Jacques Muhlenbach

Tableaux

« Tableaux » est une série de quatre polyptyques constitués chacun d’une trentaine d’images photographiques.

Tableau :
(1355, « toile pour peinture »). Œuvre picturale exécutée sur un support rigide et autonome.
Tableau à plusieurs volets, V. Diptyque, triptyque, Polyptyque. Tableau sur bois, toile, carton, isorel, etc.
Tableau peint à l’huile, à la gouache, au pastel. (Dictionnaire « Petit Robert).
A la définition du Petit Robert on pourrait rajouter que pour beaucoup, le tableau se complète d’un cadre qui peut avoir un rôle protecteur, de limite, mais surtout un rôle de mise en évidence.
La série « Tableaux » pose la question de la nature de l’image photographique.

Elle est une accumulation de paradoxes :
– Les cadres sont présents, mais ils encadrent quoi ? Une peinture à l’huile, une gouache, un pastel ?
Non, ils encadrent des images photographiques.
– On s’attend à ce qu’une photographie représente la réalité figurative ; c’est le propre de la photographie pour la majorité d’entre nous. Ici les photos sont abstraites, issues d’un filé, d’une mauvaise mise au point, d’un tremblement intempestif de l’opérateur, etc.

– On admet de nos jour qu’une peinture soit abstraite et non plus figurative. Mais une photo ?
– Ici, la préoccupation de l’auteur n’est pas la ressemblance, mais la simple juxtaposition de formes colorées, l’organisation de l’espace de l’image et la lumière. La peinture nous y avait habitué.

– La plupart des peintures abstraites ne sont plus encadrées. Elles sont en contact direct avec l’environnement mural qui la met en évidence. Plus d’isolement. Ici les photographies le sont.
– La présentation, quant à elle, se veut muséale. Non pas muséale comme de nos jours où l’on isole les images pour qu’elles ne soient pas altérées par sa ou ses voisines, mais comme au XIX ème siècle où il était courant d’accumuler.

Tableaux ou pas ?

Pierre Mallo

L’artiste Pierre Mallo vit et travaille en Alsace depuis toujours; son atelier est installé à Saverne, artiste résident au Cloître des Récollets depuis février 2024. 

Il s’exprime pendant une vingtaine d’années dans le domaine du décor : trompe l’œil, fresques, peinture ornementale. C’est à partir de 2013 qu’il s’oriente de plus en plus vers la peinture de chevalet.

Son temps et réparti entre ses propres créations, des cours de peinture, et diverses  interventions avec des groupes, par exemple des jeunes du CEF, pour la réalisation d’ une fresque exposée au tribunal de Saverne. 

Son univers artistique, dans un premier temps, ce sont les scènes de rue, instants volés au gré de ses voyages.

 Un groupe de personnes, une foule, un mouvement sur une place sont autant de sujets qui l’inspirent.

Après une exposition collective avec le botaniste Francis Hallé, son intérêt pour la nature et le paysage s’ affirme. Cette rencontre importante l’a amené à reconsidérer ce qui l’entoure directement, arbres, montagnes et forêts, bref ce qu’il y a de plus commun. Ce qui est essentiel. Dans l’idée de sa peinture, il y a l’envie de se remettre à sa place, à son échelle. Seul devant une prairie, devant un relief, il y a tout simplement la promesse d’un lendemain.

Laurence Muller

Le Paradis est comme éparpillé sur toute la terre – et c’est pourquoi il est devenu méconnaissable. Ses traits épars doivent être réunis, son squelette habillé de sa chair : Novalis

Revoir la notion de guetteur d’images et de textes, explorer les voies vers un « dé-montage », construire la possibilité d’une traversée à pas menus, en vue d’inaugurer une vision esthétique du monde, l’exercice d’un rapport renouvelé aux objets, paysages… ; ceci par la présentation, la mise en contact de photographies, de fragments d’objets prélevés dans la nature, dans les archives, d’objets domestiques trouvés dans une maison (outils, bris, vaisselle…)

S’agit-il de l’exploration de la notion d’expérience esthétique, « une flamme entre rien et quelque chose » ainsi que l’écrit Walter Benjamin ?

Des traces de dessins, des collages/assemblages comme des textes tissés en mesure, par une pratique de la collusion, du télescopage d’images issues de sources et de supports divers.

