Mathias Martinez

Né en 1993, Mathias Martinez grandit en banlieue parisienne à Cergy-Pontoise entre les ruines du parc Mirapolis, à quelques encablures de Disneyland Paris et non loin du Parc Astérix, d’où sa fascination pour les parcs d’attractions. Il découvre le dessin avec les cartoons de Betty Boop et la bande dessinée en lisant Crumb, Calvo, Tezuka et Winsor McCay. Il apprend la gravure à l’école Estienne de Paris puis rejoint l’atelier d’illustration de la HEAR à Strasbourg d’où il sort diplômé en 2019. Depuis il vit et travaille à Strasbourg et expose ses dessins à la Galerie Arts Factory de Paris ou à la galerie E 2 sterput de Bruxelles. Il a été remarqué par la maison Jean-Paul Gaultier qui lui a demandé de réaliser des visuels illustrés pour leur campagne de prêt-à-porter « Les Marins » et de dessiner ensuite leur carte de vœux 2022. Il publie son premier album de bande dessinée Clocki aux éditions Misma en 2023, qui remporte le prix Mention Spéciale catégorie livre jeune adulte à la Foire Internationale du Livre Jeunesse de Bologne en 2024. En parallèle, il travaille aussi comme illustrateurs pour divers revues telles que Télérama, Kiblind, Topo, Fluide Glacial, etc…

Marie Mirgaine

Marie Mirgaine, diplômée d’illustration à la Haute École des Arts du Rhin (Hear) en 2015, vit à Strasbourg. Elle fait cohabiter matières et couleurs pour construire ses illustrations tout en collage. Telles des marionnettes articulées, les formes évoluent au fil de ses manipulations pour se plier à ses récits. Toujours en mouvement, l’artiste circule entre l’édition et la scène, cherchant à rendre tangible et vivant son univers. Elle cherche à décloisonner différents domaines artistiques en créant des liens entre le livre et le spectacle vivant par la voie de l’édition ou l’élaboration de petites formes racontées. Avec ses différents albums jeunesse, qu’elle illustre et écrit, elle nous emmène à la rencontre de ses personnages, à la fois grotesques et pleins de tendresse. Les différents ateliers qu’elle organise lui permettent de transmettre son énergie et le goût de la créativité.  En 2018, sa première forme a vu le jour, suivie de la publication de son premier album jeunesse, Kiki en promenade, aux éditions des Fourmis Rouges en 2019. Depuis lors, elle partage son temps entre l’écriture, l’élaboration d’expositions, l’enseignement et de multiples collaborations artistiques.

Osvaldo Marci

Né en 1946 à Barra de Piraí, une ville située à l’intérieur de l’État de Rio de Janeiro, au Brésil. Osvaldo Marci a toujours ressenti un grand désir de recréer son jeune moi. Il a commencé par dire qu’il était encore un enfant et que sa passion pour l’art ne l’a jamais quitté, son œuvre est indissociable de sa trajectoire existentielle. Il est auteur et éditeur sur les événements marquants de l’histoire contemporaine, du mouvement des hippies aux événements de Mai 1968. L’influence de la Beat Generation, de l’existentialisme et de l’esthétique, nous invite à nous lancer dans un voyage de découverte et d’exploration artistique à travers le monde. Cette odyssée planétaire, qui lui fait aimer visiter différents pays, villes et cultures, enrichit sa peinture d’un regard singulier. Cette perception visuelle, fondamentalement picturale, nous permet de capter l’essence de ses expériences.

Maniclay Céramique

Céramiste installée à Oberhaslach, dans le Bas-Rhin, depuis décembre 2023, je crée de la vaisselle et des objets d’art de la table afin de proposer du beau et du fait main dans nos quotidiens. La couleur tient une place centrale dans mon travail. Elle est au coeur même de ma recherche. J’utilise en particulier des techniques traditionnelles de terres mêlées afin de développer des effets de couleurs et de textures.  A côté de cette activité artisanale j’ai aussi une approche plus artistique de la céramique avec un travail sculptural autour du totem et des objets protecteurs.

Marion Galut – Un laboratoire de recherche artistique

Un laboratoire de recherche artistique

Mon atelier est un espace de création et d’expérimentation, situé au sous-sol de ma maison à Schiltigheim. Il s’intègre à mon quotidien, entre moments familiaux, pauses dans le jardin et plongées dans mon travail. Plus qu’un lieu de production, il constitue le cœur vivant de ma recherche. Cette proximité maintient une connexion continue avec mon processus artistique, où la frontière entre vie et création devient poreuse.

 

Un espace sculpté par la lumière et le son

Plongé dans l’obscurité, mon atelier se transforme en studio de projection. Au centre émerge un espace circulaire blanc où les variations lumineuses prennent vie. Derrière cette surface translucide se déploie une installation de 30 projecteurs, orchestrant un jeu subtil d’intensités et de rythmes. Le sol, les murs et le plafond noirs absorbent et amplifient la lumière, offrant un environnement propice à l’immersion.

 

Le studio est équipé d’un ensemble informatique performant, avec trois grands écrans permettant de composer les interactions entre vidéo, lumière et son. C’est dans cet espace que les installations se développent.

 

L’installation immersive

Dans un environnement de lumière pulsante et de son spatialisé, l’attention se stabilise et la perception se transforme. Le spectateur est invité à s’installer, à ralentir, à entrer dans un champ vibratoire où le rapport au temps, à l’espace et au corps se modifie progressivement. Le dispositif associe un projecteur vidéo, une constellation de projecteurs lumineux et un système sonore immersif composé de plusieurs enceintes, orchestrés pour constituer un milieu perceptif cohérent.

