Claire Morgan

Humans are animals. Our intellectual dislocation from the landscape that sustains us is fuelled by the narratives we construct to distance ourselves from mortality and natural cycles. We behave as individual entities with fixed identities, but the reality is less clear. I am intrigued by those simultaneous senses of spiritual communion and unpalatable intrusion that come about through awareness of our connectedness, and of our vulnerability. My work explorations memory, grief and kinship, and the way that stories can shape identity. I use formal and material means to probe the inherent violence of the patriarchal, colonial systems that form so much of the basis of contemporary life. This has a cathartic function and slows that violence down, drawing from it a strange power and transformative potential. There is a desperate need to reimagine the relationships humans have with other species and with the planet. I want to delve into places where divisions blur between history and nature, the personal and the political. A boundary is not merely a dividing line, but a point where a transfer of energy might occur. The possibility of a spark.

Lucia Momu

Momu & No Es, Lucía Moreno (Basel, 1982) and Eva Noguera (Torelló 1979), both graduated from the Painting Department of the Faculty of Fine Arts at University of Barcelona, later completed they MFA at DAI (The Dutch Art Institute) in The Netherlands.

marsie

In unserer  Praxis fungiert Degrowth als politische und künstlerische Haltung gegen die Regime der Produktivität, Effizienz und des kontinuierlichen Wachstums, die das heutige Leben prägen. Es widersetzt sich der Forderung, Leistung zu erbringen, zu produzieren und sichtbar zu bleiben, und hinterfragt die Beschleunigungslogik des Spätkapitalismus, der Unterhaltungswirtschaft und der Konsumkultur. Wir arbeiten mit Reduktion, Langsamkeit und bewusster Nicht-Produktion als Formen des Widerstands. Das Schaffen von Situationen der Pause, der Aussetzung oder minimaler Handlung eröffnet Räume, in denen Zeit zurückgewonnen, geteilt und gemeinsam außerhalb der vorherrschenden Ökonomien der Aufmerksamkeit und Leistung erlebt werden kann. Unsere Kunst schleicht sich in den Alltag hinein, verdeckt, verspielt oder transformiert Gesellschaftsstrukturen. Wir hissen Fahnen, verteilen Stickers, hängen Flugblätter auf, Performen die Performance, machen Radio, Interviews im Bus, Kunst für alle, Gründen ein Hotel im Untergrund, stellen Pässe aus, sammeln Zutaten für einen Kuchen, unternehmen Nachtspaziergänge und tun Nichts.  „Nichts tun” ist kein Rückzug, sondern eine kritische und demokratische Praxis. Es unterbricht normative Erwartungen an Nützlichkeit und legt die ideologischen Strukturen hinter Produktivität und Leistung offen. Es ist der Prozess und die Menschen und Dinge, den Austausch und Beziehungen die in diesem stattfinden, welche schlussendlich das Kunstwerk ausmachen.

Erin Mallon

Erin Mallon’s work investigates the odd, intimate relationships between reality and fiction. In her literary writing she explores the narrating and reading instances’ proximity to the telling. In her spatial and aural works, tactile and performative dimensions reshape the receptive experience of a text. An interest in the cultural and personal narratives we use to make sense of things within our lives underlies her work. By engaging with these stories, she formulates questions about the role of the everyday in artistic production – and vice versa.

Christiane Maier Reinhard

Christiane Maier Reinhard: Aktuell entwickelt sich meine Arbeit in drei Werkgruppen.  (1) Die «Konstellationen» sind Arbeiten auf Glasvlies, Gruppierungen von Einzelelementen. Über ein Raster organisiert ermöglichen sie wand-raumbezogene Installationen.  Auf dem Glasvlies  amorph ausfliessende Tusche steht im Kontrast zur klaren Kontur der geschnittenen Flächen. Ihre Anmutung changiert zwischen rein geometrischer Form, Naturfragment und Körperlichkeit.

(2) Tuschzeichnungen auf Washipapieren folgen Naturbeobachtungen und fügen sie in ein Gewebe aus gedruckten Strukturen ein. «Stoff aus vielen Jahren» als Titel dieser Werkgruppe spielt neben der Materialität (Stoff, Gewebe, Teppich) auch auf Immaterialität an, den Stoff einer Narration, das Diskursgewebe, in dem ein Naturverhältnis erzählt wird. (3) Die dritte Werkgruppe – « Nicht alles lässt sich erklären» – ist die Temperamalerei. Als Aktion in selbstvergessener Präsenz scheint sie eine zur Zeichnung und den Konstellationen konträre Praktik. Sie ist der Versuch, den Grenzziehungen – den Kategorisierungen – zu entgleiten, in die wir unvermeidbar eingebunden sind. Die drei Werkgruppen stehen im Dialog und bilden einen Resonanzraum für das, was ich als «Darin-Sein in Existenz» zu befragen meine.

