SKP

Bonjour à tous. Les Ateliers ouverts 2020 s’annoncent et comme chaque année depuis bien longtemps vous pourrez passer me rendre visite. Mon atelier est situé 5A rue Escarpée à Strasbourg. Tram Langstross. Je pourrai vous présenter mes dernières toiles, aquarelles, dessins directement dans le lieu de leur création. Je reste disponible pour tout renseignement ou rendez-vous par téléphone. Vous pourrez trouver toutes les infos sur le site des Ateliers Ouverts. Cordialement. Gilles Michon

SECCO

Fabio Secco Parcours Fabio SECCO est né le 17 mai 1961 à Bassano Del Grappa en Italie. A 16 ans, il choisit de quitter son village natal et sillonne l’Europe : Suisse, Italie, Allemagne, France. Le hasard l’amène d’abord à se tourner vers le métier de maître d’hôtel et de travailler dans les établissements les plus prestigieux. Ces voyages lui permettent de se nourrir de rencontres et d’expérience de vie. A 33 ans, Fabio SECCO décide de poser ses valises en France. Il rencontre Christian FUCHS avec qui il découvre la sculpture. Fabio SECCO se lance alors dans la création. La galerie ‘’SINGER’’ à Erstein repère son travail et lui propose d’exposer dans sa galerie puis au salon d’Art Contemporain ‘’St’Art’’ à Strasbourg. Cette expérience lui permet de s’investir totalement dans la sculpture sur pierre. ‘’La taille directe demande de l’engagement physique, elle offre le plaisir du défoulement et permet d’extérioriser des sentiments bruts.’’ Au fil de son parcours, Fabio SECCO a souhaité découvrir et travailler divers matériaux : Albâtre, Marbre, Stéatite. Ces matières, qui se travaillent chacune avec une technique différente, lui permettent d’exprimer ses émotions du moment. ‘’Avant d’attaquer une pierre j’ai une idée, une démarche intellectuelle. Ensuite, je me laisse aller et, peu à peu, je vois la forme prendre vie. Le principal, c’est de me faire plaisir. Je ne m’oblige pas à obtenir tel ou tel résultat mais je laisse parler mes mains. L’activité artistique doit rester quelque chose de primitif. De plus, chaque création est un voyage, une nouvelle expérience qui m’offre un enrichissement personnel.’’

Jacky Schieberlé

Le travail de Schieberlé est proche de celui d’un plasticien réalisant des collages. Dans un premier temps, il crée des images par superpositions parfois multiples, puis après développement, il colle sur ce « fond », des éléments prélevés dans ses propres photos ou dans des magazines, ou pose simplement dessus de petits objets. De cette nouvelle opération, naît par télescopage une nouvelle image qu’il photographie à nouveau. Ce processus rudimentaire qui laisse la place au hasard et à l’accident, produit des images d’une indéniable force visuelle. Dans le cas des images de Schieberlé, on ne peut pas vraiment parler d' »œuvres » au sens d’un achèvement. En effet, il réalise de nombreuses versions de ses photos, qu’il modifie et re-photographie à l’envi. Quant il regarde son travail, c’est toujours avec l’idée d’en retrancher quelque chose ou d’y ajouter des éléments. Il ne s’agit pas de la marque d’une perpétuelle insatisfaction face à un travail qu’il faudrait sans cesse peaufiner pour tendre à la perfection, mais plutôt de l’intuition, que les images rendues visibles sur le papier, sont des objets dont l’essence même est d’être en perpétuelle mutation. C’est sans doute pourquoi Jacky Schieberlé manipule ses images sans ménagement, qu’il ose tailler dedans à coup de ciseaux, qu’elles n’ont pas de format bien déterminé, et qu’elles s’entassent dans ses tiroirs ou sur des clés USB, dans l’attente d’une nouvelle idée qui les transformera. Texte : Inès P. Kubler

Jan Stevens

L’observation attentive de la nature et de ses composants est au cœur de ma pratique. Je considère l’ensemble de mon travail comme une sorte de réserve accumulant et abritant de mes tentatives de rendre visible la vulnérabilité et la ténacité du monde végétal et minéral. Souvent en symbiose avec le dessin et la gravure, j’expérimente d’autres matériaux. Les recherches fragiles et éphémères sont « préservées » par la photographie, qui à son tour me fournit un moyen d’explorer les changements d’échelle. La lumière, qu’elle soit projetée, réfléchie ou bloquée et la transparence ou la superposition peuvent interagir et parfois d » déconcerter.