 

Le temps d’intégration

La performance prolonge l’installation immersive, qui en constitue la préparation essentielle : elle stabilise l’attention et ouvre un état propice à la rencontre. Entre les deux, une promenade silencieuse au jardin accompagne l’intégration et prépare un état de disponibilité intérieure.

 

Les performances

L’atelier, plongé dans l’obscurité, agit comme un cocon à la fois accueillant et amplificateur : l’espace prolonge et intensifie les vibrations de ma voix et de mon souffle, créant une atmosphère propice à une expérience sensible et subtile. Les costumes, en partie conçus avec une couturière ayant collaboré avec de grands créateurs comme Jean Paul Gaultier, viennent renforcer cette esthétique enveloppante.

 

Un espace de rencontre avec l’immatériel

Au-delà d’un simple lieu de création, mon atelier est un laboratoire vivant, en constante évolution, une invitation permanente à explorer de nouvelles perceptions. L’immatériel se façonne dans l’invisible ; la lumière et le son dialoguent avec le souffle.

Maniclay Céramique

Situé à Oberhaslach, l’atelier MANICLAY Céramique est ouvert depuis 2024. Il accueille l’atelier de l’artiste Marie Niess, céramiste. C’est un atelier agréable, spacieux et lumineux avec un grand jardin dans lequel sont exposées des sculptures monumentales de Sylvain Chartier. Le lieu est un ancien cabinet médical à présent dédier à l’art et où se tiennent régulièrement des évènements collectifs permettant de présenter des artistes locaux. L’atelier est un lieu de créations, de rencontres, d’animations, de partage et de découvertes des pratiques artistiques.

des Miches

Situé dans le quartier strasbourgeois de la Montagne Verte, l’Atelier des Miches s’est installé dans une ancienne boulangerie. L’espace boutique et l’espace cuisine y ont été repensés pour accueillir les pratiques de quatre plasticien·nes : Mathis Esnault (verre, installation, écriture), Aurélie de Heinzelin (peinture), Julie Luzoir (dessin, installation) et Capucine Vandebrouck (sculpture, photographie).

 

Toiles, encres, sculptures et papiers ont remplacé les fours. Ce ne sont plus des croissants et des baguettes qu’on vient trouver « aux Miches », mais des œuvres multiples et quatre recherches artistiques en dialogue.

Marina Haller

Après le déménagement d’Allemagne vers Haguenau, j’ai installé mon nouveau atelier d’artiste, un lieu de création inspirant, dans une partie rajouter à notre maison.  Je suis la seule artiste à y travailler. L’atelier bénéficie d’une vue dégagée sur trois côtés et d’une exposition nord, garantissant une lumière régulière tout au long de la journée, idéale pour le travail des couleurs et des textures.

Une grande zone est dédiée à la peinture, avec des murs et un sol adaptés aux œuvres de grand format. Plusieurs chevalets me permettent de travailler sur différentes pièces simultanément. Deux espaces complètent l’aménagement : l’un dédié à l’écriture et au dessin, l’autre plus grand, conçu pour mes expérimentations en gravure (linogravure, gravure sur bois et monotype). Un coin de repos et de réflexion se trouve au milieu, un éclairage spécifique permet de prolonger mon travail jusque tard dans la nuit.  l’atelier s’ouvre largement sur la nature et il y a beaucoup  de plantes d’intérieur , véritables sources d’inspiration et parfois modèles pour mes compositions.

Minarro

L’atelier « MINARRO » se situe à TANNENKIRCH  petite commune de moyenne montagne blotti dans un écrin de verdure en contrebas du massif du Taennchel. Installé dans l’ancienne école primaire du village, l’atelier donne sur un superbe panorama surplombé par le château du Haut-Koenigsbourg.

 

Le sens, que Minarro cherche et propose, va d’un Trait. Il traverse sans aboutir, impulse sans répulser. C’est une ligne qui s’inscrit dans l’œil, dans le regard, une ligne qui, arrachée de son contexte, ne sert à rien mais suggère beaucoup lorsque le résultat interroge.

Si les mots sont parfois inventés pour cacher se que l’on pense, la peinture, elle, réinvente la pensée que les mots ne savent expliquer. Surtout ne lui cherchez aucun paradis, le fruit se trouve en celui qui veut bien le prendre.

 

Guy Minarro est arrivé en métropole à l’âge de 7 ans. Installé à actuellement à TANNENKIRCH (Haut-Rhin), il a exploité plusieurs techniques avant d’opter pour l’abstraction. Peintre autodidacte, Guy Minarro a conservé de ses racines pieds-noires d’origines espagnoles une force de caractère qui se lit comme un livre ouvert à travers ses toiles. De ses périodes picturales successives, on retiendra la fin des années 1990 qui marque l’avènement de sa palette noire, qui l’a révélé à lui-même.

L’artiste a toujours prouvé une forte indépendance picturale. Il a su créer sa propre technique, née de l’expression composée, de ses impressions décomposées

Opacité et transparence.

Ses toiles, monotypes sur cuivre, sur verre et gravures, oscillent entre continuité et rupture, opacité et transparence. Ses œuvres se présentent comme une révolte parfaitement maîtrisée, à telle enseigne qu’on peut aisément parler d’une peinture percutante, d’une peinture de mouvement, très gestuelle, verticale et physique. La toile s’offre là comme l’amplitude du bras pour un artiste qui s’épanouit dans les grands formats, les reliefs et glacis accentuent cette impression de mouvement.

La palette, elle, reste méditerranéenne. Toujours associés aux noirs (sa couleur de prédilection), les jaune-orangé, brun-rouge et ocres qui se superposent apportent aux ténèbres l’incandescence qui fait basculer l’œuvre dans la lumière.