Elie Stacho

« Il y a malgré tout, dans cette nuit sombre, une source de lumière centrale, celle d’un grand feu rougeoyant. Il nous donne à voir par ses couleurs chaudes, un attroupement de présences qui l’entourent. On ne les distingue qu’à peine. Ils·elles forment une ronde dansante qui reste ouverte, comme pour nous faire une place et nous inviter à entrer dans leur danse. (…) Je porte un costume de bête, avec des franges en tissu qui vont jusqu’aux chevilles et au bout des doigts. Je transpire sous mon masque, une gueule d’animal en papier mâché avec de grands yeux et du sang entre les crocs. Je suis, moi aussi, un chien blanc. »
Elie Mauvezin, Un carnaval en été, auto-édition, 2021, p.4.

Marie Sahli

Je crée un art figuratif à la frontière entre le vivant et la nature morte, explorant les états émotionnels et les relations entre l’homme, l’objet et son espace. À partir d’objets conçus ou existants, détournés de leur fonction initiale, j’interroge le spectateur et le plonge dans un entre-deux où l’esthétique masque la cruauté.
En jouant avec l’effet de surprise, je mets en tension l’attrayant et l’inquiétant, rappelant ainsi que tout n’est jamais simplement bon ou mauvais.

Patrick Straub

Patrick Straub est tombé amoureux du land art comme ça, sans raison, déraisonnablement. Dès lors, il se met à converser avec la Terre, sans arrêt. Il entend des « voies » qu’il suit à tâtons ! Il renifle le temps qui passe. Son travail est un cabinet de curiosités, un champ de bataille perdue par avance. Il fait tout et son contraire, le gigantesque et le minuscule ! Il se sert à l’autel du Monde ! Il emprunte le vent, le froid, la marée, la lumière. Parfois aussi, il verse dans le cliché pour partager l’amour qu’il reçoit. Alors ses cœurs de pierre et de glace se mettent à battre la chamade jusqu’à l’excès. Mais surtout, il raconte des histoires – drôles parfois ! Il dit des poèmes sans mots, il communique avec l’invisible et l’irrationnel. Les photographies et les vidéos de ses réalisations, seules traces pérennes, sont les pièces d’un puzzle chimérique dans lequel il se perd lui-même. Un jeu de dupe où se dessinent les contours d’une « mytho-logie » personnelle dans laquelle il se met parfois en scène.

Emmanuel Sanz

La ligne d’horizon est au cœur de l’œuvre d’Emmanuel Sanz, à la fois limite et passage, un seuil où se confondent le tangible et l’infini. Dans cet entre-deux, son art s’inscrit comme une quête spirituelle, une exploration silencieuse de l’invisible.

Inspiré par les paysages contrastés du Pays basque et des Vosges, il puise dans ces immensités une force méditative, un souffle sacré qui imprègne ses toiles et photographies. Ses œuvres ne cherchent pas à reproduire le monde, mais à en capter l’essence, à révéler l’émotion qui surgit face à l’immensité.

Face à ses œuvres, le spectateur est invité à un voyage intérieur, à un moment hors du temps où l’horizon devient un passage vers l’au-delà du visible. Dans cet espace de silence et de vent, l’art d’Emmanuel Sanz ouvre un chemin vers l’essentiel, vers cette part d’infini qui nous habite.

Marie Sahli

Mon atelier est un espace vivant où matière, couleur et intuition dialoguent. J’y transforme gestes, émotions et fragments de vie en un langage visuel. C’est un lieu de recherche et d’expérimentation, où chaque œuvre évolue au fil des gestes. Ouvrir cet espace au public, c’est partager le cœur du processus créatif et voir comment une pièce trouve peu à peu son équilibre

Anne-Marie Schoen

Mon atelier, est « un lieu à moi », pour dessiner, peindre, modeler, tresser, écrire…

C’est une petite pièce en soupente, d’autres lieux communs dans la maison et le jardin m’offrent des espaces de travail ou d’exposition.

Nous accueillerons avec plaisir les personnes à mobilité réduite au rez-de-chaussée où nous proposerons un choix d’œuvres conséquent.

Michael Stocker

Konzeption von Möbeln als elementares Ereignignis von Form, Farbe, Bewegung im Dienste der Funktion.

 

Conception du mobilier comme événement élémentaire de forme, de couleur et de mouvement au service de la fonction.

Corentin Seyfried

Architecte de formation, la dimension artistique est au cœur de ma vie depuis de nombreuses années. D’abord au travers du dessin, de la danse et de l’enseignement, c’est le médium de la peinture qui s’impose aujourd’hui de façon vicérale et qui me permet d’entrer dans un travail au long court. La dimension rituelle du travail artistique m’intéresse tout particulièrement et m’amène, d’une part, à la collection de mots, de phrases poétiques, de photos et d’autre part à des moments de peintures qui s’apparentent à des protocoles toujours en mouvements du type : peindre tous les jours sur un même format, peintre à partir du souvenir, peindre à partir de «d’hypothèses poétiques». Si ma pratique est principalement figuratif, l’aspect protocolaire m’invite à ne pas prendre le sujet pour sujet, mais plutôt comme un support au travers duquel je découvre petit à petit des thèmes transversaux comme la mémoire et l’intensité du quotidien. Réapparait alors, pinceaux faisant, derrière la peinture d’une cuillère, d’un vélo d’un reflet ou d’une composition picturale, l’obsession très architecturale de la lumière et l’équilibre toujours instable de la danse.

SueHo

Susanne s’est spécialisée dans la conception et la fabrication de produits upcycling minimalistes et intemporels. Sa marque SueHo représente une gamme de produits écologiques et durables.

Son approche unique consiste à recycler chaque pièce textile dans son intégralité. Pour ses créations, elle utilise principalement du denim et du cuir de seconde main.
Il s’agit de matériaux robustes et intemporels qui deviennent des éléments de patchwork contemporain. Un jean se transforme ainsi en sac, chausson, coussin et autres accessoires uniques. Tous les produits SueHo sont des pièces uniques ou en petites séries fabriquées à Strasbourg dans son atelier à la Maison Rose.