TOV

Christophe Schircker, connu sous le nom d’artiste TOV, développe depuis 2007 un langage pictural singulier, fondé sur la liberté absolue du geste et la puissance expressive de la ligne.

Tout part d’un acte. La toile est posée à plat sur le sol, et le peintre se met en mouvement autour d’elle. Le bras s’élance, la peinture coule, glisse, se répand en arabesques imprévisibles. Cette technique du dripping et pouring, héritée de l’expressionnisme abstrait de Jackson Pollock, est pour TOV bien plus qu’un procédé : c’est une philosophie. Celle de l’instant capté dans toute sa vérité, avant que la raison ne vienne corriger, lisser, contrôler.

De ces premières coulures émergent des formes vivantes — des visages, des corps, des silhouettes en mouvement. La figure humaine s’impose naturellement, comme si elle était toujours là, tapie dans les lignes, attendant d’être révélée. TOV la libère, la réinterprète, la célèbre avec humour et chaleur. Ses œuvres dégagent une énergie communicative, portée par des couleurs vives et des lignes qui semblent danser sur la toile.

Le travail de TOV se déploie en plusieurs séries complémentaires. Les TETOTOVs explorent les expressions du visage, principalement le sourire, avec des lignes courbes et déliées qui insufflent joie et vitalité. Les Inseparables représentent une communauté humaine épicurienne, avide de partage et de présence. Les Triptyques et Diptyques jouent avec la structure, le relief et la profondeur, donnant à chaque ensemble une dimension architecturale. Les Tableaux Design transgressent les formats habituels, explorant des supports aux formes inattendues. Enfin, les Monotypes ouvrent la voie à l’expérimentation pure, où la surprise du résultat est elle-même source d’émotion.

Ce qui unit toutes ces séries, c’est une même exigence : rester fidèle à l’énergie de l’instant. Ne jamais trahir la spontanéité du premier geste. Laisser la ligne raconter ce que les mots ne peuvent pas dire.

TOV expose régulièrement en France, en Allemagne et en Suisse, où son travail rencontre un public sensible à cette alliance rare entre liberté formelle et profonde humanité.

Une ligne. Un souffle. Un visage. L’essentiel.

Dominique-Paul Strubel

Chaque identité a son inventeur, toutes n’ont pas vocation au mystère. Car on peut considérer l’opposition entre regarder une photographie et résoudre une énigme, mais faut-il les opposer dès lors que tu les conjugues ? Le débat de la photographie et de la gravure est au centre de tes dispositifs. Mais au centre centrifuge, si l’on peut dire, car l’une et l’autre fuient le centre. Peut-être les deux directions opposées à l’origine se rejoignent-elles : formes intermédiaires, témoins de la connivence des techniques ? Un point de fuite qui prend l’habit de la gravure sans perdre l’identité de la photographie ? Soudain tout se brouille dans la foule des vibrations. Un certain mystère, en effet, subsiste : mystère de l’identité, qui n’est qu’allusivement révélée, plongeur, chasseur, faunes ; mystère de la suggestion, de l’effet, de l’efficience d’une photographie qui voudrait animer un corps, qui semble immobile mais se déploie, diptyque, triptyque, séquence, sillons de la gravure à la surface de la plaque de cuivre ; mystère de la nuit, des pièces d’eau et des forêts dans lesquelles le jeune héros est invité à entrer. Il crie : « L’usage de ma jeunesse fut rapide et rempli d’agitation. Je vis de mouvement et ne connais pas de borne à mes pas ». Stéphane Gounel

Pierre Schwarb

De la rencontre au coeur d’un garage avec les fûts d’acier peints et décorés est née l’idée de les transformer à la façon dont un sculpteur travaille un billot de bois. Pierre Schwarb leur donne une seconde vie plus tranquille où il passent du rôle d’objet commun à celui de compagnon élégant et utile d’un quotidien heureux. Toutes ses réalisations sont uniques et élaborées avec le plus grand soin, elles trouveront naturellement leur place dans vos aménagements professionnels ou privés (étagère, comptoir, bar, présentoir, mange-debout, horloge, lampe..)

