C’est enfant que j’ai découvert la terre, quand nous vidions les étangs du Sundgau. Terre si lisse entre mes mains, si noire, texture parfaite. Cinquante ans après elle me délivre toujours sa profondeur. Il y a 20 ans, j’ai décidé de faire des bronzes et des aluminiums à partir de mes terres. Ces matériaux nobles donnent vie à la forme. Les regards qui se posent sur mon travail m’emplissent toujours de bonheur. C’est ainsi que j’ai choisi le thème de LA JOIE pour cette année.
ERIC NIEDER – ARCHITECTE – ARTISTE AUTEUR Mon activité artistique : https://www.instagram.com/ericnieder/ Je suis architecte et artiste auteur : Mon atelier que j’ouvre volontiers aux visiteurs est situé dans une maison datant de 1925. C’est une maison centenaire ! J’ai transformé mes anciens bureaux d’architecte en atelier d’artiste. L’entrée de la maison et la cage d’escalier qui mène à l’atelier sont utilisées comme une galerie d’exposition. L’atelier est lumineux et accueillant. Il comporte : une presse à gravure, différents plans de travail, chevalets de travail et d’exposition, poste informatique, murs d’exposition… Mon activité principale est orientée vers le dessin sous toutes ses formes, aux techniques et outils variés. C’est un dessin non limitatif, sans vrais frontières, qui peut se prolonger vers la gravure, l’aquarelle et la peinture. Pourquoi je dessine ? Dessiner ? Avec le crayon, depuis longtemps et surement pour toujours, D’autres outils aussi pour le plaisir. Je vis en Alsace et dessine volontiers là où me guident mes pas. Mon métier d’architecte m’a ouvert le regard : La vie, les gens, l’espace urbain, les paysages… J’explore toutes sortes de contrées graphiques. J’ai un peu de mal à rester dans un registre. Depuis peu la couleur, l’abstraction, la gravure, … Je n’ai pas tout essayé, alors obstinément je continue. Dessiner est une activité universelle, ses raisons d’être sont aussi variées que profondes : Exprimer ses émotions et son monde intérieur Le dessin est un langage visuel qui nous permet de traduire des sentiments, des idées ou des rêves difficiles à exprimer avec des mots. Que ce soit par des couleurs, des formes abstraites ou des personnages symboliques, il offre une liberté de création sans limites. Développer ma créativité et mon imagination Dessiner stimule le cerveau. C’est un terrain de jeu pour inventer des mondes, des histoires ou des concepts innovants, que ce soit en art, design, sciences ou technologie. Apprendre à observer le monde Le dessin oblige à regarder les détails, les proportions, les ombres et les textures. Cette pratique affine notre capacité à *voir* au-delà des apparences, Se détendre et se reconnecter à soi-même C’est une forme de méditation active : se concentrer sur le mouvement du crayon ou les nuances de couleurs apaise l’esprit et réduit le stress. Partager des messages et des histoires… Cultiver la patience et la persévérance Apprendre à dessiner demande de la pratique, des erreurs et des ajustements. C’est une école d’humilité et de persévérance, où chaque progrès apporte une grande satisfaction personnelle. Créer un lien avec les autres … Laisser une trace de soi Un dessin est une empreinte unique de votre perspective, de votre style et de votre époque. Des carnets de croquis aux œuvres murales, il témoigne de notre existence et de notre vision du monde.
PEINDRE aujourd’hui. CHOISIR. Mes références : «GIOTTO, TURNER, KLEE, ZAO WOU-KI, PAUL POLLOCK (et non JACKSON) HAI JA BANG, REBBECA HORN, MARINA ABRAMOVIC.» LIER les pigments à la cire d’abeille, à l’oeuf, en aquarelle, le tout pour s’exprimer par la COULEUR. OBSERVER. CHERCHER. TROUVER. CALLIGRAPHIER. MIXER les matières. EXERCER le Geste , la transparence, l’OMBRE et la LUMIÈRE. INSTALLER des objets, du fer des cerclages de tonneaux de vin, du tissus, des gants, des chaussures, des oeufs, du verre ou d’autres. DONNER SENS par la poésie. FAIRE MA PLACE dans l’HISTOIRE DE L’ART. TRANSMETTRE. AIDER A VOIR.
