Royal Câlin

Depuis 2021, le travail de sculpture de Maëlle Le Gars s’exprime pleinement à travers “Royal Câlin”, un univers doux et vallonné, teinté d’empathie et d’ironie. Ses créations cartoonesques et volontairement naïves sont nourries par sa passion pour les images et les bibelots qui l’entourent, mais surtout par son amour infini pour l’univers fantaisiste de Thomas Goletz. L’illustrateur allemand a donné naissance à la souris superstar des cours d’écoles, Diddl, déclinée sur de nombreux supports de papeterie et fournitures scolaires. Ce personnage emblématique et son entourage amical se rapportent directement à la pop culture des années 2000 dans laquelle Maëlle Le Gars s’est construite. 

Orientées vers la période de l’enfance, ses céramiques tout en rondeur lui permettent de matérialiser ses propres narrations, entre mots tendres, personnages fictifs et objets quotidiens. Avec “Royal Câlin”, l’artiste manifeste son désir de s’inviter dans nos sphères domestiques pour y distiller fantaisie, dérision et innocence par petites touches. Face à un monde de plus en plus fragile et insécurisant, ses pièces en céramique ont presque une vocation de doudous.

Désireuse de partager et transmettre son savoir-faire et de voir éclore d’autres univers imaginaires où il fait bon vivre, Maëlle Le Gars anime également des ateliers de modelage destinés aux enfants ou adultes, débutant·es ou initié·es.

Là-bas

Atelier ou fabrique, des lieux démultipliés, demeures d’une saison et traces, ici et là, maison et hangar (occupation intermittente), grenier et appartement, jardin et pré jamais vraiment dissociés.

Atelier déplacé, décalé constamment, surfaces/bois, ébauches, monde de projections, temps d’arrêts plus ou moins longs, le fil perdu, retrouvé,…

Les ateliers/tables résonnent, chambres d’écho à ce qui ne peut pas se tenir ailleurs et autrement….

Étymologie :… atelier, « lieu où un artisan travaille (le bois) » ; xve siècle, au sens général. Dérivé de l’ancien français astelle, « éclat de bois, copeau »

Il viendrait du latin assis, puis astella, qui ne désignait que le simple copeau, l’éclat de bois. Vers 1332, on en relève l’usage en français pour désigner « le lieu où sont réunis les éclats de bois du charpentier ».

Le Âtelier

Le Âtelier a ouvert ses portes en 2021, entre l’Ill et le Rhin, dans le port de Strasbourg. C’est un projet porté par l’association Scenopolis, qui met à disposition des espaces de travail pour treize artistes, scénographes, constructeur·ice·s et artisan·e·s. 

Le Âtelier associe d’un côté des lieux fermés, voués à la pratique de différents artistes et praticien·ne·s, ainsi que des espaces partagés ouverts, dédiés à des matériaux et techniques : un espace de construction bois avec des machines-outils de menuiserie ; un espace serrurerie / métallerie, un espace fermé pour la peinture en décoration.

Il accueille des ateliers pour différent·e·s artistes et artisanes. Gretel Weyer, artiste plasticienne, travaillant la céramique, la peinture et l’installation. Romain Goetz, peintre, illustrateur, photographe et graphiste. Romina Kunz, potière. Améline Baudoin, costumière.

Par ailleurs, Le Âtelier met en avant le spectacle vivant et la construction de décors, le théâtre et l’opéra, par deux scénographes : Hervé Cherblanc et Clément Debras, qui est également artiste visuel et performeur. 

Il accueille aussi les ateliers de trois scénographes et menuisières : Hannah Deutschle, Julia Marotel et Adélie Salmon qui travaillent toutes trois à la jonction entre les arts plastiques et le spectacle vivant, dans des institutions tel que l’opéra, le tns mais encore tournages de films et compagnies de la région.

Le Âtelier est aussi un espace de travail pour la scénographe, plasticienne et peintre Laura Reboul. Ainsi que pour la peintre en décors Sara Cubaynes qui travaille principalement pour le cinéma et qui fabrique également des decors et accessoires miniature pour le Stop Motion.

Enfin, il accueille l’atelier de Armen Heydon, serrurière pour le théâtre et le cinéma, qui travaille entre autres pour le TNS et l’Opéra du Rhin, Audrey Ohlmann, artiste plasticienne qui travaille l’édition et l’objet imprimé. Elle a créé et codirige la maison d’édition Pétrole Editions avec Nina Ferrer-Gleize et Thomas Leblond.

Dominique Laburte

L’atelier est une ancienne serre horticole construite au 19ème siècle par Ferdinand Schaub, dirigeant d’une entreprise de dessins de motifs pour l’impression pour étoffes et qui  dirigea aussi l’école de dessin de Mulhouse à cette époque. 

Les  plantes qui poussaient dans la serre et le jardin constituaient les modèles  pour des motifs reproduits de manière très réaliste sur les tissus.

Le fil se prolonge aujourd’hui alors que la serre devient mon atelier de peinture et de sculpture. 

L’équipement est simple: essentiellement des grandes tables et des plans de travail puisque je peins à l’horizontal. 

