Victor Lefebvre

Je suis illustrateur et graveur. Je me considère avant tout comme un dessinateur : j’aime observer, j’aime composer, j’aime griffonner, j’aime noircir. J’aime mettre en évidence les formes et les textures des animaux grâce à l’impact du travail en noir et blanc. Chacune de mes images est composée de formes, de contre-formes, de rythmes et de motifs qui tracent un chemin à l’intention de l’œil des spectateurs. Mon dernier projet en date est un livre d’artiste en gravure illustrant Alice’s Adventures in Wonderland. Ces illustrations ont été nourries par les collections des musées de Strasbourg auxquelles j’ai pu avoir accès dans le cadre d’une bourse de recherche. Ce projet lie beaucoup de mes préoccupations : l’objet-livre, la gravure, l’illustration, la mise en page.

Alma Loé

Plasticienne, graphiste et illustratrice, je m’épannouis dans l’objet imprimé en faisant vivre mes illustrations sur différents supports.

Sylvain Leal

Artiste pluridisciplinaire et designer algorithmique, Sylvain Leal mêle concepts algorithmiques et techniques artisanales.
Originaire du Sud de la France, il vit et travaille à Strasbourg.
Diplômé de la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg, puis de l’Université de Strasbourg à la suite d’un Master recherche en culture et langue japonaise, sa pratique se situe à l’intersection de la recherche graphique et scientifique.
Il explore les systèmes de représentation d’une nature idéelle et les rapports entre humains et pensée logique.
Son travail est par ailleurs profondément marqué par une influence de la culture japonaise, qui se reflète dans son approche esthétique et conceptuelle.

L’artiste travaille actuellement sur deux projets : une série d’impressions sur bois combinant programmation, glitch et impression traditionnelle ; et une série de gauffrages de pliages en tessellation explorant géométrie et reliefs cartographiques.
Parallèlement, il mène une enquête indépendante intitulée 『森というのは』(« Qu’est-ce qu’une forêt ? »).
Ce projet de recherche vise à recueillir, selon une méthode simple et concise, des témoignages sur la construction et la représentation intellectuelle d’une forêt comme espace archétypal naturel.

À travers sa pratique, Sylvain cherche à déchiffrer les différentes manières de penser et composer des paysages, en s’appuyant tant sur des expériences empiriques et des formes et interprétations culturelles traditionnelles que sur la littérature scientifique.
Il invite ainsi à une réflexion sur les systèmes logiques et notre relation à notre environnement et notre manière de (se) le représenter, créant un dialogue entre le tangible et les modes de représentation idéels, les techniques traditionnelles et les outils contemporains.

La Caméléone – Virginie Pflumio

Mon univers poétique, parfois allégorique, tantôt fractal, basé sur la dualité, s’inspire de la nature quelle que soit sa forme. L’élément EAU – sous toutes ses formes (liquide, solide et gazeuse) entre dans le processus de la création de l’oeuvre pour faire partie du résultat graphique final (abysses, océans, lagons, vagues, écume, brouillard, humidité…).  Les oeuvres requièrent une double lecture : détails, signes et symboliques visibles de près, une lecture globale de loin. Elles apportent un message visuel qui diffère selon l’imagination du spectateur. Une perte de repères se fait ressentir, le MACROCOSME se confond avec le MICROCOSME.  Dans mon atelier, je suis en symbiose avec ma conscience insconsciente, la toile et l’énergie vibratoire provenant de ma cuisine « ARTchimique ». Ma technique est mixte, constituée d’acryliques, aquarelles, pigments naturels, encres, pastels gras et secs, cire… L’ensemble est modelé selon des températures variables.

Le crayon inspiré

Je suis architecte et artiste auteur :

Mon atelier que j’ouvre volontiers aux visiteurs est situé dans une maison datant de 1925. C’est une maison centenaire !

J’ai transformé mes anciens bureaux d’architecte en atelier d’artiste. L’entrée de la maison et la cage d’escalier qui mène à l’atelier sont utilisées comme une galerie d’exposition.

L’atelier est lumineux et accueillant. Il comporte : une presse à gravure, différents plans de travail, chevalets de travail et d’exposition, poste informatique, murs d’exposition…

Mon activité principale est orientée vers le dessin sous toutes ses formes, aux techniques et outils variés. C’est un dessin non limitatif, sans vrais frontières, qui peut se prolonger vers la gravure, l’aquarelle et la peinture.

 

Pourquoi je dessine ?

Dessiner ?

Avec le crayon, depuis longtemps et surement pour toujours, 

D’autres outils aussi pour le plaisir. 

Je vis en Alsace et dessine volontiers là où me guident mes pas.

Mon métier d’architecte m’a ouvert le regard :

La vie, les gens, l’espace urbain, les paysages…

J’explore toutes sortes de contrées graphiques.

J’ai un peu de mal à rester dans un registre.

Depuis peu la couleur, l’abstraction, la gravure, …

Je n’ai pas tout essayé, alors obstinément je continue.