Eric WEIBEL, « La Lumière (presque) apprivoisée » Éric est originaire d’Alsace, pays où il a grandi et passe la grande partie de sa vie. Véritable autodidacte, il a depuis sa jeunesse une fascination pour la nature, la couleur et la texture qu’il exprime de façon inédite à travers son regard si personnel. L’expression artistique d’Éric est mystique, proche de la nature et emprise de naïveté enfantine. Obsédé par la volonté inlassable de représenter l’émotion à l’état brute, Eric s’obstine à décliner un sujet dans toutes les techniques plastiques possibles, ce jusqu’à ce qu’il en soit exprimé toute l’essence. Inclassable, le travail d’Éric est d’une incroyable diversité, que ce soit le dessin, la peinture, la photographie, l’infographie, la sculpture ou encore la céramique, il joue avec les techniques avec une liberté révoltante et parfaitement assumée. C’est ainsi que ce château de Kaysersberg, si près de son domicile, vu journellement, admiré dans la lumière du soir, lui inspire successivement des dessins, des aquarelles, puis acryliques sur toile. Alors pourquoi ne pas essayer de le photographier ? De nuit ? Le défi est lancé. En autodidacte qu’il est, Éric cherche et trouve des centaines de déclanchements plus tard, un certain niveau de maîtrise. Alors c’est tout naturellement qu’il se tourne vers d’autres monuments de sa région sous les projecteurs des collectivités. Au bout de quelques mois Éric découvre que ces publications sur son site internet sont systématiquement reprises par d’autres photographes. Ils vont aux mêmes endroits au mètre près. Après une longue période de réflexion il décide de s’éloigner des monuments déjà en lumière pour le plaisir de tous et cherchera de nouveaux sites qu’il mettra en lumière lui-même, le temps de faire ses clichés. Evoluant, cherchant à créer son propre univers, il fait progressivement le choix d’équiper ses éclairages de couleurs inhabituelles, à ses débuts. Elles le sont moins aujourd’hui, on peut en voir 5 ans plus tard, avec les dernières mises en lumière de monuments à l’aide la nouvelle génération de lumières à leds. Si vous croisez quelqu’un de nuit en montagne, au détour d’un sentier, dans une des sombres forêts, avec ses 38 kg de charge répartis dans quatre sacs, ne vous inquiétez pas, c’est surement lui… Éric y suit sa route artistique aussi sinueuse qu’elle puisse paraître, marchant dans l’ombre, loin des lumières. « La lumière apprivoisée » comme un journaliste a titré un jour son article annonçant une des expositions personnelle d’Éric WEIBEL peintre… « Presque », « Presque apprivoisée » ajoute le photographe un sourire en coin en toute modestie, car il sait que ces choix artistiques pour cette nouvelle démarche plaisent le plus souvent tout en n’oubliant pas que la force et le choix des couleurs peut fortement surprendre par son côté irréel et surtout qu’il n’est pas au bout des possibles. Depuis deux ans il a ajouté un travail artistique mêlant Land Art et photographie. Venez découvrir
Antoine Brellmann Né en 1970 dans la vallée de Kaysersberg, depuis son enfance, Antoine s’amuse à peindre ses jouets et à fabriquer des soldats de plomb.il tire son inspiration de la nature qui l’entoure.Il aime voyager afin d ‘approfondir ses Après être passé par les Beaux Arts de Strasbourg en 1998, il n’hésite pas à se former lui même,cherchant toujours à mettre son art en mouvement.C’ est ainsi qu’il va jusqu’à New York pour développer de nouvelles séries sur le thème des plaques d’égouts.La culture religieuse étant présente en Alsace,il Lui arrive de réaliser des expositions (évêché de Strasbourg) ou des fresque (église de Kingersheim). l’artiste cherche continuellement à se diversifier, en passant de la sculpture de bronze,aux aquarelles, aux fresques murales aux toiles, en utilisant diverses techniques…’cire d abeille, collage, peinture à l’huile… aquarelle… croquis en pleine nature…
