Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.
Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.
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C’est à travers différents médiums – sculpture, volume, installation – que j’explore la question du paysage volcanique. Cette recherche est due aux liens que j’entretiens depuis l’enfance avec l’archipel des Açores, iles volcaniques dont est originaire ma mère, Depuis l’enfance, j’ai appris à naviguer entre ces deux réalités, à créer un dialogue entre elles. Mon travail s’est peu à peu consacré à l’exploration du paysage volcanique des Açores, cherchant à en saisir la matière, la forme et la symbolique. Un mélange entre souvenir d’enfance, et de glanage de forme. J’ai toujours ressenti le manque de cette terre, un besoin viscéral de rester connecté à ces paysages. Comme pour m’approprier un lien tangible avec cet espace, je cherche à créer un pont entre ces deux mondes. Ce manque indéfinissable me pousse à revisiter sans cesse ces paysages, à les recréer encore et encore, comme pour ne jamais m’en détacher. Je crois qu’en tant qu’êtres vivants, nous entretenons une relation profonde et intime avec les volcans : ils façonnent nos environnements, et nous évoluons sur leurs vestiges. J’y puise une source d’inspiration dans leur dualité, à la fois lieux de destruction et espaces de renaissance. Dans mon travail, je prélève et réinterprète des fragments de paysages, des symboles, des traces de territoires en perpétuelle transformation. J’essaie de capturer des paysages transitoires, des environnements en mouvement, où rien n’est figé. Mes sculptures relèguent l’humain au second plan : il y apparaît comme une silhouette à peine discernable, une présence effacée. J’aime y voir des ruines où l’activité humaine s’est interrompue, où le paysage et l’homme ne forment plus qu’un tout indissociable.
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L’atelier dont je dispose au deuxième étage du bâtiment Motoco d’une surface d’environ 40m2 est un espace au service de l’exposition des oeuvres photographiques que je crée et installations que je pense.
Il est également le lieu ressource pour la création des matières chorégraphiques et textures de mouvement que je déploie dans mes pièces chorégraphiques.
Ce caractère double création/exposition permet d’habiller le mur de la face Sud avec l’ensemble des recherches photographiques en cours mêlées à des textes et dessins en relation avec une thématique que je traite, tout en permettant un espace vierge pour l’exploration du corps en relation à cet espace dans la face Est de l’atelier qui donne sur la lumière extérieure naturelle.
Dans ma recherche d’installation pour les pièces chorégraphiques que je crée, j’utilise la lumière entrant dans l’atelier. Celle-ci dialogue avec l’installation disposée de manière à créer des flux de mouvement lumineux dans l’espace.
Je suis intéressée par la co-habitation des œuvres « traces » et du corps vivant dans l’instant permettant d’ouvrir un nouveau champ né de cette interaction image/corps.
En 2024 j’ai démarré un projet qui se nomme Urtica dans lequel je porte une attention sur les femmes dans l’histoire de la botanique et de toutes celles qui ont une relation particulière avec les espèces végétales. L’ensemble des images que j’ai réalisé des plantes et des femmes au travail avec les plantes se retrouvent dans une série qui se joint à une pièce chorégraphique en cours de processus. Cet ensemble de documents de divers formes (photo, texte, plantes, vidéos, enregistrements sonores) que je nomme «archives » est une sorte de bibliothèque qui habite l’atelier et compose l’exposition visuelle.
Je propose aussi la projection vidéo du travail de composition des gestes dans l’exposition des œuvres.
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Déambulations, cueillette sauvage de plantes tinctoriales, vieux draps de lin, laine et fils de couleurs brodés. Se pencher sur les corps verts des plantes, les imprimer les révéler, les fixer. Interpréter leurs esprits et percer au fil de soie leur réalité invisible. Créations textiles élaborées à base de teintures naturelles.
Discrète, mais curieuse du monde, je sors pudiquement ma tête, telle une tortue ébouriffée, pour montrer mes réalisations.
