Une partie d’instant et d’instinct. Un dialogue intime avec la terre. Un pain de terre crue. Des Colombins. Les faire se succéder, les uns après les autres. Parfois à force de poids, à force d’humidité, à force d’impatience, un effondrement partiel. Je le rattrape. Je pousse, je pince, je maintient la terre différemment. Elle m’emmène ailleurs. Un ailleurs vers lequel je n’avais pas pensé me rendre.
Depuis 1986, je vis et travaille à Niederhaslach et accessoirement à Oberhaslach où je possède un atelier également. Ces différents cites me permettent de créer mes oeuvres (pierre, acier, terre, plâtre, cire) principalement en extérieur et de les exposer :
– à Niederhaslach, attenant à d’anciennes écuries, dans une carrière d’entrainement équestre,
– à Oberhaslach, dans le jardin d’une petite maison aux abords de la rue principale et avoisinant celui-ci, dans le jardin et à l’intérieur du restaurant Lotel exploité par mes deux fils.
Lors des ‘Ateliers Ouverts’, je présenterai des peintures récentes sur toile et sur papier.
Des réflexions sur la dynamique des fluides ou bien la symbiose végétale me préoccupent. J’essaie de les traduire avec les moyens propres à la peinture.
Pour représenter les courants d’un fleuve, il faut se laisser emporter.
Pour peindre un jardin, ne vaut-il pas mieux s’intéresser aux plantes adventices et aussi être prêt à perdre quelques pétales dans les rafales ?
Bei den „Ateliers Ouverts“ werde ich aktuelle Gemälde auf Leinwand und Papier präsentieren.
Ich beschäftige mich mit Überlegungen zur Strömungsdynamik oder zur Symbiose von Pflanzen. Ich versuche, diese mit den Mitteln der Malerei umzusetzen.
Um die Strömungen eines Flusses darzustellen, muss man sich mitreißen lassen.
Ist es zum Malen eines Gartens nicht besser, sich für Unkraut zu interessieren und auch bereit zu sein, ein paar Blütenblätter iim Wind zu verlieren?
VESLINA SALUSTRA est artiste contemporain·e autodidacte. Iel bidouille et collectionne, façonne et farfouille des formes, des sons ou des usages pour imaginer des fictions guérisseuses et cathartiques. Des obsessions émergent : cafetière italienne, tricotin, boulettes de feutre, plats protéinés, tisanes oestrogène-likes, collections de galets, autoportrait à la flemme… Veslina se joue du réel et de la fiction dans chacun de ses gestes. Dès son enfance, iel a développé une fascination pour le plancton : entre visible et invisible, ces êtres vivants nourrissent à la fois les baleines et ses propres recherches sur l’inframince. Iel a été bouleversé·e par l’exposition Vernis-schnaps pendant les ateliers ouverts de la Drêche en 2024. Pour 2026, Veslina prépare une installation immersive – fruit d’un travail en visio-cocréation. A chacun de ses projets, iel s’entoure d’une dizaine d’assistant·e·s et ouvre ainsi son œuvre sur un dispositif social en constante évolution.
The studio of SpOp&Bruinsma inhabits visual artist-film maker Marit Shalem and musician-composer Dirk Bruinsma. It is located in a farm-house dating back to the 18th century or older, no one knows for sure.
The large studio space, the barn, is gradually gaining form. The couple got this lovely place a year and a half ago. They use some of the rooms of the house as working spaces while in the meantime building on the larger space. For ateliers ouverts they will finally open up the barn for the public to visit and raise a toast. It will be a great moment, a reason to play an audiovisual show and to hang a series of paintings created over the last period.
SpOp & Bruinsma work together, sometimes with other performers and they also work apart. Their collaboration brings forth audiovisual performances and films. Meanwhile they also support each other’s projects, Bruinsma as a sound-man on Shalem’s films and Shalem with trailers, designs and registrations of Bruinsma’s musical endeavors.
See also: www.spop.nl/wp/spopbruinsma
Mon travail artistique a commencé par l’écriture. Depuis presque toujours j’écris tout ce qui me passe par la tête, et plus particulièrement mes rêves. Des centaines de rêves m’ont guidée vers l’univers du dessin. J’ai trouvé dans le Livre Rouge de C.G. Jung une source d’inspiration et une invitation à explorer ma propre activité artistique et à donner forme à mes songes. Ce dialogue entre rêve, trait et ligne est devenu un rituel. Mes dessins naissent d’un geste instinctif, parfois impulsif. La fascination du trait, l’acte même de le tracer est un élan vital et à l’origine de mes Cahiers et Mandalas. Qu’ils soient des enchevêtrements de lettres ou de courbes, ils traduisent un besoin de structurer et donner forme à ma pensée. Ce geste d’écrire, de tracer des lignes, de former des lettres me permet de canaliser une énergie intérieure et de lui donner une forme. Certaines créations s’étendent sur de grandes surfaces et d’autres sur des bouts de papier. Avec le temps j’ai ressenti le besoin d’explorer différemment l’espace. Inspirée par Cy Twombly, Anselm Kiefer, Fabienne Verdier j’essaie des formats plus grands où le geste prend une autre dimension. Mais je reste fidèle à mes outils préférés: plume, pastel, graphite sur papier.
Déambulations, cueillette sauvage de plantes tinctoriales, vieux draps de lin, laine et fils de couleurs brodés. Se pencher sur les corps verts des plantes, les imprimer les révéler, les fixer. Interpréter leurs esprits et percer au fil de soie leur réalité invisible. Créations textiles élaborées à base de teintures naturelles.
Le travail de Lea Stosskopfse distingue par une approche pluridisciplinaire mêlant peinture, sculpture et textile. Elle privilégie la peinture à l’huile sur bois, une technique traditionnelle proche de l’artisanat qui noue un lien avec ses influences médiévales et antiques. Originellement animée par le désir d’exhumer son héritage meurtri par la guerre et l’exil, Lea Stosskopfexplore dans ses travaux les folklores alsaciens et slaves. Ces recherches se sont, au fil du temps, élargies à l’Europe dans sa globalité. Fascinée par les récits mythologiques et les croyances anciennes, elle puise dans ces traditions un vocabulaire visuel riche, peuplé de figures anthropomorphes et d’éléments symboliques évoquant des rites oubliés et des légendes ancestrales. À travers ses travaux, elle cherche à raviver ces imaginaires en leur insufflant une symbolique contemporaine, interrogeant ainsi la transmission et l’évolution des croyances et symboliques à travers les âges. De la représentation à la création d’objets, la multiplicité des formes de ses travaux densifie cet univers visuellement inspiré de l’ère médiévale et de l’antiquité. Ces références historiques lui permettent d’aborder des discours engagés en résonance avec les croyances d’autrefois. Ces inspirations rejoignent également les influences littéraires de Lea Stosskopf, notamment la high fantasy, la poésie et la ballade médiévale, des genres qui réinterprètent sans cesse les codes du folklore pour les confronter à leurs contemporanéités.
Mon travail est basé sur les recherches des corps dans leur environnement, la nature et son architecture, les modèles baroques revisités , la contemplation.
Les maîtres anciens sont à l’origine de l’interprétation des poses de modèles vivants .
Dans mon travail de gravure, les sources d’inspiration sont diverses: littérature, théâtre, architecture.
Les monotypes abstraits résultent de combinaison de couleurs et de composition.
une part importante de mon travail mêle la calligraphie aux dessins .