Camille Stoos

Véritable couteau suisse et en quête de projets avec d’autres artistes, elle aime travailler l’image de A à Z, de la recherche de lieux, au stylisme photo, en passant par la scénographie, mais aussi la photographie, sa passion première. Elle a exploré ces domaines dans plusieurs directions artistiques et s’est régalée de réaliser les photos de plusieurs projets musicaux.

Aujourd’hui, en parallèle à ce métier de scénographe, elle travaille les  végétaux, qu’elle associe à différents techniques et supports matériels, tels que la photographie, la broderie, le tricot, le crochet et sans doute d’autres techniques demain ! Elle aime imaginer et créer des installations, des œuvres uniques,  éphémères ou pérennes et intervient dans différents domaines et supports techniques. »

Philippe Schweblin

Après avoir été longtemps dessinateur du dimanche, j’ai eu l’opportunité, en
adhérant à l’Association Arc en Ciel, de dessiner aussi le lundi et le jeudi et
d’exposer mes «œuvres» lors de plusieurs expositions initiées et organisées par
cette association.
Puis, en intégrant l’Atelier de l’Alma, j’ai pu, avec l’aide des artistes cooccupants,
m’initier à la peinture acrylique, puis à la peinture à l’huile et y trouver un grand
plaisir.
J’ai été inspiré tour à tour par de nombreux sujets : paysages vosgiens ou d’ailleurs, natures mortes, mains de musiciens, embiellages de locomotives de la Cité du train, paliers de machines du musée de l’Energie, etc…
Mais je conserve une prédilection pour les portraits et les corps humains avec
comme outils le fusain et le pastel qui exigent d’utiliser les doigts pour estomper les ombres et mélanger les couleurs. Ainsi, la volupté d’une caresse vient compléter le plaisir de peindre les corps.

Anne-Marie Schoen

Juste au bord du temps  … Un coup de pinceau, un trait plus appuyé… Je cherche un rythme, une musique, avec des mots de tous les jours, …, des mots qui nous sont communs… La poésie est à dire ou à chanter. Elle s’incarne dans l’éphémère d’ une voix qui lui donne son rythme et sa couleur, le mouvement d’un corps, la fluidité ou la puissance d’une ligne…L’art se vit dans la rencontre et l’échange…Le mouvement a besoin de légèreté et de dépouillement ce qui me conduit à privilégier des installations éphémères, de petits formats sur papier et à me concentrer sur l’écriture que j’ai toujours pratiquée.

Chihiro Shiomi

Je peins le monde du point de vue d’une petite fille, pour me souvenir du beau monde imaginaire que je voyais quand j’étais enfant.Un jour j’ai découvert la beauté de l’Alsace et j’ai voulu l’intégrer dans ma peinture.Et je suis là.

Fabienne Schneider

Fabienne Schneider est artiste plasticienne et utilise le verre soufflé et sculpté comme médium principal d’expression. Elle s’est intéressée petit à petit au design d’objet et utilise les différentes propriétés du verre pour ses créations : mémoire de forme, transparence, couleur, fluidité, effets d’optique…Elle sculpte également le verre ‘à chaud’ à l’aide de pinces pour représenter des éléments organiques ayant trait au corps ou aux animaux.

Sabine Gazza

Mon atelier est en fait partout, je l’emmène avec moi depuis une vingtaine d’année comme on emporte une valise ou un carton de déménagement. Je ne suis guère sédentaire, m’établissant tantôt en Allemagne, tantôt en France, tantôt en ville, tantôt à la campagne. Je transcris chaque lieu que j’habite ou qui m’habite: paysages domestiques, paysages extérieurs, souvent représentés par d’infimes détails, indicateurs du temps qui passe, du quotidien à l’échelle d’une journée, d’une vie, d’une goutte d’eau, d’une flaque d’eau.Une part du travail ne peut se faire qu’en extérieur, en tout lieu où l’on peut glaner de la matière: matière minérale, matière végétale, matière photographique, matière dessinée, matière à penser.

