Urbain Sketchers Strasbourg

Urban Sketchers (USk) est une organisation à but non lucratif qui met en avant la valeur artistique, narrative et pédagogique du dessin « in situ », qui en fait la promotion et crée des liens entre croqueurs dans le monde entier, qu’ils soient chez eux ou en voyage. Notre manifeste : Le Manifeste Urban Sketchers 1. Nous dessinons in situ, en intérieur ou en extérieur et croquons sur le vif. 2. Nos dessins sont les témoins de notre quotidien et de nos voyages. 3. Nos dessins représentent des archives de lieux et d’instants. 4. Nous sommes fidèles aux scènes que nous voyons. 5. Nous utilisons tous types de techniques et apprécions la diversité de nos styles. 6. Nous nous soutenons, aidons, et encourageons les uns les autres et dessinons en groupe. 7. Nous partageons nos dessins en ligne. 8. Nous montrons le monde de dessin en dessin.

Heurgothique

Je m’inspire beaucoup de la nature. Ses couleurs et ses formes foisonnantes. Ses fleurs, ses feuillages et les petites bestioles qui s’y cachent. Je les transforme à ma façon, à travers mon imagination. C’est une manière de m’exprimer, de partager avec d’autres mes passions, ma façon de voir. Comme dans la nature, je n’aime pas le vide. Je couvre entièrement mes dessins et mes céramiques de motifs colorés. Comme dans la nature, la ligne droite n’existe pas, la spirale est mon point de départ. La perfection mécanique non plus. Je laisse mes couleurs couler, mes pièces pencher, je me dis que… c’est comme ça. Comme dans la nature, mes pièces comportent plusieurs strates. Les couches inférieures recouvertes par les couches visibles déterminent la forme finale. Comme dans la nature, mon atelier est un lieu de production, un monde en soi où se ressourcent mes trois passions : céramique, aquarelle et gravure. Re-transcription des paroles de Morgane Salmon, 2019 

Vincent Schueller

Les mouchoirs retiennent des océans Une trace lumineuse dans le ciel Le vieux T-Rex éructe L’optimisme est côté en bourse Des masques sont en vente libre aux portes des villes Mais les cravates sont de mauvais goût Les plaintes sont palettisées Parce que le plastique font au soleil, les Playmobils sont à la peine Le silence est un vrai luxe Si le standard est un dur à cuire, il n’en est pas moins stupide  V26S

Raymond Stoppele

Depuis toujours, dans mon travail je privilégie le support papier. J’apprécie tout particulièrement le contact, le toucher de cette matière. Toutes sortes de papiers, souples, rigides, légers, lourds…avec une préférence pour les papiers non industriels, mais depuis quelques mois je le régale avec la toile, brute, non tendue sur un châssis, libre…

Pendant une longue période, le concept et la réflexion ont constitué une part importante de mes créations, mais un jour de 2010, un fort besoin de poser une feuille au sol, de reprendre les pinceaux, le fusain et surtout mes mains, est réapparue avec une exclusive présence du noir et du mouvement. Lentement, des formes organiques puis les couleurs sont arrivées, pour se transformer en une foule de figures humaines surgies de je ne sais où…

Depuis un certain temps, ma peinture devient de plus en plus fugitive, parfois elle m’échappe presque, mais que c’est enivrant de se laisser aller ainsi jusqu’à perdre le contrôle, même si en définitive il n’est certainement jamais perdu.

…Et ces personnages qui hantent qui habitent qui se promènent dans mes peintures sont certainement vrais, enfouis quelque part…

Julien Schleiffer

Graphiste, illustrateur et animateur indépendant, son travail tente de tisser un lien entre un intérêt pour le portrait – thème classique de l’histoire de l’art – et la recherche d’une voie singulière et originale dans la pratique de ce même thème. Confrontant le dessin d’observation à l’expérience graphique au travers d’un médium encore relativement jeune, la peinture numérique. Conjuguant une pratique assidue du croquis in situ (carnettiste et membre de la communauté Urban Sketchers) à une réflexion sur les contraintes et les libertés inhérentes au « digital media ». Ces prises de notes quotidiennes deviennent un champ d’expérimentation, une recherche du point de rupture entre l’essentiel et le superflu. Il présentera quelques carnets et impressions lors des ateliers ouverts.

Léontine Soulier

Léontine Soulier a grandi dans les grandes forêts vosgiennes. Elle partage aujourd’hui son temps entre sa douce région d’enfance et un Strasbourg animé, où elle partage un atelier collectif.
Elle construit de très petites images sur papier comme de très grandes sur des murs. Inspirée de l’environnement qui l’entoure, et qu’elle traverse à pied, à vélo, elle raconte la nature et part de son quotidien, de sa vie de femme, de ses contes d’enfance pour raconter des récits qui résonnent chez d’autres. Elle distille une poésie colorée, fabrique des sensations. On y lit ce qui la fâche, l’apaise ou la questionne.
Les techniques traditionnelles lui permettent de faire corps avec le médium, d’explorer la matière. Elle offre une balade dans un monde en pleine nature, où des personnages hybrides, souvent féminins, prennent vie. Des récits qui se déclinent dans des livres, ou qui se synthétisent dans des images indépendantes.
Nourrie par les rencontres, animée par la transmission, son travail trouve sa forme finale dans le partage et l’échange.
Elle part d’elle-même pour raconter dans son premier livre « Nauplius », sorti en 2022 aux éditions Lapin. Elle pose aussi ses lignes sur le récit des autres, comme pour le livre « Vagi-quoi ? », sorti en 2025 aux éditions Lapin, et pour lequel elle a obtenu une bourse d’écriture de la région Grand Est.
Sa pratique l’emmène vers des territoires ruraux où elle apporte son imaginaire, notamment lors de résidences comme celle réalisée avec l’association REEL dans le Tarn-et-Garonne en 2022, soutenue par la DRAC et la région Occitanie.
L’aventure, la recherche de nature et la rencontre sont au cœur de son travail, ce qui l’a emmenée au Groenland en juillet 2026 pour une résidence dans le village d’Akunnaaq avec l’association du Manguier.