Le lieu accueille aussi des événements éphémères comme des concerts ou la fête de la musique.

Odile Liger

Bienvenue dans mon atelier dans le quartier artisanal du Neudorf, le garage d’une ancienne entreprise qui m’a séduit par sa lumière et son espace, où ma presse a trouvé une place royale. 

Avec ses vitres translucides, l’atelier est baigné d’une lumière douce qui circule tout au long de la journée, rythmant les temps de travail. La presse en est le point central, un outil faisant partie intégrante du processus de travail plastique. L’atelier s’organise autour de la pratique de l’impression.

La circulation autour de la presse me permet une plus grande fluidité entre mes différentes pratiques, des combinaisons possibles entre dessin, lavis, monotype, gravure à l’eau-forte, pointe-sèche, gravure sur bois ou gaufrage. L’emploi de techniques moins toxiques facilite cette hybridation.

Un accrochage dans l’atelier sera l’occasion de tisser des liens entre des travaux récents et d’autres plus anciens que l’on redécouvre.  

Odile Liger

Depuis plusieurs années je développe un travail sous différentes formes en résonance au paysage des Vosges ou plutôt en son contact, sur des chemins coutumiers parcourus depuis des années, du carnet de croquis aux plaques de zinc transportés sur des lieux hantés par des personnes familières. Mais aussi j’ai ce besoin d’un contact régulier avec le spectacle vivant, dessiner durant les répétitions ou graver sur scène, d’où résultent ces suites de dessins et de gravures aux formes fugitives et aux espaces éphémères.

Ce va et vient entre l’extérieur et l’intérieur, ces plaques de métal, de bois, de cuir, dessinées « sur le vif » je les rapporte précieusement à l’atelier afin de les transformer en leur faisant subir des morsures, des découpes, en les creusant ou les éraflant, puis j’ai la surprise de leurs révélations à l’impression.  

Ainsi le week-end des Ateliers Ouverts sera le moment pour mettre en dialogue ces deux cheminements en reliant  des travaux récents aux plus anciens.

Julia Le Corre

J’interroge la surface du papier comme matériel support à un vaste champ d’exploration. Je poursuis mes recherches sur la couleur et la matière par le traitement des motifs. Mes images gravitent dans le champ de la figuration, dans un espace où nature morte, fleurs carnivores, tapisserie, semblent s’enchevêtrer et se confondre. La gravure me permet de reproduire des motifs, de les assembler, les juxtaposer. Et parfois même les découper afin de dessiner la couleur. Les contours de mes figures humaines se perdent ainsi dans ce tissu végétal. Ainsi s’assimilant l’un à l’autre par la même manière picturale

Lili Tarentule

L’atelier de Lili Tarentule se situe dans les locaux de l’association Art Créenvol. À l’entrée se trouve un espace galerie et lorsque l’on gravit quelques marches l’atelier de Lili Tarentule se trouve à droite. L’entrée est également possible directement par l’entrée de l’immeuble. L’atelier de Lili Tarentule est un laboratoire d’expérimentations : peinture, gravure et dessin se côtoient en douce harmonie.

Nahrae Lee

Diplômé d’un DNSEP Art à la HEAR de Strasbourg, Nahrae Lee née en Corée du sud, ayant grandieen Chine et aujourd’hui vivant et travaillant en France, explore les différences et les points communsqui, aujourd’hui, lient et définissent les êtres humains. En associant plastiquement et conceptuellement des éléments autobiographiques à d’autres plusuniversels, elle interroge la notion de norme et en propose une nouvelle définition à travers un monde qu’elle s’est créé au fil de sa vie et de ses expériences familiales, professionnelles et introspectives. Sa pratique s’étend de la vidéo à l’installation en passant par la gravure monotype

Yoshikazu Goulven Le Maître

Yoshikazu Goulven Le Maître développe une pratique de sculpture autour de la récupération et de la revalorisation de matériaux usagés pour créer un étrange bestiaire, à l’heure où la diversité du vivant disparait en masse. L’artiste recherche l’illusion de vie dans les objets délaissés du quotidien, dans les matériaux en marge de nos circuits de consommation. Il interroge leurs valeurs et tente de saisir une forme d’altérité qui leurs sont propres. Cette pratique évolue en s’adaptant aux contextes et contraintes, à la fois économiques et écologiques de son quotidien. Il essaie de penser son atelier comme un écosystème respectueux, de fonctionner en circuit-court, et de faire résilience vis-à-vis des méthodes de production contemporaines, tout en enrichissant sa technique par l’expérience de gestes instinctifs et répétitifs. C’est alors aussi, un moyen de faire du bricolage un outil de résistance politique, face à un monde où on ne comprend plus les mécaniques de nos objets. Yoshikazu tente ainsi d’interroger le fonctionnement de nos sociétés, en faisant appel à mes souvenirs d’enfance mais aussi à une grande mémoire collective. Son inventaire plastique dépeint un écosystème culturel contemporain façonné d’artefacts, sous la forme de représentation du vivant, mais aussi de nature morte.