Céline Manz

Céline Manz est une artiste suisse multidisciplinaire dont le travail, fondé sur la recherche, explore l’influence des forces institutionnelles sur la visibilité historique et la manière dont le savoir se perpétue au sein des cadres dominants, tout en étant marginalisé. À travers l’installation, le son, l’image en mouvement et la recherche archivistique, elle examine les mécanismes de construction et de maintien des récits, en s’intéressant particulièrement aux perspectives féministes sur l’autorité et l’historiographie. Ses projets se développent souvent par le biais de recherches au long cours, mêlant expérimentation corporelle en atelier et collaborations scientifiques et archivistiques. Elle intègre des méthodes issues de la recherche artistique et des disciplines empiriques, les traduisant en formes sensorielles qui mettent en lumière ce que les récits dominants occultent partiellement. Matériaux fragiles, sons infrasonores et enregistrements in situ lui servent d’outils pour analyser la production et le maintien des lacunes dans le récit historique. La relation entre production du savoir et autorité institutionnelle est une préoccupation récurrente dans l’œuvre de Manz. Ses projets antérieurs ont exploré l’influence des cadres juridiques, des conventions archivistiques et des pratiques d’exposition sur la mémoire des artistes. Ses œuvres plus récentes étendent cette réflexion aux systèmes administratifs et scientifiques qui déterminent, souvent de manière insidieuse, quelles contributions resteront lisibles au fil du temps. Ses installations investissent fréquemment des lieux ou des corpus de recherche spécifiques, les transformant en environnements où des pans d’histoire occultés peuvent ressurgir sous forme d’expériences perceptives. En traduisant la recherche en rencontres physiques et acoustiques, elle invite le public à s’approprier le matériau historique par le corps autant que par l’intellect, soulignant que le passé se perçoit autant par les sensations que par les documents. À travers cette approche interdisciplinaire, Manz conçoit la pratique artistique comme une forme d’investigation capable de révéler les angles morts des récits officiels. Ses œuvres fonctionnent comme des espaces de recherche provisoires qui questionnent l’autorité institutionnelle tout en ouvrant la voie à d’autres manières d’appréhender le passé.

Raphaëlle Müller

Raphaëlle Mueller est une photographe, artiste et une chercheuse basée à Bâle et à Genève qui inscrit ses travaux dans une pratique pluridisciplinaire. Sa pratique artistique fusionne l’art et la science dans un agenda géopolitique discursif et ses méthodologies exploratoires impliquent des dialogues multilatéraux qui questionnent les relations cachées et spéculatives entre l’écologie, la politique, l’humain et le non-humain. Son travail vise à établir un lien entre les mondes scientifique et non scientifique, notamment dans le cadre de problématiques environnementales. Ses explorations visent donc à appréhender et à comprendre la matérialité toxique de l’Anthropocène/Capitalocène et à tenter de forger de nouveaux liens inter-espèces et inter-médias. Si elle porte une attention particulière à l’image et à ses moyens de production dans ses usage (post)photographiques, elle réalise également des performances, des films, des vidéos et des conférences. Le format original de ses expositions propose des restitutions d’expériences et de recherches au long cours. Il prend aussi souvent une forme évolutive. Ses recherches engagées se situent dans la lignée d’une pensée éco-féministe, et convoquent l’analyse forensique (étude de terrain, analyses de données, statistiques etc.) qu’elle applique à des méthodes et à des expériences artistiques développées en collaboration avec des chercheur-eus-s, biologistes, performeurs-e-s-et bio-hackeur-euse-s.  Raphaëlle Mueller travaille aussi avec des matériaux inusuels qui relèvent du vivant (Exogenesis, 2019-2021), des molécules synthétiques (Chemical Charm, 2018), ou des toxiques (T(t)erraforming, 2018). En interrogeant les systèmes de production, en renonçant dans la mesure du possible à engendrer de nouveaux objets et en favorisant le recyclage, elle invite à des réflexions qui résonnent avec une éthique du care (Perspectives on post-capitalist thinking/being, 2021). Elle mène enfin un travail qui met au centre de ses expériences artistiques des processus qui dénoncent l’exploitation de vulnérabilités et invitent à repenser les relations de pouvoir entre les vivants. Elle a exposé dans de nombreux espaces d’art et festivals.

Nafiseh Moshashaeh

Artiste visuelle née à Téhéran en 1986, vivant aujourd’hui en France, après plusieurs années de pratique artistique en Iran.