Diplômée des Beaux arts, je suis sensible à mon environnement, aux couleurs, aux lumières et aux matières qui m’entourent depuis mon enfance. Curieuse des autres, curieuse des richesses naturelles et culturelles de ce monde que j’aime sillonner. je m’inspire de ces rencontres et découvertes dans l’expression de mon art. J’aime naviguer entre design graphique et d’objet, entre peinture et sculpture. Je suis Artiste Designer depuis 35 ans particulièrement spécialisée dans la conception de mobiliers urbains et fontaines en béton. J’ai eu le plaisir de travailler en collaboration avec des fabricants de produits béton tel que Henrich et Boch, Kronimus ou Oesterlé Mobilier Urbain et réalisé avec eux des gammes de mobiliers ou des projets d’aménagements sur mesures. Depuis 4 ans, je suis retournée à mes premiers amours la sculpture, et la peinture ou l’aquarelle. J’aime associer différentes matières comme la céramique, le béton, le verre ou la lumière, l’acrylique, l’huile … je sublime la femme. Je capture sa vie ses mouvements ses rencontres ses émotions sa coquetterie.Expositions Septembre 2021 : Marché des Potiers Kaysersberg Mars 2022 : 7 ème grande exposition internationale des Beaux Arts de Neuf Brisach (sculptures en céramiques/béton) Juin 2022 : Festival international d’art « Nature et culture » Ottmarsheim. (sculptures en céramiques) Juin/Août 2022 : Rue des Arts à Barr. Novembre 2022 : 17 ème Salon Amarin d’art contemporain à St Amarin. (sculptures en céramiques) 1er Prix Amarin de Bronze Mars 2023 : 8 ème grande exposition internationale des Beaux Arts de Neuf Brisach (sculptures en céramiques/peintures) Juin & juillet 2023 : Biennale de la porte de France à Colmar et St Louis (sculptures en céramiques/peintures) Septembre 2023 : Exposition Trinat Chalampé (sculptures en céramiques/peintures) Novembre 2023 : 18 ème Salon Amarin d’art contemporain à St Amarin. (sculptures en céramiques) Février 2024 : Exposition LIEBE Galerie Kunst-unter-Uns Mars 2023 : 9 ème grande exposition internationale des Beaux Arts de Neuf Brisach (sculptures en céramiques/peintures Exposition FRAUEN Galerie Kunst-unter-Uns Mai 2024 : Exposition NATUR Galerie Kunst-unter-Uns Juin 2024 : Exposition FRAUEN Galerie Kunst-unter-Uns Die KUNST Octobre 2024 : Salon Arts Zillisheim Janvier 2025 : Le chevalet d’or Cernay
2022 03 24 Le travail Faire une sculpture première Pas primitive mais première. Qui aurait pu se faire avant la symbolisation des signes. Pas d’idée, pas de symbole. Une sculpture abstraite et pourtant ambiguë qui ferait penser à… Une sculpture qui parlerait de la sculpture, des sculptures. Faite comme je fais les dessins. Le simple fait de poser l’encre sur le papier, c’est déjà le dessin. Le simple fait de manipuler la terre, c’est déjà la sculpture. Comme le feraient les enfants et pourtant ailleurs aussi. Ailleurs que dans l’enfance. Dans un monde simplifié au simple fait de faire. Le monde de l’intuition qui me pousse à mettre en forme les images qui surviennent sourdement au moment même où je travaille. Je fais pour penser. Faire pensée. Je m’appuis sur le travail produit ou en train de se faire pour construire mon histoire. Animé par la force des matériaux. Regardant comment ils apparaissent et comment naissent entre eux des relations intimes. Des fusions, des guerres sans merci. Je les rapproche c’est tout. Je les mène en relation avec moi, avec mes mains. Ma peau, ma tête aussi. Un son naît du pot que je construis. Un son comme une échographie au cœur du pot. Issu du pincement régulier, le geste répété. Un son qui perdure dans l’atelier et qui accroche la forme à mes oreilles. Le corps entier est attentif, tendu, concentré sur la fabrication. Je regarde. Comment la terre rencontre mes mains et comment la forme rencontre mes yeux et mes oreilles. La cuisson, c’est autre chose, c’est une affaire de temps : changer le temps de la terre. Ralentir. Changer le temps de mon regard. Rien ne se fait sans ce ralentissement général. Il faut le temps que les choses naissent, qu’elles apparaissent au monde, qu’elles m’apparaissent. Il me faut ce temps de faire pour entrevoir ce que je suis. Et tous les jours refaire. Inlassablement. Sans compter, ni le temps ni l’énergie. Refaire pour voir, enfin. Voir les traits et les espaces du dessin, voir les masses et les couleurs de la sculpture. Voir l’humanité du pot.
