Role : artiste
Alban Dreyssé
Son travail s’articule depuis plusieurs années vers une « mythologie de l’intime et du quotidien ».
Éloge du trait nerveux, expressif aux contrastes forts, Ils puisent une partie de son inspiration dans la Neue Sachlichkeit (Nouvelle Objectivité), dans une tradition et une filiation rhénane, de la Renaissance au Romantisme. Son travail fonctionne comme une série qui s’enrichit au fur et à mesure, comme une histoire qui continue de s’écrire, d’évoluer, prenant la forme d’une chronique intime d’un quotidien devenu mythique. Dans un mouvement de réciproque, ces œuvres questionnent la mythologie à l’époque contemporaine mais aussi une nature à la fois rêvée et ordinaire, la sensualité sublimant la banalité du quotidien, la confinant au divin.
Un dialogue entre intériorité et extériorité s’instaure, entre la nature, l’animal et l’humain, ayant pour motif leurs sensualités poétiques qui se conjuguent. C’est aussi une redéfinition contemporaine du paysage, entre le désir d’une nature devenue mythologique et sa simple banalité merveilleuse. Puisant son inspiration dans les mythes grecs et romains, et parfois locaux, qui révèlent une simplicité de l’ordinaire : les divinités, le sacré, le fabuleux ne s’opposant pas à l’ordinaire, au commun, au banal. La sensualité sublime la vie quotidienne et la confine au divin. La mythologie est ramenée au réel.
« Nous devrions nous faire la promesse mythique du printemps, se souvenir avec tendresse de la floraison, de la métamorphose. Et, entre la vie et la mort, éveiller ce quotidien à la sensualité. C’est peut-être cela notre unique fable, notre mythologie de l’intime. »
Alban Dreyssé
Alban Dreyssé a fondé en 2018, l’Atelier Imago à Strasbourg. Un espace artistique et une imprimerie d’art, dédié à la création de gravure, à la formation, l’édition et l’impression d’estampes. Cet atelier une fabrique à image, Un lieu d’exploration, de recherches et d’expérimentation des différents procédés de la gravure et de l’estampe, un lieu de rencontre accueillant des artistes amateurs et professionnels dans l’échange des techniques et des savoirs-faires, avec l’ambition de créer des passerelles entre la tradition, une modernité classique et une contemporanéité expérimentale.
Bénédicte Lacorre
« Mes objets flottent-ils au-dessus de moi dans un espace autre ?
Une utopie ?
Il y a tellement de moments dans la vie où j’aimerais pouvoir faire comme ce que nous faisions étant enfant, dire pause : pause, je joue plus. Et là le jeu s’arrête et on est libéré de ses règles jusqu’à ce qu’il reprenne.
Mes objets eux sont libérés du temps et de ses effets.
Ils ne peuvent pas se dégrader, ni vieillir. Toutes mes actions sont réversibles. Et si je les supprime définitivement, je peux faire en sorte qu’il n’y en ait plus aucune trace.
De toute façon ils ne peuvent pas mourir puisqu’ils ne vivent pas dans le temps.»
Lucas Stoppele
Je suis designer de formation et j’ai passé pas mal de mon temps à imaginer du mobilier. De la table à la lampe en passant par le tabouret et les bijoux, le point essentiel a toujours été le même, réussir à réaliser moi même, les pièces que j’avais dessinées. C’est ainsi que je me suis tourné naturellement vers le bois, un médium qui me convient parfaitement et qui a été présent au sein de chacune de mes réalisations. Aujourd’hui et après quelques années sans toucher un crayon, je reviens au dessin mais de manière plus intuitive, avec des formes qui me parlent depuis toujours et que je retranscris sur des pièces de bois. Et oui, encore du bois!
Bekir Aysan
Matthieu Singuerlet
Aude Jouvin
Née en 1984, vit et travaille à Strasbourg.
Membre du collectif La SemenceRie depuis 2014
Le fil est au centre de mon travail.
Je suis fascinée par les « ouvrages de dames » depuis l’enfance.
Quand je regardai ma grand-mère crocheter, j’étais charmée par la délicatesse de ses mouvements.
C’est dans ces mêmes gestes répétés que je prends le temps de m’imprégner des matières que j’affectionne.
Je collectionne et m’entoure d’objets et de matériaux divers.
Je pêche dans mon environnement quotidien et j’improvise autour de cette matière choisie.
Je couds, je brode, troue des objets, les modèle, les assemble, les répare ou les accumule.
Aujourd’hui, grâce aux rencontres et à la découverte de nouvelles techniques comme la céramique, mon champ de création s’est étendu et je me plonge dans le travail artisanal petit à petit avec délice.
DALIDA DA
Multi mé dite moi, ce qu’il ce pas ce soir ou alors je ne sortirais pas à pas dans la rue des mûe. Ainsi de suite dans différents espace de Strasbourg, ici et là ailleurs, d’ailleurs….
Catherine Remmy
Philippe Schoen
La photographie dévoile, la parole cachée de la lumière. J’ai une croyance, qui est en même temps une rêverie : je crois que le réel, ce que nous percevons par nos maigres cinq sens, ce contre quoi on se cogne, nous parle. Il nous parle et nous n’écoutons pas. Nous sommes trop préoccupés par nos petites affaires pour entendre. Je crois que les enfants, les ermites, les arbres écoutent et certains comprennent. Il est donc possible d’entendre ce souffle, loin des hommes, indéchiffrable et jovial, qui chante depuis la nuit des temps. J’écris et je photographie. Chacun de mes témoignages s’exprime simultanément en texte et en image.
