Katy Ollif

Katy Ollif vit et travaille dans la maison-atelier “la note bleue” au sud de Vienne, dans la vallée du Rhône.
Dans les années 70/80, parallèlement à un travail dans l’animation culturelle, elle créée costumes et décors pour la scène et montre ses tableaux de tissus dans des expositions collectives.
En juin 1996 elle installe sa première exposition personnelle de collages (suivie par une cinquantaine d’autres à ce jour) et la même année entre à la Maison des Artistes.

Mathilde Seguin

Des Vues – Mathilde Seguin
Texte de Catherine Charlier

« Si je pouvais redécouvrir le travail de Mathilde Seguin, j’aimerais que ce soit par hasard, au détour d’une rue que je connais, que j’ai arpentée mille fois sans bien la regarder, sans bien lever les yeux du bout de mes pieds. Ce serait une façade et sur cette façade, une fenêtre qui n’a rien à faire là. Un fragment d’architecture comme un point d’interrogation, qui oblige le flâneur à s’arrêter un instant. Un fragment d’architecture impromptu qui vient questionner tout l’ensemble.

Mathilde Seguin utilise la photographie pour créer des bâches qu’elle pose sur les façades de bâtiments publics ou d’immeubles d’habitation : une fenêtre d’appartement remplace celle d’un hôpital, du linge sèche sur la façade d’un bâtiment public. Les espaces publics et privés se rencontrent, se combinent. Le flâneur explore les rues à la recherche d’autres étrangetés. Il scrute, examine, sourit puis passe son chemin. Non, ces géraniums n’ont rien à faire là.

Son travail Des Vues a débuté en 2005 et, outre ces installations, rassemble plusieurs expositions et éditions. Au centre, le paysage urbain sans cesse questionné, démonté, re-monté.
La ville rêvée par Mathilde Seguin est faite de lignes de toits, de cheminées, d’antiques antennes TV. Elle est faite d’errements, de surprises, de contrastes. Les perspectives des gravures sont noires et grises, les maisons de ciment blanc ont laissé une trace sur les murs avant de disparaître. Des façades venues de différentes villes se rencontrent et se combinent en un paysage urbain inconnu. Mathilde Seguin change de modus operandi, utilise des techniques différentes (métal, gravures, objets, papiers peints…) et réussit à toujours surprendre celui qui regarde.

Son catalogue de papier peint est peut-être le point d’orgue de ce travail. Il se présente comme l’instrument d’un VRP insensé qui proposerait de quoi recouvrir les murs avec le paysage urbain de son choix. Un décor utopique. Une ville à coller.
Nous voyons défiler, au fil des pages, des villages fleuris et des villes musées, des banlieues et même le plan d’une cité idéale. En noir, en gris, avec des tampons, déclinés. C’est une somme incroyable, à la fois dans la maîtrise des techniques, mais encore dans l’obstination à déboulonner nos représentations. En ce sens, Des Vues est bien une utopie. Le meilleur lieu et celui qui n’existe pas. « 

Myrtille Béal

Sculptrice textile : Coudre, pour moi c’est assembler de manière visible ou invisible des chutes tissus élus. Je donne vie à un personnage, à un animal ou un être hybride. Coudre, c’est comme construire sa vie avec des certitudes et des doutes. Le travail est long. C’est s’accorder le temps de penser dans le va et vient d’un geste répétitif. La pièce grandit grâce à de petites piqûres. Elle m’occupe, m’obsède et m’échappe. Je sais quand elle est finie. Elle va occuper mon espace de vie, elle est une compagne. L’intention est de me laisser surprendre, l’objectif est de créer quelque chose d’infiniment personnel mais qui provoque le questionnement chez l’autre. Elle est le fruit arrivait à maturité d’observations, de découvertes et d’ actualités brûlantes.

Frédérique Rusch

Frédérique Rusch joue avec les références et les codes artistiques comme sur une aire de jeu : elle met en perspective Mondrian et Charles Burns, reproduit Roni Horn, fait converser Agnes Martin et Ed Ruscha. A travers des techniques diverses, ses productions ont principalement pris la forme de livres diffusés dans les réseaux de micro édition. Le volume et la recherche d’un vocabulaire plastique singulier et minimal sont au coeur de sa pratique actuelle.