 

Dessiner est je crois une activité universelle qui accompagne l’humanité depuis des millénaires, et ses raisons d’être sont aussi variées que profondes :

 

Exprimer ses émotions et son monde intérieur** Le dessin est un langage visuel qui nous permet de traduire des sentiments, des idées ou des rêves difficiles à exprimer avec des mots. Que ce soit par des couleurs, des formes abstraites ou des personnages symboliques, il offre une liberté de création sans limites.

 

Développer ma créativité et mon imagination** Dessiner stimule le cerveau. C’est un terrain de jeu pour inventer des mondes, des histoires ou des concepts innovants, que ce soit en art, design, sciences ou technologie.

 

Apprendre à observer le monde** Le dessin oblige à regarder les détails, les proportions, les ombres et les textures. Cette pratique affine notre capacité à *voir* au-delà des apparences, une compétence utile dans bien d’autres domaines (photographie, architecture, etc.).

 

Se détendre et se reconnecter à soi-même** C’est une forme de méditation active : se concentrer sur le mouvement du crayon ou les nuances de couleurs apaise l’esprit et réduit le stress. Beaucoup utilisent le dessin comme thérapie pour traverser des périodes difficiles.

 

Partager des messages et des histoires** De la préhistoire aux bandes dessinées modernes, le dessin a toujours été un outil pour raconter des histoires, transmettre des savoirs ou défendre des causes (ex. : caricatures politiques, illustrations éducatives).

 

Cultiver la patience et la persévérance** Apprendre à dessiner demande de la pratique, des erreurs et des ajustements. C’est une école d’humilité et de persévérance, où chaque progrès apporte une grande satisfaction personnelle.

Dominique Laburte

Dominique Laburte, architecte et artiste franco-suisse vit et travaille à Mulhouse et à Paris.  De 1979 à 2017, il partage son métier d’architecte et d’enseignement de l’architecture avec une pratique artistique, qui prend des formes variées: empreintes dans le béton, « Kratzputz », mosaïques, ou sculptures.  Ces interventions reposent sur le dessin et l’écriture. Cette activité est un prolongement du travail architectural.    Depuis 2015, la peinture est devenue son activité principale.   Les œuvres traduisent le questionnement du destin de l’être humain et de son cheminement existentiel dans des paysages imaginaires. Elles figurent des errances méditatives dans des paysages imaginaires.

Bernard Latuner

Bernard LATUNER est un peintre plasticien né en 1942 à Mulhouse. Depuis plus de quarante ans et parallèlement à son métier de peintre, il pratique le dessin, la photographie, la création de films, de peintures murales et d’installations.   Organisant son cheminement artistique à travers des séries thématiques, les travaux qui l’occupent ces vingt dernières années l’amènent à développer un propos critique portant sur des préoccupations environnementalistes en échos à l’observation qu’il fait du monde dans lequel il vit.

Thierry Landault

C est une relation avec un outil, un four avec des imperfections qui ouvre sur des multiples possibles.

 Selon des cuissons différentes, de céramique et d’autres matières minérales et végétales et selon la température le four révèle des effets, des matières…

Les objets exposés : céramique, béton céramique, module de chaux et charbonisation et quelques dessins

Théo Leteissier

À travers différentes explorations, je m’intéresse au passé et à l’évolution de lieux qui me touchent. Un escalier creusé dans la falaise normande, une sphère colorée sur l’autoroute A4, des anciens bains de rivière urbaine en Alsace… Chacune de mes recherches est l’occasion de documenter une manière d’habiter, d’utiliser ou de regarder le paysage. J’envisage ainsi la photographie de manière locale, à partir de constructions singulières et d’histoires oubliées.

Sibylle de La Giraudière

“Ma pratique de la sculpture s’est construite selon une logique de recherche continue autour de la matière, de l’idée d’intuition et de contact.

Celle-ci tend à questionner le rapport que nous entretenons avec le non-humain par l’expérimentation et la confrontation de mes moyens propres avec les éléments (des matières brutes, généralement) que je rencontre dans mon environnement de travail. La sculpture et l’installation ne sont pas pour moi des moyens de donner forme à des idées définies, mais plutôt des espaces-temps me permettant de prendre la mesure des choses et de faire pleinement l’expérience de l’idée de pouvoir, dans le sens d’une énergie, d’une capacité à transformer les choses et à choisir de le faire, et non d’un ascendant sur ces dernièr—es. J’aime penser ces temps d’action comme des moments d’apprivoisement de ces éléments, en cela que l’apprivoisement est un acte allant dans les deux sens, et muet, qui trouve d’autres lexiques que celui de l’Homme.

Je ne peux pas prétendre pouvoir affecter une autre entité si je ne la laisse pas m’affecter en retour. Suivant cette logique, je considère les limites de son corps et la maîtrise de techniques manuelles comme autant de critères majeurs de faisabilité de ces transformations.

 C’est le moment précis où les choses se font et où les gestes se trouvent qui prévaut, les pièces résultant de ces interactions prenant alors le statut de témoin, de restes.”