Catherine Sombsthay

À la recherche d’un équilibre, Catherine Sombsthay chemine entre théâtre d’objets, musique et arts plastiques. Dès sa première création elle développe un axe de recherche précis : entrer dans la proposition artistique par l’objet manipulé et l’occupation de l’espace. Les objets sont choisis en tant que matériau « sensible » plus que pour leur caractère usuel ou leur capacité à « figurer ». Au fil des années, d’hyperréalistes, ils deviennent matière avant de tendre vers l’abstraction. L’espace est redistribué entre l’aire de jeu et la position du public. Il interroge la place physique et émotionnelle du spectateur dans le dispositif théâtral et promène le public dans l’évocation plus que dans l’histoire. Actuellement, elle développe les relations entre arts plastiques et arts de la scène en proposant une série de formes plastiques théâtralisées ayant pour ambition de développer une idée simple en quelques minutes. Elle s’efforce d’associer physiquement le public présent dans des propositions ponctuelles et ludiques.

Pascal STuTZ

« Pascal STuTZ , dans son atelier de Strasbourg, peint, dessine inlassablement. » Et parfois, il utilise de la résine et des pigments phosphorescents, ou crée des performances sonores et dansantes.Ses sujets de prédilection sont liés à son étonnement d’être dans le monde, au miracle qui représente la vie sur une petite planète perdue dans un si vaste univers « Tout comme l’archéologue frotte la pierre pour en restituer les détails effacés par le temps, il frotte un morceau de dentelle pour questionner l’abstraite chevelure de la comète. Toujours le même morceau de dentelle, mémoire de lui même, devenu la matrice de Halley… Conformément aux calcules de la Nasa, en bas de ses images, l’artiste marque le nom, la position de la comète dans l’espace et la date correspondant au dessin du jour. Il inscrit aussi son nom, comme une trace immortelle, confiant son message à la majestueuse comète qui ne connaît pas le temps… En art, sur le papier, la vérité surgit de ses énigmes. » Ileana Cornea (critique d’art) Paris déc. 2020, à propos de la série nommée « 2061lacomète »

Beata Sawicka

Espace, lumière et atmosphère sont, pour moi, les points essentiels de toute pratique picturale. Ce sont donc ces aspects que j’essaie avant tout de retranscrire dans mes tableaux.
Les paysages reflètent mon observation de la nature, telle que je la côtoie au quotidien. Mes peintures reprennent souvent les mêmes lieux. C’est ainsi – à travers les changements qu’ils connaissent en fonction du temps, de la saison ou du moment de la journée – que j’explore le sujet. Ces moments de contemplation sont pour moi des instants de grande intimité avec la nature dont je fais alors pleinement partie. Lorsque je crée un tableau, j’essaie de configurer la nature selon ma vision du monde, ce qui revient parfois à la conter. J’essaie aussi de transmettre ses mystères, surtout celui de la forêt et du monde fascinant des arbres – leurs forces vitales, leurs formes, leurs caractères…
Les dessins et aquarelles sont réalisés en plein air. J’aime ces techniques pour la spontanéité du geste et l’énergie qu’elles exigent dans un laps de temps très court. La peinture à l’huile implique une réalisation plus longue. C’est un travail passionnant de construction et d’introspection.
Beata Sawicka a étudié l’art à Rouen puis à Gda ń sk et a obtenu une maîtrise en illustration et design de livres à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie, sa ville natale, en 1985. Elle a collaboré avec des périodiques et des maisons d’éditions, et a réalisé de nombreuses illustrations et aquarelles, ainsi qu’un chemin de croix en linogravure, après s’être installée à Strasbourg en 1996.
Elle est engagée depuis plusieurs années dans les activités du Club des Arts du Conseil de l’Europe, où elle expose régulièrement et participe à l’organisation d’expositions. Elle a également participé à des expositions individuelles et collectives, notamment en Alsace (Strasbourg, Mulhouse, Haguenau, Goxwiller, Barr, Murbach, Sélestat) ainsi qu’à Paris, Dammarie-les-Lys, Bruxelles, Varsovie, Luxembourg, New York. Depuis quelques années, Beata Sawicka participe régulièrement aux Ateliers Ouverts.

Aurore Schenck

Aurore Schenck est artiste auteur et art-thérapeute. Formée à la photographie argentique, elle aime aujourd’hui associer l’image numérique et les techniques anciennes.  Elle se passionne pour une technique de tirage photo inventée au XIXème siècle nommée « Cyanotype ». Celle-ci permet de créer d’étonnantes « aquarelles » photographiques tout en nuances de bleu et blanc. Ces couleurs peuvent être modifiées grâce à des virages au thé et donner des tons sépia. Sa photographie se veut très picturale. Il lui arrive d’intervenir sur ses tirages avec de la peinture aquarelle. Elle travaille actuellement sur un projet mariant photographie et art de la laque.  Ses sources d’inspiration se trouvent pour la plupart dans la nature. Elle aime particulièrement les arbres, les oiseaux et capturer la lumière en suivant les cours d’eau. Elle photographie également les environnements urbains.