Je travaille depuis le début des années 90 à des assemblages de peintures ( de différentes tailles ) et , ou dessins contrecollés ensuite sur un papier fort . j’utilise principalement des papiers de récupération . j’ai aussi développé à côté du support papier un travail de peintures sur toiles sur châssis . Depuis 2019 , je travaille également sur yupo ( support synthétique 100% polypropylène ) avec le yupo les compositions se sont complexifiées , associant un grand nombre d’images ne se touchant plus et avec des réserves contrairement aux assemblages sur papier ou les images étaient bord à bord sans aucun espace entre elles . Ces multiples ensembles ( papiers / toile / yupo ) constituent au fil des années un archipel d’images semblable à un inventaire ( comme une improbable encyclopédie ) traitant de multiples domaines ( Paysage / Végétations / Champignons / Architectures / Objets divers etc )
Je créé des tableaux avec différentes techniques de pose de perles, de tubes, de paillettes et de points brodés. Les lignes géométriques m’inspire particulièrement. Le noir «Esprit Soulage» a été mon inspiration pour une série de tableau. J’aime également utilisé les anciens matériaux de la Broderie Or (cannetille et jaseron) pour une inspiration plus contemporaine, avec l’utilisation de cadre à peindre, le mélange des techniques textiles (cuir froissé) et des points traditionnels revisités (point de Mirliton). Mais mon objectif principal est la transmission de la Broderie d’Art et le suivi de projet personnel, en donnant des cours personnalisés dans mon Atelier à Mittelwihr.
Travail de l’artiste : Le sens, que Minarro cherche et propose, va d’un Trait. Il traverse sans aboutir, impulse sans répulser. C’est une ligne qui s’inscrit dans l’œil, dans le regard, une ligne qui, arrachée de son contexte, ne sert à rien mais suggère beaucoup lorsque le résultat interroge. Si les mots sont parfois inventés pour cacher se que l’on pense, la peinture, elle, réinvente la pensée que les mots ne savent expliquer. Surtout ne lui cherchez aucun paradis, le fruit se trouve en celui qui veut bien le prendre. Né le 21 juin 1955 à Saint-Eugène, près d’Alger, Guy Minarro est arrivé en France à l’âge de 7 ans. Installé à Colmar (Haut-Rhin), il a exploité plusieurs techniques avant d’opter pour l’abstraction. Peintre autodidacte, Guy Minarro a conservé de ses racines pieds-noires d’origines espagnoles une force de caractère qui se lit comme un livre ouvert à travers ses toiles. De ses périodes picturales successives, on retiendra la fin des années 1990 qui marque l’avènement de sa palette noire, qui l’a révélé à lui-même. L’artiste a toujours prouvé une forte indépendance picturale. Il a su créer sa propre technique, née de l’expression composée, de ses impressions décomposées Opacité et transparence; Ses toiles, monotypes sur cuivre, sur verre et gravures, oscillent entre continuité et rupture, opacité et transparence. Ses œuvres se présentent comme une révolte parfaitement maîtrisée, à telle enseigne qu’on peut aisément parler d’une peinture percutante, d’une peinture de mouvement, très gestuelle, verticale et physique. La toile s’offre là comme l’amplitude du bras pour un artiste qui s’épanouit dans les grands formats, les reliefs et glacis accentuent cette impression de mouvement. La palette, elle, reste méditerranéenne. Toujours associés aux noirs (sa couleur de prédilection), les jaune-orangé, brun-rouge et ocres qui se superposent apportent aux ténèbres l’incandescence qui fait basculer l’œuvre dans la lumière.