Nadine Cueni

Multimediakünstlerin, deren allgemeine Ideen sich um die Beziehung zwischen persönlichen und

kollektiven Erinnerungen drehen. Mit ihrem Hintergrund als Biologin ist Cueni nicht nur wissenschaftlich an der Natur interessiert, sondern untersucht auch die Gesellschaft anhand ihrer Interaktion mit der Natur und hinterfragt das Verhalten gegenüber dem Anderssein in einem

grösseren Rahmen. Ihre Arbeit ist vielschichtig und vermischt Aspekte der Dokumentation, der

wissenschaftlichen Forschung und der persönlichen Wahrnehmung – mit einem leichten Hauch

von surrealer Fiktion und Humor.

Marianela Leon Ruiz

Danse-performance et arts visuels

 

Mon materiel du travail principal c’est le corps. C’est le corps que nous voyons, celui qui accompli des actions, et celui dans lequel notre esprit opère mystérieusement.

 

Mon travail de danse-performance est une exploration au sein de ce milieu. Et la performance en direct devenant le moment crucial d’échange entre les corps. Au-delà de ce que nous savons.

Même en dehors des objectives et des intentions de l’artiste.

Cette ouverture comporte un risque, mais elle est fondamental pour entrer dans le réel.

Bien que je réalise beaucoup de vidéos, c’est lors des action en direct que on parvient les plus souvent à ouvrir ce fossé.

 

D’un autre côté, je suis pleinement intéressée à la transmission. C’est pourquoi je donne des cours où l’on développe la conscience corporelle et l’usage créatif du mouvement ainsi que la perception en action. Ce sont en vraie des ouvres d’art collectives, des ouvres de vie en action artistique.

 

Ma formation initial est en arts visuels. J’ai étudié les beaux-arts en Espagne. Je n’ai jamais abandonné les arts visuels, que ce soit le dessin, la peinture ou le modelage. Il y a des occasions où c’est ça qui pousse.

Sara Grütter

Im Zentrum meiner Arbeit im Atelier steht das Zeichnen. Ich nutze das Zeichnen als Methode und Medium. Ich arbeite mit Stift, Pinsel, Schnitzwerkzeug, meinen Händen, mit allem was grad da ist. Zeichnungen entstehen aus einem ganzheitlichen Prozess und werden zum Träger verschiedenster Zustände. Nebst meiner Arbeit im Atelier sind Kollaborationen, Workshops und selbstorganisierte Projekte ein wichtiger Bestandteil meines künstlerisches Schaffens .

Sebastian Schachinger

R. Sebastian Schachinger is interested in life. Within his
work, he offers a philosophical gaze on concepts such as time,
work, object-hood and the social constructs associated with
them. Through large-scale installations, sculptures, sound, or
performances, he explores tensions between objects, personal
memories, the body, machines and the various mechanisms and
relationships they engage with each other. Schachinger views
performances, often arising unrehearsed and in its course spon-
taneously, as a practice to learn about the world through physical
experiences – his body as a ready-made and container.

Joseph Bey

Les peintures de Joseph Bey s’étendent devant moi, à l’horizontale, elles ressemblent à un chemin qui se déploie en une masse sombre, boursouflée, toute en pleins et en creux, saupoudrée de touches plus claires.

Il ondule, il reflue comme une marée, lourde, chargée de sédiments dans un long et lent va-et-vient.

Je le suis avec mon regard, avec mon corps qui se projette sur cette surface granuleuse, presque poussiéreuse, souple et forte à la fois.

J’arpente la peinture, pas à pas, sur ce sentier se déroulant à l’infini.

Au mur, le chemin devient muraille, empilant les blocs un à un, il s’élève, entrave notre élan pour nous dévoiler toute la richesse de sa matière. La pierre nous livre ses entrailles et laisse apparaître ses spectres, ombres d’un passé lointain.

Notre regard, tout d’abord surpris, se calme et s’intensifie, prend le temps de l’errance et s’accroche à ces parois. Car elles forment un diptyque avec en son centre un sobre monolithe quelquefois terminé par un arc. Cette rupture, sobre architecture verticale, nous propulse de la terre vers le ciel.

Le chemin se redresse alors, s’étale, se distend, perd de sa densité, ne laissant plus apparaître qu’une vibration obscure aux nuances grises et noires, constellée d’éclats de couleurs.

Il se  déploie et se dilue maintenant dans sa propre matière, il devient espace, rejoint le cosmos piqueté de multiples galaxies.

Il n’est plus que fragments, s’évapore dans l’air et la lumière, le noir nous absorbe et nous révèle une densité insoupçonnée.

Ce chemin est à parcourir avec tous les pores de notre peau, qu’il nous engloutisse dans l’air, le feu et l’eau en navigant sur ces minuscules barques aux mâts sans voilure.