Fragments, éclats, re-montés, un jeu vers une « iconologie de l’intervalle », proposer au visiteur d’aspecter l’écart entre les choses, les objets et un sens nouveau qu’il lui revient d’ imaginer, de créer, à son tour.

Juste la nécessité de tracer, matérialiser par des moyens techniques, presque toujours intempestifs, ce qui est perçu, ramassé : tenter d’accueillir ce qui est donné.

Aline Mathy

Je suis passionnée de dessin à l’encre. 

J’utilise cette technique de manière intuitive et spontanée pour créer des œuvres uniques qui reflètent sa vision de la vie et de l’univers. Mes inspirations viennent principalement du féminin et de mes rêves éveillés. Mon style minimaliste se caractérise par un trait continu, qui donne une grande importance à la ligne, mes dessins sont remplis de symbolisme et de poésie. 

 

J’imagine et crée également des objets, des collages, grâce à des matières récupérées et collectionnées depuis longtemps. Ma série d’empreintes de peluches selon la technique du Gyotaku associe la technique japonaise à des objets chargés de souvenirs.

 

La photographie a tenu une place importante dans ma vie, notamment à travers des vues de nature. 

Elle a également imaginé une série de photographies de muppets (peluches surdimensionnées) et une série de poupées Barbie. 

 

Mon travail est fantaisiste, poétique et parfois inquiétant.

La Maison des Feuilles

L’atelier La maison des feuilles des artistes Vanessa Gandar et François Génot, situé à Wolfskirchen en Alsace Bossue, s’inscrit dans une démarche artistique de territoire.

Ce projet allie recherches et créations, rencontres et partages de réflexions, en fédérant des artistes, des auteur.e.s et des chercheurs ayant un intérêt commun pour l’expérience artistique, l’attention au vivant et à la question des liens et du soin.

Maison Alphonse

Notre atelier se situe au 4 rue Baudelaire, au rez-de-chaussée d’une maison individuelle dans un quartier pavillonnaire de Lingolsheim. 

Autrefois cet espace accueillait une salle de bal pour le quartier car le propriétaire ayant fait bâtir cette maison dans les années 60 était musicien et invitait régulièrement ses voisins à danser. En souvenir du passé du lieu nous avons conservé les spots lumineux de couleur installés par ce musicien dans ce qui est maintenant l’atelier.

Cette maison est appelée par les premiers habitants du quartier – maintenant âgés – « la maison Alphonse », du nom de ce premier propriétaire mélomane et c’est le nom que nous avons décidé d’adopter pour l’atelier. 

Je travaille dans cet atelier le plus souvent seule mais occasionnellement il peut accueillir des amis plasticiens pour des temps de résidence car il y a une chambre et une salle d’eau indépendantes au même étage. 

C’est aussi le lieu où nous construisons et stockons les costumes,  accessoires et éléments de décor des spectacles de notre troupe de spectacle vivant Les Négligés.

Moyi mwinda

Les Ateliers MOYI MWINDA est doublement espace de création et galerie d’art avec un recule très avancé sur la solitude c’est qui explique son état d’âme, ils créent et montre des pièces solo d’un seul artiste qui sous le nom Christian botale par ailleurs Moyi c’est le soleil et Mwinda c’est la lumière c’est ainsi nous disons (ils) situé dans le quartier sobre de Saint Arborgast près des carolingiens successeurs des mérovingiens entre la reine Clotilde et le roi Clovis nous y sommes… Possibilité d’accès au terrain vague qui prolonge la rue pour faire une exposition éphémère et des performances. Nous sommes à la fois cachés mais nous vous éclairons le sentier… Les Ateliers Moyi Mwinda est ouvert tous les jours 24/24 sur rendez vous.

Colomban Mouginot

Les collages sont pour moi une manière d’assembler des idées différentes et d’articuler des moments très particuliers pour finir par provoquer des possibilités démultipliées.

L’idée m’est venue en constatant que certains de mes dessins se côtoyaient bien et pouvaient être visuellement cohérents à mes yeux et en même temps provoquer des ruptures et une discontinuité intéressante. 

Je présente des travaux qui sont le résultat d’un dialogue à l’intérieur de mon propre travail.