réalité.J’aime particulièrement le portrait, mais j’ai réalisé une série qui se déploie dans le tram ou chaque tableau est l’écran d’une scène banale figée par le regard extérieur du spectateur.Cette série, composé de 16 tableaux, met en évidence la séparation d’êtres pourtant physiquement réunis.

Je travaille également beaucoup le dessin, d’après nature, au crayon, au fusain, au carré conté, du croquis rapides au travail plus élaboré, mes thèmes de prédilection sont le corps humain, le portrait et la nature…

Wargnier Zirekian

Ma participation aux Ateliers Ouverts s’inscrit dans la première édition de la résidence Un bruit qui court, initiée à l’Atelier Pierre Kieffer à l’invitation de Renée Kieffer, son épouse, qui a filmé la vidéo éponyme. La magie blanche de l’image numérique y convoque l’artiste : esprit, geste et parole, malicieusement suspendus, nous autorisent au jeu – une forme de ping-pong entre une œuvre interrompue et celles qu’elle pourrait encore susciter.

Investir aujourd’hui cet espace en qualité d’artiste, et disposer du temps nécessaire pour fréquenter ses toiles, n’a rien d’anodin pour moi. J’ai connu Pierre Kieffer. Cette rencontre fut décisive. Pourtant, bien que j’aie occupé durant plusieurs années un local à l’étage inférieur de son cabinet, j’ignorais tout de l’existence de son atelier et de son travail plastique.

Qui était donc ce Pierre Kieffer que je trouvais si peu loquace ? Sa disparition laisse moins un silence qu’une présence active : livres, notes, œuvres, outils et matériaux composent aujourd’hui un paysage dense avec lequel dialoguer.

Ce lieu m’appelle à reprendre la recherche plastique amorcée au début des années 2000 autour de l’intime et des tensions qui s’y déploient – visibles comme invisibles -dans et au-delà de l’amour, du désir et de la mort. Il m’invite aussi à parler de Pierre et avec Pierre : collecter indices et traces, formuler des hypothèses à partir desquelles peinture, écriture, installations ou formes sonores pourraient entrer en correspondance.

Mon travail s’intéresse aux histoires qui surgissent des lieux que nous habitons, publics ou privés : le van des départs en vacances, un salon traversé par la sieste, une place qui respire, une usine habitée de poésie ou un atelier qui continue de travailler après la disparition du peintre. Je cherche moins à raconter une histoire qu’à observer comment elle naît – à travers un espace, un geste, une rencontre.

Mes projets prennent ainsi appui sur des lieux existants que j’explore dans la durée. Par l’immersion et l’échange avec celles et ceux qui les habitent, j’essaie de faire émerger relations, souvenirs et tensions invisibles. Les formes produites, qu’il s’agisse d’installations, dispositifs participatifs ou propositions visuelles, sont pensées comme des expériences ouvertes où visiteurs, récits et espaces entrent en résonance.

Chantal Notin

Mon langage pictural se caractérise par des couleurs
vives, créant une harmonie captivante.
Inspirée par la nature, la mer et les forêts, mes sources
d’inspiration sont là pour créer des paysages parfois à la
limite de l’abstrait, cherchant à capturer sur toile, les
impressions spontanées, qui vibrent d’émotion dans le
but ultime que la réalité devienne alors une
représentation de mon essence intérieure.
Je capture également la faune d’Afrique, que
affectionne, en style Pop Art.

Laurent Roussel

En 2019, l’artiste amateur Laurent Roussel a décidé de se consacrer pleinement à sa passion créative et artistique, la peinture. Son désir de devenir artiste remonte à sa plus tendre enfance, où l’art était considéré par la plupart des personnes qui l’entouraient comme un hobby et non comme une véritable activité. Laurent s’est mis au crayon, au fusain et surtout au pastel pour exprimer son art graphique en 2000, après avoir rencontré un peintre sur verre. Sans vraiment envisager d’en faire sa carrière à l’époque, il a continué à exercer son activité professionnelle à l’étranger et a multiplié les expériences.

 

Laurent Roussel est un peintre autodidacte qui expérimente de multiples techniques artistiques créatives, utilisant des matériaux recyclés et inhabituels et combinant des produits pour créer sans limite.

 

« La créativité, c’est amusant » a toujours été ma devise, ou mon « mot d’ordre », dans toutes les situations. Depuis mon plus jeune âge jusqu’à aujourd’hui, être créatif dans tout ce que l’on fait au quotidien procure une grande satisfaction. 

Laurent a fait beaucoup de choses dans sa vie, différents métiers, différents environnements, différentes cultures et différentes expériences personnelles. Néanmoins, il a toujours gardé son esprit artistique et créatif en éveil. 

 

Im Jahr 2019 beschloss der Amateurkünstler Laurent Roussel, sich ganz seiner kreativen und künstlerischen Leidenschaft, der Malerei, zu widmen. Der Wunsch, Künstler zu werden, stammt aus seiner frühesten Kindheit, als Kunst von den meisten Menschen in seinem Umfeld als Hobby und nicht als echte Tätigkeit angesehen wurde. Nach einer Begegnung mit einem Glasmaler begann Laurent im Jahr 2000, sich mit Bleistift, Kohle und insbesondere Pastellfarben auszudrücken. Da er zu diesem Zeitpunkt noch nicht daran dachte, daraus eine Karriere zu machen, übte er weiterhin seinen Beruf im Ausland aus und experimentierte immer mehr.

 

Laurent Roussel ist ein autodidaktischer Maler, der mit verschiedenen kreativen künstlerischen Techniken experimentiert, recycelte, ungewöhnliche Materialien verwendet und Produkte kombiniert, um ohne Grenzen zu kreieren.

 

„Kreativität macht Spaß“ war schon immer mein Motto in jeder Situation. Seit meiner Jugend bis heute gibt mir Kreativität in allem, was ich täglich tue, große Befriedigung. 

Laurent hat in seinem Leben viele Dinge getan, verschiedene Berufe ausgeübt, verschiedene Umgebungen und Kulturen kennengelernt und persönliche Lebenserfahrungen gesammelt. Dennoch hat er seinen künstlerischen und kreativen Geist stets wach gehalten.