Mais il est aussi souffle, car chaque pas de notre marche nous invite simplement à accorder notre regard à notre respiration profonde, laissant ainsi descendre en nous ces particules célestes.

Emmanuel Antoine

Anita Perez

Le modelage est  à la base de mes créations.  Mes sculptures restent classiques, formelles  elles se rapportent à l ‘image du corps, nu, paré ou métamorphosé où  la figure féminine est au centre de mon inspiration ainsi que la Beauté pour son emprise et les émotions qu’elle déclenche en moi.

 

Mes inspirations :

la figure féminine dans l’histoire de l’art,

la mythologie

la nature, notamment inspirée par certains sites archéolgiques  ou la végétation enveloppe, envahit et transforme les sculptures.

      

La couleur s’est également imposée dans ma recherche du travail de surface de mes sculptures : engobes, émaux .

Guy Buecher

Mon travail de peintre actuel s’inspire de la nature, la montagne la forêt

« Plus le ciel s’assombrit pour l’avenir de l’humanité,
Plus j’ai besoin de lumière flamboyante.
Regarder au-delà de cet horizon qui semble bouché
Plutôt que de sombrer dans cette grisaille désolante.
Je préfère des énigmatiques profondeurs
Délivrer respirations et lumineuses vibrations
Chanter la vie par l’intensité des couleurs
Rêver la nature en perpétuelle transformation.
La puissance d’un tronc qui résiste à la force du vent,
La course poursuite de l’ombre et de la lumière
Qui comme un jeu d’enfants
Métamorphose magique d’une clairière.
Des branches qui fouillent et pénètrent l’espace
Comme des bras et des mains pour se frayer un chemin
Dans la multitude pour sortir d’une nasse
Assurant l’à-venir plus lointain… »

Guy Buecher

Élisabeth Brucker

La pluralité est pour moi synonyme de vie. Ainsi il serait impensable de ne pas m’exprimer de plusieurs manières.

 

Artiste poétesse, j’écris, je peins, je photographie, scénographie. C’est un bouillonnement qui naît de l’envie de traduire une intériorité inaperçue lorsqu’elle est laissée sous silence. On m’a souvent considérée réservée, voire timide, à des années lumières de mes ressentis profonds ; tandis que sous le projecteur artistique l’enthousiasme invisible se déploie.

La poésie se fond dans chacune de mes productions comme dans un souffle. Lorsque je ne prolonge pas les mots jusqu’à la performance, ils imprègnent mes dessins ou ma peinture, qui forment une exploration musicale tout en volutes, en résonnance.

Quelle que soit la technique, je travaille beaucoup sur le trait et la transparence, notamment sur papier, un matériau à la fois fragile et millénaire.

De ces floraisons délicates, je capte encore les fragrances par la photographie d’une autre manière.

Mes créations, même imprégnées des sinuosités interrogatives de la vie, convergent vers l’apaisement et la lumière, cette lumière dont, j’en suis convaincue, nous pouvons tous nous laisser traverser.

Marie Walter

Ma source d’inspiration est essentiellement mon environnement proche: mes balades en forêt, mes impressions et sensations lors de ces balades, mes collectes d’éléments naturels..

Je choisis de travailler sur un thème et j’explore ce thème au niveau de la composition, des gammes de couleurs (camaïeu ou contraste), du format. La série Sous Bois m a permis de travailler avec des empreintes de feuilles, de varier la luminosité et le choix des tons chauds ou froids.

J’utilise la technique de l’huile et de la cire qui permet d’obtenir des effets de matière (épaisseur, empreinte, grattage).

Klaus Stöber

Lors des ‘Ateliers Ouverts’, je présenterai  des peintures récentes sur toile et sur papier. 

Des réflexions sur la dynamique des fluides ou bien la symbiose végétale me préoccupent. J’essaie de les traduire avec les moyens propres à la peinture. 

Pour représenter les courants d’un fleuve, il faut se laisser emporter. 

Pour peindre un jardin, ne vaut-il pas mieux  s’intéresser aux plantes adventices et aussi être prêt à perdre quelques  pétales dans les rafales ?

 

Bei den „Ateliers Ouverts“ werde ich  aktuelle Gemälde auf Leinwand und Papier präsentieren. 

Ich beschäftige mich mit Überlegungen zur Strömungsdynamik oder zur Symbiose von Pflanzen. Ich versuche, diese mit den Mitteln der Malerei umzusetzen. 

Um die Strömungen eines Flusses darzustellen, muss man sich mitreißen lassen. 

Ist es zum Malen eines Gartens nicht besser,  sich für Unkraut zu interessieren und auch bereit zu sein, ein paar  Blütenblätter iim Wind zu verlieren?