Laura Frennet

Dessiner,
Assembler lignes, formes, couleurs.
Tracer, effacer, peindre,
Composer une image.

Ecrire
Un mot, une phrase, un texte.
Raturer, recommencer, déchirer,
Réécrire.

Modeler,
Malaxer la terre,
Creuser, évider, construire.
Détruire, reconstruire, sculpter.

Rechercher l’équilibre,
Le beau, le vrai, l’harmonie.
Viser la force et la justesse.

Préférer le déséquilibre,
Le fragile, l’éphémère, le mystère.
Accepter le hasard et la surprise.

Chercher, expérimenter, oser.
Varier supports et techniques.
Développer les effets à l’infini.

Mon art se situe à la limite entre suspension et saturation, entre douceur et violence.
Verticalités et ruptures, rondeurs et tendresses, lignes et matières vous invitent à sentir et ressentir.
Partagez mes traces de mémoire, de vie et de survie.

Domineau Philippe

Philippe DOMINEAU
Depuis plus de vingt ans, je peins à l’acrylique des tableaux dans lesquels j’inclue des objets qui sont parfois mis en valeur et magnifiés et où parfois l’objet s’introduit naturellement dans la peinture intriguant le regard et donnant une perspective nouvelle. L’œil parfois trompé stimule l’envie de toucher l’objet afin de rassurer le regard perturbé.
Des jeux d’enfants, en passant par des objets du quotidien, des fruits et des légumes, des bûches de bois ou des morceaux de bois flottés ; tous ces objets, tous ces matériaux apportent une dimension différente au tableau.
Récemment, oscillant entre dessin et peinture, je représente des corps de femmes surgissant d’une emprise de nature boisée. Entre carbone et acrylique, recherchant l’harmonie entre le trait du fusain et la couleur de la peinture , contrastées de noir et de blanc, de peau lisse et de bois rugueux, ces femmes semblent naître, prendre forme et s’élever vers un au-delà où elles aspirent.
La recherche de la sensualité, de la légèreté, et du mystère féminin est en ce moment mon moteur de création de ces personnages. Ces femmes en s’élevant quittent le poids d’une humanité lourde à supporter et aspirées par des cieux plus légers prennent une amplitude corporelle plantureusement libérée.

Lisa Pélisson

Lisa Pélisson développe un travail de sculpture, d’installations, d’interactions avec la céramique comme médium premier. Elle s’intéresse à des sujets ou paysages issus du quotidien, en les déformant ou exagérant leurs lignes, elle se les approprie avec autant d’affect que d’humour grinçant. Ses céramiques viennent troubler les frontières du réel, et parodier des matériaux, issus bien souvent du pétrole… Ceci témoigne de sa nécessité incessante de remuer les codes établis pour mieux regarder l’empreinte matérielle et émotionnelle de l’humain sur notre monde. Elle y affirme sa fascination mêlée d’aversion pour des phénomènes de pop culture, des modes d’uniformisation. Les gestes de Lisa
Pélisson viennent creuser des épaisseurs épidermiques, questionnant avec magie nos parures comme nos identités communes et intimes à la fois.

Jean-Luc Schické

La boussole de la condition humaine ne connait aucun repère. Sa rose des vents désigne les étranges cardinaux que sont la peine, la joie, le désarroi et l’espoir. Elle fait de mes inspirations sa girouette. Chaque nouveau jour façonne un grain d’émeri, dont les années tissent la toile de fond. Les passages répétés de cet abrasif râpent douloureusement mon insouciance et avivent ma sensibilité aux injustices, à la barbarie et aux pensées bouchées à…l’émeri. Mes sculptures naissent de l’argile, avant de prendre corps (moulage oblige) dans une matière aussi noire que l’humour. Un jeu de clair-obscur les affranchissent de l’ombre, à la faveur d’un voile de couleur qu’elles portent à fleur de peau.