Sophie Davin – Céramiste

Présentation de l’atelier de céramique de Sophie Davin – 4 rue de Sélestat 68180 Horbourg WihrJe suis installée en tant que céramiste depuis le 1 septembre 2021 avec le statut d’artiste auteur après une année de formation à l’IEAC (l’Institut Européen des Arts Céramiques) de Guebwiller.J’ai beaucoup de chance car mon atelier se situe à mon domicile. J’ai deux endroits exclusivement dédiés à mon activité professionnelle ainsi qu’un extérieur, qui dès que les beaux jours le permettent, me propose un autre lieu de choix. Mon lieux de travail principal, surtout l’hiver, se situe dans un ancien garage d’environ 20m2 attenant à mon domicile, où des travaux de rénovations y on été fait (isolation, chauffage et pose de fenêtre et porte fenêtre pour un apport de lumière maximal….) S’y trouve une grande partie de mon matériel de travail, comme mes outils de modelage et de sculpture, un tour, ainsi qu’une multitude de petites choses très utile pour un céramiste ; bibliothèque, matériel de dessin, peintures, éponges, plastiques et contenants qui sont nécessaire pour l’emballage des pièces etc….Mon atelier est organisé en plusieurs zones de travail :- Zone de façonnage avec des tables solides à différentes hauteurs pour le pétrissage de la terre, le travail de sculpture, de modelage et de décors.- Zone de tournage avec desserte et outils à proximité. – Zones de stockage sur des étagères pour le séchage des pièces, pour les pièces biscuitées en attente d’émaillage et pour les pièces terminées.- Zone d’émaillage, par temps clément, l’émaillage se fait dans mon autre bâtiment, mais en hiver il se fait dans l’atelier en bousculant un peu l’organisation habituelle.- Zone de stockage des pains de terre qui ne supportent pas le froid.Dans un autre bâtiment annexe à la maison d’environ 40 m2, sans chauffage cette fois ci, se trouve :- Un four électrique haute température d’une capacité de 140L et son matériel d’enfournement, ainsi que des tables de travail pour y accueillir les pièces à la sortie du four.- Un endroit de recyclage de la terre effectué sur des plaques de plâtre.- Encore et toujours des étagères dédiées au rangement des pièces terminées et des matières premières.- Des tables pour effectuer différents travaux ainsi que l’émaillage de mes pièces.Lors de cette manifestation des « ateliers ouverts » mon atelier très récent sera pour la première fois ouvert au public.

Studio A.F

Après l’atelier Jack Preiss, ou j’ai fait mes deux ans, j’ emménage dans cet atelier en solo dès Janvier 2022 pour y continuer mes recherches. Avec comme matière favoris, le textile.

Dagmara Stephan

Je suis venue au tricot un peu par hasard, alors que j’avais déjà entrepris un bon bout de chemin en tant que performeuse. Je me suis dirigée intuitivement vers le textile pour son relation intime au corps. J’ai toujours été fascinée par les objets fabriqués industriellement pour leur dimensions virginale, qui, malgré leur apparence intacte, sont déjà chargés d’histoires et de contacts avec les corps de ceux qui les ont fabriqués et manipulés avant leur acquisition. Mon entrée en matière était motivée par le désir d’apprendre un savoir faire qui me permettrait

Je suis venue au tricot un peu par hasard, alors que j’avais déjà entrepris un bon bout de chemin en tant que performeuse. Je me suis dirigée intuitivement vers le textile pour son relation intime au corps. J’ai toujours été fascinée par les objets fabriqués industriellement pour leur dimensions virginale, qui, malgré leur apparence intacte, sont déjà chargés d’histoires et de contacts avec les corps de ceux qui les ont fabriqués et manipulés avant leur acquisition. Mon entrée en matière était motivée par le désir d’apprendre un savoir faire qui me permettrait d’effacer la trace du fait-main et me rapprocher au plus près de ces produits courants.

 

J’explore les relations entre la création artistique et la production textile en improvisant des variations sur des formes de départ connues (une chausette, gant  une chaussure) en détournant les techniques conventionnelles de leur production. Je pousse les softwares de textile, conçus pour créer des motifs texturés, afin de donner forme à des volumes auto-structurants. De cette façon le motif décoratif (typiquement superficiel) devient armature.

 

La subversion des fonctions et du schéma hiérarchique penseur-faiseur (qu’on pourrait tout aussi bien interpréter selon les idées de domestique-professionnel et féminin-masculin) est au coeur de ma pratique. La ré-appropriation de ces structures préconçues est toujours l’occasion pour moi de questionner ma place à l’intérieur du système de la production d’objets et son histoire. Comment ce genre de questionnement conceptuel trouve sa forme par la pratique d’un savoir enraciné dans le geste ? Comment aborder ces questions par la mémoire du corps et sa performativité ?

Jean-Louis Schoellkopf

Depuis plus d’une cinquantaine d’années, Jean-Louis Schoellkopf, né en 1946, développe une œuvre photographique consacrée à la fin de l’ère industrielle, la culture ouvrière et les transformations du paysage urbain.

Il est particulièrement sensible à la réalité des espaces. Ses portraits suivent un protocole identique : il photographie ses sujets dans leur environnement familier – travail ou domicile – en les laissant poser librement. Son approche du paysage urbain restitue quant à elle l’expérience collective et propose une lecture intelligible de l’histoire urbanistique, sans cesse remodelée par l’activité humaine. Ses projets sont aussi l’occasion d’explorer les capacités documentaires de la photographie à travers différents dispositifs. Les images, ordonnées en série typologique, font ressortir les signes distincts d’une communauté, d’un métier ou d’une culture, tout en exprimant la singularité des sujets. Des compositions plus variées, associant différents registres présentent une étude plus globale du thème abordé. Enfin, le travail de séquence permet de relier logiquement des configurations de lieux distinctes et de faire l’expérience tangible de sa propre exploration du paysage urbain.