Catherine Petit Petit

Catherine PETIT PETIT s’appuie sur la récup de petits riens qui la conduit à une poésie ludique et « plastique ».

Elle explore et joue avec cet univers matière, fascinée par des riens : d’un bout de plastique à des déchets citron orange ou des capsules, pierres et bouts de ficelle…

Presqu’en apnée, elle capte, appréhende ces ptis riens sous différentes facettes à divers moments. L’artiste s’appesantit sur eux ; elle les « visite » pour mieux les « révéler ».

Soit elle attend que les choses s’offrent à elle, soit elle provoque l’inattendu, l’insolite en manipulant ces ptis riens ou en créant des mises en scènes avec ces riens (supports, lumières, lieux différents).

C’est un jeu de création où la matière, les matières se côtoient ; elle initie des passerelles entre matières ou matériaux soit de manière virtuelle par le travail numérique soit par une création manuelle.

Ce sont des élucubrations des évasions mentales ; ce sont dit-elle : « ses Emballements Poétiques Plastiques ».

L’écrivain brésilien Carlos Drummond de Andrade lui souffle à l’oreille dans son poème « l’existence supposée » que « tout n’est peut-être qu’un hypermarché de possibles et impossibles possiblissimes ».

Régine Falbriard

J aime les pierres. Les cailloux au lit de la rivière, les conglomérats du désert…La puissance du rocher, ancré solide dans le temps qui passe. Je suis traversée par une danse changeante, et renouvelée sans cesse. Le plaisir de répéter les gestes, la sensation s’affine, l’énergie vient et s’échappe, alors je sais que je vais commencer. Je touche l’écorce, je caresse la peau, je choisis la couleur, je réinvente l’émotion, j’y crois. Le béton a cette troublante qualité de se muer du liquide en solide. La fragilité devient la force…………….. Je commence et ne sait jamais ce qu’il va advenir. Pourtant, j’ai besoin de la source, c’est la naissance. L’amour me guide et prend corps. Ensuite vient ce qui nait de ce qui s’impose.

Eléonora Terzis

Qu’il s’agisse de peinture ou d’écriture, les questions de l’intime et de la mémoire, des identités plurielles, des lieux, de la famille, des liens et des corps, tiennent une place essentielle dans mon travail.

Les peintures, de la gouache sur cartons grand format, dressent des auto-portraits ou des portraits qui saisissent des scènes de vie intime ou familiale en plan rapproché. L’échelle agrandie, souvent du 1 et 1/2 ainsi que le cadrage serré, donnent à voir, à regarder, l’instant ou la personne saisi.

Par ailleurs, une série de portraits représentant des personnes, encadrant.e.s du périscolaire, donne à voir ceux avec qui nous sommes étroitement (parentalement) lié.e.s et dont nous ne savons, ne voyons pas grand-chose.

L’écriture, dans mon travail, prend la forme de prose, de prose poétique ou encore d’un livre-journal. Le travail des mots, par des titres et des dates, des lieux, vient aussi renforcer ou faire dissoner les peintures, et leurs donner une signification nouvelle, plurielle ou poétique.

Miguelina Rivera

MIGUELINA RIVERA Artiste issue de la scène culturelle contemporaine de République Do-minicaine, Miguelina Rivera a été largement exposée en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, dans les Caraïbes et en Europe. Elle a représenté son pays lors d’événements tels que la Biennale de Cuenca, la Biennale des Caraïbes et exposé à la exposé à la Houghton Gallery, New York. Elle est également l’une des rares artistes latino-américaines à exposeret produire une œuvre publique monumentale en Europe, comme au siège de l’UNESCOà Paris ou devant le Palais de Justice de Liège, en Belgique. Après des études à l’ÉcoleNationale des Beaux-Arts de Saint-Domingue, elle obtient une bourse pour un diplômetechnique en Arts plastiques et illustration à Altos de Chavón (école affiliée à la ParsonsSchool of Design). C’est en 1998 qu’elle achève son cursus universitaire et obtient undiplôme en Arts plastiques de la prestigieuse université The Cooper Union for the Ad-vancement of Science and Art de New York. Elle réussit ainsi être la première étudiantedominicaine admise dans cette école.Elle vit et travaille actuellement en France.

Carine Faiella

Artiste bricoleur … Ma seule formation c’est d’ assembler, construire, rechercher, démonter, expérimenter, recommencer, faire et défaire, s’acharner … essayer encore.J’observe … tout …. les lignes, les formes, les couleurs, les matières.J’aime transformer les choses autour de moi, déconstruire la matière première. Je puise dans les choses jetées, oubliées, “desaimées”. Le design est partout, il est omniprésent. La lumière à une place très importante dans mes créations, elle permet de jouer avec les effets d’ombre et de projection émanant des matières … et l’objet devient une œuvre d’art visuelle.

Julien Gander

Les oeuvres de Julien Gander sont des fragments de son esprit torturé. Il commence comme artiste d’art brut sans formation, pousser par la libération que lui procure le collage et la peinture sur des grands panneaux de bois. Il réalise ainsi depuis 2004 des collages avec des animaux morts, des photos, des magazines des années 70, du porno, un morceau de barque de clandestins… et tout type d’objets récoltés lors de voyages et de brocantes. L’imagerie parfaite et lisser d’aujourd’hui, sans âme, filtres de beauté instagram et autre « javellisation » de la société sont l’inverse de l’esthétique recherché par l’artiste, pour lui l’imperfection, les défauts sont partie intégrante de la beauté, ils sont autant de détails qui forme un ensemble.