Catherine Arnaud

Catherine ARNAUD oeuvre aux confins du son et de la couleur.Elle fabrique des rouleaux de papier peint et perforé que l’ on peut voir et écouter en même temps.
Ayant obtenu un doctorat d’ arts plastiques à l’ université de Paris I Sorbonne elle a crée une association d’ artistes plasticiens à Strasbourg et dirige actuellement une galerie associative nommée ART’ CREENVOL depuis juillet 2014 qui a pour but d’ organiser des expositions et organiser des ateliers de création artistique avec ses membres.
Pour ce qui concerne sa création artistique, elle entend faire revivre un instrument de musique qui tend de nos jours à disparaitre: le piano mécanique.
Faire appel aux arts plastiques permet de croiser une trajectoire entre l’ espace scénique et la peinture, des films vidéos sont réalisés lors de ses performances,
le dernier en date celui à la fonderie de Mulhouse. (voir rubrique vidéo site internet http://www.catherine-arnaud.com

Alban Dreyssé

Son travail s’articule depuis plusieurs années vers une « mythologie de l’intime et du quotidien ».

Éloge du trait nerveux, expressif aux contrastes forts,  Ils puisent une partie de son inspiration dans la Neue Sachlichkeit (Nouvelle Objectivité), dans une tradition et une filiation rhénane, de la Renaissance au Romantisme. Son travail fonctionne comme une série qui s’enrichit au fur et à mesure, comme une histoire qui continue de s’écrire, d’évoluer, prenant la forme d’une chronique intime d’un quotidien devenu mythique. Dans un mouvement de réciproque, ces œuvres questionnent la mythologie à l’époque contemporaine mais aussi une nature à la fois rêvée et ordinaire, la sensualité sublimant la banalité du quotidien, la confinant au divin.

Un dialogue entre intériorité et extériorité s’instaure, entre la nature, l’animal et l’humain, ayant pour motif leurs sensualités poétiques qui se conjuguent. C’est aussi une redéfinition contemporaine du paysage, entre le désir d’une nature devenue mythologique et sa simple banalité merveilleuse. Puisant son inspiration dans les mythes grecs et romains, et parfois locaux, qui révèlent une simplicité de l’ordinaire : les divinités, le sacré, le fabuleux ne s’opposant pas à l’ordinaire, au commun, au banal. La sensualité sublime la vie quotidienne et la confine au divin. La mythologie est ramenée au réel.

« Nous devrions nous faire la promesse mythique du printemps, se souvenir avec tendresse de la floraison, de la métamorphose. Et, entre la vie et la mort, éveiller ce quotidien à la sensualité. C’est peut-être cela notre unique fable, notre mythologie de l’intime. »

Alban Dreyssé

Alban Dreyssé a fondé en 2018, l’Atelier Imago à Strasbourg. Un espace artistique et une imprimerie d’art, dédié à la création de gravure, à la formation, l’édition et l’impression d’estampes. Cet atelier une fabrique à image, Un lieu d’exploration, de recherches et d’expérimentation des différents procédés de la gravure et de l’estampe, un lieu de rencontre accueillant des artistes amateurs et professionnels dans l’échange des techniques et des savoirs-faires, avec l’ambition de créer des passerelles entre la tradition, une modernité classique et une contemporanéité expérimentale.

jacques Lamotte

Artiste peintre explorant le paysage imaginé, abstrait , sublimé.
Présent dans des galeries en France, Belgique,Canada qui le représente dans les foires ( St-art, art up, artKarlsruhe )

Maxime Peltier

Démarche :

J’arpente en immersion de plusieurs semaines des espaces naturels à travers l’Europe (Alpes/Islande/Madère…) pour me faire le témoin de leur animation solitaire. Je documente mes expéditions par la photographie que je tire ensuite artisanalement en cyanotype, je reviens enfin dessus avec la peinture à tempera. L’union de ces deux techniques anciennes me permet de reconstruire le chaos éprouvé dans l’instant sur le terrain. Ici la nature n’existe pas, il s’agit seulement d’un regard désignant l’artifice.