Patrick Seyller

Urushi tsugi & Kin tsugi.   Jointures de laque & jointures d’or.  La restauration de céramiques avec des préparations de laque naturelle, par des artisans Japonais, est une technique documentée depuis le XVIe siècle.  Animée par la pensée Taoïste, cette pratique est portée par un idéal esthétique, philosophique ;  le Shabi.  La pratique des “jointures de laque“ restaure  l’objet et affirme les lignes de force d’une brisure, suggère une compassion aux objets du quotidien, fêlés ou brisés. Elle introduit un nouveau cycle de vie et d’utilisation de l’objet.

Jordane Desjardins

Jordane Desjardins artiste.
J’ai obtenu mon diplôme à Paris en arts graphiques et dessin d’art.

Suggérer des formes par superpositions au travers de taches et coulures, et les laisser s’évanouir souvent jusqu’à l’abstraction.
J’aime peindre muse nature.
Les jardins, les fleurs, les étendues d’eau, les lacs et les étangs éveillent en moi un sentiment de quiétude et de béatitude.

Mon désir est de partager ces sentiments exaltants et tente de capter ces émotions essentielles dans mes peintures.
Je travaille sur toile libre surtout c’est-à-dire sans châssis et flottante comme une voile ou un étendard.

Le point focal de mon travail est celui de la couleur. Je la transforme, la modifie avec force et délicatesse pour mieux me l’ approprier. Dépassant les apparences de la réalité pour mieux révéler son essence, je m’éloigne de la couleur de mon sujet, le recréant à l’aide de teintes totalement irréelles. Je les dispose délicatement, fluides et liquides, accompagnant leur diffusion dans les trames du tissu.

L’essentiel de mon effort ainsi que de mon plaisir se trouve dans la composition de ces harmonies de couleurs. Ce sont elles surtout qui seront le vecteur de ses impressions et de ses sentiments délicats qui ont touché mon coeur dans la divine contemplation de la nature.
C’est ainsi que je m’efforce de révéler la quintessence de mon émerveillement.

Hélène Grandemange

Les Arts Domestiques ce sont des bijoux et accessoires entièrement brodés à la main.
Les modèles sont dessinés à la main puis brodés sur différents médiums, tissus, papier, feutre ou cuir.

Philippe Colignon

Quinze fois la mer

L’horizon se tend et sépare deux univers liquides sans rivage où toute réalité se dissout, où ne flottent que brumes et buées.

…/ …

Ces carrés de mer, où toute vérité est absorbée, diluée dans des gris chauds, violacés ou verdâtres laissant percevoir la possibilité d’une lumière.

La mer, sans vague et sans ride, confinée au bas de l’image, nous ramène inlassablement à la possibilité d’une terre, d’un rivage où le ciel sera moins pesant, moins immense, une terre de repos où nous pourrons enfin goûter la plénitude du paysage.

Quinze fois la mer, quinze voyages au long cours où l’on abandonne toute certitude de retour, se laissant porter par les éléments et dériver sans fin.

Emmanuel Antoine

Brigitte Di Scala

Pratiquant la peinture à l’huile, acrylique et pastel; à travers son style d’inspiration impressionniste, l’artiste veut susciter à
nos regards une émotion que partageront ses paysages, ses
fleurs champêtres.
Ses tableaux nous entrainent vers un monde imaginaire, elle
peint sans aucun support photographique dans son atelier, ainsi
que directement sur le motif en pleine nature.
Ses paysages expriment la joie de la vivre, le triomphe de la
vie. Ils sont un hymne à la liberté, chaque toile raconte une
histoire. Elle n’utilise que des peintures extra fines et travaille sur du lin
de qualité supérieur.

Cecile Villemain

Mes créations, inspirées du symbolisme, de l’histoire de l’art, ou encore de la psychologie, ont pour vocation de requestionner les fonctions du bijou, et son rapport à son porteur.

Le bijou est défini comme un objet de parure précieux par la matière ou par le travail, qui peut occuper une fonction sociale, identitaire, sentimentale ou religieuse.

C’est autour de cette définition que s’articule mon travail.