Anne-Chantal Pitteloud

Reliques d’un monde imaginaire.

Mon travail témoigne d’un intérêt particulier pour l’anatomie, la géographie et la géologie. Entremêlant la céramique, le dessin, la vidéo, la photographie et l’écriture, je crée une collection d’objets, pièces à conviction d’un monde imaginaire d’une étrange familiarité. Chaque installation est un nouveau voyage dans le temps et s’implante dans une réalité contemporaine.

Par ces traces de vie, je raconte des histoires à l’homme en quête d’un ailleurs.

Françoise Maillet

Le sujet des peintures de l’artiste Françoise Maillet est la ville où tout n’est qu’équilibre précaire, instabilité permanente. Elle construit, détruit puis elle reconstruit ses citées. De l’obscur vers la lumière, du monochrome vers la couleur, de l’accumulation vers la dilution et la mutation, de l’évolution à l’adaptation ; toutes ces étapes résument son travail. Depuis quelques années, l’artiste explore ce qui l’entoure, elle interroge les éléments de notre quotidien avec l’idée de construire un état des lieux de notre société. Elle s’intéresse aussi à d’autres moyens d’expression comme l’art textile qui est devenu pour elle, un formidable terrain d’exploration aux possibilités multiples. Travailler avec la fibre textile, si tactile, si vivante, lui a permis de mettre en scène des personnages étranges qui ne sont guère éloignés de ce que nous sommes, réalisées à coup d’aiguille, de fils et de belles matières ils nous racontent la comédie de la vie.

Julia TROUILLOT

Si elle est vouée à disparaître, la culture ouvrière est pourtant partout autour de moi: sous les toits à sheds, derrière les murs de briques en ruines, dans le quotidien. Devant ma fenêtre, les trains de marchan-dises trimballent des bagnoles sur leurs wagons bleus, encore et encore. Contemplation du « déjà-plus », fascination produite par le geste répété, par le réveil aux aurores, par les odeurs d’huile, par le boucan de l’usine. J’observe, je me nourris des matériaux de l’industrie, de ses méthodes de production, mais aussi de ses vexations et de la résistance accrue de l’homme à celles-ci.
Ma démarche est encrée dans une perception personnelle de la culture populaire, celle que je considère comme étant mienne, que l’on peut également appeler culture ouvrière, et de ses possibles réappropriations. Entre empathie et critique, je questionne des formes de productions qui mettent en exergue l’enjeu de l’exposition, de l’expérience de travail, mais aussi de la collection et du positionnement social et politique.

Béatrice Pottecher

Je peins exclusivement des portraits et surtout des portraits de femmes. Les chapeaux, les rubans, les cheveux, le maquillage, les bijoux permettent de mieux exploiter la palette des rouges, des ocres et des mauves. J’affectionne particulièrement l’aquarelle pour sa fluidité et sa transparence qui n’efface pas le trait du crayon.