Mes sources d’inspirations sont multiplent, la nature, les émotions, les sensations, les rêves et souvenirs se croisent pour former un cercle chromatique multi-couleurs :)
Grace à la céramique, la peinture, les pochoirs, le dessin …. j’interprète la réalité pour un univers
décalé, quelque fois bizarre, et ça fait du bien :)
En tant qu’artiste, designer, ou plutôt chercheuse, je questionne la terre sous plusieurs angles. Je l’explore d’abord comme écosystème, en étudiant les liens entre les êtres vivants et notre relation avec eux. Je l’observe ensuite comme ressource, extraite du sol par différents procédés. Enfin, j’expérimente ses propriétés, tant en céramique qu’en terre crue. Je porte une attention particulière à l’origine des matières que j’utilise : terres de cueillette, terres recyclées… Mais mon regard se porte aussi sur leur transformation par la cuisson. J’expérimente la terre crue, les cuissons à basse température ou au feu de bois, avec l’ambition d’inscrire l’objet dans un cycle naturel. La démarche que j’emploie vise à protéger et respecter les non-humains de notre écosystème. Je cherche à être le plus consciente possible de l’impact de mon oeuvre sur le non-humain. Durant mes études, la matière de la terre a été un prétexte pour parler de mouvements géologiques, de roches, de minéraux, de jardin, de végétaux, de forêts, d’eau, de climat, d’animaux, d’insectes, d’humains, et de manière plus générale, de notre rapport à la Terre. En parallèle de mes recherches, j’anime des ateliers et stages de dessin, peinture et céramique, ouverts à tous les âges. J’accompagne enfants, ados et adultes dans l’exploration des techniques de représentation, l’expérimentation des outils de dessin et la découverte de la matière. Mon objectif est de leur offrir un espace d’apprentissage et de liberté, où ils peuvent développer leur regard, affiner leur geste et laisser libre cours à leur créativité.
Le travail de Lea Stosskopfse distingue par une approche pluridisciplinaire mêlant peinture, sculpture et textile. Elle privilégie la peinture à l’huile sur bois, une technique traditionnelle proche de l’artisanat qui noue un lien avec ses influences médiévales et antiques. Originellement animée par le désir d’exhumer son héritage meurtri par la guerre et l’exil, Lea Stosskopfexplore dans ses travaux les folklores alsaciens et slaves. Ces recherches se sont, au fil du temps, élargies à l’Europe dans sa globalité. Fascinée par les récits mythologiques et les croyances anciennes, elle puise dans ces traditions un vocabulaire visuel riche, peuplé de figures anthropomorphes et d’éléments symboliques évoquant des rites oubliés et des légendes ancestrales. À travers ses travaux, elle cherche à raviver ces imaginaires en leur insufflant une symbolique contemporaine, interrogeant ainsi la transmission et l’évolution des croyances et symboliques à travers les âges. De la représentation à la création d’objets, la multiplicité des formes de ses travaux densifie cet univers visuellement inspiré de l’ère médiévale et de l’antiquité. Ces références historiques lui permettent d’aborder des discours engagés en résonance avec les croyances d’autrefois. Ces inspirations rejoignent également les influences littéraires de Lea Stosskopf, notamment la high fantasy, la poésie et la ballade médiévale, des genres qui réinterprètent sans cesse les codes du folklore pour les confronter à leurs contemporanéités.
Marina Krüger, plasticienne de formation (diplômée de la HEAR-Mulhouse en 2007 et 2009), vit et travaille dans le Grand Est de la France. Active sur la scène régionale depuis quelques années déjà, elle évolue entre sa création personnelle, des missions de médiation culturelle diverses mais aussi beaucoup d’interventions artistiques en milieux scolaire et social. Ses travaux sont exposés en France et à l’étranger. Entre 2016 et 2021, la plasticienne intègre à temps plein un FAS accueillant des adultes souffrant de troubles psychiques où elle sera à l’origine d’une création d’ateliers s’adaptant aux capacités et ressources des usagers et entrainera ce même public dans divers projets à long terme comme des participations à des concours et expositions. Depuis 2022, l’artiste est chargée de la direction artistique d’un festival d’art contemporain (FEW) se déroulant chaque année à Wattwiller. L’artiste continue de mener ses recherches et travaux plastiques qui ont souvent pour thèmes : l’enfance, la construction et la destruction, le jeu et le danger, les mythes et folklores personnels, la perte de repère…autant de sujets que l’artiste va traiter et explorer par le dessin et la gravure, la sculpture et l’installation, le vitrail et la mosaïque ou encore la broderie et la couture.
La sculpture et la peinture sont mes domaines de prédilection. Pour les travaux de sculpture, j’utilise principalement la pierre et le bois, mais aussi le béton et le fer. La méthode de travail est souvent un processus de réduction, de pesée des formes les unes par rapport aux autres et de recherche de l’interaction entre la forme, le matériau et la surface. Les structures de surface jouent un rôle important. Les zones intermédiaires, les transitions et les références sont centrales. Tout au long du processus de travail, j’essaie de conserver une certaine ouverture et d’intégrer également des éléments inachevés, aléatoires et défectueux.