Juliane Wende

Biographie

vit et travaille à Achern / Baden.

Formation de plasticienne de scène au Théâtre d’Etat de Badische Karlsruhe.

Etudes de peinture, d’illustration et de graphisme libre à l’Académie des Beaux-Arts de Fribourg. Depuis le début des années 1990, il travaille en

free-lance avec l’atelier d’art «Artisan. »

Formation Photographie: Classes annuelles de photographie artistique à

Düsseldorf avec Katharina Mayer et Birgitta Thysen. Séminaires et ateliers avec Thekla Ehling, Markus Schaden, Wolfgang Zurborn.

Biographie

lebt und arbeitet in Achern / Baden.

Ausbildung zur Bühnenplastikerin am Badischen Staatstheater Karlsruhe.

Studium für Malerei, Illustration und freie Grafik an der Akademie für bildende Kunst in Freiburg. Seit Anfang 1990er Freiberufliche Tätigkeit mit dem Atelier für künstlerische Arbeiten „Artisan“.

Ausbildung Fotografie: Jahresklassen für künstlerische Fotografie in

Düsseldorf bei Katharina Mayer und Birgitta Thysen. Seminare und Workshops

bei Thekla Ehling, Markus Schaden, Wolfgang Zurborn.

Sirarpi Mikayelyan

Je passe mon chemin, tous les jours, toutes les heures,toutes les secondes. Je suis à la frontière entre mon passé et mon avenir, ce qui est le présent. Je suis à la frontière de la lumière et de l’ombre, à la frontière du traditionnel et du contemporain, et, du fait de mon parcours, à la frontière des cultures de l’Est et de l’Ouest. Le présent semble incompréhensible, l’avenir est incertain, seul le passé est tangible et toujours là. À mon avis, la seule façon de percevoir et de donner un sens au présent c’est d’agir. Le présent devient le passé à chaque seconde et c’est notre « valise intérieure » dans laquelle nos sentiments, nos actions, nos émotions et nos pensées sont constamment accumulés. L’avenir, oui bien sûr, est incertain, mais il a la capacité de contenir de l’espoir.

Keam Tallaa

Keam TALLAA est artiste plasticienne. Elle est née en 1987 à Damas, en Syrie. Elle vit et travaille à Strasbourg, en France, depuis 2017. Elle obtient son Diplôme National Supérieur d’Expression Plastiques en 2020, à la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg, suivant l’enseignement d’Anne Bertrand, Mathieu Boisadan et Emmanuelle Castellan, de l’Atelier Peinture(s), en option Art. Keam a également obtenu, en 2009, son Diplôme National Supérieur d’Art, spécialité Gravure, de l’École des Beaux-Arts de Damas. Elle a ensuite été enseignante de Gravure et d’Impression, de 2010 à 2013, au sein de la même école.Explication de mon dernier groupe des peintures ( la série de l’abattoir) et mon projet (Un itinéraire) :Mon projet a débuté à mon arrivée en France, et mes recherches plastiques et théoriques en lien avec l’art contemporain se sont développées à la Haute école des arts du Rhin à Strasbourg, de 2017 à 2020.« Un itinéraire » s’appuie sur mon parcours artistique, depuis la Syrie et ce que j’y ai vécu durant la guerre : la violence, la perte et l’exil, d’abord en Égypte, puis en Italie, et jusqu’en France.Je pense sans cesse aux animaux comme des figures pouvant exprimer le vécu des hommes et des femmes du monde arabe. Je le montre de façon indirecte. La série L’Abattoir regroupe un ensemble de peintures, comme La Cage (2019) et Sacrifice (2020), inspirées de l’élevage intensif. Elle cherche à traduire les problèmes sociaux et politiques actuellement en jeu dans cette région du monde.Mon travail s’est transformé radicalement lorsque j’ai commencé à sortir de la figuration pure, en me focalisant sur une gamme colorée plus précise. Comme si je revenais au travail de gravure, qui avait été mon premier médium, dans mon pays natal. J’ai laissé les couleurs s’exprimer à travers les différentes traces laissées par les pinceaux et autres outils que j’emploie. Je me concentre sur la technique. Par moments je m’éloigne des détails, et je travaille la forme, comme dans Corps gonflé (2020) ou dans la nouvelle série des Poches (2022). Je veux faire percevoir la sensation du tissu, je mets l’accent sur le poids qui fait naître ses plis, la lourdeur de ce qui est à l’intérieur. Je pose ici la question de ce que le corps doit porter, tant physiquement que symboliquement.Je parle des libertés qui sont bafouées tous les jours, de la répression, la corruption, mais aussi de l’effervescence, de l’envie de fuir vers un ailleurs meilleur.

Hans Jellam

Bronze et papier, contraste des matériaux. La forme imposée au bronze, travaillée directement dans le sable, est transférée sur le papier. Il faut regarder, toucher pour qu’un subtil accord apparaisse et qu’éclatent la rigueur, l’exigence et la cohérence de ce travail.