Françoiz Breut

Françoiz Breut est surtout connue pour ses collaborations avec Dominique A
et pour ses chansons, mais c’est au dessin qu’elle se destine depuis
longtemps. Un domaine qu’elle ne lachera pas, malgré tout… » je me suis
inscrite en 1988 aux Beaux arts de Caen, ai continué à Dunkerque puis
j’ai voulu rentrer à Strasbourg aux Arts décoratifs, mais ils n’ont pas
voulu de moi, j’ai donc continué par moi même écoutant les conseils des
uns et des autres en découvrant la richesse des auteurs et des
illustrateurs de jeunesse». A l’époque ses modèles sont Bosch, Brueghel,
qui l’interpellent «pour le foisonnement des détails, ces scènes de la
vie quotidienne», et la fascinent. En illustration, elle a le béguin pour
l’oeuvre de Windsor Mc Cay et son Little Nemo, «un petit garçon qui
raconte ses rêves tous les matins ,aprés une chute de son lit».C’est
alors que madame Breut se lance dans l’illustration de jeunesse, qui offre
à ses yeux énormément de liberté.»On peut partir de n’importe quel
sujet, l’inspiration est infinie. Mes histoires sont souvent issues de
faits divers transformés, de petites histoires quotidiennes, de mon
histoire familiale personnelle». Pour ce qui est de la forme, Françoiz
travaille beaucoup sur la pièce unique, le cousu main, le collage… Il y
a un coté bricolage dans ses travaux». j’ai commencé à travailler de
cette façon lorsqu’on m’a proposé d’exposer les livres que je destinais
à l’édition. Comme je ne voulais pas séparer les illustrations des
textes et que je ne voulais pas voir mon livre derrière une vitrine, il
fallait bien trouver un moyen de les mettre en scène. On peut dire qu’il
s’agit d’une forme d’artisanat puisque c’est autant un travail sur les
images , qu’un travail de reliure ,de mises en boites…». Pour Illiko,
elle présentera sa version d’Ali Baba et les 40 voleurs, oeuvre réalisée
à l’occasion de «travelling», festival de cinéma de Rennes. Tous les ans,
une ville y est invitée, cette année ,c’était Téhéran. C’est ainsi
qu’elle est tombée sur Ali baba, le fameux conte d’origine perse» j’ai
divisé l’histoire en quatorze boites qui contenaient chacune quatorze
petits livres» françoiz a basé son travail sur la célèbre formule
«sésame ouvre toi», les boites, lorsqu’elles sont fermées, sont sobres et
nues ,puis la petite porte s’ouvre et tout se passe à l’intérieur».

Françoiz a réalisé d’autres projets de ce type, «juke Box», par exemple,
installation rassemblant sept boites qui enferment autant de livres
illustrant ses chansons». Pour une fois, j’ai eu envie d’unir les deux,
pour montrer à ceux qui connaissaient mes chansons, une interprétation en
image de celles ci…» Car Françoiz n’établit pas de lien entre son
travail de chanteuse et celui d’illustratrice. Pour elle, par exemple, il y
a plus d’humour dans ses images, moins de mélancolie que dans ses
chansons. Les personnages qu’elle crée pour ses illustrations sont «plutot
joyeux et rubiconds». Elle prétend ne pas concevoir la musique et le
dessin de la même façon, mais rêve doucement de faire une comédie
musicale en film d’animation… D’ailleurs, musique et dessins sont
intimement liés dans le clip animé qu’elle a réalisé en collaboration
avec Spéculoos (un collectif de graphistes bruxellois), pour son morceau
«si tu disais». Françoiz a pour la musique, a l’habitude de travailler
collégialement. Son premier album a été écrit par Dominique A, son
second en collaboration avec des musiciens comme Katerine, Joeys Burns de
Calexico, Jérome minière… Le dessin est pour elle un moment rare de
création solo». c’est en effet un travail très solitaire, mais qui me
permet d’écouter aussi énormément de musique, de découvrir les perles
rares tout en réfléchissant à mes disques futurs….»

Emmanuel Dosda

Claude Lamoureux

Dans notre famille, notre mère, Agnès Lamoureux , qui a tant fait pour le rayonnement de l’équitation en France, a été instructrice équitation, journaliste hippique à l’Eperon et au Figaro et a édité le Guide où monter à Cheval.
Cette éducation hippique a motivé Claude Lamoureux à faire des concours hippiques et même des concours complets qui lui ont donné des belles frayeurs.
Au moment de sa retraite, c’est la représentation graphique du cheval a souvent motivé sa création artistique. Plus particulièrement, il a voulu montré comment le cheval a été représenté à travers les âges. Il tire son expérience d’un long travail sur les icônes.
Il utilise des techniques mixtes encres, acryliques et collages sur papier.
Il expose régulièrement depuis 2004 des Jeux d’encre sur papier et disque dur.

Amélie Leblanc

Après une première approche du corps paré lors de mon diplôme des métiers d’art textiles, mon travail progresse autour de la relation entre l’individu et son environnement, la tension entre l’intimité et la démonstration de soi et la parure comme entre-deux. La parure permet de se déterminer matériellement. Elle est une expérience sensorielle, des formes, des textures apposées au corps, conditionnant le regard qu’on lui porte. L’esthétique du vivant et notre relation à l’environnement sont ainsi très présents dans mon travail.