Miriam Schwamm

Miriam Schwamm a vécu et travaillé pendant près de trente ans en Nouvelle-Calédonie avant de s’installer dans le Bas-Rhin. Son travail plastique, protéiforme est souvent questionnement sociétal, environnemental voir historique, qu’il s’agisse d’appels à projets publiques ou de projets d’expositions personnels.

Son engagement envers la communauté artistique, très métissée en Nouvelle-Calédonie, l’a amené également à la création et coordination de nombreux événements collectifs en arts visuels. A Nouméa, le partage de son atelier de gravure a permis à plusieurs artistes locaux de développer cette technique, une dynamique qui se poursuit aujourd’hui. Son travail de dessin autour des objets kanak dans des musées en Europe et Australie a participé à la diffusion de ce patrimoine culturel fondateur pour la Nouvelle-Calédonie contemporaine.

En réhabilitant et aménageant un espace de travail dans le Nord de l’Alsace, un nouveau projet et un changement de vie se mettent en place depuis octobre 2019.

Il ne s’agit pas là d’une coupure avec l’Océanie et son mode de vie et de pensée, même si son travail plastique se consacre désormais aussi aux réalités de son nouveau territoire, l’Alsace du Nord. Mais au contraire de continuer à tisser des liens entre des mondes aux antipodes les uns des autres. C’est pour cette raison qu’en plus de l’ouverture de son atelier de gravure et des espaces d’exposition aux artistes à proximité, elle accueille des artistes de Nouvelle-Calédonie et d’ailleurs pour des rencontres et créations en échange avec ceux de la région.

Concevoir et faire vivre un espace de partage et de compréhension de l’autre différent, interroger et créer ensemble sur des thématiques qui nous concernent tous, où qu’on se trouve sur la terre est une partie inhérente du travail artistique de Miriam, un enseignement de l’art de vivre des civilisations du Pacifique Sud qu’elle a amené dans ses valises et qu’elle continue à faire vivre ici.

En ce mois de mai 2024, elle ouvre les portes de sa Case à Preuschdorf pour la 10ème exposition depuis son arrivée dans l’Outre-Forêt.

Philippe Sutter

Philippe Sutter rend des hommages, hommage à la vie, hommage à l’amour et aux êtres aimés, hommage à la beauté et à son universalité. Il magnifie les émotions, suscite leur expression et initie une brèche dans notre obscurité viscérale pour accéder à la lumière. Beauté de l’âme, beauté de l’être, beauté de soi, sa quête fait ressurgir du plus profond des chairs ce qu’il y a d’harmonie, de plénitude et de spiritualité en chacun de nous. Le vase Médicis, devient le symbole révélateur du lien : le pied ancré dans la terre, le cœur véritable alcôve des sentiments et la cloche ouverte tournée vers le céleste, le tout en parfait alignement trouve un équilibre salutaire nous élevant vers la lumière. Pour Philippe tout est vibratoire, des mots couchés sur une feuille, des sons entremêlés qui rythment son geste, des émotions qui nourrissent son travail. L’artiste recherche à l’infini le geste parfait qui révèlera le lien intrinsèque des 4 éléments dans une vibration sensorielle sublimée.

De la terre il extraira la porcelaine, des émaux cristallisés la lumière et cette symphonie des matières ira jusqu’à faire apparaître le mirage du cristal et de sa volupté. Ils ne sont pas plus de 50 au monde à maîtriser cette technique du feu qui les lie et à la matière. Philippe Sutter s’est nourrit des techniques, des rencontres, de littérature et de philosophie encore et toujours.

« De l’argile nous faisons un pot, mais c’est le vide à l’intérieur qui retient ce que nous voulons » Lao Tseu. En nous penchant au-dessus de ce pot, ce cratère, ce symbole circulaire de la contemporanéité, il se peut que nous puissions entendre Platon, Socrate, La Boétie, Voltaire ou Diderot nous chuchoter quelques pensées.