Son travail se déploie à la croisée de la photographie, du film, de l’installation et du graphisme. Il ne cherche pas à représenter, mais à déplacer, fissurer et reconfigurer les régimes d’image et de perception. Il s’inscrit dans une recherche
où mémoire, territoire et image ne sont pas des thèmes, mais des tensions actives, traversées par des expériences de déplacement, de discontinuité et de fragmentation.

Refusant toute forme d’exotisation,, sa pratique s’inscrit dans une position instable, traversée par des tensions entre présence et disparition, mémoire et effacement, inscription et perte et engage également une réflexion sur l’identité— ses différentes strates, entre identité de soi, de l’autre, identité collective et celle d’une… société.

Son approche s’ancre notamment dans les notions de déterritorialisation et reterritorialisation développées par Gilles Deleuze et Félix Guattari dans A Thousand Plateaus (Mille Plateaux), ainsi que dans la notion de liminalité — état de seuil, entre deux, ni ici ni là — formulée par Victor Turner dans The Ritual Process.

L’image, dans son travail, n’est jamais stable : elle est altérée, fragmentée, réinscrite, soumise à des processus de transformation qui en déplacent le statut. Chaque projet engage un protocole spécifique, refusant toute répétition, cherchant à faire émerger de nouvelles couches de perception.

Dans Seven Solitudes, des arbres isolés deviennent des points de tension, des figures de résistance et de solitude. Par un processus manuel d’altération, chaque image se constitue, se transforme en une pièce unique comme une surface
instable, entre apparition et disparition, où la mémoire se donne autant qu’elle se dérobe, où la surface agit comme une métaphore de mots tus, retenus dans la gorge. …Silence.

Son travail vidéo développe une position d’observation critique entre distance et implication, où les images interrogent les formes de lutte, de perception et de narration, ne stabilisent pas le sens mais le mettent en crise.

Son graphisme, radical et sombre, opère comme un espace de résistance : entre visibilité et clandestinité, il porte une charge politique sans recourir à la démonstration, entre langage et silence — et participe à une syntaxe visuelle
singulière.

Comme l’a souligné le jury de l’ADAGP : « […] Son graphisme radical et sombre fait écho tant à la clandestinité […] l’œuvre de Nafiseh Moshashaeh a su
mettre en place une syntaxe plastique originale et prometteuse. […] » développant une écriture plastique à la fois rigoureuse, ouverte, et traversée par une singularité propre.

Quentin Mervelet

Dans mon travail, j’explore la pluralité des gestes et des techniques issue des savoir-faire et d’histoires culturelles liés aux corps en mouvement. Les lieux de partage, les espaces de travail et de fête deviennent des sphères avec lesquelles je dialogue dans mes performances, mes sculptures et mes installations.  Ma pratique trouve son origine dans les gestes que j’observe et produis, issus du monde de l’artisanat, de la vie quotidienne, de la danse et du cirque. J’en tire des techniques, des réflexions théoriques et des sujets afin de questionner les notions de transmission, disparition et transformation des savoirs dans notre société. C’est en entrant en relation avec divers objets et matériaux, guidé par leurs fabrications et leurs capacités, que surgissent des images poétiques, des sensations et des instants qui interrogent nos manières de regarder et d’agir.

Mühlegebäude Meriangärten

Die Künstlerin arbeitet neu in Räumen des alten Mühlegebäudes in den Meriangärten. Der grosse Dachstock eignet sich für Installationen und Projektarbeiten, den sie zukünftig auch anderen Künstlerinnen anbieten möchte. 

 

Der Zugang zum Gebäude ist durch den Park, über eine Seitentür neben dem Mühlemuseum.

Das Gelände darf nicht befahren werden – Parkplätze gibt es am St. Jakob oder beim Park im Grünen. Nächste ÖV Haltestellen: Dreispitz oder St. Jakob.

 

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L’artiste travaille actuellement dans des chambres et le grenier de l’ancien moulin situé dans les Meriangärten. L’accès se trouve par le parc, via une porte latérale située à côté du musée du moulin.

 

L’artiste travaille actuellement dans les espaces de l’ancien moulin des jardins Meriangärten. Le grand grenier, qu’elle envisage d’ouvrir à d’autres artistes à l’avenir, se prête bien à des projets installatifs. 

On y accède par le parc, via une porte latérale située à côté du musée du moulin.

Il est interdit de circuler en voiture dans les jardins, mais vous trouverez parking à St. Jakob ou au Park im Grünen. Arrêts de transports publics plus proches : Dreispitz ou St. Jakob.