Claude Bouzana

Né en 1973 à Mulhouse
La peinture est devenue pour moi un véritable mode d’expression.
Peindre c’est oser vous dire qui je suis, tout entier.
C’est pendre la Beauté comme Vérité et la vaporiser avec humilité au dessus de nos têtes.
C’est avoir le courage, vous et moi de nos émotions, de nos peurs et de nos envies.
Ce lien vivant, fort et honnête n’a de sens que s’il est reçu avec Amour et Abandon.

Merci de savoir entendre, comprendre et recevoir de moi.

Claude

Marie-Odile Baldeck

Mon travail est réalisé à l’aide de PAPIER RECYCLE ou PAPIER KRAFT, voire les deux quand il s’agit d’avoir un résultat rigide.

Les différentes STRATES de papier sont collées entre elles, en épousant la forme du moule, une BOULE en général, de façon à en obtenir l’EMPREINTE.

Ces VOLUMES inspirés du monde VEGETAL et ANIMAL intriguent dans la mesure ou pour la plupart de ces derniers, le PAPIER structurel, disparaît sous une

PATINE réalisée à l’aide d’ENCRES, de BROU de NOIX, d’HUILE de LIN et, ou, de CIRE d’ABEILLE.

Par ce subterfuge, je REVISITE, l’UNIVERS NATUREL qui questionne, perturbe, émeut.

Ce traitement confère à l’ELEMENT, une dimension, un VECU qui le LIBERE de son créateur.

Dans ces CONSTRUCTIONS le BOIS, seul, est l’ELEMENT NATUREL, effectif, il provient de mes ARBRES.

L’association ARBRE/PAPIER est évidente. Ma RELATION au BOIS est directe, sans intermédiaire, ce qui n’est pas le cas pour les autres médiums.

En utilisant des PRODUITS MANUFACTURES, j’utilise à son insu, une «Main d’œuvre» précieuse qui transforme «mon TRAVAIL» en un Travail d’Equipe.

Le choix des FORMES s’est imposé dans la mesure où elles sont RECEPTACLES mais aussi GENEREUSES, elles ACCUEILLENT et LIBERENT, elles sont en

quelque sorte la MATERIALISATION du RELATIONNEL, DONNER/RECEVOIR, une forme POETICO-MANUEL, d’un QUOTIDIEN UNIVERSEL.

Les PANNEAUX, «FEUILLAGES», travaillés aux ENCRES DE COULEURS, s’illuminent sous les RAYONS du SOLEIL. Les TEINTES VIBRANTES, libèrent une grande ENERGIE.

Mes GESTES CREATIFS sont élémentaires, je DECHIRE le PAPIER, je FROISSE le PAPIER, je COLLE le PAPIER et le COLORE, c’est l’ENFANCE DE L’ART!

Ce jeu d’ASSEMBLAGE, devient ARCHITECTURE, à travers laquelle je vous INVITE pour une balade dans mon PAYSAGE INTERIEUR.

Bulle d’Ambre

Pendant sept ans, Sandrine développe des projets artistiques et accompagne des plasticiennes dans leur parcours d’artiste.
Lors d’un de ses périples en Bretagne, elle rencontre une créatrice. Elles parlent, échangent, prennent le temps de ce rapport tactile avec les pierres… moments privilégiés, sorte de chemin initiatique. De ce voyage , elle ne revient pas indemne : un projet nouveau est là qui prend forme, prend du volume et trouve son espace. Inspirée par la lithothérapie, dans ce moment de contemplation des petites pierres dont elle a fait l’acquisition, Sandrine s’approprie le matériau en créant ses propres bijoux.

L’aluminium s’impose assez vie comme le support le plus adapté. Souple, maniable, sans nickel, et d’une grande légèreté, il donne une incontestable liberté de création. Chaque modèle est unique et associe des perles céramiques, synthétiques, de verre, ou des pierres semi précieuses à de l’aluminium en 2 ou 3 mm. Bulle d’ambre était née. De la rondeur, des courbes, de la couleur et une certaine vision de la féminité, il n’y a pas d’autre message que celle d’une femme à toutes les autres.